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Fugu

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Tout ce qui a été posté par Fugu

  1. Pareil, un collègue me l'a envoyée aujourd'hui, j'ai adoré. Je trouve l'image de l'hypnose très positive
  2. J'y suis passé (courtement). Ça me le fait dans plein de domaines (et je suis déjà surpris d'être resté si activement motivé par l'hypnose sans m'éparpiller). Mon remède à ça, c'est : Ne pas se forcer. Si ça vient pas, insister a des chances de pousser plus loin le découragement. Une petite pause ne fait pas forcément de mal. Après la pause, comprendre l'origine de sa démotivation grâce au recul (car c'est probablement ça qui est à l'origine du problème à la base, le fait que tous les volontaires deviennent simultanément résistants et méfiants pour une raison mystérieuse n'est pas une hypothèse raisonnable) Une fois qu'on a mis les choses au clair, s'interroger sur si on a vraiment envie de s'y remettre, ou si, finalement, non, pas tant que ça. Y a pas de mal à abandonner quelque chose. Une fois la phase de découverte passée, persévérer requiert une vraie passion, plus profonde que l'euphorie des débuts (ce qui n'est pas sans rappeler la trajectoire d'une relation amoureuse).Un autre topic sur le sujet suggérait de se renouveler et de sortir de sa zone de confort, j'ai tendance à être sceptique par rapport à ces conseils car je ne fonctionne pas du tout comme ça. Je fonctionne à l'impulsion : si j'aime, je continue, si j'aime plus, j'arrête. Donc là après l'hiver, je m'y suis remis, et la passion est encore plus forte qu'avant la démotivation.
  3. T'étais rayonnante, c'était un super moment ! ^^ Merci à toi et courage !
  4. Non mais sérieux, vous comprenez réellement pas l'ironie dans son message, ou bien vous êtes déjà au 3° degré en abusant habilement de la crédulité des gens qui vous croient premier degré ?
  5. Yo ! Je suis de sortie, vous serez où ? Je ne vous vois pas pour l'instant sur l'appli.
  6. Okay ! Vers quelle heure ? (vu le beau temps,je ne sais pas s'il y aura beaucoup de volontaires, mais on peut espérer )
  7. Ouaip, je suis pas vraiment d'accord, c'est juste une question de système de croyances et de ce qu'on entend par "qualité infiniment supérieure". En fait je me demande bien comment ça se calcule, vu que tu ne peux réellement te fier qu'au feedback e ton volontaire et que la comparaison suppose que tu aies utilisé les deux systèmes sur les mêmes volontaires de façon systématique. Le simple fait de penser qu'une solution prévaut sur les autres dans tous les cas me semble un peu immature pour être franc. L'hypnose est une expérience tellement subjective que j'ai du mal à voir comment on peut raisonnablement tirer des conclusions aussi définitives et absolues
  8. Clairement, le "laisser faire" ne fonctionne pas pour tout et pas sur tout le monde (certains volontaires ont besoin d'être guidés constamment), et surtout ça présuppose que seules les suggestions indirectes sont valides, ce qui est objectivement faux . De même, impossible de dire quand le sujet "joue un rôle" ou est réellement en hypnose. Le mieux, à mon avis, c'est de placer un "fusible" en précisant au volontaire qu'il ne faut surtout pas qu'il force ou qu'il fasse semblant, parce que ça n'a simplement aucun intérêt pour lui. Et bien sûr en fin de séance (ou pendant), le feedback reste roi (même s'il y a peu de chances qu'un volontaire qui fait semblant l'admette, ça pourrait lui faire perdre la face devant ses potes).
  9. Un conseil : n'utilise pas le conditionnel, mais le futur, quand tu parles d'hypnose à tes volontaires. Ne dis pas, par exemple : "si vous entrez en transe, vous verrez comme c'est bien" mais "quand vous serez en transe vous verrez comme c'est bien". Ça peut sembler bête mais ça modifie ton état d'esprit comme celui du volontaire et ça remplace la possibilité par la certitude
  10. Je confirme pour la croyance limitante sur la difficulté. Ça dépend beaucoup de ce que la personne VEUT faire. Par exemple j'ai eu deux volontaires qui n'ont eu aucun mal à atteindre l'orgasme hypnotique ou à voir une star (difficulté 5) alors que la catalepsie et l'amnésie passaient assez difficilement. Il y a aussi de bonnes chances que du fait que tu sois intimidé par la difficulté supposée d'un phénomène, tu paraisses moins confiant et donc moins crédible aux yeux de ton volontaire. Parfois c'est aussi le cadre qui joue. Si le volontaire perçoit par exemple le phénomène comme trop spectaculaire et qu'il n'est pas à l'aise en public, il va bloquer la suggestion inconsciemment.
  11. Il y a aussi ceux qui disent que ça ne marche que sur les esprits faibles. À ceux-là je rétorque toujours que vu l'imagination et le lâcher-prise que ça requiert, c'est clairement l'inverse.
  12. Tu peux aussi dire "ok alors disons une force invisible/inconnue". Ça s'approche de la suggestion indirecte, qui est assez efficace quand l'hypnose ne prend pas.
  13. Cela dit, pour me faire un peu l'avocat du diable, c'est vrai que certains ici ont tendance à bondir un peu vite des qu'ils entendent un mot déplacé et réagissent de façon au mieux moqueuse, au pire méprisante et agressive (si si, relisez-vous et mettez vous à la place du débutant qui va recevoir votre critique alors qu'il ne sait même pas où il a merdé et demandez-vous dans mauvaise foi comment VOUS, vous prendriez votre critique telle que vous l'avez formulée.) Je ne dis pas que les critiques ne sont pas légitimes : il est évident qu'elles le sont. Mais si votre but est d'éduquer, la légitimité de la critique ne suffit pas, encore faut-il que la formulation soit pédagogue, sans quoi la critique finit par rater son but et même devenir contre-productive. Souvenez-vous que vous êtes là pour corriger un débutant et l'aider à progresser, pas pour briller par votre sarcasme. Si vous ne vous en sentez pas capables, vous n'êtes pas obligés d'intervenir. Pour vous aider, imaginez-vous poser une question à un prof en classe, utiliser une formulation malheureuse et voir le prof de foutre ouvertement de votre gueule. Et maintenant demandez-vous dans quelle mesure ce prof vous aura paru mature et pédagogue...
  14. Fugu

    66 minutes...

    Ça m'est déjà arrivé, bien avant de connaître l'hypnose, de calmer un gamin qui s'était fait mal (bras cassé avec fracture ouverte). A l'époque j'avais trouvé ça un peu magique, j'avais pas trop compris comment le gamin avait calmé si "facilement" (j'aurais continué à hurler à sa place). Mais je me souviens que spontanément, je m'étais dit que la meilleure chose à faire était de rediriger son attention sur autre chose que sa blessure et la peur qui y est inhérente (en cas de forte douleur, de toute façon, le corps a tendance naturellement à ignorer celle-ci, donc je savais que c'était surtout la panique, et non la douleur, qu'il fallait calmer). Je me suis souvenu d'un conseil de ma mère qui m'avait dit que quand un enfant se faisait mal (elle parlait de petits bobos cela dit), il fallait éviter de trop les cnosoler et de dire "ooh mon pauvre petit chéri", parce que ça tendait à amplifier la douleur et la peur du gamin (je pense que pour le "oooh mon pauvre chéri" ça a tendance à véhiculer deux choses négatives mais qui partent d'une bonne intention : d'une ça renforce le sentiment du gosse que son bobo est grave (car c'est ratifié par la pitié/inquiétude d'un adulte), de deux ça tend à renvoyer au gamin le fait que son bobo attire l'attention et la bienveillance, et ça peut lui faire "en rajouter" (inconsciemment, et donc servir d'auto-suggestion de douleur). Aujourd'hui, en y réfléchissant après coup, je me dis qu'au final,ce jour-là j'ai peut-être bien fait de l'hypnose sans le savoir. Le gamin était dans ce qui m'apparaît aujourd'hui comme une transe, il semblait déconnecté de la réalité et complètement calme tant que je lui parlais et qu'on attendait de l'aide. Ça n'a hélas pas duré très longtemps, dès que sa mère est arrivée, elle a complètement paniqué, lui a fait refocaliser son attention sur sa blessure, et il s'est remis à hurler. Une chose qui est sûre, c'est que je serais incapable de refaire ça aujourd'hui, parce que ça ne serait plus spontané et j'essaierais, bien maladroitement, d'appliquer consciemment le peu que je connais de l'hypnose. Cependant, cette anecdote tend à me faire dire que l'hypnose en tant qu'état "embarqué" de certains êtres vivants doit précisément servir à pouvoir se calmer dans des situations de stress ou de douleur élevés. J'ai vu dans un documentaire que les lapins et les poules par exemple, pouvaient se mettre dans un état similaire pour leur permettre de faire le mort sans paniquer à l'approche (réelle et imminente) d'un prédateur.
  15. Han ! Moi c'était une pub (je sais pas si c'était pour des matelas ou du café, lol), où un mec plongeait dans la moquette depuis son lit et ramenait un petit dej à sa femme toujours sur le lit en maintenant le plateau dans sa main, qui dépassait de la moquette comme s'il nageait dedans. J'étais vraiment persuadé que c'était possible (en même en temps j'avais 5 ans). Mes parents s'amusaient de cette innocence et s'étaient plus ou moins amusés à entretenir le mythe. J'avais été très déçu en apprenant que ce n'était pas possible Sinon pour revenir au sujet, cette musique m'énerve, je n'ai aucune idée de pourquoi. Non seulement elle ne me relaxe pas, mais en plus elle m'agace. En revanche deux musiques me calment pas mal et m'aideraient sûrement à entrer en hypnose, et pourtant elles n'ont rien à voir entre elles : - Time de Hans Zimmer (BO du film Inception) : https://www.youtube.com/watch?v=RxabLA7UQ9k - The Friendly Faith Plate (BO du jeu Portal 2) : https://www.youtube.com/watch?v=jIDY5Tx3GyQ La seconde m'aide ENORMEMENT à me concentrer au boulot. J'ai la sensation que toutes mes pensées se réorganisent sous une forme mécanique, industrielle, quand je l'écoute. Beaucoup de gens que j'ai interrogés se sentent au contraire agacés/pressurisés/stressés par cette musique. Comme quoi, ça dépend vraiment des gens. Time m'évoque en revanche une certaine tristesse et une grande nostalgie, et j'ai remarqué que je suis très sensible à la nostalgie pour entrer en auto-hypnose. Vous voyez la madeleine de Proust ? Eh ben pour moi ce genre de souvenirs devient un véritable portail qui me balance dans une sorte de transe où je revis de façon très vive une anecdote ou une sensation de mon passé. Un pote m'a vu "tomber" involontairement dans un de ces portails lors d'une soirée, il m'a dit que j'étais totalement absent (manque de bol, il était en train de me parler, je ne l'ai littéralement pas entendu)
  16. C'est pour ça qu'il vaut mieux être prudent en général ^^
  17. Je ne raffole pas de tout ce qu'il fait, mais il faut admettre qu'avec sa popularité, c'est de loin notre meilleur ambassadeur
  18. Ah ah, la même pour moi ! Le pause/lecture me laisse toujours perplexe !
  19. C'est toujours une question intéressante. Personnellement, je commence toujours par dire que je n'y croyais pas du tout (ce qui est vrai, cf. ma présentation sur le forum) avant de me faire hypnotiser moi-même. Cependant, il faut toujours bien distinguer le sceptique de l'incrédule. Un sceptique est par nature curieux mais intellectuellement prudent et reste ouvert à l'apport de preuves ou de changements de sa vision. Un incrédule est comme un crédule à l'envers : peu importe le nombre de preuves qui lui seront fourrés sous le nez, il refusera de changer sa vision des choses. Et si suffisamment de preuves lui sont apportées, il les réfutera en rationalisant à mort (ou plutôt en "dérationnalisant"). En somme, l'incrédule ne tellement pas qu'il en fait une croyance. Ce qui le rend plus dangereux que le crédule parce qu'il se trompe lui-même sur ce qu'il est. Ainsi, beaucoup de gens qui se disent sceptiques sont en fait des incrédules, et on en rencontre également plein dans les groupes de discussion sur la zététique par exemple (avec d'autres membres, réellement sceptiques, qui ne peuvent que déplorer leurs prises de position extrêmes et inamovibles). Souvent, la meilleure façon de distinguer l'un de l'autre, c'est de leur parler. L'incrédule sera systématiquement victime du biais de confirmation : il essaiera toujours d'attaquer le sujet sous un angle qui lui permette de confirmer son incrédulité, sans aucune ouverture d'esprit. Le sceptique se montrera plus ouvert, par exemple en posant des questions, même s'il a déjà un avis plus ou moins tranché sur la question. En street, on sentira vite que l'incrédule tentera de résister avec un air narquois, vu que son but est de prouver à l'hypnotiseur qu'il a tort. Le sceptique essaiera au contraire de tenter l'expérience honnêtement, car son but est de trouver la vérité, pas d'en créer une.
  20. Ça peut être un problème de modes de perception. Certaines personnes réagissent mieux aux métaphores visuelles, d'autres kinesthésiques, d'autres encore auditives. Vu que je n'ai pas assisté à ta séance, je ne peux pas affirmer que ça soit ça, donc je lance ça comme une piste de réflexion que tu pourrais rater. Souvent, les gens ont tendance eux-mêmes, en parlant, à utiliser les métaphores qui "trahissent" leur mode favori. C'est pour ça que la synchronisation et l'écoute sont primordiales. D'ailleurs on finit par le faire sans s'en rendre compte.
  21. Tout à fait ! Pour répondre à ta question BigDan, c'est l'inverse qui se produit :plus tu hypnotises une même personne, plus votre rapport hypnotique se renforce (en plus de la capacité à entrer en transe du volontaire qui augmente avec l'entraînement en général !) Ne crains donc pas l'usure : l'hypnose est un muscle, pas un consommable !
  22. Ah oui c'est sûr que les passants mobiles ne sont pas dans la même dynamique que les gens à l'arrêt... que je préfère nettement du coup
  23. Et rebelote ! C'est marrant, ça tombe aussi le 11 ce mois-ci.
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