Agraf

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À propos de Agraf

  • Rang
    Street-hypnotiseur
  • Date de naissance 14/07/1989

Informations

  • Sexe
    Homme
  • Localisation
    Paris - Toulouse - Perpignan

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  1. Je vois que tu as édité ton message, mais il me semble que tu avais initialement écris "Tu as l'air de penser que je ne me suis pas remis en question". Je pense que tu t'es remis en question, comme chacun de nous ici lorsqu'il nous est arrivé de faire des erreurs. Mais je pense que tu t'es remis en question en te demandant quelque chose comme "Qu'est-ce que j'aurais pu ou du faire de plus ?" alors qu'en vérité, le problème est que tu en as trop fait. Et je pense que tu t'es remis en question en te posant cette question puisque tu écris "tout de suite on aurait du appeler les pompiers, l'amener aux urgences..." qui consiste bien en quelque chose que tu aurais pu faire en plus de ce que tu avais déjà fait. Je ne pense pas que tu aurais du appeler les pompiers ou les urgences. Je pense que tu aurais simplement du arrêter la séance dès qu'elle s'est mise à pleurer, en prenant un peu de feed back pour être sûr qu'elle allait bien, l'installer dans un coin avec l'entraîneur le temps que ton spectacle soit fini et lui expliquer ensuite que parfois, quand on a retenu une émotion dans le passé, il peut arriver qu'elle profite d'une séance d'hypnose pour se repointer sans qu'on ne lui ai rien demandé. Tu lui aurais dit que c'était normal, qu'il fallait qu'elle laisse cette émotion du passé vivre sa vie et mourir de sa belle mort et qu'elle ne serait plus embêtée ensuite, puis tu lui aurais dit que tu restais disponible pour elle si elle avait besoin d'en parler ou si elle se sentait un peu vaseuse dans les jours qui viennent. Et là, à mon humble avis, il n'y aurait pas eu de suites à cet évènement. Un exemple personnel : une fois à Grenoble, une jeune femme vient me voir parce qu'elle veut à tout prix vivre une catalepsie mais elle ne croit pas à l'hypnose et blablabla. Je tente donc de suggérer une catalepsie, mais elle y met de la mauvaise volonté et au bout de quelques secondes me dit "non mais ça ne marche pas, j'suis pas sensible, l'hypnose ça n'existe pas". J'avoue qu'elle m'a un peu gonflé sur le coup, je lui ai donc demandé si elle voulait vraiment vivre une catalepsie, elle me redis oui. Là, je crée de la confusion, j'enchaîne sur une rupture de pattern un peu violente et suggère de manière autoritaire que son bras est bloqué, bloqué... Et la dame fait une crise. Elle devient rouge, se prend à haleter et les larmes lui montent aux yeux. Immédiatement je radoucis mon ton, lui dis que son bras n'est plus bloqué, que tout va bien... Et lui demande ce qui vient de se passer. Il s'avère qu'elle avait peur d'être "prisonnière de son corps" s'il était bloqué. Bon, je ne pouvais pas savoir qu'une catalepsie du bras allait lui déclencher une crise de claustrophobie. Comme j'ai arrêté de suite, que j'ai dédramatisé et que je suis resté disponible dans le cas où elle ne se sentirait pas bien, ce n'est pas allé plus loin mais je pense que si j'avais insisté ça aurait évidemment été de pire en pire. Je pense que tout le monde ici a des anecdotes où un volontaire a mal réagis et je pense que dans toutes les anecdotes ça a cessé dès que le lien hypnotique a été rompu. L'esprit a sa propre capacité de réparation et de réorganisation après une expérience à forte charge émotionnelle. Sinon, oui, évidemment que l'entraîneur était stressé. Toute la base de l'hypnose repose sur la confiance que tu es capable d'inspirer. Si tu n'as pas su le rassurer, c'est normal qu'il soit stressé, ce n'est pas lui qui sait. Je pense que le premier devoir d'un hypnotiseur est de rester calme, serein et confiant en toute circonstances. Car à partir du moment où la séance a démarré, tu deviens le point d'ancrage principal pour ton volontaire. Si tu es stressé, il le sentira et ça se répandra par contagion à tout le monde, causant bien plus de dégâts que tout ce que tu pourrais dire ou faire. Par ailleurs, vouloir être interventionniste à tout prix trahis à mon avis une vision très XIXe siècle de l'hypnose, où les gens accordaient bien davantage de pouvoir à l'hynotiseur qu'à l'hypnotisé. Je te suggère de lire "Du symptôme à la lumière" de Rossi, où tu verras qu'on peut très bien faire des séances de huit heures en prononçant moins de dix phrases. Ça fait réfléchir sur le sens de l'intervention qu'un hypnotiseur peut ou doit donner à ses séances. Quant au fait de dormir ou non avec la personne, il me semble que le plus important pour quelqu'un d'hypnotisé n'est pas ce que tu fais mais le sens que la personne lui donne (méta communication là encore) qui dépent énormément de l'état d'esprit dans lequel la personne se trouve. Si tu la raccompagnes seul à sa chambre, ce n'est pas pareil que s'il y a plusieurs personnes, si tu es là quand elle se réveille, ce n'est pas pareil que si tu n'es pas là, etc. Tous ces détails seraient d'ordinaires sans importance sauf que là, elle était en état de choc et je disais simplement que c'était des points de détails susceptible de teinter inconsciemment son mal être avec quelque chose qui ressemble à une agression sexuelle. Quand bien même il n'y aurait eu aucune ambiguïté de ton côté. Enfin, par rapport au fait que "C'est pas une excuse", tu n'es pas là pour être jugé ou recevoir l'absolution. Chacun se contente de partager conseils et analyses pour devenir meilleur. N'ayant en aucune manières été impliqué dans cette affaire, je pense que comme tout le monde ici, je n'attends pas d'excuses^^ Allez, bonne continuation et garde à l'esprit que "le mieux est le mortel ennemi du bien"
  2. https://www.amazon.fr/Métaphores-suggestions-hypnotiques-Corydon-Hammond/dp/2872930825 Ce bouquin fait très sérieux et il y a énormément d'exemples issus de la littérature médicale sur différentes pathologies sur lesquelles l'hypnose agit. Si tu dois impressionner ton staff, c'est sans doutes le meilleur. Après, si tu peux le trouver dans une librairie ce sera quand même mieux car il est plutôt chiant et tu risques de trouver tes 80€ mal investis si d'aventure tu te lancais dedans de manière approfondie. Les articles d'Erickson sont beaucoup plus drôle. D'ailleurs, j'aurais tendance à déconseiller tous les livres sur l'hypnose ericksonienne. Ce ne sont que des lectures partielles et très biaisés du travail d'Erickson, et l'original est quand même mieux ! Sinon, il me semble que les médications psychologiques, de Janet, que tu peux trouver sur internet car libre de droits, serait susceptible de t'intéresser
  3. Clark Kent ? On peut même remonter beaucoup plus loin avec le débat entre Platon et Gorgias. Platon pensant qu'il existe un monde réel (le monde des idées) qu'on approche par le questionnement. Et Gorgias qui pense que la parole est créatrice, qu'elle est sa propre cause ainsi que sa conséquence. Quant à l'intitulé du sujet, je n'ai pas cliqué sur ces liens, mais cet individu a-t-il une idée de comment lui prouver que l'hypnose existe ? Car de toutes évidences, si on veut toucher l'argent, il ne faut pas prouver que l'hypnose existe, mais prouver au type qui a les sous que l'hypnose existe, ce qui implique de prendre en compte tous ses présupposés sur l'hypnose. La question n'est donc pas "qu'est-ce que l'hypnose ?" mais "qu'est-ce que l'hypnose pour LUI ?".
  4. Bon maintenant que tout le monde t'a rassuré tu as peut-être moins peur d'entendre des reproches Je trouve que la plupart des forumeurs ont bien vite jugés les neuro-psy-mescouilles et ce, sur la base de ce qu'ils auraient dit et non pas des résultats obtenus. Si je me fies à ton récit, nous avons donc toi d'un côté qui racontes pleins de choses positives sur l'hypnose et qui traumatise une jeune fille et de l'autre ces vilains messieurs qui lui racontent pleins de choses négatives et qui arrivent semble-t-il (aux dernières nouvelles en tout cas) à stopper les phénomènes génant que ta prestation a vraissemblablement déclenché. Moi j'aime bien les faits et je les trouve assez éloquents. Je m'en vais donc proposer une autre lecture des évènements qui permette des les apréhender, en sortant du présupposé un peu mystérieux que les personnes qui sont intervenues après toi et qui ont réussies là où tu as échoué, seraient forcément incompétente parce que professionnelle... Nous avons donc une jeune fille qui part en colo sportive. Comme elle est mineure elle est d'ordinaire sous la responsabilité de ses parents, comme elle est en colo, c'est l'entraîneur qui assure ici la figure d'autorité. C'est lui qui constitue le lien de confiance entre les parents et la jeune fille. En demandant l'autorisation des parents, tu court-circuites l'autorité de l'entraîneur et tu places ton spectacle d'hypnose en dehors du cadre de la colo. En "temps normal" ; s'il n'y avait pas eu de problèmes, cela n'aurait eu aucune incidence mais dans le cas d'un plantage comme celui-là, il n'est pas impossible que ses "endormissements" auraient cessés dès la fin de la colo s'ils étaient restés cadrés au sein de la colo. Il est possible aussi que les tentatives de l'entraîneur d'aider la jeune fille aient eu plus de succès si il incarnait toujours une figure d'autorité, ce que ta demande innocente et partant d'un bon sentiment a pu empêcher. Mais évidemment, ce n'est pas là que ça a merdé. Je pense que tu t'en doutes, et certains plus haut l'ont déjà mentionnés. Mais quand tu commences à avoir des gens qui pleurent à un spectacle, eh bien il faut arrêter de les hypnotiser, c'est juste du bon sens. Tu as des hallu visuelles badantes ? Comme c'est curieux, et si on essayait les hallus gustatives ? Le fait de les réinduire à chaque fois n'est pas plus problématique que ça dans l'absolu, le problème c'est que ça affaibli de plus en plus la conscience de ton volontaire d'être réinduis. D'ailleurs tu n'as pas précisé la technique mais je suppose que tu as procédé par rupture de pattern, qui a pour effet de fragmenter la personnalité. À partir d'un certain âge l'esprit a l'habitude de se scinder et de se reconstruire, c'est pourquoi ce n'est pas problématique. Moi personnellement je ne fais pas de ruptures de pattern avant 12 ans. À 14 ans, ça se discute, il faut voir au cas par cas. En tous les cas si elle avait déjà des hallus visuelles ce n'était pas forcément la peine d'insister. Pour critiquer les psys beaucoup se sont basés sur la communication et peu sur la méta-communication. Camille l'a évoqué, effectivement cela pourrait être un besoin d'attention. Mais au vu de ses réactions à moyen terme je ne pense pas. Mon hypothèse est que les pleurs étaient une manière inconsciente de dire "Je ne veux pas". Erickson l'a montré à de multiples occasions, l'inconscient peut créer des symptômes pour s'exprimer ou pour donner un prétexte à la conscience pour reprendre le contrôle. Il évoque par exemple dans ses articles le cas d'une jeune femme dont le bras a été placé en catalepsie très longtemps et qui se prend à éternuer. L'éternuement l'oblige à reprendre le contrôle du bras. Là, les pleurs auraient logiquement du contraindre l'hypnotiseur à arrêter ses "expériences". À ce stade, je pense que la séance aurait juste été une mauvaise expérience pour elle, ou peut-être qu'elle l'aurait fait réfléchir et qu'elle serait venue te revoir dans la semaine. Il est difficile de savoir exactement quel aurait été sa réaction, probablement qu'avec un peu de recul elle aurait pu en tirer quelque chose de positif, mais voilà : l'entraîneur te demande de la réhypnotiser et tu le fais ; et en plus pour une suggestion qui n'est pas top (si elle fait de la natation de manière assez intensive, probablement que toucher à sa perception de la température de l'eau c'est quelque chose de plutôt intime, qui la touche profondément). Donc que fait l'inconscient ? Eh bien voyant que la réaction des pleurs ne t'arrête pas, il teste autre chose pour la défendre : l'endormissement spontané. Et là, tu vas te coucher avec elle !!! Sachant qu'à cet âge là, on a les hormones en feu d'artifice et qu'en plus tu incarnes, via l'accord des parents puis de l'entraîneur, l'autorité parentale, imagine le bizarre de la situation. C'est potentiellement quasimment incestueux ! Consciemment, à ce stade là, elle doit être très chamboulée. Son inconscient, pour X raisons ne souhaite pas que tu l'hypnotises et toi tu t'acharnes. Dans le même temps, il y a probablement un fond de tension sexuelle généré par l'hypnose, par toute l'attention que tu lui portes ainsi que par le fait que tu sois présent quand elle dort. Cela doit contribuer à lui brouiller l'esprit et participe selon moi du fait que par la suite, elle ne soit plus coopérative du tout, aussi bien consciement qu'inconsciemment. Consciemment elle ne sait pas comment réagir, donc elle ne réagit plus du tout. Et inconsciemment, eh bien le fait de s'endormir fonctionne mieux que les pleurs alors elle reste bloquée sur ce comportement. Là, le coup de grâce ! Tu appelles un ami à toi qui fait 150km pour venir t'aider. Ça peut sous-communiquer un grand soucis de bien-être pour l'autre, mais au vu du cadre qui s'est installé, ça sous-communique surtout une grande incompétence. Comment, le type à qui l'entraîneur ET mes parents ont accordés toute leur confiance, serait tellement incompétent qu'il est obligé d'appeler des gens au secours ? Je dirais que c'est le moment où tu perds toute autorité et tout contrôle sur ton hypnotisé. Le point positif, c'est qu'en faisant intervenir un autre hypnotiseur, tu brises à mon avis cette tension sexuelle qui avait pu être créée par l'hypnose. Tu n'es plus le grand mystérieux hypnotiseur. Tu es un hypnotiseur parmis d'autres, et même pas un bon, du coup en enlevant cette aura de prestige que l'hypnose a généralement sur les gens, tu ouvrais la porte à une relation normalisée avec elle... Oui mais voilà ! Le lendemain, tu tentes un "coup de bluff". À cette occasion, tu constates d'ailleurs que lorsque tu n'es pas là, tout va très bien. Mais tu trahis sa confiance en lui mentant ouvertement et en faisant une apparition près de sa chambre alors que tu lui as dit que tu étais dans le bus. À partir de ce moment là, il y a une constante nette dans ton récit : dès que tu es là, elle s'endort de manière incontrôlée et dès que tu n'es plus là (comme à l'hôpital où elle a été amenée en urgence) elle se réveille comme une fleur. Dans le même temps, tu communiques avec elle de manière ultra paradoxale : tu lui dis que c'est elle qui contrôle tout, qu'elle peut se réveiller quand elle veut etc. et dans le même temps tu l'infantilises au dernier degré en la forçant à boire de l'eau sucré comme un nourisson braillard qui refuse sa têtée. À partir du moment où elle est allée aux urgences, ça fait passer sa problématique à un autre stade. Jusqu'à présent elle avait des réactions bizarre au contact d'un mec que personne ne connaît et qui se retrouve on ne sait pas trop comment à prendre le contrôle sur elle, sur ses passions (la natation) sur sa nourriture, son sommeil, son corps et son esprit. En l'amenant aux urgences, ça sous-communique que c'est elle qui a un problème. Si elle avait déjà consulté un psy quelques années auparavant, ça l'a probablement renvoyé à cette période là de sa vie. Probablement aussi que si au tout départ son inconscient cherchait à te faire arrêter l'hypnose c'est peut-être lié à la problématique pour laquelle elle a vu ledit psy. Ainsi donc, quand elle arrive chez elle, son problème avec toi s'est transféré à un problème plus général via les urgences, les psy etc. Je pense donc qu'au tout début, elle avait un problème qui n'est en rien lié à toi (d'où sa consultation quelques années auparavant). Puis tu t'es lié à ce problème en insistant dans l'hypnose, en la réhypnotisant et en l'infantilisant. En l'amenant aux urgences, ce problème s'est généralisé et intensifié en lui faisant craindre pour sa santé mentale, elle n'avait pas envie de "finir chez les fous". Par ailleurs, quel qu'ait été ce problème, les parents et l'entraîneur ayant apportés leur caution morale à ta personne, en l'hypnotisant et en montrant que tu étais incapable de gérer ce qu'il se passait (en appelant un pote notamment, ou encore en l'observant, impuissant face aux évènements, tandis qu'elle dormait) tu as également décrédibilisé les parents. Maintenant, comment les psys qu'elle est allée voir ensuite ont-ils agis ? En lui disant que les parents auraient du porter plainte, ils redonnent aux parents le pouvoir qu'ils ont abandonnés en l'envoyant en colo ainsi qu'en donnant leur accord pour la séance d'hypnose. En même temps ils reconnaissent l'intense souffrance qu'elle a subis et, subtilement, ils recréent un cadre : si les évanouissements continuent, il faudra porter plainte. Comme la jeune fille n'a probablement pas envie que cette histoire continue pendant des siècles et d'y rajouter des juges et des avocats, c'est en fait une menace contre elle, qui a le mérite de replacer la culpabilité sur l'hypnotiseur et non pas sur la jeune fille, tout en redonnant aux parents le pouvoir d'agir. En lui disant qu'il ne faut pas hypnotiser en dessous d'un certain âge, ils la dédouannent totalement et la rassurent vis-à-vis de sa normalité et de la salubrité de son esprit : s'il ne faut pas hypnotiser les gens de son âge, alors il est normal qu'elle ait eu des réactions bizarre après avoir été hypnotisée. En lui disant qu'il ne faut pas être hypnotisé plus de 15 minutes, ils lui donnent un nouveau comportement possible dans le cas où la situation se représenterait. Si cette jeune fille n'arrive pas à dire non, alors il faut que la sacro-sainte science, incarné par l'autorité de ces psys, dise non à sa place. Et visiblement... Ça a marché non ? Je parlais tout au début de méta-communication. C'est ce que la communication communique. Si tu lui dis qu'elle a le pouvoir, que elle elle te demande de la laisser tranquille et que toi tu insistes pour qu'elle fasse ceci ou cela, tu communiques peut-être qu'elle a le pouvoir, mais tu méta-communiques tout l'inverse. De son côté, en te demandant de la laisser tranquille, en te disant qu'elle est fatiguée etc. elle communique ET méta-communiques qu'il faut la laisser tranquille. Elle aurait eu les yeux qui vrillaient, des spasmes dans tout le corps ou encore des crises d'hystérie, on aurait peut-être pu considérer qu'indépendamment de ce qu'elle disait, elle méta-communiquait un besoin d'aide mais là, s'endormir, c'est plutôt paisible et passif comme réaction de défense. En conclusion, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle c'est qu'a priori, l'hypnose n'étant pas en cause, tu peux continuer d'utiliser les techniques que tu as apprises sans risques. La mauvaise, c'est qu'à mon humble avis il ne serait pas superfétatoire d'investir dans quelques bouquins sur la thérapie pour revoir entièrement ton positionnement d'hypnotiseur, qui a été tout le long de cette semaine plutôt catastrophique. Je te conseille "Un thérapeute hors du commun" de Zeig qui devrait te donner quelques notions sur l'autorité et la méta-communication. Par ailleurs, je te conseille également, le temps que tu puisses reprendre confiance en toi, de n'hypnotiser que des personnes majeures avec lesquelles tu n'entretiens aucune relation d'autorité préalable. Mes conseils donc pour pratiquer sereinement sans traumatiser quiconque : - Si un volontaire se met à pleurer dans un spectacle, arrêter le spectacle avec l'intéressé. Dans le même temps, autoriser les pleurs (tout est toujours normal en hypnose, si elle pleure à un moment donné c'est normal, c'est de la ratification élémentaire de l'autoriser à pleurer). En fin de spectacle, prendre un moment pour débriefer avec la personne, en prenant du feed back. Avant de dire "l'hypnose c'est ceci et c'est pas ça et tu as le contrôle et tu vas bien et... eh bien il faut savoir où elle en est elle-même. Peut-être que cette expérience lui a fait penser à quelque chose, peut-être qu'elle a envie d'en parler, peut-être que ceci ou cela. Pour pouvoir faire des conjectures, il te faut du feedback donc avant de lui dire quoi que ce soit il faut que tu lui parles de là où elle se trouve, en le lui demandant donc. Et si elle ne veut pas parler, c'est du feed back aussi, reste disponible au cas où mais éloigne-toi, laisse-la respirer. - Si une séance s'est mal passée ou passée d'une manière qui te semble étrange et que tu n'es pas sûr de comprendre ou être capable de maîtriser... Eh bien ne pas refaire une séance le lendemain avec la personne, ou à la limite si c'est l'intéressé qui demande. Il faut que la demande vienne de la personne dans ce cas là et pas qu'elle réponde à une sollicitation de l'hypnotiseur ou de toute personne tierces, particulièrement si cette dernière entretiens une relation d'autorité avec elle. - Si le volontaire demande à ce qu'on le laisse tranquille, il faut respecter sa bulle d'intimité ainsi que sa liberté, autant dire que dormir avec le volontaire n'est pas très recommandé... - Respecter la confiance que l'hypnotisé place en nous en ne lui mentant pas ouvertement (dire je t'attends dans le bus et l'attendre près de sa chambre par exemple). - D'une manière générale, être conscient de ses limites. Il y a des choses que tu pourras faire en hypnose dans un an, dans cinq, dans dix ans, que tu ne peux pas faire maintenant parce que tu manques d'expérience. - Enfin, savoir rester à sa place. C'est probablement le plus dur, les autres "conseils" relevant davantage du bon sens. Savoir rester à sa place dans une discipline comme l'hypnose ludique est très compliqué car en tant qu'hypnotiseur, nous avons un certain contrôle sur les sensations, les émotions, les perceptions et actions diverses de l'hypnotisé. D'où l'importance d'instaurer un cadre de jeu et de n'en pas sortir. Lors d'une séance d'hypnose de rue, tu n'es qu'un partenaire de jeu de ton hypnotisé, ce jeu est limité dans le temps, dans l'espace et borné par des règles implicites qui sont différentes pour chacun. C'est à force de pratique que tu arriveras à percevoir, via le paraverbal/nonverbal, l'intention, etc. quelles sont les limites à ne pas dépasser avec ton volontaire. En attendant, il faut prendre des précautions, notamment celles listés ci-dessus. Je rajouterais pour finir que si tu demandes très clairement à ton hypnotisé de rester sur ses jambes et que ce dernier s'effondre malgré tout et plusieurs fois de suite, eh bien son inconscient n'a clairement pas envie de jouer avec toi puisqu'il ne respecte pas les règles du jeu. À partir de ce moment là on n'est plus dans le jeu mais dans l'agression et à mon avis c'est comme ça que symboliquement, ton volontaire a vécu cette semaine. D'autant que ne suis pas trop revenu dessus, mais l'ambiguité pouvant exister entre une ado de 14 ans facilement impressionable et un beau sportif de 24 ans pendant une semaine de colo n'a pas du arranger les choses. En espérant que mon analyse et mes conseils te soient utiles
  5. Je pensais appeler ce sujet "et le réel dans tous ça" puis je me suis dit qu'opposer le réel et l'hypnose dans le titre n'était pas forcément des plus pertinent puisque l'objet de ce topic est justement de questionner votre rapport entre le réel et l'hypnose. Ou plus largement, de demander ce qu'est l'inverse de l'hypnose. À quels niveaux situez-vous les différences entre l'état d'hypnose et l'absence d'état d'hypnose ? Qu'est-ce qui vous permet de savoir que vous êtes hypnotisés, ou que votre volontaire est hypnotisé ? Peut-on croire que l'on est hypnotisé alors qu'on ne l'est pas ? Peut-on croire que l'on n'est pas hypnotisé alors qu'on l'est ? Et, finalement, la question du titre : Quel serait selon vous l'inverse de l'hypnose ? L'objectif de ce topic n'est évidemment pas de jouer à qui a la plus grosse. Il y a un siècle et demi, la psychologie était une sous-section de la philosophie et il me semble qu'à trop ressasser nos petites recettes de cuisine, nous perdons un peu la beauté et l'intérêt d'un questionnement plus profond sur la nature de l'homme et le sens du réel que devrait - à mon humble avis - faire naître en nous cette belle discipline que nous pratiquons.
  6. Messieurs ! Comme melimëlo nous l'a subtilement rappelé, il y a un lieu pour les discussions sérieuses sur ce forum : la fameuse section expérimentale. Je vous propose donc de migrer là-bas avec un éventuel sujet sur les définitions de Janet. Si j'ai le temps je le lancerais moi-même, mais je risque d'être assez pris ces quelques jours qui viennent. Je me rends compte également que le format forum n'est peut être pas le plus adéquat pour initier un débat, un article de fond permettant peut-être aux différents rhéteurs de mieux appréhender l'essence du propos. Je me rends compte en effet que sur les nombreux points de détails où tu m'as repris, il s'agit plutôt de manœuvre Schopenhauesques que d'un véritable questionnement permettant de mettre à jour nos convergences ainsi que nos divergences et surtout, le point essentiel, la base de cette discussion, qui était de savoir si oui ou non la notion de faiblesse psychologique était toujours pertinente aujourd'hui. Je vais donc me macroniser en faisant une réponse circonstanciée à la question initialement posée par le topic : C'est surtout la confiance et l'imaginaire qui permettent d'entrer dans l'état d'hypnose. Et puis il y a autre chose, des gens qui sont mystérieux et "hypnotique" qui donnent envie de se faire hypnotiser ! Voilà donc les trois ingrédients : confiance, envie, imaginaire <3 Puis Hugin et Neuneu, on poursuivra ailleurs. D'ailleurs, neuneu, il me semble que tu viens d'aménager sur Toulouse non ? Plus encore que la section expérimentale, il y a quelques bars qui pourraient être tout à fait adaptés à ce débat ;-) Camille : #jcpqiyadbomd
  7. @neuneutrinos Oui effectivement, "tout dépend des termes en fait" si on considère que la faiblesse est une force alors on peut arriver à la conclusion inverse aussi. L'avantage d'utiliser les termes de Janet c'est qu'ils renvoient tous à une définition stricte et bornée. À mon sens, c'est un préalable à la pensée construite d'avoir des concepts qui sont des blocs solides dont on connaît les limites et éventuellement les zones de flou. En l'occurrence, ton "voyage d'une personnalité à une autre" ça me semble très flou, tu pourrais définir davantage pliz ? (Par ailleurs, je le répète, ne connaissant pas Janet par cœur, je puis déformer ses propos ou mal traduire ses concepts. Il n'empêche que si on doit chercher des éclaircissements, c'est vers Janet qu'il faut aller et pas vers n'importe quelle notion abstraite d'échelle de suggestibilité, de bonne volonté ou autre ; particulièrement toi qui est quelqu'un qui aime les choses carrées) @Meemi La force n'est ni bonne ni mauvaise en soi. C'est comme la force avec laquelle se déplace ton véhicule. Si tu avances lentement, c'est que cette force est faible, ça ne signifie pas pour autant que tu es une mauvaise conductrice ou que tu sens pas bon hein ! En l'occurrence, travaille ta suggestibilité comme tu le sens, mais si on veut rester sur la métaphore du véhicule, l'hypnose c'est comme un tournant : si tu veux le franchir sans sortie de route, alors il vaut mieux ralentir. Personnellement j'ai déjà vécu le fameux phénomène "tu parles comme un extraterrestre" et ça m'a fait chier comme une file d'attente. Je ne sais pas trop quel genre de phénomènes tu cherches à vivre, mais s'ils sont susceptibles de ne pas te plaire, alors il faudra abaisser ta force psychologique à un niveau où tu n'es plus suffisamment consciente pour le bloquer. @Hugin Ma position a beaucoup évolué sur l'hypnose depuis de nombreuses années, pourtant elle est encore bien retranscrite par le titre du premier article que j'ai écris sur ce blog : "L'hypnose n'existe pas". L'hypnose d'Erickson est très différente de celle de Rossi, celle de Janet de celle de Bernheim, celle de Messmer de celle de Mesmer etc. Je pense pouvoir te citer a peu près tous les noms de l'hypnose et te dire que toutes ces hypnotiseurs ont une pratique très différente. Par exemple, Rossi considère que l'hypnose est un état de régénération naturel, et donc il n'y a pas besoin de parler. On comprend bien que c'est très différent de la Street Hypnose, que les états atteint par l'individu ne seront pas les mêmes, que les contraintes et les possibilités de ces états propres sont différents. En l'occurrence, avoir plusieurs personnes qui cohabitent activement au sein d'un même corps, oui je considère que c'est un état pathologique. Je mettrais cependant la nuance que si cet état est provoqué volontairement et qu'il est réversible également a volonté, alors il n'y a probablement pas lieu de s'en inquiéter outre mesure. Mais Jung s'était tout de même détaché de l'hypnose parce qu'il considérait que morceler l'individu, même si c'était un préalable à sa guérison, eh bien ça restait quand même du morcellement et que ce n'est pas forcément très sain, même si l'état actuel des connaissances ne permet pas de corroborer ses inquiétudes. Nous cherchons la posture idéologique et philosophique qui marche le mieux. Et bien que nombreux soient les personnes ici qui considèrent que tout est croyance, rien n'est croyance et que des fois si tu le veux vraiment, la fée Hypnos t'emmènera faire de beaux rêves, je fais partie des gens qui pensent qu'il y a une base solide à ça et des règles naturelles qui régissent le fonctionnement de la psyché humaine. Donc je ne considère pas qu'il s'agisse de posture philosophiques. Quant à Erickson, il me semble qu'il était formellement opposé à la pratique de l'hypnose par des non-médecins. Je crois moi que c'est parce qu'il y a ce présupposé derrière qui est que l'état dissociatif est pathologique et qu'il faut un médecin pour le provoquer et l'utiliser. @melimëlo C'est ma croyance, d'accord. Mais est-ce une croyance pithiatique, asséritive, réfléchie, raisonnée ? Ce qui est plaisant avec Janet (et avec les personnes qui cherchent à donner du sens à leurs mots en général) c'est qu'il est possible d'aller un peu plus au fond des choses et c'est une activité qui me tiens à cœur. Lorsque Galilée a affirmé à ses contemporains que la Terre était ronde, son objectif n'était pas de dire à toutes les personnes qui pensaient être le centre de l'univers qu'en fait ils n'étaient qu'un ramassis de cloportes insignifiants. Il a fait cela parce qu'il pensait que c'était vrai. Parce qu'il a réussi un moment à observer les choses telle qu'il les voyait et pas tel que son égo lui dictait qu'elles étaient. Et ça fait maintenant quelques siècles que la Terre n'est plus plate ni au centre de l'Univers et on ne se porte pas plus mal alors je pense que tu arriveras à vivre avec cette nouvelle idée. Moi j'aime l'hypnose et j'aime toute l'hypnose : c'est à dire que je m'intéresse à tous les auteurs qui me semblent pertinent, par leur démarche ou par leurs résultats. Je ne fais pas de tri sémantique, idéologique ou égotique. Parce que derrière l'hypnose, il y l'humain et j'ai toujours été très intrigué sur le pourquoi les gens font-ils ce qu'ils font et comment ça marche un esprit. Et à mon sens, si on cherche à comprendre un minimum ce qu'il s'y passe il faut retrousser les manches, sortir de la méthode Coué et ne pas s'enfermer dans des concepts de motivational posters. Je t'invite à lire "Mangez-le si vous voulez" de Jean Teulé (ça fait une centaine de pages ça se lit très vite et très bien) ; je serais curieux d'avoir ton explication du pourquoi et du comment sans faire entrer la notion de force psychologique là-dedans Quant à ton égo blessé, rassure-toi : le fait que tu puisses descendre très bas dans la force psychologique ne signifie pas que tu ne puisses pas monter très haut itou. Puis ce qui compte, ce n'est pas tant la force psychologique que la tension psychologique et je suis sûr que la tienne est très très forte, alors, rassurée ?
  8. @Hugin Si on la trouve peu dans des écrits récents c'est que l'hypnose est de plus en plus étudiée comme une technique de développement personnel et pas comme un état pathologique. N'ayant pas encore lu ou assimilé tout Janet, je ne pourrais te donner qu'une explication approximative, j'espère qu'elle te suffira. La force psychologique, c'est la force avec laquelle tu maintiens l'unité de ta personnalité. Par exemple, si une nouvelle idée se présente à toi, tu peux l'analyser, la rejeter, la transformer, tu peux aussi te l'approprier et donc faire évoluer ta personnalité. Tout ça ce sont des actions conscientes effectuée par ta personnalité. Si tu es hypnotisé, au sens "XXe siècle" du terme, quand une nouvelle idée se présente, cette idée peut être analysée, rejetée, transformée... Mais en même temps, elle va quand même vivre à travers toi, indépendamment de ce que pense ta conscience. Par exemple, si tu n'es pas hypnotisé et que je te dis que tes pieds sont collés au sol. Tu vas me dire "t'es gentil garçon, une autre fois peut-être". Si tu es hypnotisé, tu pourras me dire ce que tu veux, s'ils sont collés, ils sont collés. Justement parce que ta force psychologique ne sera plus suffisante pour maintenir l'unicité de ta personnalité et que dans le même corps dans le même temps, il y a deux visions de la réalité qui peuvent être contradictoire, qui cohabitent pourtant ensemble. Bien sûr, la pratique de l'hypnose évolue et ce n'est pas le seul paramètre à prendre en compte, il n'empêche que ce qui était vrai hier l'est toujours aujourd'hui et que pour l'inconscient soit fort, il faut que l'on soit faible, d'où la faiblesse psychologique. C'est d'ailleurs le principe de base de la tv : quand Le Lay expliquait que le rôle de TF1 était de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola, c'est ça. Comment on rend le cerveau disponible ? En abaissant la force psychologique par la fixation oculaire, la répétition, la fascination, tout ce qui fatigue l'esprit d'une manière générale. J'espère que mon propos est plus clair ?
  9. Ça dépend aussi de la faiblesse psychologique, de la soumission à l'autorité et d'un éventuel passé traumatique ou pas :-) Mais le plus important, c'est la confiance !
  10. C'est qu'il est taquin, il aime les caresses bucales Emmanuel !
  11. Oui, jeu de mot, ou langage des oiseaux. Mais il faut être un minimum initié pour comprendre. Si tu parles de la magie, personne va comprendre que tu veux dire "l'âme agit" ; même à un niveau inconscient. Tiens, en voilà une sympathique qui date du second tour : "À compter de ce soir et pour les cinq années qui viennent, je vais avec humilité, avec dévouement, avec détermination, la servir (/l'asservir) en votre nom". Macron
  12. Bravo à melimëlo pour l'organisation et à tous les participants ! Effectivement, c'était plus simple d'organiser ça en y participant plutôt que depuis Toulouse. Désolé aux personnes que je n'ai pas recontacté. Bises les amis !
  13. Eh bien les amis, c''est noté. Je vous recontacte dans la semaine par MP pour plus d'infos À noter, Harrys, que je ne devrais moi-même pas être présent à la convention. Par contre si tu veux me voir tu peux passer le samedi 29 avril vers 16-17h à Bastille où j'animerais la première formation Street Hypnose Paris de l'année :-)
  14. Bonjour à tous ! Il semblerait que certains d'entre vous soient allés à la convention Manga de Beauchamp et aient beaucoup impressionés les organisateurs. Cette année, le samedi 20 mai 2017, les organisateurs aimeraient avoir un stand street hypnose à l'intérieur de la convention et offrir aux hypnotiseurs présent une scène pour faire des démonstrations. J'aurais besoin de 3 à 5 personnes motivés. Merci de vous signaler ici avant ce samedi 22 avril inclus.
  15. Bah je m'étais pointé avec 15 hypnos et l'un d'entre eux avait commencé à faire un carnage au milieu des danseurs, je peux comprendre leur manque d'enthousiasme^^