Nicko

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Tout ce qui a été posté par Nicko

  1. Nicko

    Le claquement de doigt !

    Perso, j'en faisais plein par mimétisme à mes débuts. Puis j'ai arrêté. Maintenant, j'en fais selon le volontaire et la séance. En fait, le claquement de doigt n'est pas intrinsèquement utile (dans la rue ou en thérapie). Il a l'utilité que tu lui donnes et que tu calibres. Ça reste un bruit sec, et il peut déranger, ou servir d'ancrage, ou servir de petit choc pour ta rupture de pattern, ou servir à rien. Pour moi, c'est comme tout ce qu'on fait en hypnose. Rien n'est intrinsèquement utile. L'utilité dépend de l'objectif et du volontaire.
  2. Je sens une très mauvaise énergie ici
  3. Alors, pour moi, ça va dépendre du volontaire et de ce que tu veux faire. D'un côté, il y a la portée du mot pour le volontaire. Avec son système de croyances. Il y a ton système de croyances, aussi, qui peut transparaitre dans ton "non verbal". De l'autre, il y a l'objectif que tu te fixes, ou que vous fixez à deux avec le volontaire. Et là aussi, le mot va te permettre de t'en rapprocher. Ou pas. Ou ne pas avoir d'influences. Du coup, quand tu choisis un mot, il faut réfléchir à la portée pour la personne en face, la portée pour toi (ce qui va influencer la personne en face), et l'objectif. Par exemple (tiré par les cheveux, mais c'est juste pour l'exemple), même le mot "involontaire" pourrait, pour une personne dans le contrôle, être contre-productif. Alors que "inconscient", pour cette personne là ne le serait pas. Et inversement. Bref, je sais pas si je suis clair. Pour moi, c'est un dosage qui va être influencé par ce que je veux obtenir, par l'effet que le mot peut avoir sur la personne en face et par ma capacité à ne pas "charger" le mot avec une émotion ou une idée contre-productive. Et quand je sais pas, je teste, dans une phrase, deux ou trois formulations, et je vois celle avec laquelle la personne adhère le plus. Par exemple : - moi : "En fait, en hypnose, on joue avec l'inconscient, et " - volontaire : léger froncement de sourcils - moi : "enfin, quand je parle d'inconscient, je ne parle pas de l'inconscient freudien. Je parle en fait d'automatismes qui se déclenchent sans qu'on en ait conscience" ...
  4. Bonjour J'ai fait des démonstrations de 15 minutes il y a pas longtemps dans un spectacle de magie (plusieurs scènes, les gens passaient en groupe de 24 pers. d'une scène à l'autre toutes les 15 minutes), pour faire découvrir l'hypnose. L'enjeu était de faire une démo : sans utiliser les artifices de l'hypnose de spectacle : c'est à dire en debunkant dès le début l'histoire du contrôle en permettant à un maximum de personnes d'expérimenter pas de mystique, et même plein de démystifications La structure était une sorte de prétalk égrainé d'expériences, avec le choix de quelques participants pour finir sur une amnésie. Perso, j'ai trouvé ça assez chaud. Donc, en 10-12 minutes, perso, je prendrais la solutions de préparer un ou plusieurs volontaires.
  5. Nicko

    Nicko

  6. Bonjour, Je viens partager avec vous une expérience que j'ai eu ce samedi avec une "résistante". C'est une volontaire que j'avais eu la semaine d'avant avec qui j'avais essayé le schéma classique : doigts collés, phénomènes idéomoteurs, inductions... Bref, j'ai à peine réussi en une heure à avoir un petit idéomoteur, vite arrêté par son conscient, bien que les signes de la transe étaient là (par ex, les mouvements des yeux). Et ce après un empilement de métaphores et un jeu sur les sous-modalités pendant longtemps. Bref, impossible de "décoincer" la volontaire. Elle est revenue ce samedi. En discutant un peu avec elle, j'ai ressenti que le problème venait du fait de ne pas se laisser aller à être contrôler par quelqu'un (ici, moi, l'hypnotiseur). Ok, j'accepte le défi, et je lui dit que plutôt que de faire une séance classique de street, je vais lui apprendre à faire de l'auto-hypnose. Première étape : On commence avec une induction lente, avec un décompte de 5 à 0, où je lui demande d'imaginer qu'elle descend. Un truc assez classique en somme. Dans cette première descente, je lui demande de me raconter ce qu'elle imagine, j'interagis, je ratifie sur la respiration, le vacillement. Classique. Je lui dit de remonter (de 0 à 5) et voilà. On échange un peu. Deuxième étape : je lui explique que cet état, cette descente, une fois vue une première fois avec moi, elle peut le retrouver toute seule, et plus rapidement. Mais pour l'aider, je fais seulement le décompte, et elle se débrouille pour le reste. 5 à 0 et de 0 à 5. Elle ouvre les yeux, et me dit que c'était plus facile, parce qu'elle n'avait pas à interagir avec moi. Bingo ! Troisième étape : Je lui fais faire l'exercice en solo, en décomptant dans sa tête. Elle descend, remonte, et me dit que c'était encore plus rapide et facile. Quatrième étape : Je lui dit que maintenant, elle va pouvoir tenter quelque chose. Je lui dit de descendre, et de déposer le mot "détente", quand elle est au fond, et de remonter. Elle descend, remonte, et je l'accueille en étant moi aussi plus détendu (histoire de communiquer en non verbal cette détente). Et je lui demande : "Alors ? Détendue ?" avec un petit sourire laissant entendre que c'était plus une question rhétorique. Sa réponse : "oui". Ok, on refait la même chose, avec la "joie" cette fois ci. Et je l'accueille avec un énorme sourire. Du coup, oui, on ratifie le phénomène de joie. Et on continue, cette fois ci sans intention de ma part, avec une autre sensation comme l'envie. Cinquième étape : Je lui suggère de laisser au fond, un socle de statue avec les pieds de la statue dessus. Elle remonte, et là, je lui dit : "Essaye de bouger tes pieds" avec une intonation de défi, et hop, catalepsie. On a testé des trucs au hasard. Par exemple, elle avait envie d'une glace au chocolat. Elle a déposé une glace au chocolat au fond d'elle même et hop, plus d'envie. Ensuite, on a testé tous les phénomènes, amnésie, hallu etc... toujours avec le même principe : descend, dépose quelque chose au fond de toi, et remonte, en autonomie. Et elle a pu se débloquer l'état somnambulique comme ça. Visiter New York, et la Comté. Etre un mec. Voir le monde comme une peinture, un film muet. Ressentir une anesthésie, une synesthésie... Et ça, en autonomie, avec moi en garde-fou. Voilà, je me suis dit que c'était une technique qui pourrait être utile si vous rencontrez ce type de résistance. Je sais pas si ça déjà été testé, théorisé. Si non, appelez cette technique une "Nicko", ça serait grave la classe (oui, un peu d'égo, j'avoue). Dans tous les cas, c'était super de réussir à lui faire vivre tout ça, et lui donner les clés pour être autonome. On a fini avec elle en lui apprenant quelques fusibles, pour qu'elle puisse continuer chez elle, mais que sur des phénomènes de détente, ou imaginer déposer un gros oreiller, pour l'aider à dormir le soir. Bref, c'était une super expérience, et je pense que je vais continuer avec elle à développer son autonomie en hypnose.
  7. Nicko

    Entrée en transe trop intense

    Je parle souvent de Messmer, en disant que, nous avons une technique légèrement différente de la sienne, qui nous permet de ne pas faire tomber les gens au sol
  8. Nicko

    Entrée en transe trop intense

    Ça m'est déjà arrivé avec une volontaire. Induction et pas par terre, malgré les fusibles. J'en ai discuté avec elle, et elle m'a dit : "bin, moi, je savais que j'allais pas rester debout. La preuve, quand je suis saoule, je ne tiens pas sur mes jambes." Et hop, une croyance trop forte. Et il n'y avait rien à faire. De toute manière, elle avait juste envie de voir ce que ça faisait. Du coup, après, on a continué la séance sans induction.
  9. Nicko

    Hypnose sur les enfants

    En l’occurrence, il y a aussi une réalité physique derrière le bisou magique : le gate control. Petite vidéo explicative, parce qu'il le fait mieux que moi :
  10. Nicko

    Rutpure (amoureuse) et abréaction

    Moi, après une rupture, je dirais que le mieux est d'apprendre l'hypnose. Puis d'aller dans la rue. Et grâce à l'hypnose, de rencontrer plein de jeunes filles. Et de draguer. Hors de la séance bien sûr.
  11. Sympa comme idée. Enfin, si tu stérilises bien le matos ou le change entre deux participants
  12. Nicko

    Faut-il se fier au signaling ?

    Une fois, j'ai demandé à l'inconscient en écriture automatique s'il avait un message pour le volontaire. Son message était "va te faire foutre"... ce qui a bien fait rire le volontaire. Bon, il est apparu que c'était un inconscient blagueur. Je pense pas qu'il conseillait au volontaire d'aller se faire foutre pour de vrai
  13. Entièrement d'accord. Mais j'explique après les phénomènes. J'ai trouvé que ça parasitait d'expliquer avant. Enfin, pour moi.
  14. J'ai eu le classique : "C'est dangereux !!! tu ne sais pas ce que tu fais !!! " Ca m'a au moins fait me poser la question de savoir si je savais ce que je faisais... Au final, j'ai pas encore la réponse
  15. Nicko

    Association "Don de M'organes"

    Super initiative. Vous savez s'il y a des initiatives équivalentes sur Toulouse ?
  16. @Ioanes, @alban : on fait un truc à 3 ? Non, ce n'est pas sexuel. Désolé Il y a une technique, vu en stage avec JE, de saturation à 2 hypnotiseurs pour 1 volontaire.
  17. @Ioanes, t'es sur Toulouse ? J'aime bien les résistants
  18. Bonjour, Oui, je suis d'accord, d'où mes guillemets autour du mot "vaincre". Dans le premier post, il n'y aucun combat, juste l'accompagnement d'une volontaire. C'est vrai que le post est un peu long, mais c'est comme un journal, faut pas se fier au titre Sinon, pour ma part, je ne pratique qu'avec des volontaires, pas avec des "sujets". Je te taquine. C'est pour juste pour mettre en exergue que parfois, les mots ne sont pas forcément les bons, même si les intentions le sont. Pour revenir à cette notion de "vaincre", quand tu y vois une opposition (avec le volontaire), j'y vois une épreuve, un défi, à passer avec le volontaire. On passe ce défi ensemble. Il n'est absolument pas question de vaincre qui que ce soit, mais plutôt d'accompagner le volontaire à surpasser, contourner, dissiper, ... (mets le mot que tu veux) ses résistances. Voilà. J'espère que c'était assez court Bonne nuit !
  19. Je serais super intéressé par ton retour.
  20. Bonjour, Petit retour d'expérience, de ce samedi. J'étais tranquillement en train de tenir un pancarte "Hypnose gratuite" quand un volontaire s'approche de moi. Plutôt direct, avec un "Bonjour, je peux me faire hypnotiser ?" Moi : "Bonjour, oui, on est là pour ça. Qu'est-ce que tu connais de l'hypnose ?" Lui : "Rien, je veux juste me faire hypnotiser." Moi : "Jamais entendu parler ? même pas à la télé ?" Lui : "Non" Moi : "Donc tu viens, mais sans trop savoir ce que tu veux vivres ?" Lui : "Bin... je veux me faire hypnotiser." Moi, qui commence à sentir un truc bizarre : "Ok. Juste avant de commencer, t'es pas sous l'effet d'alcool ou de drogue ?" Lui : "Non". Moi : "Médicaments ?" Lui : "Si, du [j'ai pas compris le nom compliqué]." Moi : "Du quoi ?" Lui : "Du [toujours le meme nom compliqué]. C'est pour la schizophrénie, ou les psychoses." Moi : "Ah. Désolé, je peux pas faire d'hypnose sur les gens sous médicament. J'ai pas la capacité." Lui : "Ah. Ok. Au revoir". Moi : "... Au revoir".
  21. C'est vrai. C'est plus juste.
  22. La problème est que le schizophrène vit dans une réalité qui lui est propre et qui est propre à chaque schizophrène, sans qu'il ait la possibilité de différencier la réalité, de sa réalité. Du coup, impossible de savoir ce qu'ils pensent. Du moins pas sans leur demander
  23. Alors, en fait, j'ai fait le test avec certaines personnes résistantes de présenter mon rôle comme celui d'un guide, et je crois que j'avais dit ça aussi à cette volontaire. Mais ça ne suffit pas toujours. Je me demande s'il n'y a pas aussi un blocage inconscient qui peut intervenir du fait de laisser, ne serait-ce que le guide, donner les suggestions. Par exemple, j'ai déjà eu une volontaire qui avait eu un mec manipulateur. Du coup, pour elle, impossible, même en lui disant que je ne suis qu'un guide, de laisser un homme donner les suggestions. Là, avec cette volontaire, je donne une suggestion à son conscient, et elle, avec son conscient, le descend à son inconscient. Je sais pas si je suis clair, mais je pense qu'il y a une différence entre : demander au volontaire s'il est d'accord pour une suggestion, et lui suggérer le phénomène et proposer une suggestion au volontaire, et le laisser se l'appliquer. Je pense, que du point de vue de l'inconscient, ça peut faire une différence. Enfin, je pense ça avec ma vision de profane Du coup, je suis preneur d'avis.
  24. Ça peut m'intéresser. De quelle heure à quelle heure ?
  25. Tu as trouvé quelqu'un alors ?