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    • Jean-Emmanuel

      Le nouveau système "Equipes Street Hypnose" est lancé !   14/08/2017

      Cela faisait un moment que j'en parlais, le voici un peu plus officiellement : http://street-hypnose.fr/forum/clubs/ (ou dans le menu du forum en haut à droite)
        Vous pouvez désormais rejoindre des équipes Street Hypnose directement sur le forum, et ainsi organiser des sorties entre membres beaucoup plus facilement. Aussi, dès qu'un autre membre créera une sortie, vous serez automatiquement tenu au courant.

Hugin

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À propos de Hugin

  • Rang
    Expérimentateur à temps partiel
  • Date de naissance 09/02/1977

Informations

  • Sexe
    Homme
  • Localisation
    Montréal
  • Intérêts
    L'écriture dramatique, le théâtre, l'improvisation, l'astronomie, la cuisine...

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  1. Alors bien sûr, chaque volontaire est différent, mais plutôt que de l'autorité, je recommanderais plutôt de l'assurance. La différence est subtile, mais très importante. Même quand un phénomène ne marche pas, faire comme si tout était normal "il y a plusieurs moyen d'obtenir ça, tout le monde n'est pas sensible à cette façon que je viens d'essayer, je te propose un autre chemin". L'assurance te donne une crédibilité alors que l'autorité peut braquer des gens.
  2. Ce n'est absolument pas la prétention. C'est un petit truc plutôt bien illustré en vidéo, c'est tout.
  3. Tiens, je trouve tout à fait pertinent de mettre ça ici. C’est une mise en perspective intéressante des récits d’Erickson. C’est tiré du livre “The Practice of Hypnosis” d’André M. Weitzenhoffer, mais on peut lire l’extrait en ligne ici: https://www.ukhypnosis.com/2012/12/12/milton-ericksons-reverse-set-hypnotic-induction-weitzenhoffers-criticisms/ Je l’ai traduit rapidement pour permettre aux non-anglophones de comprendre (coucou @Heyrin). En relayant ce texte ici je ne veux pas dire que Weitzenhoffer a forcément 100% raison sur Erickson (surtout qu’on sent bien qu’il défend aussi sa Stanford Scale au passage), mais je crois qu’il ne faut pas nécessairement tenir pour parole d’évangile tout ce qu’a écrit Erickson. Il a sûrement été un thérapeute hors du commun et il a marqué l’hypnose d’une façon indiscutable, mais c’était aussi un humain (avec ce que ça comporte de personnalité, d’ego, de biais cognitifs). Et puis ne surinterprétons pas non plus ce que nous décrit Erickson.
  4. Hypnose et psychose...

    Pourquoi hypnotiser une personne psychotique? Si cela constituait un façon de traiter ou d'apaiser un symptôme ce serait très intéressant et une alternative aux médicaments (je dis "si" parce qu'en l'occurrence, je ne connais pas l'état de la recherche dans le domaine). Ou tout simplement dans la gestion de l'anxiété... Pour ce qui est de "calquer ton comportement et tes actions selon la carte du monde du patient psychotique", j'ai un peu envie de rire... Calquer son comportement sur celui d'un psychotique, quelle mauvaise idée. Oui, oui, je sais, on a toujours dans les livres d'hypnose et de thérapie brève l'histoire d'un thérapeute X qui a imité un patient Y et ça l'aurait guéri. Mais ce sont des anecdotes, le plus souvent non sourcée et qui ne relèvent absolument pas de la réflexion thérapeutique. Il faut être un psychiatre pour savoir ce qui est une bonne idée ou non pour traîter un psychotique et, de ce que j'ai lu, les formules magiques de la PNL ne font pas partie des solutions retenues. Mais @yengstro est sûrement le mieux placé d'entre nous pour savoir ce qui est utilisé aujourd'hui pour traiter ces personnes.
  5. Spidey, hypnotiseur canadien, vient de mettre une vidéo en ligne vous permettant d'apprendre à "hypnotiser" en moins d'une minute. Plus que de l'hypnose pure et dure, il s'agit de mettre à profit une particularité physiologique, un peu comme les doigts aimantés mais en plus marqué. Cela peut donc servir de "test de suggestibilité" et démarrer une séance en confiance. Même si vous ne comprenez pas l'anglais, vous pouvez regarder la vidéo, et à ses gestes vous comprendrez rapidement ce dont il s'agit.
  6. Tu fais de la magie? Alors ça ne devrait vraiment pas être un problème. Aborde les gens en leur proposant un petit tour pour commencer, une fois le contact établi enchaîne en proposant d'essayer l'hypnose. En plus si tu commences par un tour de mentalisme, tu peux l'utiliser pour faire croire que tu as une très bonne compréhension de l'esprit humain. Il y a plusieurs hypnotiseurs de spectacle qui commencent leur spectacle comme ça.
  7. Prends des cours de théâtre... Blague à part, si tu es terrorisé il faut que tu trouves un moyen de calmer un peu ça. Le meilleur conseil que je peux te donner c'est de trouver un groupe de Street Hypnotiseur qui pourra t'accompagner sur tes premières séances. Pour ce qui est de tes amis, quand tu auras pris un peu de confiance (ou si tu as une vidéo d'une de tes séances), tu pourras réessayer. Un conseil pour eux, essaye de proposer ça individuellement. En groupe, l'attitude moqueuse de quelques uns peut dissuader les curieux plus timides.
  8. Help me !!!

    Le meilleur moyen pour faire de la Street c'est encore de trouver un petit groupe dans ton coin et de faire une sortie avec eux.
  9. Hypnose et psychose...

    Je me méfie de plus en plus de l'usage du terme dissocié... Il est très emprunt de psychanalyse, et plus je lis des psychanalystes, moins je leur donne de crédibilité. Cette explication des psychoses par un état dissocié est absent de la plupart des ressources anglosaxonnes récentes que j'ai pu trouver. Le mot est le plus souvent associé aux "troubles dissociatifs" et donc aux symptômes pas aux causes. C'est difficile de s'y retrouver là-dedans.
  10. Livre généraliste hypnotherapie

    N'hésite pas à rédiger un compte-rendu de ta lecture dans la bonne partie du forum, c'est toujours intéressant de savoir si c'est un achat qui vaut le coup.
  11. La principale raison est que ça ne me correspond pas. Je n'en ai pas besoin et je ne me sens pas toujours à l'aise de le faire. Les autres raisons sont liées: - ça allège mon pré-talk, parce que je n'ai pas besoin de dire quelle va être la sensation au moment du "dors". - ça m'évite les plantages du "dors" avec le "ah ouais, mais je dors pas" pour ceux qui n'ont pas écouté mon prétalk. - ça permet de marquer la différence avec Messmer et l'hypnose de spectacle, ce qui permet de rassurer certaines personnes (ils croient plus volontiers qu'ils ne feront pas la poule). - pour certaines personnes, ça me donne même une aura supplémentaire (il me voit comme plus "fort" ou "savant" puisque contrairement à ce qu'ils connaissent, je n'ai pas besoin de cette étape). Attention, je parle d'induction (flash, ou courte)... Si on parle de faire fermer les yeux à une personne pour un instant de calme, un approfondissement, ou une rêverie, je le fais souvent. Mais, à mes yeux, ils sont déjà dans un état de transe, ils ont déjà vécu un phénomène hypnotique, donc je ne parle pas d'induction. Mais si des volontaires me le demande, je n'ai aucune problème à leur faire vivre. J'en ai même qui ont voulu vivre un "dors" où il relâche tout au point de tomber au sol (je les accompagne toujours physiquement pour ne pas qu'ils se fassent mal).
  12. Hypnose et psychose...

    Pour répondre à ses questions, il faudrait déjà avoir des réponses claires sur les individus dits "normaux" ce qui est loin d'être évident. D'ailleurs tous les psychotiques n'ont pas forcément d'hallucination (même si c'est un symptôme assez déterminant). Pour les gens intéressés, une définition rapide d'un hôpital spécialisé en santé mentale québécois (ce qui nous débarrasse des interprétations psychanalytiques) http://www.douglas.qc.ca/info/psychose .
  13. Hypnose et psychose...

    En fait les psychoses ne sont pas une contre-indication spécifique à l'hypnose. Elles sont une contre-indication à l'hypnose pratiquée par des gens qui ne savent pas ce que c'est qu'une psychose, ce que ça veut dire en terme d'organisation mentale, de réactions, etc. Avec quelques années d'études universitaires en psychologie, je ne me sens pas du tout équipé pour gérer un psychotique (que ce soit en hypnose, ou même dans la vraie vie). J'ai un temps côtoyé une schizophrène et dès qu'elle avait une période où elle arrêtait de prendre ses médicaments, ça faisait vite peur... Je n'imagine pas les problèmes que pourraient causer des gens qui se sont formés en regardant des vidéos ou en lisant un ou deux livres... La plupart des écoles d'hypnose sont d'ailleurs conscientes des limites de leur formation et recommandent également de ne pas toucher à ce domaine. Mais il y a de nombreuses recherches dans le domaine, pratiquées par des médecins psychiatres, avec des résultats parfois contradictoires sur la suggestibilité. Celle que j'ai sous la main date de 1973*, mais il y en a eu avant et après. Le fait que tu sois infirmier en psychiatrie te laissera probablement mieux apprécier la nature de ces études. Tout ça rejoint un peu mon sujet sur les trous de l'hypnose, on connaît tous "la base" mais on a une très mauvaise vue d'ensemble de la pratique. *Lavoie, G., Sabourin, M., Langlois, J. (1973) Hypnotic susceptibility, amnesia, and IQ in chronic schizophrenia, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 21:3, 157-168, DOI: 10.1080/00207147308409120
  14. Je suis heureux pour ta classe. Ça montre que vous êtes très intéressés, ou très motivés à faire chier vos profs. Ça ne correspond hélas pas vraiment avec ma perception de mes sept années universitaires cumulées (avec plus ou moins de succès) additionnées de diverses formations courtes pour adultes. On peut aussi penser au rapport critique de toutes les générations vis-à-vis des articles douteux partagés sur Facebook. Mais retournons à nos moutons. Ce que tu trouveras de plus étayé dans le domaine ce sont les différentes échelles de suggestibilités, notamment la Stanford Hypnotic Suggestibility Scale. Elle a été développée dans les années 60 et régulièrement révisée (notamment on a remplacé l'odeur testé pour la suggestion d'anosmie, l'ammoniaque c'était un peu violent pour l'organisme). Elle est évidemment contestable et correspond à une certaine vision de l'hypnose, puisqu'elle ne prend pas du tout en compte l'idée que le cadre ou le contexte puisse être un facteur déterminant. L'article wikipédia n'est pas trop mal fait et donne des pistes des recherches intéressantes sur le sujet. https://en.wikipedia.org/wiki/Hypnotic_susceptibility D'une façon générale, il semble y avoir très peu de passerelles entre la recherche fondamentale, et la pratique de l'hypnose.
  15. Comme probablement certains d'entre-vous, je lis beaucoup d'ouvrage sur l'hypnose. J'essaie de lire des ouvrages de toute sorte, de toute provenance, qui me permettrait d'élargir ma compréhension du phénomène. Et je suis de plus en plus effaré des "trous" dans l'histoire de l'hypnose qui est raconté par ses livres. Je m'explique. À chaque fois qu'un auteur entreprend de faire l'historique de l'hypnose il commence généralement avec Mesmer. Déjà ça a de quoi faire hurler quand on s'intéresse à la pratique de cet homme, très éloigné de ce que nous pratiquons aujourd'hui. Mais acceptons l'impulsion initiale. Acceptons aussi les références tout aussi douteuse au Marquis de Puységur dont la pratique était pour le moins particulière. L'auteur mentionne parfois James Braid, parce que bon c'est tout de même lui qui popularise l'usage du mot hypnose, et on passe rapidement aux écoles de Nancy et la Salpêtrière (Janet, Charcot, Bernheim, etc...). Parfois on nous parlera un peu de Freud (ce qui est la moindre des choses vu son poids sur une certaine tradition psychothérapeutique). Ensuite on saute directement à Érickson. On nous dit souvent que l'hypnose sombre dans l'oubli, que les gens passent à autre chose, alors qu'elle n'a jamais cessé d'être étudié plus ou moins sérieusement. Et après Érickson, rien ou presque. Les partisans de la PNL évoqueront vaguement Bandler et Grinder et quelques un des leurs héritiers. Parfois les auteurs parlent de quelques un de leurs contemporains mais rien de plus. J'ai constaté ces trous historiques dans des ouvrages des années 90, des années 2000, et même un ouvrage des années 50 (qui mentionne Érickson comme un contemporain et ne parle bien évidemment pas de PNL). C'est comme si des décennies de recherche passaient à la trappe. Les échelles de suggestibilités (bien que hautement discutable) établies par Stanford sont très rarement mentionnées. C'est comme si l'hypnothérapie avait une peur bleue de la recherche scientifique en hypnose et aussi des avancés en neurologie, en psychopathologie... On peut penser qu'il s'agit de choix éditoriaux, de prise de position, mais je crains qu'il ne s'agisse d'ignorance. Après tout la plupart des hypnothérapeutes avec qui j'échange ne vont pas plus loin que ce qu'ils ont appris dans leur école et ne creuse pas dans la littérature scientifique (ce qui n'empêche pas certains de parler de "reprogrammer les neurones" alors qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est un potentiel synaptique). Cette inculture m'afflige profondément et elle m'inquiète parce qu'elle se communique. Que dire quand on voit des "enseignants" en hypnose recracher ce qu'ils ont appris sans la moindre réflexion critique, sans creuser les sources des affirmations les plus étranges... Et leurs élèves écoutent docilement et ne chercheront pas davantage à savoir ce qui se cache derrière (ce qui n'est pas une critique spécifique à l'hypnose d'ailleurs, la plupart des étudiants se contentent d'apprendre sans questionner, malgré même la tentative de certains professeurs de développer une pensée critique). Je conçois que les études, la documentation n'est pas forcément facilement accessible. J'ai eu du mal à trouver certains ouvrages et je me félicite que la région où je vis dispose de bibliothèques universitaires bien garnies. Mais quand on écrit un ouvrage sur l'hypnose ou quand, comme certains, on prétend définir un mode de pensée ou créer un courant, est-ce que le minimum ne serait pas de faire se travail de recherche en amont? (Je précise ici que je ne parle pas d'ouvrage de Street Hypnose ou d'hypnose de spectacle, car ce sont des approches pratiques qui ne se prétendent pas comme des définitions de l'hypnose). J'avoue que dans les milieux de l'hypnose, j'ai plus souvent entendu des affirmations sorties de nul part, au mieux invérifiables, au pire fausses, que des affirmations assorties de sources précises.