Séance d’auto-hypnose avec écriture automatique

Ecriture automatique

J’aime à répéter qu’une partie de l’esprit Street Hypnose, c’est “être capable d’hypnotiser n’importe où et n’importe quand”. Mais hypnotiser, cela peut aussi vouloir dire s’hypnotiser soi-même n’importe où et n’importe quand. Je me souviendrais toujours d’Aurélien (hypnotiseur Toulousain) me racontant comment il s’éclatait à s’auto-hypnotiser dans le bus en mettant tout seul son bras en catalepsie. Justin quant à lui est capable (sous réserve de ré-activer son ancrage régulièrement) de s’auto-anesthésier une partie de son corps en auto-hypnose. Je sais que d’autres également ont cette capacité. J’ai personnellement encore beaucoup de chemin à accomplir avant d’y parvenir. Je leur dis bravo !

L’article qui suit est juste l’un de ces moments où je cherche à améliorer la connexion avec mon inconscient. A ouvrir de nouvelles portes pour améliorer ma réceptivité à l’état d’hypnose.

En temps normal, j’ai une écriture assez enfantine et peu régulière. Et sous hypnose, c’est encore pire ! J’ai écrit les quelques lignes qui suivent lors d’une séance d’auto-hypnose, en utilisant le principe de l’écriture automatique. La photo ci-dessus représente le résultat réel de cette séance. Autant vous dire, heureusement que je notais au fur et à mesure sur un document Word ce que mon inconscient écrivait, sinon j’aurais été bien incapable de tout déchiffrer.

Qu’est ce que l’écriture automatique ?

Le fonctionnement est assez basique. Je place mon bras en catalepsie au-dessus de la feuille, stylo à la main, jusqu’à avoir la sensation qu’il tient tout seul en l’air. Pour cela, je me suggère tout simplement qu’il devienne de plus en plus léger. Puis, je demande à mon inconscient d’écrire. Soit sur un thème en particulier, soit sur un sujet libre qui s’orientera naturellement en fonction de mon humeur. C’est une pratique que j’apprécie et utilise depuis fort longtemps. Et afin de la faire connaître un petit peu mieux, j’ai décidé de partager ces quelques lignes avec vous. Je n’ai pas l’intention cependant de développer davantage l’aspect technique ou même conceptuel de l’écriture automatique sur Street Hypnose. Voyez le simplement comme une curiosité. Néanmoins, dans le cadre d’un autre projet à paraître prochainement, mélangeant art et hypnose, j’aurai l’occasion d’en reparler plus en profondeur.

Je vous déconseille de chercher à lier l’écriture automatique à des souvenirs. Cela doit rester un jeu, pour découvrir la puissance de son imagination et se faire plaisir avant tout.

Ce que mon inconscient avait à dire

Cela a bien peu d’importance au final qu’un volontaire cherche la clé de son fonctionnement à travers les certitudes de sa vision de l’hypnose. Il est en revanche primordial que le contexte de la séance soit bien défini dès le départ. Pas tant pour l’hypnotiseur que l’hypnotisé qui doit être à même de repousser les limites spirituelles de notre société. Vivre l’état d’hypnose s’apparente davantage à un lâcher prise qu’à une démarche spécifique entreprise dans le but de se prouver que l’on en est capable. Par lâcher prise, j’entends par là être capable d’ouvrir les portes qui conduisent directement à tout cet amour qui sommeille en nous. Ouvrir son coeur, son corps et son esprit à un monde trop longtemps laissé de côté. Il faudrait être fou pour s’y laisser tromper. Certains excellent, et se sentent submergés dès les premières secondes par l’apothéose de la jouissance mentale.

Il ne suffit pas de le vouloir pour rentrer dans ce monde merveilleux, il faut en plus accepter de donner les commandes à une autre partie de soi. C’est le cas tous les jours, à chaque seconde de notre vie. Mais au cours de tout apprentissage vient un moment où l’automatisme prend le dessus sur l’importance de l’effort requis au départ. L’hypnose n’échappe pas à ce mécanisme et le meilleur moyen de goûter à ce mélange des genres reste encore de ne pas trop se poser de questions.

Fixez un objectif à atteindre, et suivez votre chemin. Peu importe la voie empruntée et les obstacles traversés, ils seront différents pour chacun et inexplicables pour la plupart. Quand votre inconscient travaille pour vous, par définition vous n’en avez aucune espèce de perception consciente. Alors cessez de conscientiser le processus et laissez le maître des lieux accueillir les hôtes comme il se doit. L’hypnotiseur bienveillant aura toujours une place de choix et le volontaire celle du roi. Il commande, mais n’agit que par ses fidèles serviteurs. Considérez l’inconscient comme un serviteur un peu capricieux. Ou avec une âme d’artiste qui a besoin de s’exprimer, d’une certaine façon. Ne vous braquez pas si le plat servi ne vous convient pas. Attisez plutôt sa curiosité vers une façon différente de cuisiner. L’important étant de toujours garder en tête l’objectif initial.

N’en demandez pas trop à vos volontaires.

La passivité est source d’ennui et donc d’échec. Mais attention quand trop d’envie détruit toute connexion avec son inconscient. La peur de réussir devient alors un plus grand ennemi encore que la pire des phobies. Donnez leur toutes les clés en main pour réussir, en leur montrant à quel point leur imagination peut juste être activée comme on allumerait une télé, et qu’il suffit ensuite de s’installer bien confortablement dans son canapé.

Ce message est pour toutes celles et ceux pour qui l’hypnose n’est qu’une technique supposée apporter des résultats pour peu qu’elle soit bien exécutée. Détrompez-vous, en commençant par accepter de vous tromper autant de fois que nécessaire. Quelques fois même, c’est quand vous serez sur le point d’abandonner que votre coeur s’ouvrira et qu’une illumination apparaîtra. C’est dans l’échec que se construisent vos réussites. Bannissez la peur de l’échec, ou bannissez l’hypnose de votre vie. Il faut apprendre à comprendre.

Mon avis

Quand j’ai commencé, c’était un simple signaling “oui” et “non” sous formes de lettres. O pour oui, N pour non. Et petit à petit, des mots ont pu se dessiner. Aujourd’hui, des phrases entières sans problème. Je trouve le style encore brouillon, mais cela s’améliore avec le temps. Le plus drôle reste cette sensation que l’écriture vient d’ailleurs. D’une autre partie de soi que l’on a envie de chérir et de découvrir l’espace d’une petite séance d’hypnose.