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Fatlypoz

Transe profonde

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Bon ben en fait du coup j'hésitais à revenir dessus , mais comme Tomazy je ne suis pas complètement convaincu , je m'explique .

Si on connaît tous les états qui caractérisent une transe somnambulique ( amnésie post ;anesthésie ect ... ) et qu'on suggère petit à petit tous ces phénomène , la personne sera finalement en transe somnambulique non ?

Quel est la différence avec une induction + approfondissement et attente ? Finalement on passe par une autre voie mais en quoi le résultat est différent ? Puis les phénomène amenés petit à petit doivent bien remplacer un approfondissement classique non ?

La façon d'y arriver est différente mais je suis pas sur que le résultat final lui , soit différent .

Ça me rappelle certains récits d'Erickson justement , ou il raconte plusieurs histoires de personne qui devaient feindre un état d'hypnose profond lors de représentations ou séminaires ( des fois des pièges tendus par certains confrères à lui ) et finalement les personnes en " jouant le jeu " au départ finissaient quand même en transe profonde à la fin

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Ça me rappelle certains récits d'Erickson justement , ou il raconte plusieurs histoires de personne qui devaient feindre un état d'hypnose profond lors de représentations ou séminaires ( des fois des pièges tendus par certains confrères à lui ) et finalement les personnes en " jouant le jeu " au départ finissaient quand même en transe profonde à la fin

 

Certe mais faire semblant est aussi un processus d'induction non ? Donc cela ne contredit en aucun cas JE.

 

En fait on est en plein effet cigogne là. 

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Certe mais faire semblant est aussi un processus d'induction non ? Donc cela ne contredit en aucun cas JE.

Apparemment selon Erickson ça peut l'être en tout cas .

Je ne vois pas trop de quoi tu parles sur le fait de contredire JE en fait.

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Carrément d'accord avec ce qui a été susdit à propos de l'Esdaile, j'avais déjà posé des questions similaires à Nicolas qui m'avait répondu en gros que pour lui c'était un état "suggéré mais utile" (pour moi un gros coup marketing non seulement vendu à ses clients mais aussi aux gens qu'il forme, alors qu'il sait pertinemment que "l'état" n'apporte rien en soi).

Le problème de ces définitions de l'état d'Esdaile, c'est qu'elles sont relativement élégantes mais qu'elles n'ont pas l'air d'être reliées avec quoi que ce soit de tangible.

Le plus gros malaise c'est la variabilité des réponses obtenues quand on pense amener quelqu'un vers un état Esdaile :

  • quelques fois on a catalepsie automatique des membres, d'autres fois non
  • quelques fois on a bien une absence quasi-totale de réponses aux stimuli extérieurs, d'autres fois non
  • quelques fois on a flaccidité des membres qui vient remplacer la catalepsie comme par magie
  • ...finalement les gens ont l'air de vivre l'état exactement comme ils l'ont modélisé, selon leur croyance personnelle...marrant non ?

Si on raisonne un peu en scientifique, quand on considère un protocole censé en théorie produire un état particulier et caractérisé précisément, qui amène pourtant en pratique à des résultats très variables voire carrément aléatoires, on peut commencer à s'interroger de la fiabilité du protocole ou alors à se demander si l'état en question existe vraiment. En fait, l'argument que ce dernier ne possède aucune caractéristique unique, qu'on ne pourrait pas retrouver dans d'autres conditions suffit à le montrer.

 

En partant de là je ne crois pas qu'il y ait un état Esdaile, ou du moins qu'il existe vraiment en tant qu'état et qu'il soit à différencier d'une transe profonde quelconque, puisque toutes les caractéristiques a priori observables qui sont sensées faire de lui un état particulier à différencier des autres hypnoses sont à la fois suggérées explicitement ou implicitement par l'opérateur, et complètement variables d'une séance à l'autre et d'un volontaire à l'autre.

 

Pour répondre à Xavier, plutôt que de parler d'état Esdaile, si jamais tu as quelqu'un qui part vraiment loin et que tu as du mal à le faire remonter, je pense que reprendre le lead en te synchronisant, en faisant les choses plus calmement et en respectant le rythme de ton volontaire en ratifiant sur la respiration, des mouvements, etc est approprié :)

Si ça tarde vraiment en longueur j'aime bien utiliser un signaling, et si jamais ça s'allonge encore c'est le chantage hypnotique de papa Erickson : "Si tu ne te réveilles pas, je ferai en sorte que tu ne puisses plus jamais être hypnotisé et que tu ne reviennes jamais dans cet état particulier." suivi d'un décompte, c'est très violent (ouille, souvenirs de la dernière fois que ça m'est arrivé) mais ça marche plutôt bien... je dirais quand même que l'utiliser en dernier recours est judicieux, rien que pour garder une bonne expérience dans la mémoire du volontaire et pour que les choses se passent tout en douceur (même si après tout, c'est moi qui l'ai vécu violemment et ça pourrait tout à fait bien se passer pour n'importe qui d'autre).

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On a des problèmes de vocabulaire à la base. Difficile donc de s'entendre ensuite. Je connais ces fameux articles dont tu parles, je suis justement en train de me retaper l'intégrale d'Erickson (ça ne fait jamais de mal :P).

 

Quand on parle de somnambulisme, Esdaile, transe ultra, transe profonde j'en passe et des meilleures, on mets selon des mots sur des "états d'esprits", et non des états, que l'on essaye de modéliser pour ensuite soit : se rendre compte quand ils se reproduisent, soit : pour pouvoir les reproduire sur d'autres personnes.

 

Et même si provoquer les symptômes PEUT aider la personne à trouver le bon état d'esprit, c'est en aucun cas une garantie. Et c'est même l'inverse selon moi. Si je veux développer l'état somnambulique, je ne vais pas chercher à provoquer l'amnésie spontanée au réveil en la "simulant" par une suggestion. Je vais chercher à ce que la personne rentre tellement dans la suggestion qu'au réveil, instinctivement, l'inconscient "refoule" les informations vécues pendant la suggestion. N'importe qui ayant vécu une amnésie peut simuler par une suggestion l'amnésie spontanée. Tout le monde ne peut pas vivre tellement (réellement) la suggestion que l'inconscient provoque l'amnésie spontanée au réveil.

 

Par exemple, dans mon bouquin, je parle de "phénomène hypnotique en intensité somnambulique". Pour faire passer une personne peu réceptive à un état somnambulique global, cela demande plus que de simplement en provoquer l'illusion par un phénomène hypnotique. Parce que dès que l'on va passer à un phénomène plus complexe, on se rendra compte que le travail est loin d'être terminé. Alors qu'une personne somnambulique peut en théorie "tout" accepter sans limite. Le lâcher prise est total.

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Bon pour en revenir à l'état d'esdail, j'ai trouvé ma propre définission.

Esdail si on décompose, ça donne "es" et " d'ail"

Par déduction, "es" sous entend escalier (ne chercher pas c'est ma croyance).

Donc l'état d'esdail c'est quand le volontaire se voit dans un escalier qui sent/qui est rempli d'ail.

Ne me remerciez pas.

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Pour répondre à Xavier, plutôt que de parler d'état Esdaile, si jamais tu as quelqu'un qui part vraiment loin et que tu as du mal à le faire remonter, je pense que reprendre le lead en te synchronisant, en faisant les choses plus calmement et en respectant le rythme de ton volontaire en ratifiant sur la respiration, des mouvements, etc est approprié :)

 

 

Je suis tout à fait d'accord avec cela

 

Si ça tarde vraiment en longueur j'aime bien utiliser un signaling, et si jamais ça s'allonge encore c'est le chantage hypnotique de papa Erickson : "Si tu ne te réveilles pas, je ferai en sorte que tu ne puisses plus jamais être hypnotisé et que tu ne reviennes jamais dans cet état particulier." suivi d'un décompte, c'est très violent (ouille, souvenirs de la dernière fois que ça m'est arrivé) mais ça marche plutôt bien... je dirais quand même que l'utiliser en dernier recours est judicieux, rien que pour garder une bonne expérience dans la mémoire du volontaire et pour que les choses se passent tout en douceur (même si après tout, c'est moi qui l'ai vécu violemment et ça pourrait tout à fait bien se passer pour n'importe qui d'autre).

 

Houla ! :)

Avant d'en arriver là, il y a d'autres possibilités (yep koko, je vois que tu l'as trouvé violent et je le comprends)

 

Un vrai souhait : si on peut aussi éviter les "Je vais faire apparaitre ton animal de compagnie préféré (pour ne pas dire un membre de ta famille) et le faire mourir dans d'atroces souffrances si tu ne reviens pas" on l'évite absolument. Être en transe ce n'est pas grave. D'ailleurs c'est ce qu'on essaie de provoquer en SH

 

Des personnes qui veulent rester en transe (quelque soit la profondeur), il y en a. Vous en rencontrerez.

Quand je leur demande pourquoi, pour le moment pour moi la réponse a toujours été la même 'Parce que je suis bien'

Ça peut être :  parce que je suis détendue, parce que je vis des choses formidables, parce qu'on s’intéresse à moi, parce que je m'amuse etc etc . Au final ce n'est pas très important. Le volontaire se sent bien et veut le rester

On peut alors lui proposer de pouvoir, une fois revenu dans l’ici et maintenant, retrouver cette sensation (technique : ancrage de l'état). Pour le moment 100% de réussite avec cette méthode (et on peut espérer que la vie du volontaire a été un chouia embellie, donc c’est sympa)

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Yup, encore que la manière dont le chantage est formulé reste encore relativement saine, comme je l'ai précisé c'est, et devrait, rester une technique de dernier recours.

Disons qu'après 2h30 à attendre que je réagisse mon opérateur a dû finir par trouver une solution, et pour le coup même si je n'en ai pas vraiment souvenir j'avais l'air vraiment déterminé à passer toute ma nuit en transe, tout en ayant l'impression que ça n'a duré que quinze minutes...

Ancrer l'état marche aussi pas mal, je l'ai plus vu pour des gens qui retournaient spontanément en transe plutôt qu'avec des gens qui refusaient catégoriquement de sortir, mais j'imagine que c'est aussi une bonne solution : après ça dépend des gens, et de ce qu'ils veulent : s'adapter reste le maître mot :3

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En spectacle, ce sont des personnes qui ne s'attendaient pas à lâcher prise, qui sont prises de court, et qui sont livrées à elles-même.

Ça résume parfaitement pourquoi j'ai lâché quelques larmes de rage après celui de Messmer...

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A l'instar de plusieurs d'entre vous, je ne pense pas non plus que l'état Esdaile existe réellement. C'est juste un ensemble de phénomènes hypnotiques suggérés. En tout cas, ça n'a certainement pas grand-chose à voir avec la transe profonde telle que la définit Erickson.

 

Sinon, pour ce qui est d'avoir de la transe profonde en street, je suis d'accord que ça ne court pas les rues, si on peut dire ;)

 

J'en obtiens régulièrement sur des bons sujets, mais comme en pratique, dans la rue, on ne peut pas passer plus de 30-45 min à approfondir un état, on se limite aux sujets déjà naturellement compétents à la base. Erickson, lui, pouvait consacrer en moyenne 4 à 8h à entraîner un sujet au somnambulisme : forcément, il devait traiter le patient tel qu'il était, et statistiquement la majorité des gens ne peuvent pas entrer en somnambulisme rapidement.

Dans tous les cas, même un très bon sujet aura en général besoin d'empiler un certain nombre de phénomènes avant d'entrer en somnambulisme (si on exclut les cas limite pathologique, comme ça arrive parfois, du genre le sujet dont les bras s'anesthésient tous seuls au bout de 30 secondes de lévitation - là c'est sûr qu'en général, tu peux "switcher" en somnambulisme très rapidement).

Pour tester a posteriori le somnambulisme, rien de plus simple : suggérer à la personne qu'elle retourne dans son "état d'éveil normal, en prenant tout son temps". Une fois revenue, faire comme s'il ne s'était rien passé en reprenant la conversation où elle s'était arrêtée avant la séance, et observer les réactions. En général, on voit tout de suite si le sujet réagit comme s'il ne s'était rien passé et que la séance n'avait pas encore commencé (c'est un de mes effets favoris en street : je fais comme si on allait commencer la séance, alors que ça fait 3/4h que je l'hypnotise, et le volontaire ne se rend compte de rien... bien sûr, à la fin, je lui suggère le retour de la mémoire, histoire qu'il garde un souvenir de l'expérience).
 

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