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Forum Street Hypnose

Kalagan

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    Kalagan ont aimé un message de Cafine dans Expérience Déconcertante.   
    Salut à toutes et à tous, ça fait un bail que je suis pas passé par ici, le temps et les aléas des études m'aillant éloigné des plates bandes vertes de l'hypnose et de ses merveilleux pratiquants.
    Aujourd'hui je vous fait un retour d'expérience vécue cet été et qui a été pour moi l'occasion de me rappeler quelques principes fondamentaux de l'hypnose.

    Contexte

    Nous voilà donc en centre de vacances pour jeunes d'environ 13 ans, Angleterre, superbe séjour linguistique et sportif, je vous passe les détails de mon métier d'animateur de colonie.

    Après une veillée Fureur, que certains connaissent peut-être, nous passons au temps de retour au calme, un temps pénible quoique nécessaire si on veut que les enfants aillent se coucher.
    C'est à ce moment qu'un de mes collègues, plus précisément mon directeur, décide, de compter une histoire qui, très honnêtement, ressemble beaucoup à une sorte d’induction d'hypnose.
    Je sais que cette personne ne pratique pas l'hypnose, puisqu'on a déjà travaillé ensemble, il sait que j'en pratique mais que je ne le fais pas en colo, cela dit il étudie la psychologie depuis un moment, je laisse donc passer et puis bon il ne s'agissait pas de faire oublier des mots ou de jouer sur les souvenirs ce n'était vraiment pas une plongée dans l’inconscient profond.
    Pour situer Il s'agissait d'un moment allongé ou les enfants devaient utiliser leur imagination pour se calmer, on se concentre sur la détente de ses muscles etc etc..

    Seulement après quelques minutes (honnêtement moins de 5mn juste de quoi prendre le temps de ranger deux bricoles) une des filles commence à montrer des signes de malaise. Si les autres animateurs ne s'en rendent pas forcément compte ou pensent qu'elle s'agite juste; c'est comme par hasard une des plus excitée du groupe; je fais signe à la personne qui anime qu'il devrait la faire se lever. Ce qu'il fait. Bon à ce moment je ne suis pas si inquiet que ça. Et puis je suis chargé d'amener les enfants se coucher donc je fais mon travail. La jeune fille est placée de coté pour qu'elle puisse revenir à elle.

    ----
    Bon pour moi c'est de l'hypnose, une bonne grosse claque pour endormir les enfants et globalement ça marche bien puisque la plupart de ceux qui se sont prêtés au jeu sont déjà en train de s'endormir, on les lève et les accompagne vers la sortie, et sans surprise ils s'endorment vite. (Mission accomplie)
    ----

    On termine de sortir les derniers jeunes qui vont se coucher avec une facilité déconcertante, puis je retourne dans la salle ranger les affaires
    Je croise de nouveau la jeune fille laissée à l'écart avec notre directeur. Pour le moment ils discutent, et je vois qu'elle respire relativement mal. Là je comprend enfin qu'elle est sur la pente douce et difficilement inévitable de l'abréaction. A ce niveau, pour ceux/celles qui l'ont déjà vécue, ou vue : on est déjà dans le "palliatif".
    Ça fait un moment que je ne suis pas tombé sur un cas d'abréaction donc tout fuse dans ma tête alors que mon collègue me demande des conseils.
    Je lui conseille donc de lui dire que tout allait bien se passer, que si elle souhaite pleurer qu'elle avait le droit, de rester avec elle, la soutenir, l'épauler et d'aller on son rythme. Je le rassure au passage : tout finit par aller mieux.

    Je continue de ranger tandis que lui décide de l'amener à un endroit plus confortable qu'une salle avec un parquet.

    Cependant je les recroise sur le chemin du retour et là, ça ne va pas.
    La fille vire vers un état d’inconscience, elle tangue, n'arrive plus à communiquer.
    A partir de ce moment je décide de rester. J'essaye de procéder à un réveil, qui ne fonctionne pas. On l'allonge. Au milieu d'un chemin. Au bout de quelques minutes, elle ne répond plus, allongée au sol elle respire de manière très saccadée et rapide. On patiente un peu. Je la couvre, je réalise quelques tests du score de Glasgow. Aucune réaction. ça fait bien 1h que la veillée est terminée.

    On décide d’appeler des membres anglais du centre et par la suite les pompiers.

    A partir de là je nous ne sommes plus seuls, je reste avec la fille en lui pressant constamment la main et en lui parlant tout à fait normalement pour lui décrire la situation, que tout va bien se passer et qu'on la prend en charge. (merci le brevet de secourisme)
    A ce moment précis, l'objectif c'est de parvenir à obtenir une réaction consciente donc je l'invite à essayer de serrer ma main et à y mettre tout son sien tout en lui disant qu'elle ira mieux et que tout redeviendra normal dans peu de temps. Je demande aussi au directeur de s'éloigner, ce qu'il fait. À ce niveau j'avais l'inquiétude que sa voix la fasse plus partir qu'autre chose. Bon honnêtement, j'ignorais totalement si ce que je disais servait à quelque chose à ce moment précis.

    Au niveau physique, réaction impressionnante :
    - respiration saccadée
    - Rythme cardiaque un peu plus rapide
    - état visible d'inconscience
    - yeux convulsés

    La fille a fini par se réveiller spontanément dans l'ambulance (au fond c'est une sortie de transe et une suggestion balancée longtemps avant qui se réalise), qui l'a tout de même amenée à l’hôpital pour faire des analyses. (RAS)

    Bon je peux vous dire que même si je ne suis pas directement responsable de la situation, ça fout un froid monstrueux. J'ai déjà vécu des formes d'abréactions plus soft avec des remontées d'émotions qui peuvent se gérer et qui, OK, ne sont pas forcément négatives, mais là c'était vraiment un niveau au dessus et je n'arrive pas à concrètement comprendre ce qui s'est passé.

    Fin de l'histoire :
    On a appris par la suite que
    1) Ce n'était pas la première crise d'angoisse qu'elle faisait. (mais je pense qu'à ce niveau ça devait être une première)
    2) Une de ses amies est plongée dans un coma artificiel depuis plusieurs jours.
     
    Au final Tout allait bien pour la fille qui m'a remerciée d'avoir été là pour elle et de l'avoir soutenue : elle était totalement consciente mais incapable d'agir sur son corps.


    Ce soir là j'ai commis une erreur puisque j'ai compris ce qui se passait :  J'aurais du immédiatement faire sortir la fille avant la fin du retour au calme. Ça faisait un moment que je n'avais pas été face à une forme d'hypnose et j'ai totalement oublié, sur le moment, qu'une suggestion donnée par une ambiance et une voix, continue d'agir si la personne reste présente, même debout et éloignée. Pour moi j'ai eu l'impression de ne pas porter assistance à temps, ce n'est vraiment pas une sensation agréable.
    Petit rappel  1 : l'hypnose c'est comme une balle rebondissante, surveillez les autres personnes autour de votre séance.
    Petit rappel  2 : faites attention avec vos audiences, n'hésitez pas à arrêter si quelque chose ne va pas.
    Petit rappel 3 : l'hypnose et les enfants = source de problème.
     
    Autre chose : comme gérez vous ces situations? Avez vous déjà eu des cas similaires? A ce niveau je ne sais même pas si on peut parler d'abréaction puisque nous n'étions pas vraiment face à une décharge émotionnelle.
    Du coup, abréaction ou pas?
    Transe profonde ou pas?
    Dissociation?
    honnêtement je ne sais pas, c'est pourquoi je viens vous en parler.

    Voilà voilà..


     
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    Kalagan ont aimé un message de Koko dans L'avis de Messmer sur l'hypnose de rue   
    Dixit le mec qui se servait du mot "cauchemar" comme ancrage de réinduction, entre autres joyeusetés (réveils mal ficelés, personnes dissociées pendant plusieurs jours après le spectacle, difficultés à prendre la route après avoir passé la soirée sur scène, TU ES DANS LE VENTRE DE TA MERE...).
    Là comme ça je m'en tape du coup
     
    Si je voulais faire mon malin j'ajouterais que l'hypnose de rue préjudicie à son image d'hypnotiseur omnipotent, puisque le postulat de base de la street c'est que tout le monde peut en faire. Tout le monde ici a déjà vu des débutants du jour même enchaîner toutes les suggestions d'un spectacle de Messmer sur ving-cinq minutes juste avant la pause café, si tout le monde savait à quel point c'était facile, ça vendrait pas autant (ça vendrait encore bien, mais pas autant).
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    Kalagan ont aimé un message de Colin dans Envie d'un café ?   
    Hop ! cela fait longtemps que je me tâtais de faire un compte rendu, celui-ci me semble assez intéressant pour que je me lance.
     
    Cet été il m'est arrivé une petite anecdote lors d'une séance, un ami se lève tôt le matin, vers 13h-13h30 (c'était l'été, les vacances, et lui il n'avait pas d'enfant, le veinard ) seulement voila : plus de café ( bien fait !). Ma femme est prise d'une initiative dont j'aurais du moi même faire preuve : "Si tu veux Colin peut d'hypnotiser pour te donner l'impression d'en boire".
    5 min plus tard on débutait l'expérience. Pour lui c’était une totale découverte, il était carrément ouvert, et s'empressa d'accepter la séance.
     
    Un près talk bref ayant pour but principal de cadrer ses attentes sur la séance à venir. Les nouveaux trop enthousiasmes peuvent se décourager tout aussi vite, suivant ce qu'ils imaginent de l'hypnose. Tandis que je lui parle, il gobe mes paroles et me fixe du regard, pour moi il est déjà en train de partir. Sans plus attendre j'enchaine avec les tests.
     
    Les doigts aimantés : bon résultat, pour lui c'est carrément surprenant, je lui propose de les coller avec son imagination, ça marche, il a ce rire caractéristique, un mélange d’étonnement et d'amusement. J'aime bien entendre ce son, il annonce généralement un bon moment. Et ce fut le cas. J'enchaine avec diverses jeux de catalepsies, bouton du rire, mot qui fait rire, on ratifie bien le tout et on continue.
     
    Pour le moment je ne ressent aucun besoin d'effectuer d'induction formel. Il se débrouille bien, je garde la transe comme un bonus. Je lui demande de me décrire un galet bien rond que je lui pose dans la main (un réel), comment est-il ? ensuite, qu'a-t-il de plus que les autres ? et enfin pourquoi te plait-il ? après quelques arguments de toutes évidences irréfutables, le voila amoureux du caillou, complétement accro. C'est vraiment un de mes préférés ce truc. En debriefing de fin de séance, il m’avouera que ce moment était le plus impressionnant, et son préféré à lui aussi.
     
    Pour continuer avec cet outils, je lui suggère une sensation venant du caillou, peut être un fourmillement. Et je l'aiguille jusqu'à ce qu'il ressente une chaleur dans la main, chaleur qui se répand dans tout le corps jusqu'à être une vrai sensation de chaud. On canalise cette chaleur dans la main à nouveau, car il y tient une tasse de café.
     
    le café (essai 1) :
    je lui propose d'imaginer sa tasse de café, de me la décrire son contact, les odeurs etc ... Il a bien l'odeur et la chaleur, la sensation de boire, mais du "rien", pas du café. Ok c'est un début. Je lui propose d'autre jeux, il est toujours partant.
     
    Je profite des sensations dans la gorge pour amener le contrôle de sa voix. D'abord les aiguës et graves, puis les langues parlées. Ce qui le met fort mal à l'aise, il est profondément littéraire, prof de français, et appartement, très attaché à sa langue maternelle. Cela marche pourtant très bien, ce qui ne doit pas le rassurer bien plus, au contraire, il n'ose plus prononcer de paroles. On arrête le japonais, je lui propose de parler le pokemon, il accepte, il rit, le malaise est passé.
     
    Cependant après cette expérience désagréable, je lui propose enfin la transe qu'il était curieux de décourvir.
    Comme à chaque fois, après l'induction et l’approfondissement, j'aime donner au gens l'opportunité d'une "purge".
    Ici j'utilise encore le caillou tant apprécié. "Afin de passé un bon moment, je te propose de te décharger de tout ce qui pourrait te gêner, soit pour toujours, soit pour le récupérer plus tard, en temps voulu."  "Le stress, des mauvais souvenirs, des mauvaises énergies etc..., serre fort ton poing." pause "et envoie tout dans le caillou, il absorbe tout" pause "quand tu auras plus rien à y mettre, relâche le poing et laisse tomber le caillou."
     
    Je profite de la transe pour installer un signaling, pour ratification : un collage des pieds et des fesses, l'oubli de la date (on est en vacances ça devrait aider), de bien se préparer à reboire du café, et je termine sur l'oubli du chiffre 6. Et le fait remonter. J'ai fait exprès de le surchargé d'infos, pour noyer sa conscience au cas ou il divaguerait pas dans un beau rêve.
     
    Le collage, il est paralysé jusqu'au dos, seul les bras et la tête peuvent bouger. Une interprétation bien à lui de ma suggestions, et ce n'est pas la seule liberté qu'il ai prise :
    "Peux-tu compter mes doigts?" je lui montre mes mains, "6! je sais que c'est faut, mais 6! je ne peux rien dire d'autre." - "t'as quel age ?", "26 ans" (en vrai 25) - "En quelle année en est ?" "2016" - "combien de nains ?" - "combien de jours dans une semaine ?" ... 6 toujours ... des 6 partout.
     
    le café (essai 2) :
    "tu peux reprendre ta tasse de café, et en boire une gorgé ..." il me coupe : "Non, j'ai pas envie" ...  bon, c'est l'hypnotisé le chef.
     
    Alors j'enchaine sur l'hallu d'une cigarette qui se transforme en pétard, je sais que ça lui fera plaisir et le placera en condition pour d'autres hallucinations. Je finit sur une hallu visuel ou tout parait plus nature, plus vert et vivant, ça marche bien ! j’essaie de pousser jusqu'à l'apparition d'animaux : genre tigres ou autre ça marche pas. Alors pour terminé : une nouvelle induction afin qu'il fasse le rêve de son choix, ensuite je lui rend le caillou, il récupèrent ce qu'il veux (débriefing : rien) et le réveil de fin, le débriefing et fin de séance.
     
    Des éléments m'ont marqué avec lui :
    D'abord, au fur a mesure de la séance, il interprété de plus en plus mes suggestions pour les arranger à sa sauce, il prenait le contrôle de sa transe. Notamment sur la fin ou il faisait un peu comme il voulait, même si j'émettais l'idée générale.
    Ensuite, c'était la première fois que le changement de langue, qui fait pourtant parti de ma routine, semblait aussi intrusif. Presque une atteinte à son intimité. Les prochaines fois j’insisterais plus lors de la demande de permission.
     
    Et enfin, la raison qui m'a donné envie d'écrire ce compte rendu : il a profité de la purge pour se débarrasser de son besoin de caféine. L'idée de départ était au contraire de simuler la prise d'un café. Mais la aussi monsieur en a encore fait qu'a sa tête. Le résultat n'est pas définitif, il continu de boire du café. Mais il en aura vraiment oublié celui la.
    Je propose systématiquement la purge, sans plus, je ne suis pas hypnothérapeute. Et j'ai régulièrement des retours très positifs voir des remerciements sincères, des fois même je voix des larmes aux coins des yeux. Si vous ne faites pas cette étape je vous encourage à l'essayer vous aurez probablement des surprises. Pour ma part je l'ai placé dans ma routine depuis mes tous premiers essais en hypnose, parce que je répétais un tuto où ça y était, mais je l'ai jamais enlevé.
     
    Et si vous aussi vous utilisez ce que j’appelle la purge, je suis très curieux de vos retours.
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    Kalagan ont aimé un message de Hugin dans M. Erickson : de la nature de l'hypnose et de la suggestion   
    Tiens, je trouve tout à fait pertinent de mettre ça ici. C’est une mise en perspective intéressante des récits d’Erickson. C’est tiré du livre “The Practice of Hypnosis” d’André M. Weitzenhoffer, mais on peut lire l’extrait en ligne ici: https://www.ukhypnosis.com/2012/12/12/milton-ericksons-reverse-set-hypnotic-induction-weitzenhoffers-criticisms/
     
    Je l’ai traduit rapidement pour permettre aux non-anglophones de comprendre (coucou @Heyrin).
     
     
     
    En relayant ce texte ici je ne veux pas dire que Weitzenhoffer a forcément 100% raison sur Erickson (surtout qu’on sent bien qu’il défend aussi sa Stanford Scale au passage), mais je crois qu’il ne faut pas nécessairement tenir pour parole d’évangile tout ce qu’a écrit Erickson. Il a sûrement été un thérapeute hors du commun et il a marqué l’hypnose d’une façon indiscutable, mais c’était aussi un humain (avec ce que ça comporte de personnalité, d’ego, de biais cognitifs).
     
    Et puis ne surinterprétons pas non plus ce que nous décrit Erickson.
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    Kalagan ont aimé un message de Agraf dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    Je vois que tu as édité ton message, mais il me semble que tu avais initialement écris "Tu as l'air de penser que je ne me suis pas remis en question". Je pense que tu t'es remis en question, comme chacun de nous ici lorsqu'il nous est arrivé de faire des erreurs.
     
    Mais je pense que tu t'es remis en question en te demandant quelque chose comme "Qu'est-ce que j'aurais pu ou du faire de plus ?" alors qu'en vérité, le problème est que tu en as trop fait.
     
    Et je pense que tu t'es remis en question en te posant cette question puisque tu écris "tout de suite on aurait du appeler les pompiers, l'amener aux urgences..." qui consiste bien en quelque chose que tu aurais pu faire en plus de ce que tu avais déjà fait. 
     
    Je ne pense pas que tu aurais du appeler les pompiers ou les urgences. Je pense que tu aurais simplement du arrêter la séance dès qu'elle s'est mise à pleurer, en prenant un peu de feed back pour être sûr qu'elle allait bien, l'installer dans un coin avec l'entraîneur le temps que ton spectacle soit fini et lui expliquer ensuite que parfois, quand on a retenu une émotion dans le passé, il peut arriver qu'elle profite d'une séance d'hypnose pour se repointer sans qu'on ne lui ai rien demandé. Tu lui aurais dit que c'était normal, qu'il fallait qu'elle laisse cette émotion du passé vivre sa vie et mourir de sa belle mort et qu'elle ne serait plus embêtée ensuite, puis tu lui aurais dit que tu restais disponible pour elle si elle avait besoin d'en parler ou si elle se sentait un peu vaseuse dans les jours qui viennent. Et là, à mon humble avis, il n'y aurait pas eu de suites à cet évènement.
     
    Un exemple personnel : une fois à Grenoble, une jeune femme vient me voir parce qu'elle veut à tout prix vivre une catalepsie mais elle ne croit pas à l'hypnose et blablabla. Je tente donc de suggérer une catalepsie, mais elle y met de la mauvaise volonté et au bout de quelques secondes me dit "non mais ça ne marche pas, j'suis pas sensible, l'hypnose ça n'existe pas". J'avoue qu'elle m'a un peu gonflé sur le coup, je lui ai donc demandé si elle voulait vraiment vivre une catalepsie, elle me redis oui. Là, je crée de la confusion, j'enchaîne sur une rupture de pattern un peu violente et suggère de manière autoritaire que son bras est bloqué, bloqué... Et la dame fait une crise. Elle devient rouge, se prend à haleter et les larmes lui montent aux yeux. Immédiatement je radoucis mon ton, lui dis que son bras n'est plus bloqué, que tout va bien... Et lui demande ce qui vient de se passer. Il s'avère qu'elle avait peur d'être "prisonnière de son corps" s'il était bloqué. Bon, je ne pouvais pas savoir qu'une catalepsie du bras allait lui déclencher une crise de claustrophobie. Comme j'ai arrêté de suite, que j'ai dédramatisé et que je suis resté disponible dans le cas où elle ne se sentirait pas bien, ce n'est pas allé plus loin mais je pense que si j'avais insisté ça aurait évidemment été de pire en pire. Je pense que tout le monde ici a des anecdotes où un volontaire a mal réagis et je pense que dans toutes les anecdotes ça a cessé dès que le lien hypnotique a été rompu. L'esprit a sa propre capacité de réparation et de réorganisation après une expérience à forte charge émotionnelle.
     
     
    Sinon, oui, évidemment que l'entraîneur était stressé. Toute la base de l'hypnose repose sur la confiance que tu es capable d'inspirer. Si tu n'as pas su le rassurer, c'est normal qu'il soit stressé, ce n'est pas lui qui sait. Je pense que le premier devoir d'un hypnotiseur est de rester calme, serein et confiant en toute circonstances. Car à partir du moment où la séance a démarré, tu deviens le point d'ancrage principal pour ton volontaire. Si tu es stressé, il le sentira et ça se répandra par contagion à tout le monde, causant bien plus de dégâts que tout ce que tu pourrais dire ou faire.
     
     
    Par ailleurs, vouloir être interventionniste à tout prix trahis à mon avis une vision très XIXe siècle de l'hypnose, où les gens accordaient bien davantage de pouvoir à l'hynotiseur qu'à l'hypnotisé. Je te suggère de lire "Du symptôme à la lumière" de Rossi, où tu verras qu'on peut très bien faire des séances de huit heures en prononçant moins de dix phrases. Ça fait réfléchir sur le sens de l'intervention qu'un hypnotiseur peut ou doit donner à ses séances.
     
     
    Quant au fait de dormir ou non avec la personne, il me semble que le plus important pour quelqu'un d'hypnotisé n'est pas ce que tu fais mais le sens que la personne lui donne (méta communication là encore) qui dépent énormément de l'état d'esprit dans lequel la personne se trouve. Si tu la raccompagnes seul à sa chambre, ce n'est pas pareil que s'il y a plusieurs personnes, si tu es là quand elle se réveille, ce n'est pas pareil que si tu n'es pas là, etc.
    Tous ces détails seraient d'ordinaires sans importance sauf que là, elle était en état de choc et je disais simplement que c'était des points de détails susceptible de teinter inconsciemment son mal être avec quelque chose qui ressemble à une agression sexuelle. Quand bien même il n'y aurait eu aucune ambiguïté de ton côté.
     
    Enfin, par rapport au fait que "C'est pas une excuse", tu n'es pas là pour être jugé ou recevoir l'absolution. Chacun se contente de partager conseils et analyses pour devenir meilleur. N'ayant en aucune manières été impliqué dans cette affaire, je pense que comme tout le monde ici, je n'attends pas d'excuses^^
     
     
    Allez, bonne continuation et garde à l'esprit que "le mieux est le mortel ennemi du bien"
     
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    Kalagan ont aimé un message de Agraf dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    Bon maintenant que tout  le monde t'a rassuré tu as peut-être moins peur d'entendre des reproches
     
    Je trouve que la plupart des forumeurs ont bien vite jugés les neuro-psy-mescouilles et ce, sur la base de ce qu'ils auraient dit et non pas des résultats obtenus. Si je me fies à ton récit, nous avons donc toi d'un côté qui racontes pleins de choses positives sur l'hypnose et qui traumatise une jeune fille et de l'autre ces vilains messieurs qui lui racontent pleins de choses négatives et qui arrivent semble-t-il (aux dernières nouvelles en tout cas) à stopper les phénomènes génant que ta prestation a vraissemblablement déclenché.
     
    Moi j'aime bien les faits et je les trouve assez éloquents. Je m'en vais donc proposer une autre lecture des évènements qui permette des les apréhender, en sortant du présupposé un peu mystérieux que les personnes qui sont intervenues après toi et qui ont réussies là où tu as échoué, seraient forcément incompétente parce que professionnelle...
     
     
    Nous avons donc une jeune fille qui part en colo sportive. Comme elle est mineure elle est d'ordinaire sous la responsabilité de ses parents, comme elle est en colo, c'est l'entraîneur qui assure ici la figure d'autorité. C'est lui qui constitue le lien de confiance entre les parents et la jeune fille. En demandant l'autorisation des parents, tu court-circuites l'autorité de l'entraîneur et tu places ton spectacle d'hypnose en dehors du cadre de la colo. En "temps normal" ; s'il n'y avait pas eu de problèmes, cela n'aurait eu aucune incidence mais dans le cas d'un plantage comme celui-là, il n'est pas impossible que ses "endormissements" auraient cessés dès la fin de la colo s'ils étaient restés cadrés au sein de la colo. Il est possible aussi que les tentatives de l'entraîneur d'aider la jeune fille aient eu plus de succès si il incarnait toujours une figure d'autorité, ce que ta demande innocente et partant d'un bon sentiment a pu empêcher.
     
    Mais évidemment, ce n'est pas là que ça a merdé. Je pense que tu t'en doutes, et certains plus haut l'ont déjà mentionnés. Mais quand tu commences à avoir des gens qui pleurent à un spectacle, eh bien il faut arrêter de les hypnotiser, c'est juste du bon sens. Tu as des hallu visuelles badantes ? Comme c'est curieux, et si on essayait les hallus gustatives ? Le fait de les réinduire à chaque fois n'est pas plus problématique que ça dans l'absolu, le problème c'est que ça affaibli de plus en plus la conscience de ton volontaire d'être réinduis. D'ailleurs tu n'as pas précisé la technique mais je suppose que tu as procédé par rupture de pattern, qui a pour effet de fragmenter la personnalité. À partir d'un certain âge l'esprit a l'habitude de se scinder et de se reconstruire, c'est pourquoi ce n'est pas problématique. Moi personnellement je ne fais pas de ruptures de pattern avant 12 ans. À 14 ans, ça se discute, il faut voir au cas par cas. En tous les cas si elle avait déjà des hallus visuelles ce n'était pas forcément la peine d'insister.
     
    Pour critiquer les psys beaucoup se sont basés sur la communication et peu sur la méta-communication. Camille l'a évoqué, effectivement cela pourrait être un besoin d'attention. Mais au vu de ses réactions à moyen terme je ne pense pas. Mon hypothèse est que les pleurs étaient une manière inconsciente de dire "Je ne veux pas". Erickson l'a montré à de multiples occasions, l'inconscient peut créer des symptômes pour s'exprimer ou pour donner un prétexte à la conscience pour reprendre le contrôle. Il évoque par exemple dans ses articles le cas d'une jeune femme dont le bras a été placé en catalepsie très longtemps et qui se prend à éternuer. L'éternuement l'oblige à reprendre le contrôle du bras. Là, les pleurs auraient logiquement du contraindre l'hypnotiseur à arrêter ses "expériences".
     
    À ce stade, je pense que la séance aurait juste été une mauvaise expérience pour elle, ou peut-être qu'elle l'aurait fait réfléchir et qu'elle serait venue te revoir dans la semaine. Il est difficile de savoir exactement quel aurait été sa réaction, probablement qu'avec un peu de recul elle aurait pu en tirer quelque chose de positif, mais voilà : l'entraîneur te demande de la réhypnotiser et tu le fais ; et en plus pour une suggestion qui n'est pas top (si elle fait de la natation de manière assez intensive,  probablement que toucher à sa perception de la température de l'eau c'est quelque chose de plutôt intime, qui la touche profondément).
     
    Donc que fait l'inconscient ? Eh bien voyant que la réaction des pleurs ne t'arrête pas, il teste autre chose pour la défendre : l'endormissement spontané. Et là, tu vas te coucher avec elle !!! Sachant qu'à cet âge là, on a les hormones en feu d'artifice et qu'en plus tu incarnes, via l'accord des parents puis de l'entraîneur, l'autorité parentale, imagine le bizarre de la situation. C'est potentiellement quasimment incestueux !
     
    Consciemment, à ce stade là, elle doit être très chamboulée. Son inconscient, pour X raisons ne souhaite pas que tu l'hypnotises et toi tu t'acharnes. Dans le même temps, il y a probablement un fond de tension sexuelle généré par l'hypnose, par toute l'attention que tu lui portes ainsi que par le fait que tu sois présent quand elle dort. Cela doit contribuer à lui brouiller l'esprit et participe selon moi du fait que par la suite, elle ne soit plus coopérative du tout, aussi bien consciement qu'inconsciemment. Consciemment elle ne sait pas comment réagir, donc elle ne réagit plus du tout. Et inconsciemment, eh bien le fait de s'endormir fonctionne mieux que les pleurs alors elle reste bloquée sur ce comportement.
     
    Là, le coup de grâce ! Tu appelles un ami à toi qui fait 150km pour venir t'aider. Ça peut sous-communiquer un grand soucis de bien-être pour l'autre, mais au vu du cadre qui s'est installé, ça sous-communique surtout une grande incompétence. Comment, le type à qui l'entraîneur ET mes parents ont accordés toute leur confiance, serait tellement incompétent qu'il est obligé d'appeler des gens au secours ? Je dirais que c'est le moment où tu perds toute autorité et tout contrôle sur ton hypnotisé. Le point positif, c'est qu'en faisant intervenir un autre hypnotiseur, tu brises à mon avis cette tension sexuelle qui avait pu être créée par l'hypnose. Tu n'es plus le grand mystérieux hypnotiseur. Tu es un hypnotiseur parmis d'autres, et même pas un bon, du coup en enlevant cette aura de prestige que l'hypnose a généralement sur les gens, tu ouvrais la porte à une relation normalisée avec elle...
     
    Oui mais voilà ! Le lendemain, tu tentes un "coup de bluff". À cette occasion, tu constates d'ailleurs que lorsque tu n'es pas là, tout va très bien. Mais tu trahis sa confiance en lui mentant ouvertement et en faisant une apparition près de sa chambre alors que tu lui as dit que tu étais dans le bus. À partir de ce moment là, il y a une constante nette dans ton récit : dès que tu es là, elle s'endort de manière incontrôlée et dès que tu n'es plus là (comme à l'hôpital où elle a été amenée en urgence) elle se réveille comme une fleur. Dans le même temps, tu communiques avec elle de manière ultra paradoxale : tu lui dis que c'est elle qui contrôle tout, qu'elle peut se réveiller quand elle veut etc. et dans le même temps tu l'infantilises au dernier degré en la forçant à boire de l'eau sucré comme un nourisson braillard qui refuse sa têtée. 
     
    À partir du moment où elle est allée aux urgences, ça fait passer sa problématique à un autre stade. Jusqu'à présent elle avait des réactions bizarre au contact d'un mec que personne ne connaît et qui se retrouve on ne sait pas trop comment à prendre le contrôle sur elle, sur ses passions (la natation) sur sa nourriture, son sommeil, son corps et son esprit. En l'amenant aux urgences, ça sous-communique que c'est elle qui a un problème. Si elle avait déjà consulté un psy quelques années auparavant, ça l'a probablement renvoyé à cette période là de sa vie. Probablement aussi que si au tout départ son inconscient cherchait à te faire arrêter l'hypnose c'est peut-être lié à la problématique pour laquelle elle a vu ledit psy.
     
    Ainsi donc, quand elle arrive chez elle, son problème avec toi s'est transféré à un problème plus général via les urgences, les psy etc.
     
     
    Je pense donc qu'au tout début, elle avait un problème qui n'est en rien lié à toi (d'où sa consultation quelques années auparavant). Puis tu t'es lié à ce problème en insistant dans l'hypnose, en la réhypnotisant et en l'infantilisant. En l'amenant aux urgences, ce problème s'est généralisé et intensifié en lui faisant craindre pour sa santé mentale, elle n'avait pas envie de "finir chez les fous". Par ailleurs, quel qu'ait été ce problème, les parents et l'entraîneur ayant apportés leur caution morale à ta personne, en l'hypnotisant et en montrant que tu étais incapable de gérer ce qu'il se passait (en appelant un pote notamment, ou encore en l'observant, impuissant face aux évènements, tandis qu'elle dormait) tu as également décrédibilisé les parents.
     
     
     
     
    Maintenant, comment les psys qu'elle est allée voir ensuite ont-ils agis ? En lui disant que les parents auraient du porter plainte, ils redonnent aux parents le pouvoir qu'ils ont abandonnés en l'envoyant en colo ainsi qu'en donnant leur accord pour la séance d'hypnose. En même temps ils reconnaissent l'intense souffrance qu'elle a subis et, subtilement, ils recréent un cadre : si les évanouissements continuent, il faudra porter plainte. Comme la jeune fille n'a probablement pas envie que cette histoire continue pendant des siècles et d'y rajouter des juges et des avocats, c'est en fait une menace contre elle, qui a le mérite de replacer la culpabilité sur l'hypnotiseur et non pas sur la jeune fille, tout en redonnant aux parents le pouvoir d'agir. En lui disant qu'il ne faut pas hypnotiser en dessous d'un certain âge, ils la dédouannent totalement et la rassurent vis-à-vis de sa normalité et de la salubrité de son esprit : s'il ne faut pas hypnotiser les gens de son âge, alors il est normal qu'elle ait eu des réactions bizarre après avoir été hypnotisée. En lui disant qu'il ne faut pas être hypnotisé plus de 15 minutes, ils lui donnent un nouveau comportement possible dans le cas où la situation se représenterait. Si cette jeune fille n'arrive pas à dire non, alors il faut que la sacro-sainte science, incarné par l'autorité de ces psys, dise non à sa place.
    Et visiblement... Ça a marché non ?
     
     
     
     
    Je parlais tout au début de méta-communication. C'est ce que la communication communique. Si tu lui dis qu'elle a le pouvoir, que elle elle te demande de la laisser tranquille et que toi tu insistes pour qu'elle fasse ceci ou cela, tu communiques peut-être qu'elle a le pouvoir, mais tu méta-communiques tout l'inverse. De son côté, en te demandant de la laisser tranquille, en te disant qu'elle est fatiguée etc. elle communique ET méta-communiques qu'il faut la laisser tranquille. Elle aurait eu les yeux qui vrillaient, des spasmes dans tout le corps ou encore des crises d'hystérie, on aurait peut-être pu considérer qu'indépendamment de ce qu'elle disait, elle méta-communiquait un besoin d'aide mais là, s'endormir, c'est plutôt paisible et passif comme réaction de défense.
     
     
     
     
    En conclusion, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle c'est qu'a priori, l'hypnose n'étant pas en cause, tu peux continuer d'utiliser les techniques que tu as apprises sans risques. La mauvaise, c'est qu'à mon humble avis il ne serait pas superfétatoire d'investir dans quelques bouquins sur la thérapie pour revoir entièrement ton positionnement d'hypnotiseur, qui a été tout le long de cette semaine plutôt catastrophique. Je te conseille "Un thérapeute hors du commun" de Zeig qui devrait te donner quelques notions sur l'autorité et la méta-communication. Par ailleurs, je te conseille également, le temps que tu puisses reprendre confiance en toi, de n'hypnotiser que des personnes majeures avec lesquelles tu n'entretiens aucune relation d'autorité préalable.
     
    Mes conseils donc pour pratiquer sereinement sans traumatiser quiconque :
    - Si un volontaire se met à pleurer dans un spectacle, arrêter le spectacle avec l'intéressé. Dans le même temps, autoriser les pleurs (tout est toujours normal en hypnose, si elle pleure à un moment donné c'est normal, c'est de la ratification élémentaire de l'autoriser à pleurer). En fin de spectacle, prendre un moment pour débriefer avec la personne, en prenant du feed back. Avant de dire "l'hypnose c'est ceci et c'est pas ça et tu as le contrôle et tu vas bien et... eh bien il faut savoir où elle en est elle-même. Peut-être que cette expérience lui a fait penser à quelque chose, peut-être qu'elle a envie d'en parler, peut-être que ceci ou cela. Pour pouvoir faire des conjectures, il te faut du feedback donc avant de lui dire quoi que ce soit il faut que tu lui parles de là où elle se trouve, en le lui demandant donc. Et  si elle ne veut pas parler, c'est du feed back aussi, reste disponible au cas où mais éloigne-toi, laisse-la respirer.
    - Si une séance s'est mal passée ou passée d'une manière qui te semble étrange et que tu n'es pas sûr de comprendre ou être capable de maîtriser... Eh bien ne pas refaire une séance le lendemain avec la personne, ou à la limite si c'est l'intéressé qui demande. Il faut que la demande vienne de la personne dans ce cas là et pas qu'elle réponde à une sollicitation de l'hypnotiseur ou de toute personne tierces, particulièrement si cette dernière entretiens une relation d'autorité avec elle.
    - Si le volontaire demande à ce qu'on le laisse tranquille, il faut respecter sa bulle d'intimité ainsi que sa liberté, autant dire que dormir avec le volontaire n'est pas très recommandé...
    - Respecter la confiance que l'hypnotisé place en nous en ne lui mentant pas ouvertement (dire je t'attends dans le bus et l'attendre près de sa chambre par exemple).
    - D'une manière générale, être conscient de ses limites. Il y a des choses que tu pourras faire en hypnose dans un an, dans cinq, dans dix ans, que tu ne peux pas faire maintenant parce que tu manques d'expérience. 
    - Enfin, savoir rester à sa place. C'est probablement le plus dur, les autres "conseils" relevant davantage du bon sens. Savoir rester à sa place dans une discipline comme l'hypnose ludique est très compliqué car en tant qu'hypnotiseur, nous avons un certain contrôle sur les sensations, les émotions, les perceptions et actions diverses de l'hypnotisé. D'où l'importance d'instaurer un cadre de jeu et de n'en pas sortir. Lors d'une séance d'hypnose de rue, tu n'es qu'un partenaire de jeu de ton hypnotisé, ce jeu est limité dans le temps, dans l'espace et borné par des règles implicites qui sont différentes pour chacun. C'est à force de pratique que tu arriveras à percevoir, via le paraverbal/nonverbal, l'intention, etc. quelles sont les limites à ne pas dépasser avec ton volontaire. En attendant, il faut prendre des précautions, notamment celles listés ci-dessus. Je rajouterais pour finir que si tu demandes très clairement à ton hypnotisé de rester sur ses jambes et que ce dernier s'effondre malgré tout et plusieurs fois de suite, eh bien son inconscient n'a clairement pas envie de jouer avec toi puisqu'il ne respecte pas les règles du jeu. À partir de ce moment là on n'est plus dans le jeu mais dans l'agression et à mon avis c'est comme ça que symboliquement, ton volontaire a vécu cette semaine. D'autant que ne suis pas trop revenu dessus, mais l'ambiguité pouvant exister entre une ado de 14 ans facilement impressionable et un beau sportif de 24 ans pendant une semaine de colo n'a pas du arranger les choses.
     
     
    En espérant que mon analyse et mes conseils te soient utiles
     
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    Kalagan ont aimé un message de neuneutrinos dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    Et si elle se faisait prendre en train de simuler ? (kalagan est vu comme un "sachant" )
    En fait, il n'est même pas sûr qu'elle ait eu des problèmes avec l'hypnose (et nous n'auront pas de quoi le vérifier).
     
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    Kalagan ont aimé un message de Hugin dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    C'est effectivement un travail qui pourrait être mené mais par un professionnel. De ce que j'ai compris Kalagan est un Street Hypnotiseur et probablement pas formé pour toute cette investigation.
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    Kalagan ont aimé un message de Hugin dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    Non seulement je n'ai jamais entendu de pareilles choses, mais c'est en complète contradiction avec la plupart des choses qui sont dites sur l'hypnose... 
    Par contre si c'est que t'a rapporté l'entraîneur rien ne dit qu'il n'ait pas déformé les choses. Toutefois sache que beaucoup d'hypnothérapeutes, en particulier les médecins, sont opposés à la pratique de l'hypnose de rue (et rarement pour des raisons documentées). Ne t'attends donc pas à avoir des avis positifs de leur part.
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    Kalagan ont aimé un message de Meemi dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    Je vais peut être m'avancer, à tord, mais comme tu le dis je vois surtout un besoin d'attention.
    Elle veut continuer à dormir ? Laissons la dormir, elle le demande.
    Réceptive ou pas, je pense que l'hypnose a été sa bonne excuse pour se "déclencher quelque chose" et obtenir une attention quotidienne qu'elle ne trouvait peut être pas.
    Je me trompe peut être.
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    Kalagan ont aimé un message de alban dans Un cas qui pourrait vous intéresser...   
    5 fois sans le.vouloir c'est énorme.  Il faut vraiment qu'elle contrôle sa transe. Comment à elle fait pour ne pas dormir la 6 ème fois ? 
     
    Félicitation
    Non phénomène quand il a été vécu est très facilement reproductible sans métaphore. 
    Elle avait probablement envie de jouer. Qu'est ce qu'en plus des pinces à linges coincent ses yeux ? Comment peut elle faire pour les ouvrir à nouveaux ? 
    En lui posant ses questions, tu aurais sûrement eu des réponses étonnantes (ne t'inquiète pas ça être de plus en plus facile de rebondir au fur et à mesure que tu hypnotiseras m
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    Kalagan a reçu une réputation de Nietop dans Ancrage non fonctionnel mais fonctionnel quand même   
    Bonsoir ! 

    Le titre est un peu bizarre mais je vous explique ce qui s'est passé avec le deuxième volontaire que j'ai hypnotisé.
    Ce n'est pas une personne que j'ai rencontré dans la rue (j'y suis toujours pas allé...), on parle et elle me dit qu'elle était allée au spectacle de Messmer il y a 2 ans.

    Bref, je me lance dans la séance, en essayant de mettre en place les conseils de Ronald, qui étaient le rire, et de prendre plus le temps (éviter d'enchaînement les phénomènes hypnotiques).
    la séance a duré longtemps, environ 2h, avec des pauses entre pour parler de ce qu'elle ressentait mais aussi de tout est de rien.
    Le truc qui l'a le plus bluffée, ce n'est même pas le pause/lecture, les hallucinations visuelles/kinesthésiques mais l'amnésie du chiffre 4
    Arrive la fin de la séance et je fais un réveil où je dis qu'elle "pête le feu" et en se réveillant, elle était vraiment trèèèès en forme donc j'ai du faire d'autres suggestions pour qu'elle se retrouve dans une bonne zone d'énergie. Dans la discussion à la fin de la séance, elle me dit qu'elle a du mal à dormir le soir, je lui propose alors de lui faire un ancrage : de faire toucher son pouce et son index afin de retourner dans l'état qu'elle est lors d'une induction.
    On répète plusieurs fois, dès qu'elle fait le geste je l'accompagne etc... Je précise dans les suggestions que plus elle le fera, plus l'ancrage restera efficace... 
    Avant de partir je lui demande de me dire si dans les nuits suivantes, l'ancrage fonctionne = dors mieux et plus vite.
    Le premier soir elle me dit que non mais qu'elle avait bien dormi, le second et troisième soir une très mauvaise nuit.
    Je lui propose donc de se revoir si elle en a envie afin de faire d'autres phénomènes hypnotiques et d'essayer de "régler" l'ancrage.

    On se retrouve et je début la séance par l'induction de la main aimantée vers le visage afin d'y aller doucement pour qu'elle se sente réellement détendue (elle était stressée des cours et énervée par d'autres) puis on fait des phénomènes qui lui permettent de rigoler (fou rire, le changement de rôle hypnotiseur/hypnotisé) puis je lui propose de faire du signaling. Je lui explique le principe, qu'on allait s'adresser à son inconscient et qu'il allait nous répondre par des oui / non / je ne sais pas.

    Je m'adresse donc à son inconscient en lui demandant de me donner un oui (le pouce gauche se lève), un non (le majeur droit se lève), je ne sais pas (annulaire gauche). Je lui pose des questions évidente pour voir si c'est bien calibré et c'était le cas. Je demande donc à son inconscient s'il est prêt à aider la personne pour mieux dormir. Il nous répond "je ne sais pas".  Je lui demande donc s'il a besoin de l'aide de la personne, il me dit "oui". Donc je suggestionne à la personne de se détendre, de se laisser aller... Je demande à l'inconscient s'il est désormais prêt à l'aider, il me dit oui.

    Je décide de dire à l'inconscient de se mettre au travail et de faire les choses nécessaires afin d'aider la personne à mieux dormir et qu'une fois qu'il aura mieux tous les mécanismes en place, qu'il bouge l'annulaire droit. Au bout de 3minutes, ce dernier bouge. Pour finir, je demande à l'inconscient de faire une geste qu'elle devra refaire pour aller dans un état parfaitement détendu, prêt à dormir, un doigt bouge (je ne sais plus lequel)

    La séance se termine et je demande à la fille de me tenir au courant.
    L"après midi elle fait une sieste et le soir elle n'utilise pas l'ancrage.

    Puis arrive ce midi, elle me dit qu'elle a utilisé l'ancrage en cours et qu'elle a faillit s'endormir. Mais c'est pas le second ancrage qu'elle a essayé, mais le premier.
    Donc, elle a lutté pour pas s'endormir, mais plus tard, elle a décidé de l'utiliser en cours, et elle a dormi en plein cours

    Qu'en pensez-vous ? J'espère n'avoir pas été maladroit...
     
    Edit : L'ancrage a marché dans la journée, mais pas le soir...
  13. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de Mr PSYKO dans Hypnose débutant, les premières séances   
    Salut Tito.
     
    J'ai commencé environ en même temps que toi et j'ai dévoré des kilomètres d'écrits sur le sujet. J'ai plein de connaissances théoriques et très peu de pratique.
    Je te suggère d'écouter les débats du forum que tu trouveras ici :
     
     
     
     
     
     
     
    Bon, en tant que débutant, les 3 premiers sont plus intéressants, mais j'ai écouté les 5, on y trouve pas mal de réponses à des questions qu'on se pose, ou même à certaines qu'on ne se pose pas encore....
  14. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de Sioupy dans Si y a pas d'induction c'est nul   
    Sois un enfant
     Il N y a rien de plus deroutant que les questions d un enfant, elles sont tellement ... pertinentes ^^
    Exemple :
    - Non mais je suis pas parti la
    - Parti ou ?
    - Ben en transe !
    - ça fait comment de partir en transe ?
    - Ben je sais pas moi !
    - alors comment tu sais que tu es pas partie en transe ? 
     
    Et rappelle lui qu a aucun moment tu ne lui a demandé de partir en transe tu lui a juste demandé de fermer les yeux et se détendre, rappelle lui en lui demandant de ne rien faire simplement fermer les yeux se detendre et imaginer ce que tu lui demande d imaginer
  15. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de RONALD dans Il était temps ! ...   
    Tout vient à point à qui sait attendre.
     
    Pourquoi certains phénomènes ne marchaient pas ? 
    Peut-être un peu plus de confiance en toi qui emmènera ton volontaire à se laisser aller un peu plus, jouer un peu plus avec l’imaginaire de ton volontaire, prendre le temps sans chercher à vouloir accumuler les suggestions par satisfaction personnelle, jouer un peu plus avec le rire qui va détendre l’atmosphère et permettre à ton volontaire de se laisser aller un peu plus.
     
    Est-ce aussi facile dans la rue ?
    Oui, ce n’est pas le contexte du lieu qui va favoriser ou pas la mise en transe de ton volontaire, mais toi tout simplement.
     
    Bonne continuation.
  16. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de neuneutrinos dans [Catalepsie] Technique livre et ballon   
    préambule (pas de bulle !)
     
    Comme le dit la dicton : Une routine, ça va, deux routines ... ça va,ça va !
    Ici une routine très simple à mettre en œuvre, permettant de passer d'un geste idéo-moteur à une catalepsie.
     
    La catalepsie est un terme médical/clinique comme de nombreux autres termes ( amnésie, hallucination, somnambulisme,etc...)
    En hypnose, on va réutiliser les mêmes mots car ils ont une signification symbolique assez forte, mais la définition en sera changé.
     
    Je distingue personnellement 3 formes de catalepsie. (définition personnelle)
    Catalepsie active   : Il y a une action active des muscles Catalepsie passive : La personne ne peut plus se mouvoir de manière passive. ( par flemme par exemple ) [censuré ] La routine se concentrera pour faire vivre une catalepsie active. (d'autres hypnotiseurs peuvent considérer la passive comme n'étant pas une catalepsie, et cela se comprend très bien)
     
    Ici la routine servira à créer une catalepsie du bras
     
    Techniques hypnotiques utilisées Peu de techniques à la base pour cette approche
    modulation : faire varier un phénomènes Ratification : ici , montrer qu'un phénomène est présent, et en profiter pour suggérer quelque choses en lien avec le phénomène Synchronisation : ici de manière très basique : suggérer de manière synchrone à ce que vie le volontaire ( voir Etape4.1)  
    Conditions initiales La personne doit être capable de ressentir les phénomènes idéomoteurs, et plus précisément livre et ballon. (après il est toujours possible d'adapter le test idéomoteur à la base ! )

    En effet, la routine repose sur un changement idéomoteur->catalepsie.
    La personne doit avoir au moins un bras valide. ( il m'est déjà arrivé que non )
    une petite chose aussi FUSIBLE !
    Dès fois les personnes ont une difficulté à tenir longtemps leur bras en l'air, donc n’hésitez pas à rappeler qu'il peuvent arrêter quand il le souhaite !
     
    N.B.
    Si vous voulez vraiment le faire avec le bras et si l'endroit s'y prête bien (canapé, lit,etc..), demandez à la personne de s'allonger sur le dos. Tendre son bras sera moins contraignant !(comme si elle était debout)
    Protocole  
    Etape0    : Faire ressentir un phénomène idéo-moteur.
    Etape1    : Suggérer un beau "livre et ballon" (le nom de la routine)
    Etape2    : Suggérer de refaire ce phénomène avec un seul bras. (pas le votre hein ?)
    Etape3    : Suggérer que la bras est à la fois attiré vers le bas et le haut ! (modulation)
    Etape4    : Amplifier le phénomène en suggérant que plus la main se lève plus elle sera attiré vers le bas , plus elle ira vers le bas et plus elle sera attiré vers le haut. (le processus est actif, et pas de métaphore imposée !)
    Etape4.1 : Ne pas hésiter de suggérer une monté quand le bras descend (et vis-et-versa) en même temps que le vit votre volontaire de sorte à rechercher activement un equilibre. (synchronisation)
    Etape4.2 : On peut suggérer que le bras, dans cette position d'équilibre ne peux plus bouger (et même faire bouger son bras pour vérifier la suggestion)
    Si on ressent une résistance dans le bras du volontaire, on peut suggérer que cette force résistante dans le bras sera de plus en plus présente (ratification)
    Etape5    : faire ressentir la catalepsie chez le volontaire  
     
    Idée de la création du protocole L'idée est de se dire qu'un mouvement qui ne bouge pas est une catalepsie (selon ce que je défini être une catalepsie dans le préambule)
    Mais qu'il ne suffit pas juste de ne pas bouger, mais en quelque sorte ... de bouger pour ne pas bouger (Etape4).
    Si on arrive à suggérer un effort pour ne pas bouger , c'est une catalepsie active, c'est gagné  !
     
    Il y a d'autre manière de suggérer cette idée (pas uniquement avec le "livre et ballon" ni avec le bras), si vous avez imaginé (ou bien avez déjà suggéré) des variantes dans le même style, n’hésitez pas à en faire part !
     
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    Kalagan ont aimé un message de Hugin dans Hypnose et mémoire de licence !   
    Avant de penser à tous les détails je te conseille de "tester" les opinions sur l'hypnose des gens qui te noteront. Il y a encore des gens qui assimilent ça uniquement au spectacle (ou au charlatanisme).
    Ceci dit, l'hypnose se pratique effectivement dans le coaching sportif. On trouve souvent la mention de l'ancien coach des Bulls de Chicago, Phil Jackson, qui aurait pratiqué l'hypnose dans son vestiaire (mais je ne sais pas la part de réalité ou de légende urbaine). Au Québec, je connais un hypnothérapeute qui fait de la préparations sportive avec des athlètes. Il y a effectivement beaucoup de chose autour de la visualisation du mouvement, de l'intégration de nouveaux réflexes, et de la gestion du stress.
    Pour ce qui est de la natation à proprement parler, je ne sais pas ce qui se fait.
     
    Donc pour te donner mon avis sur tes questions:
    - tu peux aborder la question de la qualification de deux façons. Soit tu trouves un hypno expérimenté et tu te places uniquement dans la position de l'entraîneur sportif. Ça a l'avantage de te placer dans une position plus neutre, puisque tu ne portes qu'une seule casquette. Tu peux explorer la conjonction des deux en apportant tes connaissances. L'autre possibilité est de te former à l'hypnose (que ce soit par des stages, des lectures et de la pratique), c'est un petit peu plus lourd en terme de charge de travail pour toi, mais si tu es sur ce forum, c'est que ça te tente. Bref, une qualification ça peut s'acquérir.
    - a priori cela peut être fait hors cadre thérapeutique. C'est sûr que certains blocages peuvent relever de la thérapie, mais tu peux certainement essayer de te focaliser sur d'autres éléments.. Et dans tous les cas, tu sors évidemment du cadre de la Street Hypnose, mais c'est tout à fait normal dans ta démarche.
    - oui ça fonctionne, puisque d'autres le font déjà, au moins pour d'autres sports.
    - pour les autres détails sur les séances, ça dépend complètement du travail que tu veux mener, des conditions, des athlètes... Bref, difficile de t'aiguiller sans avoir plus d'idées sur ton protocole.
     
    Ceci dit, ça pourrait aussi faire une belle expérience pour demander un accès à la section expérimentale.
  18. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de RONALD dans Connaissez vous les "techniques d'intersection " ? pour une transe en quelques secondes   
    Notre cher Nicolas Wolff avec son air et son sourire condescendant et ces wolffettes.
     
    L'Etat hypnotique des volontaires a commencé déjà le jour ou les étudiants ont su et voulaient participer à cette conférence il n'y a pas d'induction rapide ou flash mais un conditionnement mis en place.
     
    Exemple: quand une personne entre très rapidement en état hypnotique dans un spectacle de Messmer l'hypnose commence le jour ou elle décide d'aller voir son spectacle 6 mois avant, sont état hypnotique continue à évoluer au fur et à mesure ou la date approche quand elle va taper sur son clavier pour réserver le billet, quand elle en parlera avec ces amis, quand le jour même elle montera dans sa voiture pour aller au spectacle, quand 1 heure avant elle poussera la porte d'entrée de la salle et quelle s'assoira dans son fauteuil, quand le rideau s'ouvre que Messmer arrive sous un éclérage et une musique approprié lui demande de croiser ses mains de lever les index que ces index vont se rapprocher et se souder, quand elle sera sélectionné, quand elle verra un autre personne à côté d'elle partir rapidement, quand Messmer établira un contact physique avec elle en posant sa main sur son épaule et demandera simplement à elle et son inconscient de rentrer en état hypnotique en disant "dormez" 
     
    J'avais posté cette vidéo basé un peu sur ce principe, j'ai rencontré ces trois jeunes 1 mois avant la séance nous avons pas mal échangé et le jour de la séance nous avons encore discuté pendant un quart d'heure pendant la discussion j'ai remarqué que celui du milieu été bien barré je n'ai même pas eu besoin de faire des jeux d'imaginations de passer juste à l'induction, par la suite des deux autres sous l'effet boule de neige sont partis aussi vite.
    Il faut faire attention aux vidéos que l'on peut voir sur le net ou on donne un certain pouvoir à des personnes qui ont la possibilité de faire partir leur volontaire très rapidement et en tirer de fausses conclusions.  
     
     
  19. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de Hugin dans Hypnothérapie uniquement par médecin ?   
    Je pense comme mes camarades que les médecins ne sont pas forcément les plus pertinents pour pratiquer l'hypnothérapie. Mais ils le sont tout de même plus que bon nombre de charlatans qui œuvrent dans le domaine. Intuitivement je recommanderai plutôt un psychologue pour quelqu'un qui veut absolument un cadre universitaire reconnu. D'ailleurs au Québec, l'hypnothérapie est maintenant rigoureusement encadrée et les hypnothérapeute qui ne sont pas psychologues ne peuvent pas prétendre diagnostiquer quoique ce soit et leur champ d'intervention est assez limité (tabac, perte de poids, angoisse simple, etc.).
     
    Concernant ta réponse, je ne suis pas sûr que ton coach ait été ouvert à la discussion, donc je ne sais si tu aurais pu le convaincre de quoi que ce soit. Il a son propre système de références (je n'écris pas "croyance" pour me pas invoquer Agraf en ces lieux ) et il sera compliqué d'élargir son point de vue.
  20. Upvote
    Kalagan ont aimé un message de neuneutrinos dans Hypnothérapie uniquement par médecin ?   
    Enfin il faut voir la qualité de certaines formation...
    Et en même temps...
    Je prends un papier A4, j'écris "Mr Neuneu hypnothérapeute et barbapapologue professionnel" on y croit hein ?
    bah ce "diplome" est tout aussi légal que n’importe-quel autre diplôme de formation en hypnothérapie.
     
    Et à en croire les retours que j'ai lorsque des hypnothérapeutes en activité (qui se font payer) recherche des scripts hypnotique à droite et à gauche pour soigner tel ou tel symptôme...
    Dès fois, une formation ne justifie pas un acquis de connaissance ou alors la formation était médiocre !
     
    Un bon hypnothérapeuthe doit avoir des connaissances en médecine et en psychologie.

    Par exemple (que je prends de ma lecture des 4 conférence de Milton H Erickson) le bruxisme c'est le fait de grincer des dents lorsque nous dormons (enfin il y a des définitions plus précise sur internet  ).
    et ça peut faire un bruit assez fort.
    La première chose à faire c'est de savoir ... s'il a besoins d'aller voir un dentiste. (d'après internet 1 cas sur 5 se soigne avec un rendez-vous chez le dentiste)
    Bah si la personne n'a que des connaissance en hypnose et en lecture de script... (heureusement que tous se font pas ça !)
     
    Des fois la médecine est plus efficace qu'une séance d'hypnose... (faut pas l'oublier hein ?)
    Dans ce sens , je suis du même avis de ton coach.
    et puis ... c'es sa croyance (haaaan)
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    Kalagan ont aimé un message de ioanes dans Hypnothérapie uniquement par médecin ?   
    L'hypnothérapeute qui ne croit pas en l'hypnose de spectacle me rappel cet article qui parlait de l'hypnose de rue avec un petit encart où une hypnothérapeute donnait son avis et qui qualifiait les hypnotiseurs de rue comme étant des "génies de l'hypnose" car elle trouvait incroyable de faire vivre des phénomènes tels que des catalepsies, amnésies où hallu ( perso mon égo adore ça).
     
    Sinon je rejoins Fandenem, je préfère un hypnothérapeute ayant suivit une formation en psychologie. Si le médecin en question est généraliste, je ne vois pas vraiment ce que lui apporte sa formation dans l'hypnose (oui pour la gestion de la douleur...et encore...)
     
    Sinon je rebondis sur la croyance de ton coach que les volontaires de spectacle ne se souviennent de rien. C'est une croyance que j'avais aussi avant de découvrir l'hypnose, mais je me demande actuellement d'où viens cette idée reçu ? les quelques connaissances que j'ai qui son déjà monté sur scène lors d'une spectacle d'hypnoses n'ont jamais eu de tel amnésies total du spectacle. Je sais bien qu'il y a des amnésies spontanés, mais de là à n'avoir plus aucun souvenir je n'ai jamais eu de tel retour...
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    Kalagan ont aimé un message de Fandenem dans Hypnothérapie uniquement par médecin ?   
    Quitte à aller voir un hypnothérapeute qui a suivi une autre formation avant, je préfère aller voir un hypnothérapeute qui a suivi une formation de psychologie.
    Je trouve qu'ils sont plus à même de déceler les véritables problèmes ou raisons d'un comportement.
    Voir un médecin hypnothérapeute peut certainement être intéressant pour des raisons vraiment lié à des problèmes de santé ( traitement de la douleur par exemple).
    Je ne pense donc pas que seuls les médecins devraient être qualifiés pour l'hypnothérapie.
     
    Concernant ta réponse je ne vois pas de problèmes. Je nuancerais quand même lorsque tu parles des somnabuliques à un spectacle car pour moi, ils sont les plus "réceptifs" à l'hypnose à ce moment là (mais là c'est un autre débat).
    Pour sa motivation
    Il dit quand même dans la même phrase qu'il ne veut pas arrêter mais que pour sa fille il a arrêté... Donc il a bien une motivation. La santé d'une personne proche est ,je trouve, une motivation vraiment suffisante pour arrêter un comportement. Je connais beaucoup de fumeurs qui ont arrêté de fumer à cause (grâce ?) à son enfant.
    Je trouve donc que ta réponse était valide et fondée
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    Kalagan ont aimé un message de Grum-Lee dans Hypnose et magnétisme. Garder l'esprit ouvert, rester curieux :)   
    Haaa la magie de la perception.
    Des sujets sur le magnétisme en général, il y en a plein le forum, donc je ne développerai pas ici, j'en resterai juste à la vidéo en elle même.
    Le corps du volontaire bougeait en conséquence ? Ou bien les mains de l'hypnotiseur bougeaient en conséquence ?...
    Personnellement quand je regarde la vidéo, je la perçois tout autrement :
    - Un volontaire qui a pour suggestion de bouger au ressenti. Donc magnétisme ou pas, il partira dans un sens ou dans l'autre dans tout les cas, car il s'attend à ce que l'hypno soit quelque part autour de lui. En résumé, il y aura des mouvements du volontaire dans tout les cas, que l'hypno soit là ou qu'il soit parti fumer une cigarette un peu plus loin.
    - Un hypno qui fait des passes certes, mais le volontaire ne bouge pas toujours en synchro avec la passe, ou pas toujours dans le sens de la passe proposée (surtout au tout début).
    - Une passe très pratique, celle de la main en paume face ou dos au volontaire. Dans un cas comme dans l'autre, on peut interpréter le mouvement du volontaire dans le sens de la répulsion ou de l'attraction magnétique. C'est pratique, car dans tout les cas (fail ou pas) on peut attribuer le mouvement au prétendu magnétisme de l'hypno. (Effet barnum corporel ?...)
    Honnêtement, je n'ai rien vu qui m'a subjugué. Je perçois une présentation d'expérience bien mise en forme, une perception partielle du spectateur des échecs et réussites dans les passes (biais de confirmation ?...), et une passe à effet barnum qui donne toujours raison au mouvement quel qui soit.
    Toute l'expérience est reproductible, sans magnétisme, et même sans hypnose (certains mentalistes font exactement la même chose sur un autre thème, celui de l'intuition)
    En gros dans mon prisme de perception, j'ai visionné la même chose que cette vidéo. Désolé, c'est caricatural (je m'excuse d'avance pour ceux qui voudront me jeter des cailloux au visage), mais mes yeux eux voient vraiment ça :

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    Kalagan ont aimé un message de Koten dans Bonne année 2016 !   
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    Kalagan ont aimé un message de Clockworkentity dans Cartographie Routine de débutant   
    Bonjour ou bonsoir à tous !

    J'ouvre ce sujet car voila maintenant quelques semaines que j'étudie la théorie de la street hypnose et je prends le max de notes possible sur chaque sujets ou techniques que je lis. (Pour l'instant, et comme je le dis dans mon sujet de présentation ici, j'ai peu pratiqué et je ne me sens pas super prêt pour oser sur des inconnus, ça viendras^^)

    Je me suis dis qu'il était temps de partager/ confronter avec vous ce que j'ai pu comprendre de façon synthétique (et non exhaustive car sinon l'image serait saturé d'informations) sous forme de Mind Map de l'hypnose sur un exemple de routine "simple". Je pense ne pas être à coté et je me suis dis que peut être mon schéma aiderait d'autres débutants comme moi à y voir plus clair.
     
    Faites moi un retour dessus, dites moi ce que vous en pensez; précisez si j'ai fait des erreurs et si vous avez du complément n'hésitez pas.

    Merci d'avance ))

    MAJ 20 Nov 12:56 :  Rajout de la précision de Colombana sur les effets de meme niveau

    MAJ 17 Nov 18:15 : Rajout des nouvelles précisions de Koten sur le Quid "si ça rate" ? et sur le cadre "diriger le volontaire"
     
    MAJ 17 Nov 10:54 : Rajout des précisions de Sweely-Boo sur le pré talk; la direction du volontaire; et la voix.
     
    MAJ 16 Nov 19:44 : Rajout de la grosse contribution de Koten (n'hésitez pas à aller voir ses notes manuscrites sur mon tableau pour apprécier les belles courbes de ses lettres ici (#7 ème message de ce sujet)) ; Rajout des précisions de Ronald sur le mot "Dors"; Rajout de la précision d'Alban sur l'étape du Réveil.

    MAJ 15 Nov 9:37 : Rajout de 2 conseils généraux
     

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