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Lisa

Décharge émotionnelle

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Bonjour à tous,

 

Je me permets de créer ce sujet car je n'en ai pas trouvé d'autres récents répondant à mes questions.

Alors voilà, je voulais vous demander combien d'entre vous ont déjà du faire face à une décharge émotionnelle ou autres complications lors de séances d'hypnose ?

Effectivement, je trouve que l'on n'en parle pas assez et j'appréhende de tomber un jour sur une personne faisant une abréaction.

Pour éviter cela, je place des fusibles en début de séance (dire que dans 1h max elle sera de nouveau éveillée, accepter les suggestions seulement positives...).

 

Personnellement je n'en ai encore jamais eu a gérer. Je pense que si cela m'arriverait, je ré induirais la personne en essayant de la calmer au maximum puis en lui apportant des suggestions positives, en lui demandant de s'imaginer dans un endroit qui lui plait/la rassure...

 

Et concernant les comas hypnotiques (Esdaile State), je pense que le chantage serait une méthode...

Et vous, que feriez-vous ?

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Le chantage est plus qu'une méthode.... C'est LA méthode. Juste éviter les projections aussi probables soient-elles : "agréables", ...

Ouais. Réinduire sur une abréaction latente en état de "conscience" ou comment provoquer l'abreaction parfois.

Simplement divertir si tu la crains, sinon faire face — provoquer — et laisser couler — sans projection — comme on vous a dit en formation...

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Une solution est aussi de bombardé de suggestions positives, si tu sens un début de réaction et que tu pense pouvoir calmer ton volontaire facilement.

 

sinon oui, pour une Esdaile non prévus c'est en effet la méthode "miracle", sauf si tu as un ancrage pour le réveil :) 

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Coucou!

 

Pour les abréactions ou décharges émotionnelles ou simples réactions, appelez les comme bon vous semble, et les quelques fois où j'ai pu y faire face, voici ce que j'ai fait:

 

Juste avant que la décharge émotionnelle n'arrive, on a souvent de petits signes (surtout liés aux sourcils en fait, comme des froncements , ou un changement de position assez flagrant).

 

Dans ce cas là, il est bien d'essayer d'analyser très rapidement pour toi même, ce que tu viens juste de dire et qui a causé ça. Un lieu de transe lié à un souvenir peut-être? Une suggestion d'amnésie interprétée comme une perte de contrôle? Une hallucination peu agréable? Une sensation déplaisante peut-être?

Défait cela rapidement. Dans le cas d'un oubli de prénom par exemple, tu peux tout bonnement le faire revenir, annuler une hallucination ou changer les sensations.

 

Ce n'est pas forcément trop la peine de s'attarder sur la chose déplaisante à défaire. Mieux vaut parfois monopoliser le conscient et l'inconscient sur une autre suggestion, beaucoup plus agréable et rassurante qui va faire passer l'ancienne.

 

Ce qui peut être pas mal aussi en début de séance, c'est de préciser que toutes les suggestions sauf indications contraire, ne dureront que le temps de la séance.

J'aime aussi beaucoup rajouter que si à un moment ou un autre, une des suggestions risque de faire monter des émotions négative, celle-ci glissera simplement sur la personne sans effet. Que la suggestion sera juste ignorée par l'inconscient et que le conscient pourra tout simplement me dire que celle-ci ne lui plait pas trop.

 

Je propose aussi souvent d'utiliser le mot "stop". Si quelque chose est en cours ou commence et ne plaît pas à la personne, celle-ci a juste à penser ou dire le mot stop pour que cela s'arrête. De plus, ça permet de ne pas insister, même si les signes de détresse sont seulement intérieurs et non visible au début.

 

 

 

C'est parfois bien, si la réaction n'a pas pu être évitée, de proposer à la personne de mettre les émotions négatives de ce souvenir derrière une porte d'une jolie couleur.

Celles-ci n'auront pas disparu pour autant, simplement, puisqu'elle sera la seule personne à avoir accès à cette porte, elle pourra aller y jeter un œil quand elle le souhaitera.

Et si par hasard quelqu'un évoquait ce souvenir, cela lui permettra, si elle souhaite de ne pas se laisser submerger par ces émotions, et, au contraire, de mieux les maîtriser sans les faire disparaître pour autant.

 

Ça peut aussi être pas trop mal de rajouter un ancrage de bien être, à quelqu'un qui aurait fait une abréaction.

Déjà parce tu lui dois bien ça, puis parce que c'est utile pour la faire se remettre de ses émotions et enfin pour qu'elle garde un bon souvenir de la séance.

 

En espérant t'avoir servi à quelque chose, à bientôt! :)

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Utiles les réponses, et, merci à toi, Pops, d'avoir détaillé certaines choses, d'une manière aussi constructive.

 

Je n'ai jamais eu, non plus, d'abréactions ou de réveils difficiles, voir d'esdaile.

 

Le chronomètre intérieur est, selon moi, important à ancrer ( ''Quoi qu'il arrive, dans un maximum de 20 mn, vous vous réveillerez, de vous même...etc'' ), ainsi que les suggestions  ressemblant à celle du mot ''stop'', au négatif qui peut monter ( donnée par Pops)...

Je peux rajouter qu'il faut savoir refuser des gens, pour éviter les problèmes, ( tels que ceux que l'on ne sent pas intuitivement, ceux bourrés, trop fatigués, style ''nuit blanche'', avec risque de faire une grosse récup , en hypnose,...etc...etc.)

De plus, les gens doivent se sentir bien dans une séance, et, pas ''coincés''. Ainsi,on doit être à l'écoute, et, demander, après chaque suggestion, comment vont les gens, s'ils veulent continuer, ou pas, la séance.

On est là, pour leur bien être, absolument pas pour faire sa liste programmée de phénomènes hypnotiques ...

 

Si on fait fonctionner son intuition, son bon sens, en laissant de côté l'égo qui surenchère sans arrêt, on limite les risques...

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Personnellement, je n'utilise pas chronomètre intérieur (je ne l'ai pas encore testé surtout) mais j'utilise aussi une suggestion ressemblant beaucoup à celle du Stop.

Après, c'est Brieuc qui m'a montré cet aspect, je demande beaucoup moins aux gens directement comment ils se sentent après chaque suggestion. Le demander sous-entend que ça pourrait ne pas aller et depuis, les séances, sont, aux dires des volontaires, plus agréables, moins floues.

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C'est vrai que si je demande aux gens s' ils vont bien, en version très positive et joyeuse, c'est que, j'ai, parfois, perçu leur état d'être, signifiant qu'ils commencent à subir la séance.

Je rajoute alors: '' voulez vous continuer ou arrêter ?.......et, là, c'est une sorte de libération  pour eux:  ''je veux arrêter''.

 

C'est, exactement la même chose sur scène, ou il faut ancrer chez les gens, le fait qu'ils peuvent arrêter, s' ils en ont assez...

 

Au regard de beaucoup de vidéos, que je vois sur le net, je trouve, souvent , que cet aspect ''respect de l'autre'', passe, largement après, le fait de ''faire du show'' , devant un public......

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Les vidéos représentent une infime partie de ce qui se fait dans la vraie vie. Beaucoup, y compris moi, font passer la vidéo comme très secondaire et l'occasion de faire quelque chose "d'un peu spécial". 

 

Après, je te l'accorde, on voit de tout et n'importe quoi sur les vidéos...

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En gros je ne demande pas directement : ça va ? Tu peux arrêter si tu veux.
Je préfère demander à la personne son ressenti, un feed-back constant et ensuite je demande si elle veut continuer ou arrêter. Après bien sur je perd en efficacité puisque la personne, si la trance n'était pas profonde, se ré-associe avec elle même et la réalité, mais au final je préfère, elle a d'autant plus la sensation d'être actrice de la séance.

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Et ben moi Dimanche j'ai vu du grand napport'nawak et y'avait pas de camera.

Je te passe le côté négligence, j'ai rien dos à ce moment la je suis tout simplement aller me mettre derrière la volontaire qui tanguait pendant les tests et la réveiller proprement quand il l'a évincée car pas assez suggestible (ah bon?) et je ne peux que être ravi qu'il l'air évincée en fait, pour elle.

Quoiqu'il en soit, le premier c'était un manque de respect innommable. Quand j'ai dis que j'aimais pas cet aspect "animal de foire", il m'a simplement répondu "Ah t'es comme ça toi !??"

Je veux bien accepter qu'il soit débutant. Mais on dirait que "le bon sens" tous ne l'ont pas, voire en manquent cruellement.

Mais juste pour souligner que "les dérives éthiques" c'est pas qu'en vidéo à cause de la vidéo.

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Bonsoir Lisa, bonsoir à tous,

 

L'abréaction et la catharsis sont des décharges émotionnelles positives puisqu'elles accompagnent un changement psychologique bienfaisant. Elles accompagnent la libération d'un traumatisme, des effets négatifs d'un souvenir, d'un dysfonctionnement etc. On peut la rechercher en thérapie puisqu'elle ratifie précisément ce que l'on veut : Un changement positif.

 

Rien ni personne ne dit que ça doit être une ou des émotion(s) très forte(s).

 

Lisa, pour répondre à ta questions : « combien d'entre vous ont déjà du faire face à une décharge émotionnelle (ou autres complications) lors de séances d'hypnose » ? STP remarque que j'ai mis -ou autres complications- entre parenthèses.

 

Probablement tout le monde sur ce forum devrait te répondre qu'il en a vécu, et j'espère que tous les thérapeutes de diront définitivement que oui. J'en obtiens chez mes sujets à la grande majorité de mes séances.

 

Pour continuer, tu écris : « j'appréhende de tomber un jour sur une personne faisant une abréaction » Il n'y a rien a appréhender !

 

Si je te comprends bien tu gagnerais à reformuler ta question autrement en parlant plutôt de crise émotionnelle forte, ou d'émotions ingérables excessives et inutiles etc. Ça, c'est beaucoup plus rare et très désagréable à gérer car si tu es correctement en rapport (pour l'hypnose) ou synchronisée (pour la PNL) tu ressens plein de joyeusetés et tu dois gérer non seulement le sujet mais aussi tes propres ressentis. Ça ne m'est arrivé qu'une fois j'espère plus jamais.

 

C'est dans le corps que l'on ressent les émotions et l'idée pour gérer ces situations est de neutraliser les ressentis. Coupe la personne de son kinesthésique en la dissociant, c'est comme ça que ça se fait en thérapie. Les autres propositions sur ce sujet sont utiles, mais commence par dissocier le sujet.  L'idée qui ne m'est pas venue quand ça m,est arrivé était de me dissocier moi-même avant de dissocier le sujet, mais ça ce n,est qu'une idée.  DISSOCIE TON SUJET !!!

 

J'espère être clair...

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Très curieux, peux tu détailler un peu plus, avec , éventuellement, des exemples, lorsque tu parles de se dissocier soi même, puis de dissocier le sujet de son kinesthésique ?

 

Sur un autre plan, c'est dommage sur ce forum, ( j'avais , déjà évoqué cela, sur un post, et certains semblaient , pourtant intéressés...), que l'on parle souvent, dans l'abstrait et dans la théorie, sur des sujets aussi importants , que l'abréaction,le réveil difficile, l'esdaile...etc.

 

 Il faut reconnaitre que les conseils sont, souvent très intéressants et enrichissants, mais, pas concrets, pas mis en évidence par des expériences vécues racontées...

 

'' Raconter''  nos expériences difficiles de ''vraies vies d'hypnotiseur'', notre manière de faire face, à une situation X, cela serait une étape, encore plus positive, une aide beaucoup plus vivante, pour les membres.......

 

Dans cet état d'esprit, par exemple, je peux commencer, :

 

 Hier, au moment ou j'ai demandé à une fille hypnotisée, de dire son prénom, j'ai commencé à voir, que ses yeux se mouillaient d'émotion, que les larmes commençaient à couler, car elle n'arrivait pas à le dire....

Je lui ai, de suite, redonné son prénom,  j'ai repositivé tout cela, et, tout est redevenu dans l'ordre...

Elle m'a dit ,ensuite, que cela avait été trop, pour elle, d'oublier son prénom.

 

Alors, comme c'était la première fois, que je vivais cette émotion chez un sujet, je me suis interrogé, sur le ''Pourquoi'', de sa réaction.

J'ai conclu, que j'avais une  grosse part de responsabilité.

En effet, habituellement, je dis aux sujets, que l'amnésie, sera quelques instants, que cela les fera  beaucoup sourire, et, qu'ensuite, tout redeviendra normal ,avec son prénom retrouvé.

Et là, pris dans le feu de l'action, après plusieurs autres hypnotisés, j' ai omis de dire cela , à cette fille...

 

Enfin bref, juste pour  vous dire que, raconter des expériences vécues un peu difficiles , voir très difficiles, serait une aide concrète pour beaucoup...

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Bonjour Jean-Luc et les autres,

Je répète que se dissocier soi même n'est qu'une idée à moi pour rendre la chose plus confortable, je ne l'ai pas testé et on apprend pas ça dans les écoles.

 

Des exemples donc pour te répondre : quand je conduis des longs trajets comme je n'aime pas trop ça, je me fais une distorsion temporelle pour ne pas sentir le temps passer et surtout, je me dissocie, c'est à dire que je vais m’asseoir sur le siège du passager (dans ma tête seulement bien entendu), c'est très agréable. Surtout si quelqu'un veut le faire pensez bien à mettre une tripoté de fusibles.

 

Pour dissocier le sujet je lui demande de sortir de lui même et de se regarder vivre la situation comme s'il se voyait à la télé ou par une fenêtre.  Je le fais constament.

 

Voilà Jean-Luc, j'espère avoir répondu de manière satisfaisante car j'aime beaucoup le ton et la manière de ta demande.

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