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Agraf

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Tout ce qui a été posté par Agraf

  1. Neuneutrinos Comme toi j’apprécie les débats, c’est pour ça que j’ai initié celui-ci. Tu mentionnes deux fois la censure en la niant ou la minimisant, pourtant Jean-Emmanuel l’assume parfaitement, il n’y a pas de « débat » sur cette question. Il la justifie au motif que ce débat serait « stérile » et que le sondage n’aurait eu que vocation à exprimer mon dédain. Le débat du débat est tranché : il n’y en aura pas. Mauvaise attitude. *** Je vais quand même prendre le temps de répondre à ton message parce que ma remarque initiale avait vocation à apporter un bien-être à cette communauté. À la nourrir d’une réflexion. Et je pense que cette réflexion pourrait t’apporter un bienfait. SH s’est coupé des personnes qui faisaient de l’hypnose dans les bars, ceux qui demandaient de l’argent pour en faire, ceux qui proposaient des suggestions qui ne conviennent pas aux membres, les hypnotiseurs de spectacle, tous ceux qui avaient une approche new age, les magiciens… Centrons-nous sur les présupposés de ton message. « Même si tu devais être bienveillant dans ce que voulais nous partager, de nombreuses idées peuvent être considérées comme un jugement bien tranché. » Le fait d’opposer la bienveillance d’un côté et les jugements bien tranché de l’autre, moi ça me choque. Pour moi tu arrives à mettre en peu de mots ce autour de quoi je tourne depuis le début. Je tourne parce que je ne sais pas exactement où je vais atterrir. Mais est-ce que tu te rends compte de ce que ça implique ? Pour être bienveillant, il faudrait un jugement… « émoussé ». La bienveillance, ce serait d’arrondir les angles. C’est pour ça que j’ai dans chacun de mes messages appelé à une compréhension individuelle de la charte. Quand on me soupçonne d’être malveillant parce que j’aurais un jugement tranché, je n’appelle pas ça de la bienveillance. Je trouve que ça ressemble à une sorte de paranoïa. D’ailleurs tu as parfaitement résumé la suite de suppositions qui mènent à la censure. Tu as écrit « prise de position qui peut supposer le rejet du reste. » La supposition est hypothétique, et tu rajoutes en plus un conditionnel histoire d’atténuer le propos, mais tu écris quand même « prise de position = rejet de l’autre ». « Le débat, alors peut être perçu comme attaque personnelle à l'identité d'une personne ou d'un groupe » Moi je n’ai pas du tout cette vision du débat et je trouve ça choquant qu’on puisse se sentir personnellement attaqué dans mon sondage ou l’un de mes messages. À mon avis, si j’avais voulu me montrer désagréable, vous vous en seriez aperçu. Mais je n’ai nulle animosité parce que j’ai un jardin. Depuis que, comme Erickson je me suis mis à faire pousser des tomates, j’accède à des niveaux de compréhension différent. Et dans ces niveaux, il y a pleins de choses qui me choquent dans ton message. Des choses qui me choquent à la fois par leur lucidité et par l’absence de réaction que cette lucidité semble susciter en toi. Tu écris encore qu’il faudrait faire plusieurs débats à partir de ce débat, en se concentrant à chaque fois sur un point précis. Mais c’est ça le problème ! Quand on dit que telle suggestion est éthique et telle autre ne l’est pas, on raisonne exactement comme tu proposes de le faire, en se concentrant à chaque fois sur un point précis. Ce que n’est pas l’hypnose ! La même suggestion va avoir des effets radicalement différents en fonction d’une infinité de paramètres. Là, dans ce débat, c’est pareil : je ne veux pas parler de tel ou tel point précis en me détachant du reste. Ce qui m’intéresse, c’est précisément d’avoir un ensemble de points organisés les uns par rapport aux autres, et je m’intéresse non seulement aux discours qui relie ces points entre eux, mais aussi au rapport au réel qui sous-tend le tout. Ce qui m’intéresse n’est pas tel ou tel point précis de la charte, mais un ensemble de faits insignifiants et épars, de mots, de raisonnements, de réactions, qui mises ensemble allument une petite alarme dans ma tête. Tu écris encore « En gardant à l'esprit que ce sera un débat d'opinion, qui ne sera pas vraiment sourcé mis à part des expériences personnelles voir vidéo à l'appui. » Mais moi je ne suis pas contrôleur des impôts. Je m’en fous que tu me sortes des études scientifiques ou que sais-je pour sourcer ton opinion. Ce que j’ai proposé c’était un débat entre personne de bonnes compagnie, c’est-à-dire que je pars du principe que ce que tu me dis est vrai pour toi. Moi je n’ai pas envie d’être le professeur ou le juge de ce que tu me présenteras. J’ai envie de te dire ce que j’en pense, comme je suis en train de le faire, mais il ne m’appartient pas de mettre en doute ce que tu me diras. Tout ça participe de la même logique : il faudrait prouver, argumenter, parce que sans cela tout ce qu’on dirait pourrait être interprété comme une position tranchée, donc de la malveillance et du rejet de l’autre. Tes expérience personnelles ont plus de valeur dans le cadre de ce débat que toutes les données scientifiques que tu pourrais me trouver par ailleurs. Il s’agit purement et simplement d’une question d’impression : est-ce que tu n’as pas l’impression qu’il y a un truc qui cloche ? Terminons par ta dernière phrase, là encore riche en présupposés : « Et d'être le plus concis possible pour éviter de s'éparpiller et de perdre le malencontreusement le contrôle. » Pourquoi perdre le contrôle serait-il nécessairement malencontreux ? D’où vient cette injonction qu’il faudrait « garder le contrôle » ? Nous débattons : la question du contrôle est hors sujet. Garder le contrôle sur le thème ? Mais c’est ce que vous avez à dire qui m’intéresse ! Ce que ce que j’écris évoque en vous. Garder le contrôle sur quoi ? Ça n’a pas de sens ! *** Moi quand j’entends un discours martial, ça m’interpelle. Si ça ne t’interpelle pas, si aucune de mes questions ou remarques ne t’a interpellé, c'est bien aimable d'avoir répondu ahah. Si tu souhaites poursuivre faisons-le en MP. La charte est vivante, c'était un requiem du débat.
  2. Alban, Tu me demandes ce que je propose. Je te réponds : Que puis-je proposer ? J’ai proposé un débat, qui a été en partie censuré sans aucune explication. Je ne fréquente pas beaucoup de forums, mais il me semble quand même que ça se fait, pour un modérateur, d’expliquer le motif de sa censure lorsqu’il décide de supprimer tout ou partie d’un message. Le sujet de mon débat concerne l’attitude que nous devrions avoir vis-à-vis de cette charte. Mais si nous ne pouvons même pas avoir un débat sans nous faire censurer, que peut-on bien proposer je te le demande ? Je ne critique pas l’attitude de Jean-Emmanuel. C’est son forum, il fait ce qu’il veut. Pour synthétiser et vulgariser ma réflexion à l’extrême, j’ai l’impression que le succès de ce forum était du au fait que c’était le forum de tous les passionnés d’hypnose. J’ai l’impression également que le désintérêt pour le forum est lié au fait qu’il soit progressivement devenu le forum de Manu, où il faisait ce qu’il voulait. Les gens qui hypnotisent dans les bars ne sont pas les bienvenus puisqu’ils pratiquent sur des personnes qui ont bus. Les ados qui pratiquent sur leurs camarades de classe ne sont pas les bienvenus puisqu’ils pratiquent sur des moins de 16 ans. Les magiciens ne sont pas les bienvenus parce qu’ils ne démystifient pas l’hypnose. Toutes les personnes qui vont essayer des suggestions ambigu ou à connotation sexuelle ne vont pas être les bienvenues parce que ce serait une mauvaise chose. Ou tout du moins des choses qui n’ont pas leur place ici. C’est une stratégie, c’est un choix. Mais à refuser tous ceux qui ne font pas exactement tout comme on leur a dit de faire, ça peut porter à conséquences. 1 Moins de gens 2 Des gens qui se ressemblent Ces deux points sont je crois parfaitement revendiqué par le créateur. C’est vers les points suivants que j’ai ensuite souhaité porter notre réflexion collective. 3 Des gens qui se sentent responsables pour les autres 4 Des gens qui se sentent mal pour les autres Tu nous a décris ce que tu ressentais après de nombreuses années de pratique, qui t’ont permis de t’aider à prendre du recul. Mais tu sais comme moi qu’il y a des tonnes de gens qui ressentent ça. Est-ce que le mail et l’article, qui nous informent que nous sommes sous la menace d’attaques médiatiques féroces, n’étaient pas de nature à entretenir un discours qui provoque du mal-être ? Encore au-delà de ces questions, il y a deux points supplémentaires qui ont été évoqués, sur la justesse de l’attitude. 5 Des gens qui technicisent la charte 6 Des gens qui entrent dans une logique de rejet et d’exclusion À propos de technicité, c’est le fait que vous soyez tous allés si loin dans le détail technique. Je pose une question de fond, une question de forme, et vous me répondez tous sur le seul domaine que je n’ai pas évoqué : la technique. Si la technique de la charte a pour conséquence de dresser des murs entre street hypnose et toutes les autres communautés, je trouve que c’est dommage. Au final, tout cela amène je le crains une logique de rejet et d’exclusion. Si le créateur est sur la défensive et qu’il souhaite que seuls ceux qui soient à son diapason interviennent, alors fatalement il n’y aura que des personnes sur la défensive. *** J’ai proposé l’Information comme solution, en suggérant un thème d’article sur la réalité derrière les attaques médiatiques : qui, quoi, pourquoi ? J’ai proposé d’élever le niveau, en suggérant que nous puissions profiter de notre compétence en hdr pour débattre d'autres sujets qui n'ont rien à voir mais où la connaissance de l'hypnose apporte un regard particulier. J’ai proposé la tolérance vis-à-vis de tous les passionnés d’hypnose. Etc. etc. Bises, à +
  3. Tu as raison Manu, ce n’était pas cohérent de ma part de déclarer que tu n’aimais pas la pensée complexe pour ensuite autant approfondir mon explication de texte. Simplement je ne comprenais pas comment tu avais pu à la fois si bien choisir l’extrait que tu cites, et si mal en comprendre le sens. *** Si tu ne devais répondre qu’à deux questions, j’aimerais que ce soit ces deux là : 1 Pourquoi as-tu supprimé le sondage ? 2 Est-ce que tu kiffes ce débat ? *** Moi je kiffe ce débat. Je n’aurais pas pris ni le temps de le lancer, ni le temps de l’alimenter sinon. Et je suis content que d’autres participent et je suppose qu’ils ne le feraient pas s’ils ne kiffaient pas eux-même d’y participer. Voilà un état d’esprit qui me parle. C’est ce que j’ai appelé la culture du débat. *** Il y a désormais suffisamment de matière sur ce topic pour que je puisse enfin définir plus clairement ce que j’entends par « attitude commerciale ». Tous vos messages ont consisté à me « vendre » la charte. Vous m’avez rappelé à quel point elle était utile, à quel point elle avait changé votre vie, vous m’avez parlé de ceux qui vivent sans charte et font n’importe quoi. Neuneu a même partagé sa propre charte d’éthique. Vous prêchez un convaincu. Vous avez supposé que je me contredisais, que je critiquais, que j’étais peiné ou aigris, voir que je ne pouvais pas tolérer la présence d’un cadre. Vous m’avez prêté toutes sortes d’intentions et parmi tout ce que mes messages ont suscités d’interrogation en vous, vous avez tous choisis de me répondre en me « vendant » la charte. Je suis conscient que ce que j’appelle « attitude commerciale » vous le percevez comme une attitude bienveillante mais justement : ce sont les présupposés qu’impliquent cette forme de bienveillance qui me questionnent. À un niveau méta, la charte étant le ciment de la communauté, proposer un requiem pour une charte pourrait s’apparenter à un positionnement « en-dehors » de la communauté. Dans ce cadre, me « vendre » la charte est une manière de me réintégrer et je suis touché par votre bienveillance à tous. À un autre niveau méta, le forum étant le refuge de la communauté, ouvrir un topic ici n’implique-t-il pas que je me considère légitime à le faire, et donc incidemment que je suis en accord avec la charte ? Mais si je ne remets pas en cause la charte, alors quel est le sens d’en proposer un requiem ? Le sens, c’est précisément ce que - je crois - nous sommes en train de faire : parler de ce qui est important aujourd’hui. Jean-Emmanuel, tu écris cette très belle phrase « que toutes celles et ceux qui y trouvent un intérêt me rejoignent dans cette nouvelle aventure qui selon moi touche à un élément essentiel de la vie qui n'existe plus dans notre société. L'intimité. L'intimité dans le rapport à l'autre, l'intimité dans le rapport à soi. » Je suis à 100% d’accord avec toi. Quand tu dis ça tu n’es pas en train d’essayer de me vendre un truc, tu n’est pas en train d’essayer de te défendre de moi ni de m’enseigner quoi que ce soit : tu partages ce que tu penses. Oui ! L’intimité c’est primordial. Et c’est beau et complexe à la fois l’intimité, parce que dès lors qu’on la partage elle n’est plus tout à fait aussi intime. Je suis depuis le début persuadé que l’hypnose telle qu’elle s’est développée dans le sillon de cette communauté possède une dimension révolutionnaire, parce qu’elle nourrit les rues des villes d’une philosophie non marchande du rapport. On a des adultes qui jouent entre eux avec leur esprit. À l’époque du tout numérique, cette pratique - que tu as su rendre « familiale » - est tout bonnement incroyable. L’hypnose de rue est aussi une porte ouverte sur la rencontre avec l’autre, à une époque où il est parfois difficile de découvrir de nouvelles personnes en dehors du cadre professionnel ou via des applications. Les gens se rencontrent, parlent, jouent, partagent de véritables moments d’intimité, de qualité. C’est merveilleux ! Mon inquiétude vis-à-vis de la charte vient précisément d’une sensation que j’ai eu dans le mail ou l’article mais aussi en rencontrant beaucoup d’hypnotiseurs, que les rappels de valeurs et tutti quanti empêchaient de dire ce qui compte. J’ai eu l’impression que la charte avait pris une place ambigu. Celle d’un cadre qui permet de pratiquer, mais aussi celle d’un discours. Est-ce que le discours martial et commercial qui s’est développé autour de la charte n’agirait pas comme un mur qui divise plutôt que comme un mur qui rassemble et protège ? *** Neuneu, je te remercie d’avoir partagé ta charte personnelle et surtout d’avoir précisé que tu trouvais ça intéressant. C’est tout le sel d’ouvrir un espace de débat : que chacun puisse y trouver un intérêt. Moi ce qui m’a intéressé dans ce que tu as écris, c’est surtout la volonté d’argumenter. Comprends-moi bien : pour moi la volonté d’argumenter implique un désir de contrargumentation. Pourtant, je trouve ta démarche très saine. Je crois qu’il est important d’avoir une éthique personnelle. Sur la forme de ton argumentaire, c’est très technique, je suis globalement d’accord avec les principes de bon sens que tu exprimes. Mais c’est la volonté d’argumenter que je note surtout. Rien de plus logique : nous sommes dans un débat, il faut bien dire quelque chose. Je me demande si tu as argumenté comme une invitation pour moi à contrer tes arguments, ou si tu as argumenté parce que tu te sentais obligé de le faire, comme si tu devais te justifier. C’est pour moi une différence très importante. J’aime que l’argumentation puisse être un jeu, mais je crains les situations toujours plus fréquentes où nous devons nous justifier comme si nous étions en cause ou soupçonné d’être fautifs. Tu vois ce que je veux dire ? *** Alban ! Je me souviens bien de ce que tu écris, et pourtant je n’y étais pas toujours. Ah… La vie parisienne ! Avec sa fougue et sa passion sauvage ! Dommage de t’avoir loupé la dernière fois, je ne suis resté qu’une petite demi-heure avec la nouvelle équipe. Ils m’ont eu l’air timide mais sympathique. Ce n’est sans doutes pas d’eux que tu parles lorsque tu évoques des troubles ? Les anecdotes que tu évoque me donnent l’occasion d’étayer mon questionnement sur la charte en deux points. 1 Est-ce que la charte ne serait pas nocive pour la santé ? Tu écris « des suggestions qui sont mal vécus par les hypnotisés qui ont pour seul but de flatter l'ego de l'hypnotiseur me met mal à l'aise » Le fait qu’une infraction à la charte puisse te mettre mal à l’aise n’est-il pas le symptôme que tu prendrais les choses trop à cœur ? Est-ce que tu es mal à l’aise pour l’hypnose ? Mal à l’aise pour les volontaires ? Mal à l’aise pour la charte ? Mal à l’aise pour l’hypnotiseur ? Tu écris ensuite « J'en ai un peu marre de faire du sav, de désactivé des ancrages, d'apprendre aux personnes à gérer leur réceptivité, de faire des réveils, et de récupérer des personnes qui se sentent mal à cause de suggestions malaisantes » Mais si tu en as marre, pourquoi le faire ? Tu pourrais faire des tonnes de choses différente plutôt que du sav, non ? Pourquoi ne pas hypnotiser plutôt que de laisser des personnes moins qualifiées s’en charger ? Pourquoi « apprendre » aux volontaires mais pas aux hypnotiseurs malaisants ? *** Moi il me semble que si on fait de l’hypnose de rue parce qu’on s’y sent obligé on n’est pas dans le meilleur état d’esprit. Si donc la charte donne la sensation à ses utilisateurs d’avoir un devoir qui les accable, les assomme et les attristes, n’est-elle pas nocive quelque part ? *** Parlons de ces groupies qui en ont eu marre d’être des jouets. Tu es très évocateur en peu de lignes. Moi ce que je comprends de cette situation me questionne encore et toujours sur la charte. 2 Quelle est la juste attitude à tenir dans une situation ambigu ? Le grand secret de la charte, c’est qu’elle n’est qu’une synthèse de principes généraux. À la différence de la charte de Neuneu qui entre beaucoup plus dans le détail de la technique. Dans la réalité de tous les jours, les choses sont parfois un peu plus complexe et ni la charte de SH ni celle de Neuneu ne peuvent sortir de toutes les situations. Il faut parfois un peu d’improvisation, un peu de créativité. L’un des points que j’ai abordé dans le message précédent, c’est celui de la complexité et je déplore qu’un discours trop porté sur l’image de la charte plutôt que sur une juste appréciation de la situation, soit de nature à porter préjudice à la beauté de cette intimité que l’hypnose de rue fait ressurgir entre les citoyens au détour d’un carrefour. On devine à l’emploi du terme groupie que ces personnes sont des habituées. C’est donc qu’elles trouvent un intérêt à revenir se faire objectifier. Je déplorerais la situation où l’esprit se bornerait à dire : ce qu’ils font est hors-charte, dehors ! Par exemple, ces personnes sont par la suite venues te voir afin d’être « protégées ». Et toi tu les as protégé, parce que c’était ton devoir de le faire. Pour l’hypnose, pour la charte, pour la communauté et pour ladite groupie. Bien. Mais si cette personne se mettait réellement en danger à travers sa pratique de l’hypnose, est-ce qu’en la « protégeant » tu ne lui donnes pas une « permission » de se mettre en danger ? Est-ce qu’en voulant bien faire au nom de la charte, tu ne te priverais pas d’autres approches qui pourraient potentiellement être plus efficace à l’égard de la personne comme à l’égard de la défense de nos valeurs ? Le plus simple, le plus évident, n’est pas toujours le plus juste et parfois qui veut faire l’ange fait la bête. En proposant un requiem pour la charte, je propose aussi un moment de remise en question. Est-ce qu’il est possible de penser du mal de la charte ? Est-ce qu’il est possible de dire du mal de la charte ? Si nous pouvons dire et penser du mal de la charte, alors lorsque nous en pensons du bien nous pouvons être tout à fait sincère. C’est aussi une question d’agilité d’esprit. En tant qu’hypnotiseurs ne devrions-nous pas cultiver une capacité de remise en cause de nos principes, afin de les affiner chaque fois que des situations nouvelles nous en offre l'occasion ? Il serait à mon sens critiquable que la charte soit incritiquable. *** Par ailleurs, il me semble aussi que s’il y a aujourd’hui partout des gens qui font de l’hypnose n’importe comment, c’est parce que nous avons initié un mouvement. À ma connaissance, le phénomène de l’hypnose de rue n’existe pas dans d’autres pays, sauf à ce qu’elle soit pratiquée par des magiciens professionnels. On ne peut pas nier l’implication que cette communauté a eu dans le développement de l’hypnose. Je trouve dommage de s’enfermer dans une attitude hostile à l’égard de ces personnes. Je me souviens d’un débat qui eut lieu, je ne sais plus si c’était sur le forum ou en live. Il s’agissait de déterminer si SH devait hypnotiser avec les hypnotiseurs de rue déjà présent ou si les différents groupes d’hypnotiseurs devaient restés séparés. Certains avaient peur que se mêler à des personnes étrangères à la communauté puisse affecter l’image de marque et se demandaient si les autres hypnotiseurs respectaient la charte. En ce qui me concerne, je pense qu’il faut partir du principe que nous sommes réunis par la même passion et que même si nous n’avons pas forcément la même vision de l’hypnose, les échanges sont souvent enrichissant. C'est en tout cas comme ça que j'ai compris le sens du mot "forum". Je pense aussi que si un hypnotiseur a une attitude incorrect, il vaut mieux avoir créé des liens de confiance et de respect avec lui afin que notre discours sur les bonnes pratiques soit audible. J’ai pu constater quelques fois que le ressenti des spectateurs n’était pas le même que celui des sujets. Et tout particulièrement, le ressenti des spectateurs hypnotiseurs n’est pas le même que celui des sujets débutants. Parfois on se focalise sur des choses qui nous semblent importante, et on passe à côté de l’essentiel. Par exemple Laurent, qui est un pillier de la communauté que personne ne pourrait soupçonner de malveillance ou autre. Ce même Laurent dont nous parlons, a pourtant eu des problèmes avec cette communauté, fut un temps, parce qu’il proposait au recto de sa pancarte de l’hypnose et au verso de la voyance. SH veut démystifier l’hypnose, alors proposer de la voyance au verso de sa pancarte, ça ne va pas. Il aurait fallu le mettre à l'écart. Je trouve que c’est dommage de se braquer dans ce genre de situations et de rejeter des personnes qui apportent beaucoup à la communauté, parce que Laurent apporte des good vibes, et je suis sûr qu’il y a pleins de gens qui pourraient apporter des good vibes s’ils n’avaient pas peur d’être jugés trop sévèrement, voir même jetés dans le cas où ils commettraient un crime de la pensée. *** Maintenant, je comprends aussi que Jean Emmanuel ait des ambition très différentes pour le renouveau de ce forum. De ce que je crois lire, il souhaiterait qu’il soit beaucoup plus intimiste qu’auparavant. Et de ce que j'entends à la fois du champ lexical courroucé ou de la suppression de mon sondage, ce type d’échange suscite une certaine nervosité chez notre hôte. Nous sommes donc sans doutes à la fois à l’intérieur du plus gros débat depuis 5 ans, mais peut-être aussi à l’intérieur du plus gros débat pour 5 ans. Et il est tout prêt de se clore. J'espère que, comme moi, vous en avez profité
  4. Je serais bref. Merci à tous les trois de votre contribution. Jean-Emmanuel ayant eu l’amitié de me citer, je vais vous proposer une explication de texte. « les combats ne portent pas que sur l’existence de tel ou tel mot. Ils portent aussi et surtout sur le sens des mots » Je ne souhaite pas que Jean-Emmanuel renie sa charte. Je comprends l’utilité de ladite charte. Je souhaite précisément, ainsi que je l’écrivais naguère, ouvrir un espace de débat sur le sens du mot charte aujourd’hui. Et pour ouvrir cet espace de débat, j’ai choisis de le faire en questionnant l’ordre du discours. Maintenant, je disais autre chose d’intéressant dans cet article : le cadre et l’image. Ni le cadre, ni l’image de mon message ne sont sarcastiques. Le cadre est amical : tu as envoyé un mail en nous invitant à revenir sur le forum, j’ai vu que Melo ou Alban étaient venus dire coucou. Je suis venu aussi : c’est amical. Quand à l’image, c’est-à-dire ce qui est inclus dans le cadre : son ton est polémique, pas sarcastique. J’ai expliqué ce choix dans le message précédent par une volonté de « dynamiser » le débat entre les personnes qui viendraient ici. C’est chose faite, nous sommes déjà quatre à participer. C’est peut-être le débat le plus animé de ce forum depuis cinq ans ! *** Dans cet article d’une lumineuse et immortelle actualité, j’écrivais : « Quelle est l’image de marque du mot « hypnose » en France ? Quelles connexions neuronales ce mot va-t-il induire dans l’esprit des quidams ? » La charte peut induire des comportements vertueux et promouvoir une bonne image, si elle est appliquée avec un certain état d’esprit. Quand je dis que j’ai souhaité ouvrir cet espace de débat à travers l’angle du discours : nous y sommes. L’état d’esprit des personnes qui appliquent la charte en 2022 est-il le même qu’en 2012 ? S’il a changé, a-t-il évolué dans la bonne direction ? Le discours de Jean-Emmanuel m’inquiète tout de même un peu… *** Parlons de cet article sur les vols sous hypnose et demandons-nous quel genre de « connexions neuronales » il est susceptible de créer, s’il était lu, par exemple, par une personne qui vient de se faire agresser et qui cherche à comprendre ce qui a pu lui arriver en tapant « vol hypnose » dans un moteur de recherche. Cette personne apprendrait qu’en fait elle souffrirait de « culpabilité suprême non assumée » et que son impression d’avoir été hypnotisée relèverait d’un « fantasme » et d’une « excuse ». Tu emploies des mots très dur à l’égard de ces personnes : selon toi il ne faudrait pas tolérer cette attitude qui consisterait en fait à colporter des idioties pour ne pas assumer qu’on s’est bêtement fait avoir. En lisant l’article, on a même l’impression qu’au fond, la vraie victime, la seule victime, c’est l’hypnose. Je me demande si ton état d’esprit au moment où tu écris cet article, n’est pas tellement pénétré de sa mission sacré de sauver l’hypnose, que tu en perds toute forme d’empathie pour les personnes qui seraient susceptibles d’être les premiers lecteurs. En restant sur la question des connexions neuronales, tu sais bien que la façon dont tu as tourné le titre de l’article était probablement la manière la plus susceptible de créer des associations entre « vol » et « hypnose ». Tout le champ lexical de cet article est extrêmement sinistre. Ça parle de souffrance, de victime, de bouc émissaire, de processus manipulatoire, de soumission à l’autorité. Toi-même tu as du sentir que tout cela était un peu lourd, puisque tu as terminé sur un paragraphe « bienvenue à Disneyland » qui sonne bizarre après toute la colère des paragraphes précédents. Et là je me dis : cet article n’a pas de sujets. On croit que tu vas bouffer du journaliste, tu te contentes de montrer qu’ils t’agacent sans « parler » de ce sujet. On croit que tu vas parler de technique, mais tu te contentes de dire qu’« il ne faut pas » confondre la technique hypnotique et la technique manipulatoire. On se dit que tu pourrais faire de la pub pour l’hypnose en rappelant la longue histoire de cette pratique dans le traitement des traumas, à la place tu nous dis qu’il faut juste foutre la paix aux gens, parce qu’ils sont en train de faire un joli voyage. Tu écris « Il peut aussi y avoir des amalgames ». Sauf que le cadre de ton article, c’est le vol et l’hypnose. Si un policier, qui a des témoignages d’agressions sous hypnose, cherche à se renseigner et qu’il lit ça. Qu’est-ce qu’il va penser ? Désolé monsieur, on a consulté les meilleurs spécialistes. Un gars qui a hypnotisé dans la rue des milliers de fois, c’est un as. Il est tout à fait possible qu’il y ait eu un amalgame entre votre agression et un peu de magie qui se serait faufilé dans votre esprit au moment où vous vous y attendriez le moins. Moi j’ai l’impression que tu as rajouté ce paragraphe parce que tu te sentais obligé de dire que l’hypnose est une chose merveilleuse alors que le thème de l’article ne s’y prêtait pas du tout. Je me demande aussi si tu n’aurais pas renoncé à parler réellement de tous les sujets que tu évoques à cause encore d’un état d’esprit ambigu vis-à-vis de cette charte. Si tu avais écris ce que tu pensais de ces journalistes, est-ce qu’il n’y aurait pas eu le risque que ça porte préjudice à l’hypnose ? *** Mais il n’y a pas que dans ton article que le ton est particulier. Quand j’ai lu ton mail, je suis venu de bon cœur et en même temps, j’ai trouvé que tu employais un ton martial qui m’a questionné. Ça parle tout de suite d’attaques médiatiques, de remobilisation tous ensemble, de contrer les attaques, soudés et unis. *** Tu aurais pu écrire d’autres trucs un peu plus « feel good » comme « j’ai hâte de vous retrouver » , « quelle belle communauté nous avons ! », « on va organiser pleins d’évènements super cool cet été » Là tu nous dis en substance « si vous venez pas c’est pareil, parce que moi je vais « tout » faire pour redorer le blason de l’hypnose ». Tu aurais pu faire un « best of » des meilleures routines pour redémarrer, tu aurais pu parler de la manière d’aborder ou de comment trouver un bon spot. Il y avait un grand nombre de sujets et de discours différent, tu as choisis de parler de vol et d’hypnose et tu as choisis de le faire avec un discours martial et très sombre. C’est un curieux parti pris quand même, de placer la première sortie Street Hypnose depuis 2 ans sous le sceau de l’urgence et de la guerre. *** Pour le dire autrement, ce n’est pas la charte qui est en cause, mais le discours qu’elle permet de développer. Je remarque que la charte te permet de développer un discours qui est bien éloigné de la charte. Par exemple, il y a parmi les valeurs de la charte la liberté. Or quand je parle d’une communauté d’esprits libres, tu assimiles ça à une horde de personnes toxiques qui veulent enfreindre la loi. Est-ce que les gens qui lisent cette discussion se rendent comptent l’étrangeté de cette réponse ? Est-ce qu’ils se demandent, comme moi je me demande, dans quel état d’esprit il faut être pour surréagir à ce point ? On est en pleine quatrième dimension ! Il y avait un petit sondage associé à ce topic. Est-ce que je rêve ou il a été supprimé ? Quel est le sens de tout ça ? Si tu évalues la menace médiatique avec le même esprit que tu as évalué la menace de mon sondage, alors permet-moi de rassurer tout le monde ici : nous ne risquons rien. *** Neuneutrinos. Merci d’évoquer Leagues of Legends (LoL), qui va me permettre d’étayer mon propos. On aura compris jusqu’à présent que je m’intéressais à l’ordre du discours, plutôt qu’au cadre ni au contenu de la charte. Mon interrogation concerne l’attitude de Jean-Emmanuel vis-à-vis de sa volonté de relancer le mouvement. Je ne doute pas qu’il soit sincère. Ce que j’ignore, c’est la vision qu’il a de ce que doit être ou peut être la communauté Street Hypnose aujourd'hui. Je pressens à son discours martial qu’il est dans un état d’esprit guerrier, mais je m’inquiète de la place qu’occupe la charte dans le discours, craignant que ce ne soit un état d’esprit guerrier sectaire. Bien sûr, le fait de censurer mon sympathique, innocent et inoffensif sondage n’est pas de la meilleure augure. Pourquoi LoL ? Si mes souvenirs sont bons, il y avait même à un moment sur le forum, un sous-forum qui était dédié à ce jeu qui, nous sommes bien d’accord, n’a absolument rien à voir avec l’hypnose. En tout cas, dans le chat, il est vrai que ça ne parlait plus que de ça. Mais Jean-Emmanuel le tolérait, parce qu’il aime bien LoL. En revanche, JE a toujours manifesté une attitude très hostile à l’égard des discussions politiques. Il ne tolérait pas les sujets politique parce qu’il n’aime pas ça. Pourtant, par exemple, si l’hypnose de rue est interdite du jour au lendemain, c’est bien qu’il y aura eu une décision politique à un moment donné ? Depuis dix ans qu’on nous prédit l’apocalypse dans le cas où un quidam ne ferait pas bloc derrière la charte, j’ai au final l’impression d’être très mal informé sur la réalité politique de la menace. Est-ce que vous connaissez des députés qui ont déposés des textes dans ce sens ? Est-ce qu’il y a des lobbys qui manœuvrent en sous-main ? Est-ce qu’il y a certains partis politiques qui parlent de l’hypnose dans leur programme ? Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup que SH ne s’interdise pas d’en parler ? Je pense que le plus important c’est l’état d’esprit. L’ordre du discours nous permet de conjecturer un certain état d’esprit. Cet état d’esprit interpelle ! Tu cites un autre point important. Le fait que de nombreuses personnes qui s’étaient rencontrées sur ce forum se réunissaient ensuite sur des serveurs privés pour s’installer des ancrages d’une manière parfois inquiétante. Et ces gens n’avaient pas le moins du monde l’impression de contrevenir à la charte. Puisque j’ai choisis le ton du polémiste, allons-y jusqu’au bout, c’était à se demander si certaines personnes n’étaient pas devenues des sortes « d’hypno-esclaves ». Si les gens qui ont l’impression de respecter la charte peuvent en arriver là, c’est qu’il y a un problème. Est-ce que le discours sur la charte n’a pas progressivement pris la forme et la fonction d’un discours religieux ? Tu n’as pas signé mais tu défends la charte. C’est ça l’attitude qui me questionne. Est-il possible de faire autrement que de défendre la charte lorsqu’on perçoit qu’elle est attaquée ? Je ne pense pas que tu me soupçonnes de vouloir utiliser l’hypnose pour maltraiter les gens, donc tu as bien compris que cette attaque contre la charte n’était pas une attaque contre la charte. Pourtant tu t’es quand même sentis obligé de la défendre. De « faire bloc ». *** Je suis d’accord avec toi Neuneutrinos, le fait que le créateur veuille s’investir est bon signe. Ce que je crains c’est qu’il veuille s’investir avec un état d’esprit clivant. Quel est le sens de ce vocabulaire guerrier ? Quel est le sens de cette absence d’empathie pour les victimes d’agressions ? Quel est le sens de la suppression du sondage ? Après 2 ans de discours clivant dans les médias, j’aurais apprécié une approche plus « bienveillante » de la part du créateur. En tout cas j’aurais mieux compris le sens qu’il donnait à sa charte s’il n’avait pas tout de suite assimilé les termes « communautés d’esprits libres » à hors-la-loi toxiques. Est-ce qu’on peut parler de manière intelligente ? Est-ce qu’on peut utiliser de l’ambiguïté, débattre d’idées plutôt que de personnes, est-ce qu’on a le droit de parler de choses qui n’intéressent pas Jean-Emmanuel ? Est-ce que nous acceptons la culture du débat, ou nous condamnons-nous à nous enfermer dans une logique d’affrontements de blocs ? *** Bonjour Phil2 Permet-moi également de te féliciter pour la qualité de ta contribution. C’est ce que je disais dans le message précédent : du fait de notre connaissance de l’hypnose, nous constituons une communauté rare et précieuse. Au fond, bien peu de chose ont été dites, mais c’est la manière dont vous avez choisis de contribuer, neuneu et toi, qui est importante. Vous avez la culture du débat. Vous êtes capable d’entendre un discours et de vous positionner par rapport à ce discours, sans entrer dans une logique d’affrontement de blocs. Vous êtes capables de dire « Là je suis d’accord et là je pense que c’est des conneries » sans que cela signifie « je suis avec toi » ou « je suis contre toi ». Ce qui m’intéresse dans ce que tu dis, c’est surtout les deux points finaux. Le reste est intéressant bien sûr, tout le monde a sa propre expérience et pourtant on retrouve toujours une part de son expérience dans celle de l’autre. Mais les deux points finaux sont particulièrement expressifs. Replaçons une dernière fois le contexte. Puisque j’ai semble-t-il bien mal été compris dans le premier message, j’espère que ça clarifiera le propos. Mon sentiment initial c’est de me dire : j’ai bien envie de retrouver la communauté street hypnose. Seulement, j’ai une inquiétude. Je crois que on est tous un peu inquiet depuis deux ans. Mon inquiétude c’est de me demander : quelle sera l’ambiance ? Et quand je parle d’ambiance, je parle de quelque chose qui, je crois, ne peut être compris que par un hypnotiseur. Je crois que les hypnotiseurs sont capables de comprendre tout un tas de choses que beaucoup de gens ne peuvent pas comprendre et ne pourront pas comprendre sans cette expérience et cette compétence que nous avons. Cette ambiance est liée à la notion de rapport. Une communauté est un espace où il y a des rapports entre les personnes. Il y a deux points. Un premier point historique. J’ai l’impression que Jean-Emmanuel a toujours eu un problème avec la pensée complexe. La méthode SH est basée sur la simplification et ça marche alors il se méfie des gens qui cherchent à tout complexifier inutilement. Est-ce qu’au fond la méthode SH n’assumerait pas implicitement une forme d’ataraxie ? Est-ce que la pensée complexe, les messages ambigu ou les dynamiques paradoxales sont les bienvenues sur le forum, ou est-ce que ça s’éloigne trop de « la ligne » ? Deuxième point, tes deux points interviennent après ces quatre chiffres : 2022. Et évidemment ! Je trouve que ces deux points sont absolument géniaux parce qu’ils expriment si parfaitement à la fois le sujet mais également le sentiment qu’il suscite. Le signe de ponctuation que tu voulais utiliser, c’était les trois points, qui signifient qu’il y aurait quelque chose à dire qu’on ne dit pas. Mais en retirant un point, tu as exprimé le grand tabou. Le grand déni de notre temps. Nous sommes en 2022. Il y a eu un grand changement d’ambiance et je me demande à quel point ce changement a affecté Jean-Emmanuel et par extension ce forum. Est-ce qu’on peut parler d’hypnose sans mentionner la charte ? Est-ce qu’on peut parler d’un sujet qui ne concerne pas directement l’hypnose de rue, afin de bénéficier de la qualité d’esprit de la communauté, sans que ce sujet soit un sujet que le créateur adore, comme LoL ? *** Vous semblez tous les trois avoir perçu dans mon discours que j’en voulais à la charte alors que pas du tout, je me questionnais seulement sur son rôle dans le discours d’un certains nombres de fidèles de la communauté. De même, je ne voudrais pas que vous croyiez lire ici une critique de Jean-Emmanuel. Je suis conscient qu’on lit toujours ce qu’on veut bien entendre dans le discours de l’autre. Il se trouve que j’ai toujours considéré que l’hypnose était une matière à penser formidable. L’hypnose de rue en particulier, qui offre de si grandes opportunités d’expériences diverses. La tendance ces dernières années était de refermer le forum sur la seule pratique de rue et les questions techniques afférentes. C’est ce que j’évoquais en parlant de l’approche commerciale. Le problème n’est pas que Manu gagne de l’argent. Le problème c’est quand le seul discours toléré est un discours qui « vend » quelque chose. Par exemple, en lisant ce topic vous n’allez pas apprendre quelque chose de neuf en hypnose de rue. Vous n’allez pas vous sentir plus intelligent en découvrant un auteur, vous n’allez pas non plus vous sentir plus vertueux ni plus mobilisé vis-à-vis de quelque cause. Est-ce qu’on peut tolérer un discours qui ne vend rien ? Est-ce qu’on peut trouver une utilité à un texte qui, dans son cadre ou son contenu semble n’en avoir aucune ? Est-ce qu’on peut tolérer un discours obscur, un discours provocateur, un discours polémique, un discours qui s’observe et qui tourne autour de lui-même jusqu’à donner le vertige ? Est-ce qu’on accepte la récursivité qu’implique la nature de cette interrogation, ou est-ce qu’on censure impitoyablement tous ceux qui cherchent à compliquer les choses ? Moi j’aimerais savoir. C’est pour ça que j’ai ouvert ce topic et je trouverais que ce serait une excellente chose que de dé-censurer le sondage. *** Pour conclure, Manu, tu me dis que pleins de gens ont répondus à ton appel, comme si c’était la preuve que je me trompais. Je n'ai pas changé d'avis entre le premier message et ce second : C’est une bonne initiative que tu as eu ! Mais elle serait tellement meilleure avec un peu plus de tolérance pour la diversité des opinions et des modes d’expression. Un peu plus de respect pour la culture du débat et la pensée complexe. Un peu moins d’attaque et de défense, un peu moins de souffrances, de victimes, de menace fantôme ou de hors-la-loi toxiques. Un peu moins de charte et un peu plus de principes.
  5. Salut tout le monde ! Enfin surtout salut Manu, parce que je n’ai pas l’impression qu’il y ait grand monde en ce moment. Relancer la communauté de l’hypnose me semble être une initiative louable, mais quel travail ! Rien de tel qu'une petite polémique pour dynamiser tout ça. Il y a dix ans, Messmer était sur tous les écrans, c’était une opportunité formidable. Il y a dix ans, le forum était probablement la meilleure technologie disponible pour garder contact et nouer des liens. Aujourd’hui il y a tant d’autres médias… Il y a dix ans tout était beau, frais et neuf. J’ai la sensation après m’être promené sur le forum qu’il a besoin d’un nouveau souffle. En tant que joueur de go, tu as eu cette capacité de créer des espaces de libertés. D’abord dans la rue, en t’autorisant à hypnotiser n’importe qui n’importe où, puis sur internet où toutes les personnes qui s’intéressaient à cette démarche ont pu se réunir et partager un grand nombre de choses. Tu as créé des espaces de libertés, mais si cette communauté fut si riche et précieuse, c’est parce que des gens ont habités ces espaces. *** Bien sûr, les rues ont été houleuses, puis elles ont été fermées. Pourtant il y a d’autres raisons pour lesquelles les gens se sont progressivement détournés du forum, dès avant ces tragiques évènements. Si les gens viennent sur le forum, c’est parce qu’il est accueillant. Ce forum a du cœur, Street Hypnose a du cœur. Mais s’ils y restent, c’est parce qu’il est vivant. Et pour qu’il y ait de la vie, le cœur ne suffit pas. Il faut qu’il y ait de l’âme. *** Il me semble que le problème peut-être abordé par deux angles complémentaires. D’abord, la notion de « safe space ». À l’origine, Street Hypnose était une sorte de safe space libertarien. Parce que pratiquer l’hypnose sur des inconnus, quand on ne possède aucune qualification, et de surcroît n’importe où, c’est profondément libertarien comme intuition. Osef des règles, des normes et du réel : la rue pour tous et l’esprit pour chacun ! Les Head Hackers faisaient déjà ça en Angleterre, mais c’étaient des pros. Tu as apporté le head hacking à la ménagère. Tu as su voir, entre un abribus et un platane, un espace de liberté pour tous ceux qui en avaient envie. Puis il y a eu la Charte. Avec la Charte, nous sommes progressivement passé d’un safe space libertaire à un open space. Pour une part, cette évolution était logique. Après avoir suscité la diffusion d’une pratique, tu as voulu protéger la communauté des attaques médiatiques en faisant de la Charte une vitrine de nos valeurs. Au début cette Charte était donc politique. Évolution logique, le livre et les formations sont arrivés, qui ont donnés une dimension commerciale à tout cela. La Charte est devenue un argument marketing. Là encore, pourquoi pas ? Mais à partir de ce moment là, il y eu une ambiguïté latente sur ce qui relevait de l’activité de l’entreprise et sur ce qui relevait de l’activité de la communauté. Le forum devait être une vitrine ! Le forum devait être accueillant, respectueux, poli, gentils, bienveillant… Les valeurs de la Charte étaient d’inspiration humaniste, elles sont devenues des valeurs d’entreprise. Pour au final devenir une sorte de catéchisme. Il fallait à tout prix que le maximum de gens se convertissent. Il fallait que les vieux forumeurs montrent l’exemple, que les jeunes signent s’ils voulaient s’intégrer. Et les stagiaires ! Ah si tous les stagiaires pouvaient ratifier cette fichue déclaration, sans doutes les cieux s’ouvriraient-ils pour nous couvrir de nacre et d’encens ! Je pense que cette politique a été très dommageable au forum. Elle a fait fuir beaucoup de personnes intéressantes qui cherchaient à ouvrir des débats mais se voyaient réciter par mantra successifs les psaumes de la déontologie. Pire que les disparus, les convertis. Tous ceux qui, fier de porter une si belle Charte en étendard, ne se sont jamais demandé ce qu’elle pouvait bien signifier. On ne peut pas devenir bienveillant ou respectueux en signant un document. On ne peut pas comprendre la relation entre un hypnotiseur et son sujet avec une suite d’instructions et un manuel de bonne conduite. Le premier point, c’est donc le choix stratégique qui a été fait à un moment donné de refermer la communauté Street Hypnose sur elle-même en refusant toutes les personnes qui n’avaient pas la même pratique ; puis de recentrer les activités du forum sur les activités de l’entreprise de façon à amalgamer ces deux territoires disjoints. Ce premier point doit être complété d’une réflexion plus large sur le potentiel de cette communauté et la nature corruptrice de cette Charte. Les personnes qui font de l’hypnose de rue ont, du fait de cette pratique, des bases de compréhension que ne possèdent pas le commun des mortels. Il y a un potentiel d’intelligence fabuleux qui gît ici, endormis par la Charte. Ces gens de tous les horizons, de tous les âges, de tous les milieux, s’ils pouvaient parler entre eux, non pas de ce qu’ils savent, mais parler depuis ce qu’ils savent, de tout et de rien, parler de ce qu’il se passe, des questions qu’ils se posent… Ce serait merveilleux ! Si cette communauté pouvait remplir son rôle de communauté, d’accueillir tous ceux qui partagent cette compétence particulière que nous avons, et si elle pouvait leur offrir un espace de liberté pour discuter de ce qu’ils veulent, alors cette communauté aurait du cœur, mais elle aurait aussi de l’âme. Du caractère. Elle pourrait renaître de ses cendres. Mais la Charte ! Ah la Charte !! Le second point, c’est que nous sommes dans une société qui est devenue extrêmement cynique et je pense que beaucoup de gens, comme moi, dressent l’oreille lorsqu’ils entendent des grands discours sur les valeurs. Nous avons changés de décennie, nous avons changés de monde. Est-ce que l’ambition que tu t’es fixée n’est pas vaine ? Dans ton mail, tu nous écris « j’aimerais que les abus demeurent éternellement une minorité ». Mais est-ce ton rôle et par extension est-ce le rôle de la communauté qui s’est établie dans ce territoire que tu as borné, de faire baisser le nombre d’agression dans ce pays ? Il y 13 000 vols, 2 000 agressions et 200 viols tous les jours en moyenne. En quoi est-ce que ça nous concerne ? J’ai lu avec attention l’article que tu as écris à ce sujet et il me semble lire entre les lignes que cette charte commence toi aussi à te gonfler. Elle étouffe tout le monde ! Alors tu écris, on sent bien que le sujet te fait réagir, tu écris et on sent bien que tu n’en penses pas moins. Tu écris, mais que dis-tu ? Les journalistes nous prennent pour des cons, et tu leur répond en restant sur le territoire discursif qu’ils ont établis. Étais-ce bien la peine de se fendre d’un article pour dire que les vols sous hypnose sont impossible et que ceux qui prétendent le contraire confondent les processus hypnotiques et manipulatoire ? C’est totalement spécieux comme formulation ! Au fond, l’article ne dit rien d’autre que « tous à la charte ». Mais là encore, je n’y crois plus. Dans les années 2010, on pouvait croire qu’une charte nous protègerait d’une interdiction abusive par l’État. Mais en 2022 ! Même si tu avais soixante millions de signatures, il suffirait qu’une vidéo fasse le bad buzz sur Tik Tok pour qu’un préfet mal luné décide d’interdire notre pratique dans l’heure ! Et c’est ça qui est plus que jamais gênant avec cette charte. Elle a pris une place si centrale dans le discours de l’hypnose de rue, que ça pourrit tout le reste. N’y avait-il pas des choses intéressantes à dire à propos de ces faits divers ? N’y a-t-il pas non plus des choses à dire et à penser sur l’hypnose et les agressions en-dehors de remarques sémantiques ? *** À l’origine, pardonne-moi de révéler un secret de fabrication, mais si tu n’avais pas sortie de charte, c’est parce que nous étions entre gens de bonne société. Et entre gens de bonne société, nous avions deux choses que la charte nous a fait perdre : la conscience du bien et du mal le respect de l’altérité Qui a besoin d’une charte pour comprendre qu’on ne fait pas de saloperies aux gens ? C’est une question d’éducation et de philosophie personnelle, il y a des choses qui ne se font pas. Avec sa prétention implicite de nous éduquer, cette charte et l’utilisation qui en est faite sapent la formation de l’esprit critique des pratiquants. Pour ce qui est du respect de l’altérité, il est remis en cause par la vocation universaliste de cette charte. À partir du moment où l’on ne peut plus ôter de ses yeux le prisme déformant du dogme déontologique, on altère nécessairement la qualité d’autrui, sa complexité, l’esthétique qu’il peut mettre en place. La charte participe d’un état d’esprit où chacun devient l'enseignant de l’autre au lieu d’être son égal. En devenant des chartistes, nous devenons non seulement des profs, mais par extension des juges et des inquisiteurs. *** C’est la raison pour laquelle je pense que ce forum peut vivre et doit vivre s’il s’autorise à être le refuge d’une communauté d’esprits libre. En revanche, s’il doit demeurer la vitrine commerciale d’une entreprise, aussi sympathique soit-elle, je pense que le forum est condamné à un rôle secondaire d’église de la charte et de S.A.V. des formations. Et ce serait bien dommage car on a eu du bon temps tous ensemble !
  6. Bonne nouvelle alors : tu n'es pas si réceptive que ça, sinon ça aurait fonctionné. Ce qui fonctionne sur toi n'est pas la suggestion elle-même, signe de suggestibilité, mais l'apprentissage par répétition. Qui fonctionne sur tout le monde, surtout si ça fait un an que vous répétez la même leçon. Première chose à faire donc : qu'il arrête de claquer des doigts, te toucher le bout du nez ou souffler sa fumée sur ton visage. Ça pourrait être pire comme restrictions : heureusement qu'il n'a pas installé un ancrage lorsqu'il t'embrasse ou te fait un câlin. Normalement, lorsque l'hypnotiseur contrôle un minimum ce qu'il fait, il est capable de gérer son intention. Ainsi, sur quelqu'un qui a un ancrage avec le mot "dors" il est tout à fait possible de prononcer le mot d'une telle manière que l'inconscient comprenne qu'il ne doit pas lancer le processus. Si l'hypnotiseur n'a véritablement pas l'intention d'hypnotiser et que l'hypnotisé s'hypnotise quand même, ça peut avoir deux causes pour moi. La première c'est qu'indépendamment de sa volonté à lui, toi tu as envie de faire perdurer ce type de rapport entre vous. Si l'hypnose a été quelque chose qui vous a rapproché et a scellé votre intimité, tu n'as peut-être pas envie d'arrêter du jour au lendemain. La solution consiste à en parler ouvertement entre vous, en considérant l'hypnose non pas comme un élément extérieur à vous mais comme quelque chose qui fait partie de vous et sur lequel vous avez un contrôle. En faisant face à vos désirs réels vous pourriez dénouer le problème. Ou alors, à force d'hypnose répétées, tu as totalement déréglé ton inconscient et tu es dans un tel état de dissociation qu'indépendamment de vos volontés respectives, ton inconscient nourrit des velléités plus sécessionnistes qu'un basque. Dans ce cas là, deux "solutions". Si c'est grave, aller voir un pro. Pas forcément un hypnotiseur d'ailleurs, tu peux te contenter de ton médecin, qui te redirigera vers le pro le plus adéquat selon lui. Si c'est pas si grave, eh bien le mieux est peut-être de trouver un autre hypnotiseur afin que ton petit-copain puisse se consacrer pleinement à son nouveau rôle et abandonner l'ancien sans que ton inconscient se sente abandonné pour autant ni que tu ne doives arrêter cette activité si elle te sied.
  7. Comme tu as pris mon contact en MP, je pourrais te donner davantage de pistes de vive voix, mais par rapport à ce que tu dis là, la solution la plus simple et la plus rapide est sans doutes qu'il t'hypnotise et te suggère de ne plus être réceptive à lui. Si tu es "extrêmement" réceptive, recevoir cette suggestion devrait suffire. Par ailleurs, si c'est "lui" qui ne veut plus toucher l'hypnose avec toi, cela devrait être son problème et pas le tiens de chercher à ne plus être réceptive. Normalement, quand on crée un ancrage d'endormissement avec quelqu'un, on cherche à utiliser des stimuli rare et pas des gestes qu'on est susceptible de faire n'importe quand. Contrôler son volontaire, c'est le B.A-BA, je m'étonne donc que ton petit amipnotiseur semble incapable de s'empêcher de t'induire malgré lui ; d'autant qu'il pratique visiblement depuis plus d'un an.
  8. Salut Cédric ! Les huiles essentielles, c'est top ! J'en utilise parfois pour créer des ancrages car les ancrages olfactifs sont les plus puissants. Par rapport à la symbolique, c'est quelque chose de très relatif. Si ton corps a besoin de l'huile en question, tu trouveras son odeur agréable. Si en revanche ton corps ne la supporterait pas l'odeur te semblera sans doutes désagréable. Ainsi, il y a certaines huiles comme le cumin que je peux trouver au choix apaisante ou écœurantes en fonction du jour. Par ailleurs, les senteurs renvoyant à des souvenirs assez brut, les huiles essentielles renverront plus souvent au vécu de la personne (comme tu l'as remarqué) qu'aux symboliques utilisées un peu arbitrairement sur les flacons. Si tu l'utilises en thérapeutique, l'idéal est de choisir huile adéquate et d'y installer en plus un ancrage olfactif afin de bénéficier de tous les bénéfices de l'hypnose et de l'aroma. Je m'étais amusé à un moment à mettre des huiles essentielles sur mes doigts avant d'aller hypnotiser pour être plus efficace. Mais j'ai découvert à mes dépends que tout le monde ne supportait pas l'odeur de cannelle... :-D Super expérience en tout cas ! Je vais demander à Alban de t'ajouter à la moribonde section expérimentale, peut-être la ranimeras-tu ;)
  9. Lol, le gros déterrage de sujet ! Ça nous permet de découvrir au passage que ce bon vieux poulpe est en fait toujours membre du forum, même s'il ne s'est pas connecté depuis 2016... Étrange... Sinon, pour l'armure, ce serait plus constructif que tu proposes un protocole et que les gens puissent te donner leur avis dessus en suggérant des modifications/améliorations plutôt que de partir de rien, ou si peu, à savoir l'idée de mettre une armure.
  10. À mon avis, la clef du succès en ce qui concerne la résistance à la suggestion se trouve dans le rapport avec l'hypnotiseur. Je me souviens avoir discuté avec un ami étudiant du "cas" d'une de ses camarades de classe, soi-disant particulièrement hypnotisable. Pour l'avoir eu entre les mains, j'ai sourtout eu l'impression de quelqu'un qui cherchait à tout prix à se rendre sympathique mon ami. Curieusement, après qu'ils se soient mis à sortir ensemble, sa suggestibilité a grandement diminué. L'hypnose ici, et la suggestibilité, cachait en fait une tension sexuelle. Je n'exclus pas que la suggestibilité excessive puisse être de nature chimique ou lié à certains cas cliniques, mais il me semble que dans d'autres cas elle peut cacher un rapport biaisé avec l'hypnotiseur. Pas forcément une tension sexuelle, ça peut être lié peut-être à un manque de confiance, ou autre, je ne sais pas. Vos avis ? Sinon, pour les creux ultradiens, tout à fait ! Ça fait plaisir de voir qu'on avance sur le sujet
  11. Je trouve dommage ton attitude Heyrin, j'ai l'impression qu'elle est de nature à censurer d'éventuels débats. Que le sujet ne t'intéresse pas est une chose, que tu cherches à systématiquement dénigrer les exemples que Alban, l'auteur du topic ou moi-même apportons centre la discussion sur sa légitimité à exister alors que nous sommes tous d'accord pour admettre l'éventualité dans une séance d'hypnose ludique de rencontrer quelqu'un qui ait du mal à résister aux suggestions ou qui cherche à apprendre à y résister. Il faut faire la différence entre demander des conseils sur le cas précis d'un patient en séance, ce qui serait effectivement hors cadre et parler comme nous le faisons ici de l'hypnose en général en citant d'éventuels cas non purement ludique. Je pousse ce coup de gueule car je ne viens pas souvent ici mais à chaque fois que j'y viens, j'ai l'impression de lire toujours la même chose. Et je me demande si ce ne serait pas du à des réactions comme celle là. À savoir, le point que tu sembles défendre est de dire "ce topic est pas bien". Le premier argument que tu as utilisé était de dire que le cas évoqué était impossible. Le deuxième argument était de dire que c'était impossible en hypnose de rue donc impossible d'en parler ici. J'ai l'impression qu'il s'agit dans ta démarche de pure rhétorique : gagner le débat et avoir le dernier mot. Je ne vois pas trop l'intérêt, d'autant que l'auteur du topic n'a pas avancé de théorie farfelues invitant au débat, il a simplement évoqué un cas concret qu'il a rencontré et l'objet du topic est simple : comment résister à l'hypnose ? Ça par contre, je ne le partage pas avec toi même si je reste ouvert à certains cas possible; à voir. Dans le cas que j'ai évoqué, la difficulté à résister à l'hypnose provenait d'une fatigue mentale. Elle était certes causée par le travail hypnotique effectué les semaines précédentes, mais il n'en demeure pas moins que n'importe quelle fatigue mentale va exacerber la suggestibilité d'un individu. Par ailleurs, en utilisant de la suggestion directe, il est effectivement plus facile d'analyser et comprendre pour l'hypnotisé le sens d'une suggestion, et donc éventuellement de la bloquer, mais ça devient plus compliqué avec de la suggestion indirecte. Ce que je dis dans ce que tu cites, c'est simplement : C'est un peu plus compliqué qu'un bouton on/off, on accepte ou on refuse. Et je disais cela car je trouvais que l'objet du topic avait été enterré un peu vite sous le prétexte qu'il était impossible de ne pas réussir à refuser une suggestion.
  12. Autant le premier message de Anders à ton égard n'était certes pas courtois, autant ton acharnement à vouloir coûte que coûte maintenir le dialogue a quelque chose de dérangeant. Prends de la hauteur Heyrin, on ne peut pas plaire à tout le monde !^^ Difficile à dire. Je ne sais pas comment se portent les affaires de Pank mais il est aussi possible qu'il ait trop de clients et se permette donc de sélectionner en priorité des personnes avec des problématiques spécifiques, qui l'intéressent. Le mieux est de t'entraîner sur toi-même ou sur quelqu'un d'autre qui est intéressé par la question et de chercher à mettre en pratique ce qui est écris dans le bouquin. C'est assez difficile, mais je suis déjà parvenu à m'induire des rêves lucides en auto-hypnose. Il me semble que cet état est assez proche de ce qu'on pourrait qualifier une transe profonde. Sinon, je ne sais pas si Antoine Garnier tient une liste des praticiens qu'il a formé mais si c'est le cas, a priori ceux-là ne pratiqueront pas cette forme d'hypnose ericksonienne qui te déplaît. Tu peux essayer de le contacter, il pourra peut-être t'aiguiller vers ce qui t'intéresse.
  13. Il vaut mieux dans un premier temps prendre confiance dans les outils que tu utilises et obtenir des feed backs constructifs. Si tu es obligé de faire des pieds et des mains pour que tes volontaires soient volontaires, il est probable qu'ils te donneront des feed backs un peu condescendants du style "non mais c'était bien quand même hein, j'ai un peu senti que ma main devenait plus lourde, tout ça, mais ces trucs moi j'y crois pas alors ça peut pas marcher" Les techniques fonctionnent indépendamment des diverses croyances de celui qui les utilises ou de celui sur qui elles sont utilisées. Mais elles nécessitent que le volontaire fasse ce qu'on lui demande de bonne foi. Et ça c'est davantage de l'ordre de la dynamique sociale, une compétence utile dans un second temps mais pas nécessaire pour s'initier à l'hypnose. À la limite, si tu veux une première idée de ce qu'il est possible de faire à quelqu'un qui te dit que c'est bidon, tu peux essayer ça : tu lui dis qu'il est tout à fait raison en y mettant une intention complètement contradictoire et tu changes de sujet brusquement. Il est probable que ce soit l'autre, intrigué d'avoir gagné la bataille rhétorique aussi rapidement qui revienne à la charge et la position alors ne sera plus la même : ce n'est plus toi qui est en demande de pratiquer, mais l'autre qui est en demande d'information. Et pour expliquer à quelqu'un qui dit que c'est bidon pourquoi il a raison, tu peux utiliser cette métaphore que j'utilise pour expliquer l'hypnose : "C'est comme un gps. Si je te dis de prendre au fond à droite et que toi tu continues tout droit ou tu pars à gauche, tu n'arriveras jamais là où je souhaite t'emmener. Et si tu me dis que c'est bidon, il est probable que malgré les indications du gps, tu cherches à me montrer que tu connais un meilleur raccourcis et donc effectivement, ça ne fonctionnera pas." Dans tous les cas, garde à l'esprit que tu proposes quelque chose de qualité, qui a de la valeur. Il y a des gens qui sont conscient de cette valeur et d'autre qui ne le sont pas. Il me semble que si tu souhaites pratiquer, il vaut mieux passer 40 minutes avec quelqu'un qui sait apprécier le temps que tu prends pour lui apporter une nouvelle expérience, que 10 minutes avec quatre personnes différentes qui n'accepteraient de tenter l'expérience que pour te faire plaisir, comme un caprice que l'on te passerait.
  14. Salut Simon ! Entre les mails, les messages facebook et maintenant le forum, je vois que tu es super motivé en effet ahah ! Est-ce que tout le monde est hypnotisable ? --> Oui Est-ce normal que ça ne marche pas sur tout le monde ? --> Oui Ais-je mal fait quelque chose ? --> Peut-être Comment faire si la personne n’ y croit pas trop, si elle ne croit pas que, par exemple, sa main puisse rester collée ? --> Comment faire pour faire quoi ? Tu décris une situation, pas un objectif. Le fait que l'hypnotisé croit ceci ou cela est son droit le plus fondamental. Les gens ont des idées fausses sur tout un tas de sujet et ils s'en accommodent très bien. De la nature de tes questions, je suppose que le problème principal que tu rencontres, ce n'est pas l'âge, ce n'est pas le manque de pratique, c'est de vouloir trop en faire. Ce n'est pas toi qui colle la main lors d'une catalepsie. Fais attention à ton volontaire les prochaines fois que tu cherches à hypnotiser : est-ce qu'il est avec toi ou contre toi, est-ce qu'il est absorbé dans ce que tu dis ou est-ce qu'il te prend de haut, est-ce qu'il t'écoute ou est-ce qu'il est davantage concentré sur ce qui se passe autour ? Plus que les techniques, c'est ton attitude, c'est la relation que tu vas créer avec l'autre qui va ou non permettre de l'hypnotiser. Et au début, ne perds pas ton temps avec des gens qui se revendiquent non sensibles. Tu feras ça quand tu auras des techniques pour les rendre plus sensibles ou tu peux attendre qu'ils se sensibilisent tout seul en voyant les étoiles dans les yeux de tous leurs potes que tu auras hypnotisés.
  15. Si tu n'as pas l'habitude de parler à des coussins ou de leur taper dessus, il me semble que l'on peut considérer que tu étais dans un état altéré de conscience au moment de cette deuxième séance. Après, sur la pertinence ou l'efficacité de la séance, si effectivement tu n'avais pas de deuil à régler, une séance sur le deuil n'était probablement la chose la plus utile à faire. À mon avis, au vu de ce que tu décris de la première séance, tu as eu la chance de tomber sur un hypnothérapeute qui pratique l'hypnose (chose beaucoup plus rare que ce que l'on pourrait penser de prime abord). Si la deuxième séance ne correspondait pas à tes attentes, peut-être n'as-tu pas formulé ces attentes de manière intelligible pour ton hypnotiseur ou peut-être n'avais-tu pas besoin de deuxième séance. Si ton intérêt est de retrouver cet état de transe profonde, tu devrais le spécifier à ton thérapeute et voir avec lui s'il est d'accord de travailler sans problématique particulière, uniquement sur l'atteinte et l'ancrage d'une sensation physique.
  16. Bonjour, J'avais acheté le livre de Pank où il parle de ces états ; à l'époque il proposait une formation de deux jours autour de son livre pour le mettre en pratique. L'un de mes amis y avait participé et l'avait trouvé très intéressante. Je ne connais pas personnellement Pank et ne suit pas son actualité mais tu aurais sans doutes plus de chances en t'adressant directement à lui, quitte à prendre des séances s'il ne propose plus sa formation. En ce qui me concerne, je n'ai pas mis en pratique les enseignements du livre, mais de mémoire, il s'agissait surtout d'induction longue avec beaucoup de fractionnement et d'innombrables métaphores permettant d'approfondir, approfondir et encore et toujours approfondir.
  17. Comme vous, j'ai trouvé la question assez inintéressante de prime abord, partant du principe que si la personne - dans l'exemple donné - imagine ce que l'hypnotiseur lui demande d'imaginer, en ayant l'intention que ça ne marche pas, ce n'est pas très logique. Mais en y réfléchissant un peu plus, la question me semble au final très pertinente. Pour comprendre l'intérêt de cette question, je vous propose un exemple qui me parle davantage : le mien. Ayant suivi diverses formations assez longue à l'hypnose, mon pauvre petit esprit a souvent été malmené par des débutants qui, n'ayant hélas pas la même jugeote que les personnes que j'ai eu le plaisir de former, étaient pour ainsi dire, de véritables bouchers. Replaçons le contexte : vous suivez des cours d'hypnose depuis une dizaine de jours, travaillant successivement sur des protocoles de deuil, des régressions, des réempreintes ; des choses assez costaudes en bref. On vous a fait signer un document explicitant que vous compreniez que vous ne suiviez pas une thérapie et la première chose sur laquelle le prof insiste lourdement c'est que soi-disant l'inconscient ne comprendrait pas la négation blablabla. Et depuis dix jours les profs vous installent des ancres et vous prenez l'habitude d'entrer et sortir de l'état d'hypnose si souvent que vous ne faites plus vraiment attention de quand vous y êtes et quand vous n'y êtes pas. Voilà maintenant le dilemme : dans le cadre du cours, vous êtes sensé être hypnotisé pour que votre petit camarade puisse tester ce super protocole qu'on vient de vous donner en vous expliquant que "l'hypnose c'est pas des protocoles". Et l'on vous demande de trouver un objectif qui correspondrait au protocole à tester, mettons une réempreinte. Le principe, pour ceux qui ne connaitraient pas, consiste à faire régresser l'hypnotisé jusqu'à un souvenir en particulier, souvenir que l'on va chercher à modifier en "imprimant" les conséquences supposées positives de ce mensonge sur les suites de la vie d'un individu. Si vous voulez votre diplôme, vous devez jouer le jeu et vous ne pouvez évidemment pas vous permettre de dire "écoute, moi là tout de suite, je te trouve bien gentil mais je t'ai vu hypnotiser les jours précédents et je n'ai clairement pas envie de te laisser discuter avec mon inconscient, d'autant plus pour me créer des faux souvenirs". La solution, si vous souhaitez que vos 5000€ d'investissement se concrétisent par un joli diplôme à accrocher au mur, consisterait donc à feindre que ça fonctionne, tout en résistant. Voici donc la problématique du topic, telle que je la comprends. Et il me semble tout à fait faux de dire que si on n'a pas envie que ça fonctionne, ça ne fonctionne pas. Ça c'est vrai en hypnose de rue parce que les techniques utilisées sont beaucoup plus honnêtes et franches que ce qui est appris dans les formations "thérapeutique" que j'ai pu suivre. Et cette véracité du propos est encore à nuancer avec l'évocation que fait Faust de ces personnes ultra sensibles qui, certes sont rares, mais existent néanmoins et se prennent souvent des suggestions sans rien avoir demandé, dans un contexte hypnotique comme dans le cadre de la vie de tous les jours.
  18. Agraf

    Apér'hypno Charenton

    Bonjour à tous ! Comme c'est la sortie nationale ce week-end, vous êtes sans doutes nombreux à arriver la veille (donc aujourd'hui) sur Paris. Pour ceux qui seraient intéressés, je vous propose de nous retrouver ce soir, de 19h à 22h, dans une salle que je loue à Charenton-Écoles (métro ligne 8), pour discuter, expérimenter entre nous ou simplement prendre un verre tous ensemble. Personnellement je prendrais quelques jus et 2-3 trucs à grignoter, si vous souhaitez amener autre chose, ce sera bienvenu. Je ne peux pas donner l'adresse ici mais ceux qui sont intéressés peuvent me contacter par téléphone ou par MP pour l'avoir
  19. Comment s'en convaincre ? Fait la même chose à la même personne avec deux intentions radicalement opposées et demande du feedback à chaque fois, sans dire à la personne que tu as changé quelque chose, ou sans lui dire quelle est ton intention à ce moment là. L'intention c'est avec le cœur, dérouler les routines c'est avec la partie inconsciente de l'esprit, au niveau de la tête.
  20. Agraf

    Paris

    En plus sur la prochaine j'ai de la place, si tu veux passer aussi un matin (ou les deux). Ah les photos ! Ahah, tu sais me motiver pour les traiter^^ Je pense m'installer aux Buttes-Chaumont pour m'en occuper en début de semaine. Je n'ai pas eu la tête à ça dernièrement mais bon, tu les recevras c'est certain, cette semaine c'est probable
  21. Agraf

    Paris

    Ahah, bienvenue ici Marc ! Je serais très heureux de lire ce billet sur la formation que tu as l'intention d'écrire. Puis je ne suis pas vexé que tu ais attribué mes propos au big boss ; c'est même plutôt flatteur d'un certain point de vue. Au plaisir de te revoir, nous allons peut-être faire une sortie dans la semaine. Et le weekend prochain il y a une autre formation également, si tu veux passer dans l'aprèm prendre le soleil^^
  22. J'ai survolé tout ça, pas eu trop le temps de regarder mais ça m'a l'air passionnant. Ton site est en fav sur mon tel du coup :-p Merci de tes comptes rendus et expériences !
  23. Mesmer avec un seul "s" c'est le Mesmer du magnétisme animal. Et Messmer, avec deux "s" c'est l'artiste de scène canadien. Vouloir imiter la gestuelle de Messmer pour faire du magnétisme à la Messmer c'est un peu comme balbutier des "tching" et des "tchongs" pour donner l'impression de savoir parler chinois, non ? Le fait qu'il soit possible d'obtenir des effets semblables à ceux qu'obtient Messmer au moyen de la seule suggestion hypnotique est indéniable. De là à en conclure qu'il ne fait pas de magnétisme "en plus" quand il hypnotise me semble un peu rapide.
  24. Bon je ne fais pas de spectacles et encore moins après des paëllas donc je ne parle pas d'expérience. Cela dit, l'impression que ça me donne en te lisant c'est que tu cherches à faire le même "show" après le repas que pour ton spectacle. Or, les cadres étant différents, à mon humble avis une démarche différente devrait mieux fonctionner. Fais-tu de la ratification par exemple ? Te synchronises-tu à l'ambiance de la salle par ton attitude ou demandes-tu à tout le monde de se plier à ton cadre alors qu'ils sont en pleine digestion ? Je n'ai pas très bien compris, quel est le problème avec les vieux, les gamins et les clowns ?
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