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Les messages ayant été le plus appréciés depuis le 24/05/2017 dans l'ensemble du forum

  1. 5 points
    Colin

    Envie d'un café ?

    Hop ! cela fait longtemps que je me tâtais de faire un compte rendu, celui-ci me semble assez intéressant pour que je me lance. Cet été il m'est arrivé une petite anecdote lors d'une séance, un ami se lève tôt le matin, vers 13h-13h30 (c'était l'été, les vacances, et lui il n'avait pas d'enfant, le veinard ) seulement voila : plus de café ( bien fait !). Ma femme est prise d'une initiative dont j'aurais du moi même faire preuve : "Si tu veux Colin peut d'hypnotiser pour te donner l'impression d'en boire". 5 min plus tard on débutait l'expérience. Pour lui c’était une totale découverte, il était carrément ouvert, et s'empressa d'accepter la séance. Un près talk bref ayant pour but principal de cadrer ses attentes sur la séance à venir. Les nouveaux trop enthousiasmes peuvent se décourager tout aussi vite, suivant ce qu'ils imaginent de l'hypnose. Tandis que je lui parle, il gobe mes paroles et me fixe du regard, pour moi il est déjà en train de partir. Sans plus attendre j'enchaine avec les tests. Les doigts aimantés : bon résultat, pour lui c'est carrément surprenant, je lui propose de les coller avec son imagination, ça marche, il a ce rire caractéristique, un mélange d’étonnement et d'amusement. J'aime bien entendre ce son, il annonce généralement un bon moment. Et ce fut le cas. J'enchaine avec diverses jeux de catalepsies, bouton du rire, mot qui fait rire, on ratifie bien le tout et on continue. Pour le moment je ne ressent aucun besoin d'effectuer d'induction formel. Il se débrouille bien, je garde la transe comme un bonus. Je lui demande de me décrire un galet bien rond que je lui pose dans la main (un réel), comment est-il ? ensuite, qu'a-t-il de plus que les autres ? et enfin pourquoi te plait-il ? après quelques arguments de toutes évidences irréfutables, le voila amoureux du caillou, complétement accro. C'est vraiment un de mes préférés ce truc. En debriefing de fin de séance, il m’avouera que ce moment était le plus impressionnant, et son préféré à lui aussi. Pour continuer avec cet outils, je lui suggère une sensation venant du caillou, peut être un fourmillement. Et je l'aiguille jusqu'à ce qu'il ressente une chaleur dans la main, chaleur qui se répand dans tout le corps jusqu'à être une vrai sensation de chaud. On canalise cette chaleur dans la main à nouveau, car il y tient une tasse de café. le café (essai 1) : je lui propose d'imaginer sa tasse de café, de me la décrire son contact, les odeurs etc ... Il a bien l'odeur et la chaleur, la sensation de boire, mais du "rien", pas du café. Ok c'est un début. Je lui propose d'autre jeux, il est toujours partant. Je profite des sensations dans la gorge pour amener le contrôle de sa voix. D'abord les aiguës et graves, puis les langues parlées. Ce qui le met fort mal à l'aise, il est profondément littéraire, prof de français, et appartement, très attaché à sa langue maternelle. Cela marche pourtant très bien, ce qui ne doit pas le rassurer bien plus, au contraire, il n'ose plus prononcer de paroles. On arrête le japonais, je lui propose de parler le pokemon, il accepte, il rit, le malaise est passé. Cependant après cette expérience désagréable, je lui propose enfin la transe qu'il était curieux de décourvir. Comme à chaque fois, après l'induction et l’approfondissement, j'aime donner au gens l'opportunité d'une "purge". Ici j'utilise encore le caillou tant apprécié. "Afin de passé un bon moment, je te propose de te décharger de tout ce qui pourrait te gêner, soit pour toujours, soit pour le récupérer plus tard, en temps voulu." "Le stress, des mauvais souvenirs, des mauvaises énergies etc..., serre fort ton poing." pause "et envoie tout dans le caillou, il absorbe tout" pause "quand tu auras plus rien à y mettre, relâche le poing et laisse tomber le caillou." Je profite de la transe pour installer un signaling, pour ratification : un collage des pieds et des fesses, l'oubli de la date (on est en vacances ça devrait aider), de bien se préparer à reboire du café, et je termine sur l'oubli du chiffre 6. Et le fait remonter. J'ai fait exprès de le surchargé d'infos, pour noyer sa conscience au cas ou il divaguerait pas dans un beau rêve. Le collage, il est paralysé jusqu'au dos, seul les bras et la tête peuvent bouger. Une interprétation bien à lui de ma suggestions, et ce n'est pas la seule liberté qu'il ai prise : "Peux-tu compter mes doigts?" je lui montre mes mains, "6! je sais que c'est faut, mais 6! je ne peux rien dire d'autre." - "t'as quel age ?", "26 ans" (en vrai 25) - "En quelle année en est ?" "2016" - "combien de nains ?" - "combien de jours dans une semaine ?" ... 6 toujours ... des 6 partout. le café (essai 2) : "tu peux reprendre ta tasse de café, et en boire une gorgé ..." il me coupe : "Non, j'ai pas envie" ... bon, c'est l'hypnotisé le chef. Alors j'enchaine sur l'hallu d'une cigarette qui se transforme en pétard, je sais que ça lui fera plaisir et le placera en condition pour d'autres hallucinations. Je finit sur une hallu visuel ou tout parait plus nature, plus vert et vivant, ça marche bien ! j’essaie de pousser jusqu'à l'apparition d'animaux : genre tigres ou autre ça marche pas. Alors pour terminé : une nouvelle induction afin qu'il fasse le rêve de son choix, ensuite je lui rend le caillou, il récupèrent ce qu'il veux (débriefing : rien) et le réveil de fin, le débriefing et fin de séance. Des éléments m'ont marqué avec lui : D'abord, au fur a mesure de la séance, il interprété de plus en plus mes suggestions pour les arranger à sa sauce, il prenait le contrôle de sa transe. Notamment sur la fin ou il faisait un peu comme il voulait, même si j'émettais l'idée générale. Ensuite, c'était la première fois que le changement de langue, qui fait pourtant parti de ma routine, semblait aussi intrusif. Presque une atteinte à son intimité. Les prochaines fois j’insisterais plus lors de la demande de permission. Et enfin, la raison qui m'a donné envie d'écrire ce compte rendu : il a profité de la purge pour se débarrasser de son besoin de caféine. L'idée de départ était au contraire de simuler la prise d'un café. Mais la aussi monsieur en a encore fait qu'a sa tête. Le résultat n'est pas définitif, il continu de boire du café. Mais il en aura vraiment oublié celui la. Je propose systématiquement la purge, sans plus, je ne suis pas hypnothérapeute. Et j'ai régulièrement des retours très positifs voir des remerciements sincères, des fois même je voix des larmes aux coins des yeux. Si vous ne faites pas cette étape je vous encourage à l'essayer vous aurez probablement des surprises. Pour ma part je l'ai placé dans ma routine depuis mes tous premiers essais en hypnose, parce que je répétais un tuto où ça y était, mais je l'ai jamais enlevé. Et si vous aussi vous utilisez ce que j’appelle la purge, je suis très curieux de vos retours.
  2. 5 points
    Salut, Alors je sais que je vais m'attirer les foudres de certains avec mon message Kevin est un bon hypnotiseur et connait bien le domaine, mais personnellement je ne voudrais pas me faire hypnotiser par lui. Ce qui me déplaît chez lui, c'est le costume qu'il enfile en permanence. Il est ancré dans un personnage (qui'il a passé du temps à fabriquer) et la manière dont il parle/hypnotise ne fait pas naturel du tout. Il est très bon techniquement mais son personnage ne faisant pas naturel, il perd un peu en puissance. Pour moi la pratique de l'hypnose utilise la communication, et elle gagne en puissance si elle est naturelle et sincère.
  3. 5 points
    Je pensais appeler ce sujet "et le réel dans tous ça" puis je me suis dit qu'opposer le réel et l'hypnose dans le titre n'était pas forcément des plus pertinent puisque l'objet de ce topic est justement de questionner votre rapport entre le réel et l'hypnose. Ou plus largement, de demander ce qu'est l'inverse de l'hypnose. À quels niveaux situez-vous les différences entre l'état d'hypnose et l'absence d'état d'hypnose ? Qu'est-ce qui vous permet de savoir que vous êtes hypnotisés, ou que votre volontaire est hypnotisé ? Peut-on croire que l'on est hypnotisé alors qu'on ne l'est pas ? Peut-on croire que l'on n'est pas hypnotisé alors qu'on l'est ? Et, finalement, la question du titre : Quel serait selon vous l'inverse de l'hypnose ? L'objectif de ce topic n'est évidemment pas de jouer à qui a la plus grosse. Il y a un siècle et demi, la psychologie était une sous-section de la philosophie et il me semble qu'à trop ressasser nos petites recettes de cuisine, nous perdons un peu la beauté et l'intérêt d'un questionnement plus profond sur la nature de l'homme et le sens du réel que devrait - à mon humble avis - faire naître en nous cette belle discipline que nous pratiquons.
  4. 5 points
    Hop là, premier compte rendu je crois bien. Il sera assez court, car je ne vais m'attarder que sur une partie de la séance, mais il démontre bien que l'inconscient sais vraiment être très joueur ^^ Lors de la formation de ce 24-25 juin, petite séance avec l'une des stagiaires, celle-ci plutôt réceptive souhaite vivre des hallus après avoir vu @Cédric Le Gac voir éléphants rose en tutu, licorne et chatons. Début de séance classique pour se mettre en bain et approfondir au fur et à mesure. Puis on tente une hallu visuel : nada. On passe alors au hallu gustative/olfactive, on débute en tentant de changer l'eau en jus de citron (toi qui me lit, tu as déjà gouter un citron ? tu te rappel du goût ? tu te rappel de l'acidité ? tu sens que déjà tu salive un peu ? et que peu à peu une douce saveur de citron envahie ta bouche ? très bien)...sauf que ce n'est pas très concluant. On change en prenant autre chose : la fraise, et on passe par un signalling. L'inconscient est partant. Mais...non plus. Qu'a cela ne tienne ! que voudrais-tu gouter inconscient ? qu'elle est la premier chose qui te vient à l'esprit...maintenant. Réponse : "vert"...bon ok...l'inconscient dit qu'il sait quel goût, le conscient n'en a aucune idée ^^. Vingt seconde de préparation demandé par l'inconscient...1...2.........20. On goute...grimace \o/ le goût est très présent. La volontaire recrache (nous étions tranquillement assis sur l'herbe). Bon gros rire général avec la volontaire qui se demande encore comment son inconscient à pus imaginer ça. (Et à ce moment là @Meemi : "comme quoi l'inconscient est très joueur") On arrête la séance un peu après, lorsque le conscient et l'inconscient décide d'arrêter. Feed back : "j'avais l’impression de boire un escargot". Je lui refais gouter l'eau qui à bien un goût...d'eau ^^ Comme quoi, Meemi à tout résumé, ce troll d'inconscient à fait passer l'hallu en prenant quelques chose de bien what the fuck ^^ et la suggestion est passé sans aucun problème et de manière très prononcé malgré des débuts peu concluant. En bref : en hypnose, l'inconscient est votre meilleur ami.
  5. 5 points
    Service de renseignement français en 3 lettre ? La DGSE , la DGSI ? en France, on ne fait pas comme tout le monde ! Il est certains que l'on peut faire vivre une expérience par le biais de l'esprit. Peut-on vivre une expérience où on est capable de récupérer une information impossible autrement que par une sortie corporelle ? Pas encore prouvé de manière sérieuse. Mais faire cette expérience est assez simple en fait. Je l'ai déjà fait sur 3 personnes qui était tout autant certains d'en être capable. A chaque fois un échec. C'est assez simple. Je dessine 4 figure géométriques coloré simple sans aucune contraintes (elles peuvent être toutes identiques comme toutes différentes) sur le choix des figures, dans une disposition simple (haut, bas, gauche, droite, aligné vertical, en "L" , etc...) Le but est de me décrire ce dessin. L'avantage est que je peux laisser ce même dessin aussi longtemps qu'il le faudra. S'il y a des choses qui peuvent t’empêcher de bien voir le dessin (taille, couleur,etc...), fait le savoir. Si tu as besoins d'information en plus ( pour la localisation,etc...) fait le moi savoir. Mon but est de te mettre dans les meilleurs conditions possibles pour que tu puisses réussir. Penses-tu pouvoir me donner une unique réponse (en refaisant le dessin par exemple ?) Cela te semble correcte ?
  6. 5 points
    Koko

    L'inverse de l'hypnose

    Question annexe essentielle à la réflexion de ce topic : c'est quoi l'inverse d'une tarte à la rhubarbe ?
  7. 4 points
    J'ai eu le grand plaisir d'assister au premier spectacle de Derren Brown en sol nord-américain, à New-York. Son titre est "Secret" et je soupçonne son contenu d'être très proche de celui d'Underground (le spectacle que joue Derren Brown cette année en Angleterre). Il s'agit pour l'essentiel d'un florilège de ses spectacles précédents adapté à une petite salle de 200 places. On y retrouve donc des grands classiques du mentalisme, avec un numéro d'oracle par exemple, ou un "Qui est-ce?" grandeur nature... Le spectacle s'intitulant Secret, je ne rentrerai pas trop dans les détails et les punchs du spectacle, mais si vous avez déjà vu l'intégralité des shows sur scène de Derren Brown (on peut les trouver sur youtube), il n'y a rien de nouveau. La soirée repose beaucoup sur les talents de narrateurs de Derren Brown, son humour et son charisme. Les liens entre les numéros tiennent par cette narration qui tente de construire un tout (à mon avis de façon réussie). La majorité du public ne connaissant pas le mentaliste anglais, ses réactions étaient très intéressantes et spontanées. Si j'ai mis ce bref compte-rendu de spectacle dans "Tout ou rien", c'est que l'hypnose n'y occupe qu'une place assez anecdotique, voire d'enrobage (peut-être moins pour l'acte final). Il y a eu en tout trois moments d'hypnose, même si Derren Brown n'a jamais utilisé le mot. Puisque nous sommes sur un forum d'hypnose, je vais vous les détailler un peu plus, sans trop donner de détails sur les tours qu'ils habillent: - Premier moment, un spectateur a été retenu sur un lancé de frisbee dans le public. Avant d'arriver sur scène, il récupère trois noms de célébrités écrits sur des papiers, il en choisit un sans les regarder avant. Derren Brown plaisante un peu sur un nom non-retenu, puis fini par mettre en transe le spectateur avec un "sleep" ferme. Par la suite, au travers d'un contact physique, Derren Brown devine le nom de la célébrité. Je n'entre pas dans les détails du tour mais il aurait pu faire exactement la même chose sans transe. D'ailleurs je ne suis pas convaincu que le spectateur ait été hypnotisé, mais à quelques rangées de distance c'est difficile d'avoir une impression précise. - Deuxième instant, Derren Brown annonce qu'une vidéo va être projeté et qu'elle pourrait avoir un effet sur notre comportement. Il invite toutes les contre-indications habituelles à l'hypnose à fermer les yeux et se boucher les oreilles. Il précise qu'à l'issue de la projection certaines personnes pourraient avoir l'envie irrépressible de se lever. La vidéo elle-même présente des images saccadées d'un individu posant un crayon sur une table, accompagnées d'un bourdonnement. Rien de spécial à mon avis. À l'issue de la vidéo, un silence et une attente se créé pour voir si quelqu'un se lève.... Et pour être honnête, à ce moment, j'hésite. J'ai une envie folle, depuis le début du spectacle, d'être choisi pour un numéro. Mais je me dis que n'étant pas en transe, je ne suis pas légitime à monter sur scène. Personne ne se lève... Finalement, je décide que mon envie de participer au spectacle est une raison tout à fait acceptable et je me lève, suivi bientôt par quatre autres personnes. Derren va travailler directement dans le public avec deux d'entre-eux. Test des mains collés. La première personne les décolle au bout de quelques secondes. Pour la deuxième, l'effet va être plus marqué et Derren va jouer un tout petit peu en faisant passer la catalepsie des mains aux cordes vocales. Il demande ensuite à une personne du public de choisir un de nous cinq pour être utilisé plus tard... Et je suis désigné! Il va ensuite passer une vidéo+bruit à toute la salle, je suis la seule personne qui doit me boucher les oreilles. - Arrivé à la presque fin du spectacle, je suis assez fébrile à l'idée d'aller sur scène à un moment et cette fébrilité commence à me faire partir en transe légère. Lorsque je suis appelé sur scène, il y a cinq spectateurs pris au hasard qui ont dessiné un animal (tiré au hasard également) et qui gardent leur dessin caché. Je dois choisir l'un d'entre-eux. Une fois mon choix fait, Derren Brown me donne la consigne de chanter une berceuse tout en faisant de l'écriture automatique. Après s'être assuré que j'avais compris ses instructions, il m'adresse un sleep. Je me surprends avec quelle rapidité je réagis à la commande. J'entonne alors, sur une scène d'un théâtre New-Yorkais, un "meunier, tu dors" qui devait être parfaitement faux. Et je sens ma main qui écrit un mot que je suppose être "lapin" suivi de nombreuses arabesques. Sans ouvrir les yeux, je mets le papier dans une de mes poches (j'ai une chemise ce sera une poche de poitrine). Un peu plus tard, la personne que j'ai choisie révèle un dessin d'éléphant. Je prends le papier dans ma poche... Les arabesques dessinent de façon hasardeuses mais clairement identifiables le mot "elephant". Je suis stupéfait, Derren Brown est triomphant. Une fois le spectacle terminé, j'ai eu l'occasion de repenser à ce qui s'était passer sur scène, et j'ai maintenant une bonne idée de la façon dont les choses se sont déroulées. Dans mon récit, j'ai volontairement omis des détails qui me paraissent importants a posteriori, et j'ai cherché à vous retranscrire l'expérience comme je l'ai vécu. J'ai moi-même un esprit très analytique et cela gâche beaucoup de spectacle de magie que je vais voir puisque j'identifie les trucs au lieu de rêver, et je ne veux pas compromettre le plaisir des autres. La soirée a été exceptionnelle pour moi car, en ayant été sur scène au cœur du spectacle, j'ai pu me laisser prendre pleinement par la magie, et c'est une sensation merveilleuse.
  8. 4 points
    Je me rappelle encore de son visage vraiment dégoûté qui nous regardait d'une façon à nous dire "Je dois vraiment boire ça ? " Priceless
  9. 4 points
    Bon maintenant que tout le monde t'a rassuré tu as peut-être moins peur d'entendre des reproches Je trouve que la plupart des forumeurs ont bien vite jugés les neuro-psy-mescouilles et ce, sur la base de ce qu'ils auraient dit et non pas des résultats obtenus. Si je me fies à ton récit, nous avons donc toi d'un côté qui racontes pleins de choses positives sur l'hypnose et qui traumatise une jeune fille et de l'autre ces vilains messieurs qui lui racontent pleins de choses négatives et qui arrivent semble-t-il (aux dernières nouvelles en tout cas) à stopper les phénomènes génant que ta prestation a vraissemblablement déclenché. Moi j'aime bien les faits et je les trouve assez éloquents. Je m'en vais donc proposer une autre lecture des évènements qui permette des les apréhender, en sortant du présupposé un peu mystérieux que les personnes qui sont intervenues après toi et qui ont réussies là où tu as échoué, seraient forcément incompétente parce que professionnelle... Nous avons donc une jeune fille qui part en colo sportive. Comme elle est mineure elle est d'ordinaire sous la responsabilité de ses parents, comme elle est en colo, c'est l'entraîneur qui assure ici la figure d'autorité. C'est lui qui constitue le lien de confiance entre les parents et la jeune fille. En demandant l'autorisation des parents, tu court-circuites l'autorité de l'entraîneur et tu places ton spectacle d'hypnose en dehors du cadre de la colo. En "temps normal" ; s'il n'y avait pas eu de problèmes, cela n'aurait eu aucune incidence mais dans le cas d'un plantage comme celui-là, il n'est pas impossible que ses "endormissements" auraient cessés dès la fin de la colo s'ils étaient restés cadrés au sein de la colo. Il est possible aussi que les tentatives de l'entraîneur d'aider la jeune fille aient eu plus de succès si il incarnait toujours une figure d'autorité, ce que ta demande innocente et partant d'un bon sentiment a pu empêcher. Mais évidemment, ce n'est pas là que ça a merdé. Je pense que tu t'en doutes, et certains plus haut l'ont déjà mentionnés. Mais quand tu commences à avoir des gens qui pleurent à un spectacle, eh bien il faut arrêter de les hypnotiser, c'est juste du bon sens. Tu as des hallu visuelles badantes ? Comme c'est curieux, et si on essayait les hallus gustatives ? Le fait de les réinduire à chaque fois n'est pas plus problématique que ça dans l'absolu, le problème c'est que ça affaibli de plus en plus la conscience de ton volontaire d'être réinduis. D'ailleurs tu n'as pas précisé la technique mais je suppose que tu as procédé par rupture de pattern, qui a pour effet de fragmenter la personnalité. À partir d'un certain âge l'esprit a l'habitude de se scinder et de se reconstruire, c'est pourquoi ce n'est pas problématique. Moi personnellement je ne fais pas de ruptures de pattern avant 12 ans. À 14 ans, ça se discute, il faut voir au cas par cas. En tous les cas si elle avait déjà des hallus visuelles ce n'était pas forcément la peine d'insister. Pour critiquer les psys beaucoup se sont basés sur la communication et peu sur la méta-communication. Camille l'a évoqué, effectivement cela pourrait être un besoin d'attention. Mais au vu de ses réactions à moyen terme je ne pense pas. Mon hypothèse est que les pleurs étaient une manière inconsciente de dire "Je ne veux pas". Erickson l'a montré à de multiples occasions, l'inconscient peut créer des symptômes pour s'exprimer ou pour donner un prétexte à la conscience pour reprendre le contrôle. Il évoque par exemple dans ses articles le cas d'une jeune femme dont le bras a été placé en catalepsie très longtemps et qui se prend à éternuer. L'éternuement l'oblige à reprendre le contrôle du bras. Là, les pleurs auraient logiquement du contraindre l'hypnotiseur à arrêter ses "expériences". À ce stade, je pense que la séance aurait juste été une mauvaise expérience pour elle, ou peut-être qu'elle l'aurait fait réfléchir et qu'elle serait venue te revoir dans la semaine. Il est difficile de savoir exactement quel aurait été sa réaction, probablement qu'avec un peu de recul elle aurait pu en tirer quelque chose de positif, mais voilà : l'entraîneur te demande de la réhypnotiser et tu le fais ; et en plus pour une suggestion qui n'est pas top (si elle fait de la natation de manière assez intensive, probablement que toucher à sa perception de la température de l'eau c'est quelque chose de plutôt intime, qui la touche profondément). Donc que fait l'inconscient ? Eh bien voyant que la réaction des pleurs ne t'arrête pas, il teste autre chose pour la défendre : l'endormissement spontané. Et là, tu vas te coucher avec elle !!! Sachant qu'à cet âge là, on a les hormones en feu d'artifice et qu'en plus tu incarnes, via l'accord des parents puis de l'entraîneur, l'autorité parentale, imagine le bizarre de la situation. C'est potentiellement quasimment incestueux ! Consciemment, à ce stade là, elle doit être très chamboulée. Son inconscient, pour X raisons ne souhaite pas que tu l'hypnotises et toi tu t'acharnes. Dans le même temps, il y a probablement un fond de tension sexuelle généré par l'hypnose, par toute l'attention que tu lui portes ainsi que par le fait que tu sois présent quand elle dort. Cela doit contribuer à lui brouiller l'esprit et participe selon moi du fait que par la suite, elle ne soit plus coopérative du tout, aussi bien consciement qu'inconsciemment. Consciemment elle ne sait pas comment réagir, donc elle ne réagit plus du tout. Et inconsciemment, eh bien le fait de s'endormir fonctionne mieux que les pleurs alors elle reste bloquée sur ce comportement. Là, le coup de grâce ! Tu appelles un ami à toi qui fait 150km pour venir t'aider. Ça peut sous-communiquer un grand soucis de bien-être pour l'autre, mais au vu du cadre qui s'est installé, ça sous-communique surtout une grande incompétence. Comment, le type à qui l'entraîneur ET mes parents ont accordés toute leur confiance, serait tellement incompétent qu'il est obligé d'appeler des gens au secours ? Je dirais que c'est le moment où tu perds toute autorité et tout contrôle sur ton hypnotisé. Le point positif, c'est qu'en faisant intervenir un autre hypnotiseur, tu brises à mon avis cette tension sexuelle qui avait pu être créée par l'hypnose. Tu n'es plus le grand mystérieux hypnotiseur. Tu es un hypnotiseur parmis d'autres, et même pas un bon, du coup en enlevant cette aura de prestige que l'hypnose a généralement sur les gens, tu ouvrais la porte à une relation normalisée avec elle... Oui mais voilà ! Le lendemain, tu tentes un "coup de bluff". À cette occasion, tu constates d'ailleurs que lorsque tu n'es pas là, tout va très bien. Mais tu trahis sa confiance en lui mentant ouvertement et en faisant une apparition près de sa chambre alors que tu lui as dit que tu étais dans le bus. À partir de ce moment là, il y a une constante nette dans ton récit : dès que tu es là, elle s'endort de manière incontrôlée et dès que tu n'es plus là (comme à l'hôpital où elle a été amenée en urgence) elle se réveille comme une fleur. Dans le même temps, tu communiques avec elle de manière ultra paradoxale : tu lui dis que c'est elle qui contrôle tout, qu'elle peut se réveiller quand elle veut etc. et dans le même temps tu l'infantilises au dernier degré en la forçant à boire de l'eau sucré comme un nourisson braillard qui refuse sa têtée. À partir du moment où elle est allée aux urgences, ça fait passer sa problématique à un autre stade. Jusqu'à présent elle avait des réactions bizarre au contact d'un mec que personne ne connaît et qui se retrouve on ne sait pas trop comment à prendre le contrôle sur elle, sur ses passions (la natation) sur sa nourriture, son sommeil, son corps et son esprit. En l'amenant aux urgences, ça sous-communique que c'est elle qui a un problème. Si elle avait déjà consulté un psy quelques années auparavant, ça l'a probablement renvoyé à cette période là de sa vie. Probablement aussi que si au tout départ son inconscient cherchait à te faire arrêter l'hypnose c'est peut-être lié à la problématique pour laquelle elle a vu ledit psy. Ainsi donc, quand elle arrive chez elle, son problème avec toi s'est transféré à un problème plus général via les urgences, les psy etc. Je pense donc qu'au tout début, elle avait un problème qui n'est en rien lié à toi (d'où sa consultation quelques années auparavant). Puis tu t'es lié à ce problème en insistant dans l'hypnose, en la réhypnotisant et en l'infantilisant. En l'amenant aux urgences, ce problème s'est généralisé et intensifié en lui faisant craindre pour sa santé mentale, elle n'avait pas envie de "finir chez les fous". Par ailleurs, quel qu'ait été ce problème, les parents et l'entraîneur ayant apportés leur caution morale à ta personne, en l'hypnotisant et en montrant que tu étais incapable de gérer ce qu'il se passait (en appelant un pote notamment, ou encore en l'observant, impuissant face aux évènements, tandis qu'elle dormait) tu as également décrédibilisé les parents. Maintenant, comment les psys qu'elle est allée voir ensuite ont-ils agis ? En lui disant que les parents auraient du porter plainte, ils redonnent aux parents le pouvoir qu'ils ont abandonnés en l'envoyant en colo ainsi qu'en donnant leur accord pour la séance d'hypnose. En même temps ils reconnaissent l'intense souffrance qu'elle a subis et, subtilement, ils recréent un cadre : si les évanouissements continuent, il faudra porter plainte. Comme la jeune fille n'a probablement pas envie que cette histoire continue pendant des siècles et d'y rajouter des juges et des avocats, c'est en fait une menace contre elle, qui a le mérite de replacer la culpabilité sur l'hypnotiseur et non pas sur la jeune fille, tout en redonnant aux parents le pouvoir d'agir. En lui disant qu'il ne faut pas hypnotiser en dessous d'un certain âge, ils la dédouannent totalement et la rassurent vis-à-vis de sa normalité et de la salubrité de son esprit : s'il ne faut pas hypnotiser les gens de son âge, alors il est normal qu'elle ait eu des réactions bizarre après avoir été hypnotisée. En lui disant qu'il ne faut pas être hypnotisé plus de 15 minutes, ils lui donnent un nouveau comportement possible dans le cas où la situation se représenterait. Si cette jeune fille n'arrive pas à dire non, alors il faut que la sacro-sainte science, incarné par l'autorité de ces psys, dise non à sa place. Et visiblement... Ça a marché non ? Je parlais tout au début de méta-communication. C'est ce que la communication communique. Si tu lui dis qu'elle a le pouvoir, que elle elle te demande de la laisser tranquille et que toi tu insistes pour qu'elle fasse ceci ou cela, tu communiques peut-être qu'elle a le pouvoir, mais tu méta-communiques tout l'inverse. De son côté, en te demandant de la laisser tranquille, en te disant qu'elle est fatiguée etc. elle communique ET méta-communiques qu'il faut la laisser tranquille. Elle aurait eu les yeux qui vrillaient, des spasmes dans tout le corps ou encore des crises d'hystérie, on aurait peut-être pu considérer qu'indépendamment de ce qu'elle disait, elle méta-communiquait un besoin d'aide mais là, s'endormir, c'est plutôt paisible et passif comme réaction de défense. En conclusion, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle c'est qu'a priori, l'hypnose n'étant pas en cause, tu peux continuer d'utiliser les techniques que tu as apprises sans risques. La mauvaise, c'est qu'à mon humble avis il ne serait pas superfétatoire d'investir dans quelques bouquins sur la thérapie pour revoir entièrement ton positionnement d'hypnotiseur, qui a été tout le long de cette semaine plutôt catastrophique. Je te conseille "Un thérapeute hors du commun" de Zeig qui devrait te donner quelques notions sur l'autorité et la méta-communication. Par ailleurs, je te conseille également, le temps que tu puisses reprendre confiance en toi, de n'hypnotiser que des personnes majeures avec lesquelles tu n'entretiens aucune relation d'autorité préalable. Mes conseils donc pour pratiquer sereinement sans traumatiser quiconque : - Si un volontaire se met à pleurer dans un spectacle, arrêter le spectacle avec l'intéressé. Dans le même temps, autoriser les pleurs (tout est toujours normal en hypnose, si elle pleure à un moment donné c'est normal, c'est de la ratification élémentaire de l'autoriser à pleurer). En fin de spectacle, prendre un moment pour débriefer avec la personne, en prenant du feed back. Avant de dire "l'hypnose c'est ceci et c'est pas ça et tu as le contrôle et tu vas bien et... eh bien il faut savoir où elle en est elle-même. Peut-être que cette expérience lui a fait penser à quelque chose, peut-être qu'elle a envie d'en parler, peut-être que ceci ou cela. Pour pouvoir faire des conjectures, il te faut du feedback donc avant de lui dire quoi que ce soit il faut que tu lui parles de là où elle se trouve, en le lui demandant donc. Et si elle ne veut pas parler, c'est du feed back aussi, reste disponible au cas où mais éloigne-toi, laisse-la respirer. - Si une séance s'est mal passée ou passée d'une manière qui te semble étrange et que tu n'es pas sûr de comprendre ou être capable de maîtriser... Eh bien ne pas refaire une séance le lendemain avec la personne, ou à la limite si c'est l'intéressé qui demande. Il faut que la demande vienne de la personne dans ce cas là et pas qu'elle réponde à une sollicitation de l'hypnotiseur ou de toute personne tierces, particulièrement si cette dernière entretiens une relation d'autorité avec elle. - Si le volontaire demande à ce qu'on le laisse tranquille, il faut respecter sa bulle d'intimité ainsi que sa liberté, autant dire que dormir avec le volontaire n'est pas très recommandé... - Respecter la confiance que l'hypnotisé place en nous en ne lui mentant pas ouvertement (dire je t'attends dans le bus et l'attendre près de sa chambre par exemple). - D'une manière générale, être conscient de ses limites. Il y a des choses que tu pourras faire en hypnose dans un an, dans cinq, dans dix ans, que tu ne peux pas faire maintenant parce que tu manques d'expérience. - Enfin, savoir rester à sa place. C'est probablement le plus dur, les autres "conseils" relevant davantage du bon sens. Savoir rester à sa place dans une discipline comme l'hypnose ludique est très compliqué car en tant qu'hypnotiseur, nous avons un certain contrôle sur les sensations, les émotions, les perceptions et actions diverses de l'hypnotisé. D'où l'importance d'instaurer un cadre de jeu et de n'en pas sortir. Lors d'une séance d'hypnose de rue, tu n'es qu'un partenaire de jeu de ton hypnotisé, ce jeu est limité dans le temps, dans l'espace et borné par des règles implicites qui sont différentes pour chacun. C'est à force de pratique que tu arriveras à percevoir, via le paraverbal/nonverbal, l'intention, etc. quelles sont les limites à ne pas dépasser avec ton volontaire. En attendant, il faut prendre des précautions, notamment celles listés ci-dessus. Je rajouterais pour finir que si tu demandes très clairement à ton hypnotisé de rester sur ses jambes et que ce dernier s'effondre malgré tout et plusieurs fois de suite, eh bien son inconscient n'a clairement pas envie de jouer avec toi puisqu'il ne respecte pas les règles du jeu. À partir de ce moment là on n'est plus dans le jeu mais dans l'agression et à mon avis c'est comme ça que symboliquement, ton volontaire a vécu cette semaine. D'autant que ne suis pas trop revenu dessus, mais l'ambiguité pouvant exister entre une ado de 14 ans facilement impressionable et un beau sportif de 24 ans pendant une semaine de colo n'a pas du arranger les choses. En espérant que mon analyse et mes conseils te soient utiles
  10. 4 points
    Salut, pas de soucis pour les questions basiques. Toutes les questions sont bonnes et il ne faut pas hésiter à les poser Pour le réveil, je te conseille de faire que du positif, pour éviter les petits désagréments. Je vais reprendre ton texte (adapte le à ta façon dêtre et de faire) tu n'auras aucun mal de tête, pas même la tête lourde Tà tête est légère et tu te sens merveilleusement bien (on supprime la notion mal de tête et de tête lourde) tu te souviendras exactement de tout ce qu'il s'est passé durant cette séance Je rajouterais même "ainsi que tout ce que tu as ressenti et ce dans les moindre details". Quand l'utiliser ? Tout le temps ça ne coûte rien et au moins ça rajoute une "sécurité" pour que la personne se souvienne de la séance. Une personne somnobulique aura une amnésie spontané de la séance d'où le fait de lui suggérer qu'elle se souvient de tout. Personnellement, je le suggère après chaque phénomènes (à partir de l'amnésie en général) en rajoutant qu'elle se souvient de tous les ressentis dans les moindres détails. Et je le fais avec tous mes volontaires (ça prend 5 secondes, et 5 secondes ça ne coûte rien :P) cette nuit, comme les nuits suivantes, au moment où tu le souhaites, au moment où tu l’auras décidé, tu t’endormiras très facilement, sans aucun problème, sans aucune difficulte Tu te prend la tête je te proposerais un truc du genre : " au moment où tu va ouvrir les yeux, tu va être rempli d'énergie pour finir la journée (j'aime bien rajouter "mais pas trop pour pas faire chier ton/ta pote" ça fait rire en général) et ce soir tu pourras faire une bonne nuit de sommeil (optionnel, mais pareil ça coûte rien et ça reste dans l'esprit de ta phrase). parce que l’état de détente dans lequel tu te trouves actuellement n'a rien à voir avec le sommeil. Ça tu t'en fou un peu dans le réveil, ce genre de phrase se case dans le pré talk ou pendant la séance quand tu veux expliquer l"induction demain mardi, lorsque tu passeras ton entretien professionnel à 15h, tout se passera bien, tu te sentiras parfaitement détendue, en pleine confiance et en pleine possession de tes moyen Attention au mot détendu, elle peut partir en "transe". Tu te sentiras calme et sereine me semble plus approprié. J'espère avoir été clair. Le tout c'est de te l'approprier. Ce n'est pas un texte fixe (d'ailleurs je dit rarement la meme chose, je le fais au feeling le tout c'est de comprendre les principes). Et un réveil n'est pas un vrai réveil, ce n'est que des suggestions supplémentaires, donc autant essayer d'être le plus simple et le plus compréhensible possible en évitant les mots négatifs. (Je rebondi encore sur une phrase) (Et, à ton réveil, tous les petits désagréments qui peuvent parfois arriver auront disparu: Ne le dit simplement pas. Pourquoi parler de désagrément ? Après tout c'est cool tout ce que la personne viens de vivre. La personne risque juste de trouver que la séance n'était pas si agréable que ça J'en rajoute peu être un peu (quoi que...) mais c'est juste qu'on peu être surpris par l'interprétation de certains mots
  11. 3 points
    Voici un tableau qui référencie 172 chaînes youtube d'hypnose de rue/spectacle (essentiellement francophone) Vous pouvez trier en cliquant sur les entêtes. http://quizrama.com/StatHypno.aspx Vous pouvez me donner d'autres chaînes pour compléter.
  12. 3 points
    Bonjour les gens :3 Aujourd'hui, je viens vous apporter une petite expérience hypnotique. En effet, dans ce topic, je compte vous présenter un petit texte hypnotique, et je serai @Très curieux de vos réactions et de vos retours ! Car, en effet, peut-être le savez-vous, il y a plusieurs méthodes pour faire des suggestions indirectes ! L'une de ces techniques, bien connue des Ericksoniens, est le présupposé. Un présupposé, c'est quand vous imposez le fait que quelque chose va arriver, et cette certitude vous permet de passer à l'étape suivante sans avoir à remettre en question la réussite de votre suggestion initiale. Par exemple, si je vous dis que "vous pouvez être curieux de la première sensation que vous allez ressentir après que vos yeux se soient fermés", je porte votre attention consciente sur la sensation évoquée, mais pas sur le fait que les yeux vont se fermer. Cette suggestion indirecte, cachée, "ferme les yeux", se retrouve éclipsée et passe en arrière-plan. J'ai présupposé que la fermeture des yeux allait arriver, et je déroule les étapes suivantes du fil de ma pensée sans avoir à revenir sur le fait que les yeux se ferment. Si vous le voulez, voici d'autres exemples de présupposés : "Au moment où ta main va devenir légère, je me demande si cette sensation de légèreté sera plus présente au niveau des doigts ou au niveau du poignet." présupposé : ta main va devenir légère. "Et quand la main sera montée du genoux jusqu'à aller toucher le front, tu pourras prendre une grande inspiration et te détendre deux fois plus" présupposé : lévitation de la main vers le visage "Et quand cette partie de toi sera déjà un peu plus en transe, tu pourras remarquer comme un mouvement léger de l'index ou d'un autre doigt" présupposé : Une partie de toi est déjà un peu en transe (puisqu'elle va le devenir "un peu plus") Vous commencez à voir la structure ? Je l'espère, parce que maintenant, on s'apprête à entrer dans le vif du sujet, avec un présupposé de niveau 2 ! Une sorte de meta-présupposé, développé par notre ami Pops. Le principe est simple. Si simple que je vais vous en donner immédiatement un exemple. Vous savez combien il est mauvais de donner des suggestions négatives, comme "Ne paniquez pas !" ! Nous autres hypnotiseurs, on décrypte ça comme "l'inconscient n'interprête pas la négation", si bien que "Ne paniquez pas !" devient une suggestion très directe : "paniquez !" ! Pour éviter cela, on nous apprend à éviter les mots marqués émotionnellement négativement : "panique", "peur", "colère", "inconfort"... Ainsi, la suggestion correcte de "ne paniquez pas !" devient quelque chose de l'ordre de "reste calme !". Et c'est là qu'entre le présupposé de niveau 2, issue d'une discussion-blaguge avec Pops, et que j'ai conceptualisé sous le nom de "présuPopsé" : si quelqu'un vous dit de "rester calme", cela présuppose qu'il y a toutes les raisons de paniquer, non ?! Alors vite ! Aaah ! Au secours !! C'est pourquoi, je vous propose le petit texte hypnopopsotique suivant. À l'exception de quelques unes, chaque phrase contient un présuPopsé. Ce que je vous demande ici, c'est soit de vous amuser à decrypter chaque phrase, soit de simplement lire ce texte comme une séance à part entière. Vous êtes prêt ? :3 Auquel cas, c'est parti ! Et le but de cette séance est de ne rien faire. Vous pouvez garder le contrôle à chaque instant, si bien qu'au fur et à mesure que rien ne se passe, il est possible que vous cessiez de ressentir quelque chose, et surtout pas ailleurs que dans vos mains. Mais avant que cela continue de ne rien faire, vous pouvez prendre une légère inspiration, et je vous y invite. Une respiration telle que vous puissiez rester dans un état désagréable. Un état où on pourrait vous dire "continue de rester en inconfort !" pendant que vous vivez quelque chose, et que ce 'quelque chose' reste composé de 'rien', de vide, ou de neutralité. Et vous pouvez être tenté d'être constant dans cette expérience. Persistez à rester instable ! Car au fur et à mesure que vous demeurez conscient, que vous continuez à être immobile, vous pouvez vous demander de quelle manière il est possible pour votre corps de réagir aux suggestions. Certains préfèrent analyser là où d'autres décrochent, et d'autres préfèrent analyser les raisons du décrochage, car il est vrai qu'au bout d'un moment, tout ça monte à la tête. Et je me rappelle comment l'idée de ne rien faire permet d'empêcher les effets hypnotiques quand on se concentre dessus. Et inversement, je peux vous laisser expérimenter ce qu'il se passe lorsque vous restez inattentif aux idées qui créent ces effets. Vraiment, maintenant, prennez quelques minutes pour vous avec l'idée de faire front aux effets hypnotiques, et restez passif. Et que tous ceux qui n'ont rien eu lèvent la main.
  13. 3 points
    Koten

    [Tours] Lazare 15ans

    Bonjour, salut, bienvenue :3 C'est sympa d'avoir des gens sur Tours. C'est bien. Par contre sur Street-hypnose, il y a quelques années mais pas si longtemps que ça, on déconseillait fortement aux lycéens de pratiquer dans leur lycée. Tu pourras trouver des comptes-rendus où la pratique de l'hypnose dans un établissement scolaire a été mal vue par l'administration, ce qui a résulté en une interdiction pure et simple. Et, étant donné qu'on essaye de divulguer une image saine et sans scandale de l'hypnose, c'est mieux d'éviter de pratiquer dans l'enceinte de ton établissement. En dehors, pas de soucis, mais dedans ça craint ! :X Le même principe de précaution a fait qu'on a inscrit dans la charte le fait de ne pas jouer à l'apprenti sorcier avec l'hypnothérapie. Ce point là est tout aussi sensible que le précédent. Dans les faits, on te fait confiance pour ne pas faire le zouave, mais comprends qu'on est moralement tenu de te dire de ne pas travailler sur ces problématiques sans formation adéquate. Toujours dans la charte, et toujours selon un principe de précaution, on a mis qu'on n'hypnotisait pas en dessous de 16 ans sans l'accord parental. Toujours pour éviter qu'un mineur rentre chez lui et déclare fièrement "Aujourd'hui, au lycée, je me suis fait hypnotiser !" et que ça crée un incident diplomatique. Voilà, c'étaient les rappels à la charte nécessaires. Tout ça sert à installer un cadre dans lequel on peut tous pratiquer sereinement ; et bien que certaines règles puissent sembler arbitraires, il ne suffirait que d'un seul accident un peu médiatisé pour détruire le travail de toute la communauté. Autrement, on fera de la street à Tours quand tu veux. On est gentil, coucou. Bienvenue ici. :3
  14. 3 points
    Ce petit pamphlet est doublement symptomatique d'un certain monde de l'hypnose et de ses problèmes. Avant d'aller plus loin, je précise que je n'ai rien de personnel contre Pank, je ne le connais pas, et je livre mon avis uniquement sur la base du contenu partagé. Premièrement je partage quelques unes des interrogations et des accusations de Pank. Par exemple, je crois qu'il y a beaucoup d'école de formation en coaching/PNL/hypnose qui ne sont là que pour générer un revenu acceptable pour des personnes qui n'arrivent pas à assumer une position de thérapeute. Mais le deuxième problème c'est ce livre en lui-même. Au final l'autre se livre à une énième version de "les autres n'ont rien compris, regardez c'est moi qui ait la bonne attitude". Or, s'il veut me convaincre, il n'a pas la bonne attitude. Livrer un travail de réflexion, ce n'est certainement pas s'en remettre à sa propre intuition et nous la livrer comme une vérité. Un travail de réflexion, ça se pense, ça s'alimente auprès d'autres personnes, que l'on cite, que l'on référence et pas seulement vaguement au coin d'une page avec un site internet. La critique est une chose, mais quand vient le temps d'affirmer il faut être solide. Ou est la bibliographie qui étaye son propos? Lorsqu'il définit le facteur critique, ou le subconscient, sur ce quoi se base-t-il pour étayer ses affirmations? La seule expérience personnelle ne permet en aucun cas une généralisation des choses. (Par ailleurs, ce livret ressemble beaucoup à une promotion de ses propres méthodes et de ses ses propres formations; il met même une liste des gens formés dans les dernières pages. Un petit peu gênant quand on reproche à la "concurrence" de chercher à faire de l'argent.) Le problème c'est que ce livre est le pur produit d'une communauté hypnotique qui essaie de se raccrocher à tout ce qui passe (PNL, magnétisme, chamanisme, physique quantique, etc.) qui croit que l'anecdote individuelle est la plus pure expression de la validité scientifique, et qui ignore soigneusement un minimum de cinquante ans de littérature scientifique sur l'hypnose et la psychologie. Et la vérité crue et difficile c'est que nous avons très peu de renseignements sur l'efficacité réelle de l'hypnothérapie, et encore moins sur des cas complexes. On trouve quelques études sur l'efficacité sur l'arrêt du tabac, mais ce n'est pas glorieux (20% d'arrêt après un an, avec des patchs de nicotine, ici). Les seules études solides et répétées c'est sur les anesthésies et les analgésies, et le plus souvent par hypnose directe. Je n'ai même pas trouvé d'études sérieuses qui attestent que les transes conversationnelles sont de même nature que les transes par fixation de l'attention. Est-ce qu'il faut arrêter pour autant? Je ne le crois pas. Mais il faut être extrêmement prudent dans nos affirmations. Avant de dire que les autres ont tort et que notre méthode est la bonne, il faut des preuves solides. Par exemple, j'ai une théorie personnelle sur l'hypnose, assez éloignée de ce qui est enseigné dans la plupart des "écoles". Mais pour l'instant ce n'est que mon intuition, je m'abstiens donc de la présenter comme la vérité. Mais comme comprendre le phénomène hypnotique est, moi aussi, ma passion, je me donne les moyens de vérifier mes hypothèses. Je lis beaucoup, je confronte mon opinion avec des gens d'autres milieux, j'analyse des séances, je prépare des grilles d'observation, bref je mène un travail de recherche. Ce travail va prendre deux ans avant d'aboutir, sa forme finale fera probablement autour de 130 pages, avec une bibliographie étoffée. Et le pire, c'est qu'il ne couvrira qu'un petit aspect de ma théorie.
  15. 3 points
    Dans mon temps on acceptait les jeunes nouveaux à coups de pied au derrière, les traditions se perdent décidément. Bienvenue quand même.
  16. 3 points
    Bonjour!! D'habitude je ne parle pas pour cette groupe, parce que je suis depuis un hypnotiseur depuis Barcelona, Espagne; mon niveau de Français et l'habilitez pour l'écrire sont faibles (ma je comprends tout et j'ai lis les publications sur le forum). J'ai fait un vidéo de divulgation: il est en Espagnol, mais j'ai écrit sous-tritrage en Anglaise. Dans le vidéo j'ai fais des interviews sur différents volontaires qu'ils ont expérimentez l'hypnose, et ils explainent ces expériences. Le vidéo est le résultat de deux moins de travail, et je n'aurais pas pu être plus satisfait des résultats. Dans les quelques jours je plan le sous-tritrage en Français et j'ai espère vos opinions!
  17. 3 points
    L'hypnose relationnelle, conversasionnelle sont à mon sens que des termes qui ont un mythe derrière eux et qui ont un seul but le marketing. Pour moi chaque séances d'hypnose commence par la relation, si aucune relation minimum n'est établie, la séance ne marchera pas. Je rajouterais même une relation de confiance (un minimum). Le conversationnel... c'est juste avoir une conversation avec son interlocuteur (verbal et non verbal). Personnellement je parle à mon volontaire et il me répond. Je fait donc de l'hypnose conversationnelle. Cette explication vous coûtera 1300 €
  18. 3 points
    Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui j'ai eu l'occasion de rencontrer @alban et @lancelotdefohet et comment dire.. C'était GÉNIAL ! Je n'avais jamais eu l'occasion de voir de l'hypnose d'aussi près, et waou !! J'en ai pris pleiiiin les yeux. On a eu la chance de tomber sur un jeunot de 18 ans extra réceptif : il a volé dans les airs, rencontrer Daniel Radcliff (Harry Potter pour ceux qui ne connaissent pas ..), oublier le prénom de son ami, etc, etc. J'ai trouvé MA passion et ce qui me vend carrément du rêve. Alors merci à vous deux pour ces moments géniaux et de m'avoir fait comprendre que moi aussi j'en suis capable. Des bisous !
  19. 3 points
    Merci à toi, il n'y a plus qu'à te lancer Maintenant tu connais meme un bar où pratiquer (c'est super rare qu'un patron autorise son serveur à se faire hypnotiser au lieu de travailler :P)
  20. 3 points
    RONALD

    Jean-Emmanuel

    Jean-Emmanuel, toi qui as su changer quelque chose en moi et me faire accepter ce que je n’arrivais pas à accepter, toi qui as su me donner la motivation et l’envie de vivre pleinement notre passion, d’aller au-delà malgré mon âge avancé et de transmettre cette passion. Bon anniversaire.
  21. 3 points
    Comme probablement certains d'entre-vous, je lis beaucoup d'ouvrage sur l'hypnose. J'essaie de lire des ouvrages de toute sorte, de toute provenance, qui me permettrait d'élargir ma compréhension du phénomène. Et je suis de plus en plus effaré des "trous" dans l'histoire de l'hypnose qui est raconté par ses livres. Je m'explique. À chaque fois qu'un auteur entreprend de faire l'historique de l'hypnose il commence généralement avec Mesmer. Déjà ça a de quoi faire hurler quand on s'intéresse à la pratique de cet homme, très éloigné de ce que nous pratiquons aujourd'hui. Mais acceptons l'impulsion initiale. Acceptons aussi les références tout aussi douteuse au Marquis de Puységur dont la pratique était pour le moins particulière. L'auteur mentionne parfois James Braid, parce que bon c'est tout de même lui qui popularise l'usage du mot hypnose, et on passe rapidement aux écoles de Nancy et la Salpêtrière (Janet, Charcot, Bernheim, etc...). Parfois on nous parlera un peu de Freud (ce qui est la moindre des choses vu son poids sur une certaine tradition psychothérapeutique). Ensuite on saute directement à Érickson. On nous dit souvent que l'hypnose sombre dans l'oubli, que les gens passent à autre chose, alors qu'elle n'a jamais cessé d'être étudié plus ou moins sérieusement. Et après Érickson, rien ou presque. Les partisans de la PNL évoqueront vaguement Bandler et Grinder et quelques un des leurs héritiers. Parfois les auteurs parlent de quelques un de leurs contemporains mais rien de plus. J'ai constaté ces trous historiques dans des ouvrages des années 90, des années 2000, et même un ouvrage des années 50 (qui mentionne Érickson comme un contemporain et ne parle bien évidemment pas de PNL). C'est comme si des décennies de recherche passaient à la trappe. Les échelles de suggestibilités (bien que hautement discutable) établies par Stanford sont très rarement mentionnées. C'est comme si l'hypnothérapie avait une peur bleue de la recherche scientifique en hypnose et aussi des avancés en neurologie, en psychopathologie... On peut penser qu'il s'agit de choix éditoriaux, de prise de position, mais je crains qu'il ne s'agisse d'ignorance. Après tout la plupart des hypnothérapeutes avec qui j'échange ne vont pas plus loin que ce qu'ils ont appris dans leur école et ne creuse pas dans la littérature scientifique (ce qui n'empêche pas certains de parler de "reprogrammer les neurones" alors qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est un potentiel synaptique). Cette inculture m'afflige profondément et elle m'inquiète parce qu'elle se communique. Que dire quand on voit des "enseignants" en hypnose recracher ce qu'ils ont appris sans la moindre réflexion critique, sans creuser les sources des affirmations les plus étranges... Et leurs élèves écoutent docilement et ne chercheront pas davantage à savoir ce qui se cache derrière (ce qui n'est pas une critique spécifique à l'hypnose d'ailleurs, la plupart des étudiants se contentent d'apprendre sans questionner, malgré même la tentative de certains professeurs de développer une pensée critique). Je conçois que les études, la documentation n'est pas forcément facilement accessible. J'ai eu du mal à trouver certains ouvrages et je me félicite que la région où je vis dispose de bibliothèques universitaires bien garnies. Mais quand on écrit un ouvrage sur l'hypnose ou quand, comme certains, on prétend définir un mode de pensée ou créer un courant, est-ce que le minimum ne serait pas de faire se travail de recherche en amont? (Je précise ici que je ne parle pas d'ouvrage de Street Hypnose ou d'hypnose de spectacle, car ce sont des approches pratiques qui ne se prétendent pas comme des définitions de l'hypnose). J'avoue que dans les milieux de l'hypnose, j'ai plus souvent entendu des affirmations sorties de nul part, au mieux invérifiables, au pire fausses, que des affirmations assorties de sources précises.
  22. 3 points
    Est-ce que le contraire de 1 c'est 0 ou est-ce -1? Est-ce que le contraire de l'hypnose c'est son absence ou est-ce son opposé par rapport a un état "normal"?
  23. 2 points
    Ah, coucou monsieur Soleil d'argent du crépuscule ! Elle est chouette ta présentation. Comme toi. Chouette. :3 Bienvenue ! :3
  24. 2 points
  25. 2 points
    Clark Kent ? On peut même remonter beaucoup plus loin avec le débat entre Platon et Gorgias. Platon pensant qu'il existe un monde réel (le monde des idées) qu'on approche par le questionnement. Et Gorgias qui pense que la parole est créatrice, qu'elle est sa propre cause ainsi que sa conséquence. Quant à l'intitulé du sujet, je n'ai pas cliqué sur ces liens, mais cet individu a-t-il une idée de comment lui prouver que l'hypnose existe ? Car de toutes évidences, si on veut toucher l'argent, il ne faut pas prouver que l'hypnose existe, mais prouver au type qui a les sous que l'hypnose existe, ce qui implique de prendre en compte tous ses présupposés sur l'hypnose. La question n'est donc pas "qu'est-ce que l'hypnose ?" mais "qu'est-ce que l'hypnose pour LUI ?".