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Forum Street Hypnose

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Yo !

Alors je vais vous parler théorie et non pratique car on le sait tous qu'il est moralement défendu de briser "l'éthique" :)

Je pense que bon nombre d'entre vous ce sont surement demandé où étaient les limites de l'hypnose. Personnellement, je pense qu'il n'y en a pas. Plusieurs ont déjà réussi à faire entrer leurs sujets dans différentes réalités.

Pourquoi je parle de réalités ? Parce que je trouve ce terme plus correct que le terme "hallucination".

Une hallucination est définie comme une perception sensorielle sans présence d'un stimulus détectable : par exemple voir des objets physiquement absents ou entendre des voix sans que personne ne parle

En gros, une hallucination c'est une illusion, quelque chose qui n'existe pas. Mais cette notion est un peu vague car pour le sujet, cette chose qui n'existe pas pour nous existe pour lui. On a deux réalités différentes et la réalité "majoritaire", qui s'impose en nombre, renie l'existence de l'autre réalité (celle du sujet) en déclarant son inexistance. Pourtant, les deux réalités sont bien présentes. On a réel paradoxe si on parvenait à mettre plus de personnes dans cette autre réalité que dans la réalité actuelle. On aurait un inversement des rôles et on renierait alors l'autre réalité.

Je passe vite sur ce sujet un peu complexe pour revenir au sujet ^^

J'ai une théorie pour l'inception et la récupération d'information chez le sujet. Deux films m'ont mis la puce à l'oreille ( Inception et Les Associés)

Je vous conseille de regarder ce deuxième film avant de continuer si vous ne voulez pas que je vous ruine le suspens ^^

Si on a deux stratégies différentes mais dont les grandes phases se recoupent :

- pour insérer une idée, il faut que le sujet l'accepte dans sa réalité (ex : hallucination)

- pour récupérer une information (n° carte bancaire), il faut que le sujet soit consentant

Dans les deux cas, on va faire vivre une histoire au sujet :

Une situation de base

Dans cette histoire, il nous faut un scénario et donc une situation de base. Restez vague pour que le sujet puisse accepter cette réalité, tout en fixant des limites pour qu'il ne s'évade pas de l'histoire (ex: lieu précis, personnes présentes)

Un scénario précis

Il vous faudra avant tout avoir préparé un scénario précis ! Il faut que le cheminement de l'histoire jusqu'à votre but (obtention du n° de carte bancaire) soit clair pour vous si vous voulez que le sujet y croit. Attention aux erreurs d'écritures ou aux étourdissements ! Personnes qui disparaissent d'un coup, changement de la couleur d'un objet ou de sa forme ... Tout ce qui pourrait faire comprendre au sujet qu'il n'est pas dans la réalité. Ceci est très important, surtout au début de l'histoire où le sujet n'est pas dans une transe très profonde.

N'oubliez pas qui est le héros

C'est le sujet le héros ! Ne l'oubliez pas ! C'est à lui de prendre les décisions et vous devez vous arranger pour que quelque soit sa décision, il suivra toujours le fil de l'histoire que vous aurez choisi. Ne prenez jamais de décision à sa place. Vous êtes là pour poser le décor, les éléments perturbateurs et les limites de cette nouvelle réalité.

Une descente tout au long de l'histoire

Pensez à intégrer tout au long de l'histoire des balises qui permettront de faire descendre le sujet dans une transe de plus en plus profonde. Exemple typique : l'escalier. (lorsque tu descend cet escalier, tu t'enfonces de plus en plus à l'intérieur de cette réalité .... )

Des éléments perturbateurs et stimulateurs

Dans toute histoire, il y a des éléments perturbateurs. Ce sont eux qui vont amener le héros à faire des choix décisifs : retrouvaille d'êtres chers, mort d'être cher, plus d'argent -> intervention d'huissier.... Tout est bon pour éveiller chez le sujet divers petits chocs psychologiques qui feront que celui-ci va s'imprégner de cette réalité.

Dans le cas de l'inception, cela peut-être des éléments qui vont faire prendre peu à peu conscience au sujet de l'idée dont vous voulez le convaincre (ex bénéfique : lui faire prendre conscience du racisme - s'il est raciste - en lui faisant assister à diverses scènes qui vont chambouler sa vision des choses, un peu comme dans certains films)

Il est important que ces éléments stimulent des sentiments pour marquer le sujet.

Le coup de grâce

C'est le dernier élément de votre histoire, celui qui doit mener à votre but de départ. Le sujet doit se sentir obligé par les événements perturbateur précédent et l’événement perturbateur final de répondre à votre requête (ex: n° carte bancaire) ou d'admettre une idée.

L'ancrage final - pour une inception

Je pense que le mieux est d'utiliser un pattern solide et puissant qui amènera le sujet à ressentir les émotions et les impressions qu'il a vécu lorsque qu'un évènement se produit. Je vous laisse chercher ^^

Tout ceci doit être un processus long, vous devez prendre votre temps et ne négliger aucun élément.

N'hésitez pas à dire ce que vous pensez de tout cela :) !

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Tes histoires ne sont que des histoires :D

Si la personne n'a pas envie de te donner ton numéro de CB, elle ne te le donnera pas. Et si elle te le donne, c'est qu'inconsciemment elle te fait suffisamment confiance pour "jouer le jeu". Elle sait, inconsciemment toujours, que tu n'en feras pas mauvais usage.

Cela n'empêchera pas qu'à son réveil, elle pourra t'affirmer ne pas se souvenir de te l'avoir donné, ou ne pas l'avoir fait volontairement. Souviens-toi que pendant la transe, elle a donné son accord, pour des raisons bien précises qu'elle peut ignorer "consciemment" effectivement.

Mais tu ne la tromperas pas grâce à des histoires farfelues.

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Je confirme les dires de Jean-Emmanuel.

J'ai eu beaucoup de cas similaires à des refus pour des mouvements très simples : Exemple de chanter ! La personne sait qu'elle chante comme une casserole, alors elle ne le fait pas !

Autre exemple, j'ai eu une fille a qui j'avais demander de sauter (état "d'hallucination" ou de "réalité modifiée" comme tu dis) et qui ne l'a tout simplement pas fait, alors que tout ce que je lui demandais, elle le faisait. (la suggestion était : "Tout ce que je dirais à partir de maintenant va devenir ce que tu pense, je jouerai le rôle du narrateur dans ta propre vie sans pour autant que tu puisses me voir")

Peu après j'ai appris qu'elle avait eu une foulure à la cheville droite quelques temps avant. Voilà :D

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  • 2 months later...

Hm ... en tout cas personnellement je ne suis pas vraiment persuadé que le sacro-saint principe ericksonnien d'impossibilité de contraindre l'inconsicent soit aussi simple et clair que certains semblent le penser ... j'ai en effet l'intime conviction que si quelqu'un ne veut pas faire quelque chose, il suffit de la travailler un peu pour lui donner envie de le faire et voilà. D'ailleurs certains auteurs appuient cette thèse, comme Edmonston notamment.

 

Après j'aimerais bien qu'on me prouve le contraire :)

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j'ai en effet l'intime conviction que si quelqu'un ne veut pas faire quelque chose, il suffit de la travailler un peu pour lui donner envie de le faire et voilà. 

 

Cela s'appelle - selon moi - de la manipulation. Mais le rapport avec l'hypnose est faible non ? On peut très bien faire sans hypnose tout aussi "facilement" selon les personnes.

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En bref : si on veut qu'une personne fasse quelque chose quand on lui demande, il faut obtenir son consentement. Si sa conscience n'est pas d'accord mais son inconscient, si, l'hypnose peut lui permettre d'agir.

Si son inconscient n'est pas d'accord, alors il faut la convaincre ou la manipuler, ce qui n'a aucun rapport avec l'hypnose. Eh oui, dans la vie, les individus les plus doués peuvent obtenir tout et n'importe quoi, et réaliser tous leurs rêves. Mais l'hypnose ne fera pas de vous un de ces génies, elle vous sensibilisera juste aux moyens qui peuvent atteindre la conscience ou l'inconscient des gens.

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Je voudrais juste reprendre un point. C'est juste une remarque à la limite entre la sémantique et la philosophie, mais je trouve que, depuis le début même du raisonnement, il y a quelque chose de faux.

 

Mon problème vient avec cette histoire de "réalitéS".

 

Pourquoi je parle de réalités ? Parce que je trouve ce terme plus correct que le terme "hallucination".

En gros, une hallucination c'est une illusion, quelque chose qui n'existe pas. Mais cette notion est un peu vague car pour le sujet, cette chose qui n'existe pas pour nous existe pour lui. On a deux réalités différentes et la réalité "majoritaire", qui s'impose en nombre, renie l'existence de l'autre réalité (celle du sujet) en déclarant son inexistance. Pourtant, les deux réalités sont bien présentes. On a réel paradoxe si on parvenait à mettre plus de personnes dans cette autre réalité que dans la réalité actuelle. On aurait un inversement des rôles et on renierait alors l'autre réalité.

 

Pour moi, ça, c'est énormément faux. Je vois bien le raisonnement derrière, mais le Réel n'est pas quelque chose qui se définit par le plus grand nombre. Le Réel est. C'est une de ses propriétés fondamentales : il est concret, il ne dépend pas de l'idée que l'on s'en fait. Aussi, le réel n'est pas modifié -ou modifiable- que l'on ai une personne l'observant ou des millions. 

 

Mais justement, le réel, on l'observe. Ca veut dire qu'on en a seulement une approche approximative. Nous faisons tous l'expérience du réel, c'est une question de perception. Et c'est la perception qui peut changer selon les populations, et en changeant la perception, tu changes l'idée que tu te fais du réel. Mais tu ne changes pas le réel en lui-même. C'est pas parce qu'on pensait au 12ème siècle que la Terre était plate que la Terre devenait plate "parce que c'est la majorité des gens qui le pensent".

 

Dans ce sens, une hallucination n'est pas qu'une simple illusion : c'est une modification de la perception du réel, pas du réel en lui-même. L'usage du mot "réalités" (je note le pluriel, car j'ai bien compris qu'il avait un sens) me brusque. C'est comme si on parlait de réalités alternatives.

 

La contradiction n'existe que parce que j'y pose un regard Réaliste. Je suis d'accord que c'est un argument très facilement démontable avec, par exemple, la pensée Solipsiste. Mais bon. :V

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En gros, une hallucination c'est une illusion, quelque chose qui n'existe pas. Mais cette notion est un peu vague car pour le sujet, cette chose qui n'existe pas pour nous existe pour lui. On a deux réalités différentes et la réalité "majoritaire", qui s'impose en nombre, renie l'existence de l'autre réalité (celle du sujet) en déclarant son inexistance. Pourtant, les deux réalités sont bien présentes. On a réel paradoxe si on parvenait à mettre plus de personnes dans cette autre réalité que dans la réalité actuelle. On aurait un inversement des rôles et on renierait alors l'autre réalité.

C'est le paradoxe que vivent les schizophrènes au quotidien

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Je voudrais juste reprendre un point. C'est juste une remarque à la limite entre la sémantique et la philosophie, mais je trouve que, depuis le début même du raisonnement, il y a quelque chose de faux.

 

Mon problème vient avec cette histoire de "réalitéS".

 

 

Pour moi, ça, c'est énormément faux. Je vois bien le raisonnement derrière, mais le Réel n'est pas quelque chose qui se définit par le plus grand nombre. Le Réel est. C'est une de ses propriétés fondamentales : il est concret, il ne dépend pas de l'idée que l'on s'en fait. Aussi, le réel n'est pas modifié -ou modifiable- que l'on ai une personne l'observant ou des millions. 

 

Cependant, certains pour simplifier posent la notion de "réalité" comme étant l'image que l'on se fait du "réel" (ça doit venir des règles de grammaire, avec masculin fort et féminin faible). D'ailleurs, j'avais lu dans un écrit de James Tripp un terme qui me plaisait bien pour l'hypnose, celui de "réalité subjective altérée". En gros, on altère la réalité d'un individu. Alors que si on répand l'idée que la Terre est plate, on altère la réalité d'une population, sans bien sûr toucher au réel. Je pense que cette distinction, quoique n'existant pas au niveau des mots, est très utile pour parler du sujet sans paraphraser énormément.

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"En gros, une hallucination c'est une illusion, quelque chose qui n'existe pas."

"pour le sujet, cette chose qui n'existe pas pour nous existe pour lui."

Ou comment dire deux fois le même chose en se contredisant ! Une illusion c'est exactement ça : "cette chose qui n'existe pas pour nous" mais qui "existe pour le sujet". Nul besoin de révolutionner la grammaire !

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Attention. Il ne faut pas se mettre à tout confondre.

 

Une hallucination n'existe pas pour le sujet. Malgré son état avancé de transe, l'inconscient garde à l'esprit qu'il y a des limites, d'où l'impossibilité de faire croire à n'importe quoi.

 

Des fois vous le remarquerez, et même si le sujet répond exactement à toutes vos suggestions d'hallucination, il peut se retrouver dans un état de confusion si une suggestion lui parait trop absurde.

 

Ainsi, un sujet (et je parle d'expériences concrètes) peut montrer sur son visage des signes de "WTF" quand il se trouve devant une célébrité (par exemple). Il peut donc se remettre en question, et même remettre en question la logique de la situation, et une fois qu'il se laisse aller dans ce tourbillon d'esprit critique, la suggestion s'éstompe aussitôt pour laisser place à une belle répliquer plus ou moins crainte "Ah ben non ça ne marche plus, je te revois comme avant :/"

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l'inconscient est la seule partie de nous qui n'est pas sous hypnose ^^, tous les autres états que nous appelons "conscience" ne sont que des représentations vues aux travers des filtres que nous utilisons ( filtres que nous changeons en fonction du contexte ). Les leviers de la manipulation n'existent que dans l'ego ( une autre forme d'état hypnotique auquel l'inconscient est imperméable). L'inconscient ne prendra que ce qu'il juge utile et/ou amusant pour la personne. D'où l'importance primordiale de l'écologie.

 

Pour ce qui est de l'"inception", pas la peine d'inventer de nouveau termes, cela s'appelle "re-priniting" et est utiliser couramment dans les techniques PNL par exemple. ( changement d'histoire de vie, ancrage de ressources, .....)

Erickson en donne un bon exemple aussi avec "l'homme de janvier"

Et ces techniques ne marchent que SI ELLES RESPECTENT L'ECOLOGIE DU SUJET sinon elles sont rejetées ou ignorées

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Exister : faire partie de la réalité

Hallucination : perception de quelque chose qui n'existe pas

Est-il possible de perçevoir quelque chose qui n'existe pas ? Oui, donc les hallucinations existent.

Qu'elles existent en tant que tel (lorsque le volontaire a conscience qu'il s'agit d'une hallucination) ou non (lorsqu'il pense réellement avoir une célébrité devant lui par exemple alors que ce n'est pas le cas) l'existence d'une hallucination ne remet pas en cause l'existence de la réalité.

Comme l'a souligné serge, le fait d'implanter des idées fait parti du travail du thérapeute et les outils existaient avant la sortie du film Inception. Si ta question est "est-ce possible ?" je répondrais donc oui, mais c'est soit de la thérapie, soit de la manipulation, donc je soupçonne ce sujet d'être légèrement... hors-sujet :-D

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