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Aquaphobe

Pas loin de l'abréaction ?

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Re-hello.

Je me demandais s'il fallait que je vous partage ceci, et je pense que oui.

J'aimerais avoir vos avis et interprétations ce ce qui m'est arrivé.

Je place le cadre (même si je l'ai déjà fait dans un précédent sujet) : Après midi entre amis pour tester des techniques d'hypnose rapide.

L'un d'eux fait déjà de la thérapie avec des techniques d'hypnose, entre autre.

A un moment, il veut tester un truc.

Je vous passe la technique qu'il emploie car peu importante je pense, mais je pars (comme toujours) en transe super facilement.

Ce qu'il nous suggère à ce moment est un mélange entre thérapie et phénomène hypnotique :

Nous imaginons nos tensions émotionnelles sortir de notre corps, sous forme de mélasse, et couler jusqu'à nos pieds. Cette substance se solidifie et colle nos pieds au sol. Et CLAC, en tapant dans ses mains, cette masse explose et nous libère.

Jusque là, tout se passait plutôt pas mal, la sensation d'avoir de mauvaises choses qui sortent, j'aime, même si ça peut être désagréable. J'avais d'ailleurs les jambes tremblantes sous le poids de cette mélasse, prêtes même à me lâcher. Les pieds collés, marrant.

La surprise du "CLAC" a été très hard, et nous a tous sorti de notre état vraiment très brutalement.

C'est là que ça se complique de mon côté.

Après ce "retour" instantané (il me faut un bon moment pour revenir à un état "normal" habituellement), je me suis senti mal. J'ai du m'asseoir, et ne pouvais plus rien écouter de ce qui se disait.

Les larmes ont commencé à monter et à couler, sans que je sache vraiment pourquoi sur le moment.

Dés que je m'en suis senti capable, les larmes aux yeux, je lui ai dit de faire très attention au réveil. On a ensuite discuté des dangers de l'émotionnel en street, et c'était évidemment clair pour tout le monde qu'il ne faut pas y toucher dans un cadre comme la street. Mais comme il pratique la thérapie, pour lui nous testions des techniques d'inductions pour qu'il les applique dans son domaine (et son induction était vraiment superbe dans ce cadre ! )

Ensuite durant je pense 2 heures, j'étais entre 2 états, un peu choqué. Je voulais tester d'autres choses, mais je n'en étais plus capable.

Est-ce qu'on peut parler d'une forme d'abréaction dans ce cas ?

Quelques précisions :

- Je n'en retire QUE du positif. Je pense que des choses qui doivent sortir DOIVENT sortir. En tous cas, je fonctionne comme ça, et ça me fait du bien

- Je suis dans une période très forte de remise en question en ce moment. Avec énormément d'émotions positives et négatives, ce qui explique surement en grande partie ma réaction.

- il nous a expliqué qu'il comptait sortir les tensions avant l'induction. Donc pas de mauvaise surprise de ce côté

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abréaction...

Il faudrait arrêter d'utiliser des termes de la psychanalyse pour parler d'hypnose, sinon, on va se retrouver à penser que l'inconscient c'est le mal, et que le pain, c'est bon pour la santé, et Milton et les autres, il suffira de brancher des dynamo sur leur tombes pour qu'ils éclairent la moitié des Etats Unis.

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J'appuie Ludvig sur les connotations des sonorités des mots utilisés.... Mélasse qui sort du corps... Par exemple. Je m'étais fais la même remarqué que Ludwig.

Je pense pour ma part que tu as fais une hypnotic hangover (réveil brusque) que tu as amplifié de toi même par tes humeurs actuelles... Catalysée par le champs lexical et de sonorité du praticien ...

Rien de grae pour autant.

À l'inverse de Ludvig, je pense que ne pas préciser "émotion" était bien. Au contraire.

Je ne suis pas de l'école qui vise à dire "en cas d'abreaction balancez plein de sugg positives".

La personne peut extérioriser de la tristesse mais se sente en joie.

Nommer l'emotion, c'est faire une projection qui sera prise comme une suggestion (joie devient de la tristesse) ou casser le rapport. Il peut tout issu bien changer la tristesse en joie. Mais il restera un arrière goût généralement. Dans tous les cas, je joue pas ça a pile ou face.

Poulpe : et que proposes-tu ?

C'est l'interprétation de la psychanalyse de l'abreaction qui dit ça, pas la définition d'une abréaction en elle meme

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Oui, mais ce qui est important, c'est comment les memes se transmettent tu le sais bien.

Fais un sondage sur comment les personnes perçoivent le mot Abréaction ici, et on sera fixés.

Je propose de brûle le mot, de le piétiner, de le passer à la gégene et de le remplacer, après opération, par, réaction tout simplement ?

Observer, juste observer, et agir quand il le faut.

"Parfois il est urgent de rien faire, et d'autres fois il est urgent d'agir vite", mais je suis persuadé qu'il faut éviter de répandre des mots qui font pencher l'action d'un côté ou d'un autre de la balance pour une situation qui requiert, l'attention, l'intuition et l'intention de l'instant.


Qu'en penses tu ?

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Je propose de brûle le mot, de le piétiner, de le passer à la gégene et de le remplacer, après opération, par, réaction tout simplement ?

 

C'est un mot qui n'a que l'importance que l'on veut bien lui donner. Ce que je dis dans mon livre, c'est simplement que l'abréaction est une forte réaction émotionnelle. Souvent positive pour la personne qui le vit (sensation de laisser sortir quelque chose), et malheureusement mal-interprété par les personnes observatrices à l'extérieur. D'où la nécessité quand même de les éviter au maximum tant que faire se peut dans le cadre de la Street Hypnose.

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sinon :

 

  1. (Psychologie) Réaction émotive par laquelle le malade se libère, par des gestes ou des mots, de tendances refoulées dans le subconscient ou d'obsessions résultant d'un choc affectif ancien.
    • L'abréaction, c'est la réaction différée ou tardive, qui fait revivre l'événement traumatisant accompagné des affects pénibles avec lesquels il avait été vécu, et qui offre à ces affects une voie d'expression propice à leur décharge.  (Louis CrocqLes traumatismes psychiques de guerre, 1999)
  2. (Par extension) Toute réaction psychologique de défense par laquelle le sujet se libère d'une émotion en la racontant

Merci Wiki ! :)

 

Et du coup c'est vrai que je voyais nécessairement l'abréaction comme quelque chose de mal vécu alors que non... on  apprend tout les jours ! :)

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La memetique est une chose puissante Ludwig.

Re joue aux metal Gear de l'Immmmmmmense Hideo Kojima.

 

 

Jean Emmanuel : 

Toute réaction, positive ou négative peut être mal interprétée par les observateurs extérieurs, on en a un exemple criant dans les Yvelines en ce moment.

Le relai de cette idée, que : 

 

 

Et du coup c'est vrai que je voyais nécessairement l'abréaction comme quelque chose de mal vécu alors que non... 

 

 

Est la façon dont l'idée attachée à ce mot a voyagée.

La seule façon de faire disparaitre une idée limitante, c'est de ne pas la propager.

L'oeuvre des studio Dreamworks, entre autres, tourne autour de la mémétique et des principes Ericksoniens : 

 

Il y a quelques temps avec : Rise of the Guardians

 

Et récemment avec l'excellent Mr Peabody :

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Je pense qu'il faudrait mieux redonner une nouvelle jeunesse à ce mot

Une forte réaction émotionnel , c'est pas mal et compréhensible !

 

ou sinon il lui faut un remplaçant...

et je n'en connais aucun qui aient une connotation non péjorative.

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La seule façon de faire disparaitre une idée limitante, c'est de ne pas la propager.

 

Pourquoi viser l’extrémisme et tenir à la faire disparaître, chose impossible de toute façon soyons réalistes, quand on peut se donner les moyens de la faire évoluer positivement ? 

Je le dis dans mon livre, et je le redis ici : l'abréaction n'est pas une mauvaise chose pour la personne qui la vit. C'est en revanche parfois spectaculaire vu de l'extérieur et nous, dans le cadre de la rue, ne devons pas assumer le rôle de thérapeutes. Notre objectif est ailleurs.

 

Pour propager les idées positives, le forum est là pour ça ;)

Et plutôt que de dénigrer l'emploi qu'il est fait actuellement de ce terme, je préfère une discussion qui encourage les gens à l'utiliser et à le considérer de façon plus positive. L'exemple de Ludwig montre que cette discussion est utile.

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Forte réaction émotionnelle correspond parfaitement à ce que j'ai vécu.

Mais vu la définition psychologique de l'abréaction, je ne pense effectivement pas que c'est le terme approprié dans mon cas.

Et j'ai toujours pensé aussi à cette connotation négative attachée à ce mot.

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En Gestalt la définition du mot abrecation est : " travail qui n'est pas terminé"

Ou encore "Matériel pour une redécision" en Analyse transactionnelle.

 

Pour Bandler et Grinder c'est tout simplement la réaction la plus naturelle d'un système qui contient des souvenirs pénibles ou trop forts.

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Pourquoi viser l’extrémisme et tenir à la faire disparaître, chose impossible de toute façon soyons réalistes, quand on peut se donner les moyens de la faire évoluer positivement ? 

Je le dis dans mon livre, et je le redis ici : l'abréaction n'est pas une mauvaise chose pour la personne qui la vit. C'est en revanche parfois spectaculaire vu de l'extérieur et nous, dans le cadre de la rue, ne devons pas assumer le rôle de thérapeutes. Notre objectif est ailleurs.

 

Pour propager les idées positives, le forum est là pour ça ;)

Et plutôt que de dénigrer l'emploi qu'il est fait actuellement de ce terme, je préfère une discussion qui encourage les gens à l'utiliser et à le considérer de façon plus positive. L'exemple de Ludwig montre que cette discussion est utile.

 

 

 

Kill the idea, or get people to understand it better, and save it...

Whatever Works Jean Emmanuel.

 

(C'est pas de moi, ça aurait pu être de Woody Allen)

 

(Si si)

 

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Forte réaction émotionnelle correspond parfaitement à ce que j'ai vécu.

Mais vu la définition psychologique de l'abréaction, je ne pense effectivement pas que c'est le terme approprié dans mon cas.

Et j'ai toujours pensé aussi à cette connotation négative attachée à ce mot.

Finalement, avec tes mots, et avec le recul maintenant, et dans quelques semaines, qu'as tu vécu, écris ce que tu as vécu à des intervalles de temps différents, et relis les quelque temps après, juste comme ça, pour voir.

 

Et si tu as des trucs à nettoyer, regarde les méthodes EFT de Gurret, Faster EFT au Canada, BS35 neuro emotional techniques ou EMDR Servant Schreiber ou autre.

Whatever works for you quoi.

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