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iago

Présentation de l'Automatic Imagination Model - partie 3 : l'Automatic Imagination Model

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Cette pyramide m'a été donnée par un de mes subordonné que j'ai envoyé en séminaire de commandement et de motivation.

 

En effet c'est assez basique mais cela retranscrit bien l'apprentissage de "base" d'une activité faisant appel à la mémoire musculaire. Conduire par exemple. 

Mais je suis d'accord avec ta remarque sur le "comment" on sait, ce qui me parait aussi beaucoup plus juste. Disons que c'est formulé ainsi justement pour le sens de la formule, c'est facile a retenir et l'idée générale devient accessible au plus grand nombre de stagiaires, même ayant des modes de pensée et des cadres très différents. 

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 Iago, une source plus explicite trouvé sur google. http://www.ctifrance.com/learning-hub/fr/fundamentals/res/FUN-Topics/Les-etapes-de-lapprentissage.pdf

 

Alors pour l'amnésie à froid.

Juste en lisant, je n'étais déjà plus très froid. Avec le reste de tes prérequis, je ne suis pas étonné que la personne parte au quart de tour.

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Bonjour à tous,

 

voici ce que je déduit de l'AIM pour le moment.

J'ai beaucoup lu vos réactions, vos CR et j'en déduis que pour la plupart vous êtes très accès hypnose de rue et suggestions rapides.

Je ne voudrai pas me faire jeter des tomates quoi qu'il en soit, j'appuis donc le fait qu'il s'agit ici de mes propres remarques suite à mon expérience et attend donc des réactions liés à celle-ci, je connais bien vos façons de penser à force de vous lire tous, et sais que ça pourrai en embêter plus d'un que j'"ose" remettre d'une certaine façon en question l'AIM, sans jamais vraiment vouloir le faire.

 

Dans ma façon de faire, je préfère amener vers la transe verbalement, en utilisant légèrement la confusion à un instant "T" pour approfondir et envoyer la personne dans un état de relaxation suggéré. Bien sûr dans cet état, toute les suggestion de catalepsie, hallucination ou encore amnésie fonctionne, c'est une transe comme une autre malgré la non utilisation d'une induction impliquant le kinesthésique, le toucher (comme l'utilise je pense la majorité des streeter). 

 

Maintenant, pour approfondir sur mes tests, je remarque que l 'induction verbale, si t'en est qu'il s'agisse en soi d'une suggestion de relaxation comme une autre suivant une confusion, l'AIM est à priori basée sur le même principe de confusion-suggestion. Je m'explique;

 

"maintenant, imagine que tu peux simplement oublier que cette main n'est pas simplement posée sur cette table, mais que plus tu m'écoutes et moins tu fais attention à cette main qui en fait depuis tout à l'heure est simplement collée sur cette table. De cette façon ça serait difficile pour toi d'imaginer quelque chose que tu sais au fond de toi, n'est pas la réalité. Mais si tu te concentre toujours plus sur ce que je dis, et qu'en faisant ça tu imagines simplement que tu n'a jamais fais attention que cette main n'était pas collée sur cette table, et que plus tu n'y pense pas, plus il est évident qu'au fond, tu as toujours su que cette main l'était vraiment, il serait bien plus évident de ne pas avoir besoin d'imaginer une vérité, car naturellement tu a juste à regarder cette main pour savoir que quoi que tu fasses elle ne pourra jamais se décoller de cette table où elle a toujours été collée."

 

est-il bien plus différent de:

 

"Maintenant, confortablement installée, pourrais-tu simplement me regarder, te détendre profondément. Tu pourrai aussi bien juste m'écouter et cela suffirai à ce que tu profites au mieux de cet instant, mais ce que tu veux vraiment c'est me regarder, profiter au mieux et le plus longtemps possible avec moi. Car comme tu le sais, plus tu me regarderas, et plus ce que je te dirais t'atteindra, te touchera, peut être même quelque part, te fascinera mais peu importe, ce qui compte simplement c'est ton envie de me regarder, et constater l’intérêt que tu n'as que pour moi ET cet instant. Aussi et tu le sais, plus tu m'écoutes et plus tu te détends, en fait ce n'est pas vraiment ton choix mais celui de ton subconscient, mais peu importe que ce soit vraiment ton choix car plus tu y penses et plus tu sais qu'au fond tu n'y aurais jamais pensé en temps normal, avant même que je suppose que ce choix n'était pas vraiment le tiens... Après tout, le choix de ton inconscient de te relaxer n'est-il en soi, pas vraiment ton propre choix? Ou simplement un état que tu pourrai croire avoir décider alors que ton inconscient l'avait au départ lui même décider de te le faire croire?

ce qui compte c'est simplement que plus tu y penses, et plus tu te rends compte que cette main qui tiens ce téléphone depuis que tu as commencé à m'écouter, suit la même loi; celle que cette main ne s'en est pas détachée naturellement depuis le moment où tu m'a regardé, car c'est sa position normale, et que plus tu m'écoute et plus tu constates que cette main fait partie de ta relaxation, du choix de ton subconscient et quelque part du tiens malgré que tu ne l'ai jamais vraiment imaginé et que quoi que tu fasses elle est comme liée à cet objet, collée, soudée et peu importe comment"

 

Nous retrouvons en fait la suggestion qui arrive après une confusion. Le premier exemple implique ici l'AIM, testée et fonctionnelle sur ce point en tout cas, mais ce qui m'embête un peu c'est que le procédé en soi semble le même que le second. La force de la confusion c'est d'apporter des réponses plus ou moins évidentes de façon croissantes je pense, de façon à ce que les réponses soit de plus en plus difficile à trouver sans avoir trouvé la précédente, le cheminement n'est en soi d'une seule écoute, impossible à vraiment déterminer pour le cerveau, ce qui le fait bugger pour ouvrir immédiatement la porte suggestive qui devient la réponse. L'AIM est en fait une sorte de confusion rapide, une induction verbale instantanée en somme, une problématique tellement évidente et tellement déroutante à la fois, du même niveau que "pourrais-tu s'il te plait imaginer quelque chose d'apaisant, le plus apaisant que tu puisse imaginer... Voilà comme ça. Maintenant pourrais-tu simplement me donner un détail, le détail le plus présent de la première chose qui ne te viens pas par la tête" (bug) mais en bien plus rapide.

 

La seule différence en fait, c'est que la confusion vient en général avant la transe, et que vous utilisez l'AIM pendant/après la transe, intégrant la confusion pendant l'hypnose ce qui permet très certainement un approfondissement juste avant  la suggestion, mettant donc plus de chance de la faire passer. Maintenant ce qui est peut être notable, c'est que le subconscient ne prend à priori pas en compte la négation, sauf dans mon cas post-trans où la négation a encore son intérêt pour passer l'esprit critique. Serait-il bon de dire qu'en fait, lorsque pendant la trans, l'AIM dit "imagine maintenant que tu n'as jamais imaginé que cette main était collée sur cette table", le subconscient entendrait: "imagine maintenant que tu imagines que cette main était collée sur cette table", impliquant une notion de profondeur au subconscient, le saturant simplement et l'obligeant à créer une nouvelle dimension (un troisième état en fait) qui prendrai le relais pour imaginer ce qu'on lui demande d'imaginer (le conscient mis de côté, le subconscient imagine qu'il imagine,( un inconscient supplémentaire intriqué dans lui même en fait)), le subconscient réagissant aux stimulus simples, je le vois mal réussir à passer une suggestion si complexe qu'une suggestion AIM qui n'est plus juste "main collé" mais "main pas collé mais collé sans savoir" sans la décomposer par avance.

 

Ou plus simple, une réaction de rejet de la suggestion "imagine que tu n'imagines pas" comme nous aurions tous en état de conscience, une sensation de "ni queue ni tête" qui sur l'instant suffit à faire bugger et faire immédiatement passer la prochaine suggestion devenant alors une "réponse" au raisonnement, en plus d'être une suggestion (idem que le "dors" après une rupture de pattern d'induction), créant quoi qu'il en soi un nouveau fractionnement facilitant de surcroît, l'acceptation de cette suggestion-réponse. (une induction en état hypnotique en somme)

 

Voilà donc pour cette remarque qui me fait donc me demander si en fait l'AIM ne serait-elle pas simplement la réaction standard de l'inconscient fasse à la confusion apportant donc un bug supplémentaire permettant un passage plus aisé de la suggestion, du même niveau que la confusion menant l'induction post-hypnotique, rendant peut être la découverte un peu moins "découverte" si je puis dire? (encore une fois, je ne remets rien en question concernant l'AIM, j'évoque juste le fait que ça puisse simplement être déjà utilisé chaque jours depuis les découvertes de Milton Erickson mais dune autre façon.)

 

Merci de m'avoir lu en tout cas :)

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 Iago, une source plus explicite trouvé sur google. http://www.ctifrance.com/learning-hub/fr/fundamentals/res/FUN-Topics/Les-etapes-de-lapprentissage.pdf

 

Juste en lisant, je n'étais déjà plus très froid. Avec le reste de tes prérequis, je ne suis pas étonné que la personne parte au quart de tour.

 

C'est vrai que c'est pas vraiment à froid mon truc. Cela implique quand même un peu (beaucoup ?) d'engagement.

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 (bug, mouvement des yeux en visualisation digital souvenir, la suggestion de relaxation et de sommeil peut alors passer) mais en bien plus rapide.

 

 

Voila moi je te perd là. Le mouvement des yeux ne veut rien dire de façon aussi certaine pour moi. En tout cas je ne me base jamais dessus pour calibrer de façon aussi catégorique. 

 

Au début j'analysais tout, maintenant je laisse faire la synchro (quoi que l'on puisse vouloir dire par là). Et depuis je réussi beaucoup mieux en thérapie et dans la rue.

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Voila moi je te perd là. Le mouvement des yeux ne veut rien dire de façon aussi certaine pour moi. En tout cas je ne me base jamais dessus pour calibrer de façon aussi catégorique. 

 

Au début j'analysais tout, maintenant je laisse faire la synchro (quoi que l'on puisse vouloir dire par là). Et depuis je réussi beaucoup mieux en thérapie et dans la rue.

Aucune étude scientifique ne permet d'étayer l'interprétation PNL des mouvements oculaires. Il me paraît donc peu utile de construire des croyances à partir d'elle.

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Aucune étude scientifique ne permet d'étayer l'interprétation PNL des mouvements oculaires. Il me paraît donc peu utile de construire des croyances à partir d'elle.

 

C'est le moins que l'on puisse dire. Depuis que j'ai "compris" cela je laisse faire la nature :) 

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Voila moi je te perd là. Le mouvement des yeux ne veut rien dire de façon aussi certaine pour moi. En tout cas je ne me base jamais dessus pour calibrer de façon aussi catégorique. 

 

Au début j'analysais tout, maintenant je laisse faire la synchro (quoi que l'on puisse vouloir dire par là). Et depuis je réussi beaucoup mieux en thérapie et dans la rue.

 

Je veux bien que tu me perds là, seulement il s'agit simplement d'une remarque faisant partie des personnes de "mon cercle". Je ne suis pas streeter et il se trouve que pour eux(les personnes de mon cercle), le regard est un indice non négligeable. Je fonctionne par synchronisation également, simplement si je ne suis pas sûr de l'impact de la confusion, je préfère l'amplifier ou revenir sur une conversation normale pour en retenter une nouvelle quelques secondes après sur laquelle le sujet sera plus réceptif.

Après je ne vois pas pourquoi tu me perdrais là, à partir du moment où la suite de tout mon texte ne fait plus jamais référence aux mouvement des yeux. Il ne s'agit que d'un point de plus qui aurait très bien pu ne pas être écrit sans pour autant changer quoi que ce soit du début à la fin. :)

 

Je suis parfaitement conscient des nombreux aspects plus ou moins scientifiques tournant dans notre univers, il faut juste savoir accepter ce qui peux être utile ou non. Un vaccin n'est pas fiable à 100%, il peux même amplifier un état de mal être chez certains et les conduire à des situations graves, ça ne veux pas dire que le vaccin est inutile.

Le mouvement des yeux sans être scientifiquement fiable, reste un point de plus comme un autre quand il s'agit de concentration absolue d'un sujet et de réactions moteurs. Je ne veux pas dire que tout le monde aura les mêmes réactions, il s'agit là d'un modèle comme un autre, tout comme l'HE est un modèle comme un autre.

 

Enfin soit, si cette phrase futile porte à débat alors qu'elle ne représente aucun grand intérêt dans ce que je relève, je peux aussi bien l'effacer, ça n'en rendre peut être la suite que plus intéressante. Après tout, si on ne s'appuyait que sur modèles scientifiquement appuyés, on aurait beaucoup de mal à parler de l'hypnose sans dériver toute les 30 secondes.

 

Edit: J'ai retiré la fameuse phrase qui semble fâcher dans le texte original.

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Bejita-, il est difficile de te répondre car ton propos manque de concision.

 

Si je résume, ta thèse est la suivante : "l'AIM n'est qu'une forme déguisée de confusion". C'est ça ?

 

Il n'est pas impossible qu'il y ait un effet un peu confusant, mais je ne pense pas qu'on puisse le limiter à ça :

- Déjà parce que la dimension confusante tient aux particularités de la langue française, la suggestion est beaucoup plus claire en anglais et fonctionne parfaitement (si ce n'est mieux !).

- D'autre part parce que dans le modèle classique, une confusion de 5 secondes ne saurait probablement pas suffire à produire une amnésie à froid

- Et si c'était le cas, il resterait encore à répondre à la question suivante : comment se fait-il que d'autres formes de confusion sans induction fonctionnent moins bien (à vérifer), et donc pourquoi cette forme de confusion est-elle particulièrement efficace ?

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En fait, ce que j'avance n'est pas une thèse, elle ne s'appuie que sur ma propre expérience et ce que j'en retiens. Je n'apporte aucun arguments scientifique, je ne m'appuie sur aucune recherche sérieuse non plus si ce n'est les miennes, avec mes propres moyens que sont ma passion pour l'hypnose et la lecture.

 

Réduire mes propos à juste "l'AIM n'est qu'une forme déguisée de confusion" me parait un peu exagéré. Je dirais plutôt que le modèle de l'AIM n'est pas si éloigné du modèle d'hypnose conversationnelle standard et qu'il est bien possible, pour ma part toujours, d'amener en état modifié de conscience l'un de mes sujets avec une simple confusion de quelques secondes(et de fractionner vers une amnésie, j'ai même pu faire perdre les sens de l'ouïe puis de la vue en suivant une induction conversationnelle d'à peine 30 sec), même s'il est bien plus difficile d'y parvenir que l'AIM, le sujet étant déjà en état de transe.

 

Maintenant, il ne s'agit que de ma vision des choses de trouver un lien flagrant entre les deux, ayant testé l'AIM. Evidemment, l'AIM ayant été testée à ma manière, peut être que celle-ci s'éloignait déjà du modèle proposé dès la première fois que je l'ai mise en place. Je suppose que notre expérience et nos croyances sont souvent assez suffisants pour modifier les bases de ce que nous utilisons, surtout lorsque nous le faisons en pensant le faire bien et en y amenant fatalement, notre expériences passée. J'aurai sur ce principe, biaisé mes propres test en rapprochant l'AIM du modèle standard sans même y penser, ce qui me permet in fine d'en déduire un rapprochement évident... Et ça, je suis le seul à pouvoir m'en rendre compte je suppose...

 

Enfin, là où je veux en venir pour clarifier et avoir toutes les cartes concernant ma revue, c'est qu'à priori "oui", l'AIM est certainement d'un intérêt particulier, permettant l'approfondissement, le fractionnement via la confusion peut être et de manière plus simple que le modèle standard (ou en tout cas plus rapide), mais que "oui et non" concernant le fait qu'il s'agisse d'un modèle à part entière, car sans utiliser "LA" clé de l'AIM en particulier "imagine ne pas imaginer" (ce qui en soi implique une négation discutable), je pense que le modèle standard et l'hypnose conversationnelle/ericksonienne utilisent très régulièrement la confusion (si ce n'est tout le temps) que ce soit post ou durant la transe. (le fractionnement par confusion est déjà connu par Erickson). L'AIM est donc à fortiori un "modèle" s'appuyant sur un type d'approfondissement standard avec des méthode nouvelles permettant le gain de temps je dirais, du même acabit que l'induction instantanée l'est pour l'induction standard (aller plus vite peux impliquer un critère de non relaxation/sentiment d’agression connu, rendant donc l'AIM plutôt utile pour le street-hypnose/spectacle plutôt donc que la thérapie ou la détente je suppose)

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Alors pour l'amnésie à froid. *Retrousse ses manches et replonge dans ses souvenirs*

 

Mes prérequis (qui dépendent fortement de mes croyances) :

-Une bonne synchro amicale et joyeuse.

-Avoir fait vivre l'entrainement décrit dans l'AIM de façon non explicite (Un bon PT et avoir vu du monde se faire hypnotiser sans que la personne ne se soit déjà portée volontaire)

-"Sentir" le volontaire fortement intéressé et travailler sa frustration (Pour ma part je prétexte de me déplacer dans un endroit plus calme ou plus ensoleillé ou de devoir aller aux toilettes/)

 

A ce stade si MES conditions sont satisfaites, je luis demande d'imaginer ce que cela fait d'oublier un mot et de se souvenir de toutes ces fois ou l'on est incapable de s'en souvenir autrement que par le lâché prise.

Puis je passe à autre chose, expliquant d'autres phénomènes hypnotique, ce que l'on peu voir à la TV ...

Je reviens ensuite sur l'amnésie de façon masquée en proposant au volontaire de se souvenir de la sensation de ne plus savoir que l'on ne sait pas.

De la je part sur la pyramide de l'apprentissage :

 

Stade 1 Inconsciemment incompétent : On ne sait pas que l'on ne sait pas

Stade 2 Consciemment incompétent : On sait que l'on ne sait pas

Stade 3 Consciemment compétent : On sait que l'on sait

Stade 4 Inconsciemment compétent : On ne sait pas que l'on sait  C'est le stade de la maîtrise ou l'on ne comprend même plus pourquoi on y arrive.

 

Puis j'embraye sur la mémoire, "Tu ne sais pas que tu sais ou que tu ne sais pas, quelque soit ce que tu croit savoir ou ne pas savoir, tu le sait car sinon tu ne pourrai pas ne pas savoir que tu ne sais pas, de la même façon que lorsque tu oublie une information tu sais que tu ne peu t'en souvenir comme cela"

 

Puis je demande ensuite de faire comme si le prénom avait disparu dans inconscient incompétent, "tu ne sais pas que tu n'a jamais su".

Quelle heure est-il ? Quel est ton prénom d’ailleurs ? Moi c'est ... ( je donne un autre nom que celui sous lequel je me suis présenté).

 

J'ai eu l'idée en lisant l'article AIM et en faisant le parallèle avec mes cours de sophrologie et un séminaire de motivation.

 

Je n'ai testé que 4 fois, toujours avec ma "grille" de prérequis. J'ai toujours eu un résultat, mais cela peu très bien venir de la sélection que je fait de mes volontaires pour tester cela. 

 

Thomas, je reviens sur ton amnésie en pre-talk. Petite question un peu naïve, pourquoi est-ce que tu commences à parler de l'amnésie, tu parles d'autre chose, tu reviens sur l'amnésie, tu parles d'autre chose, tu reviens sur l'amnésie ? Pourquoi ne pas directement partir sur l'amnésie ?

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La c'est purement personnel. C'est une forme de saupoudrage pour donner envie à la personne de vivre l'effet, de lui donner le temps de l'imaginer inconsciemment, et de travailler la frustration. 

 

Encore une fois je m'inspire directement de mes cours de sophro. Mais c'est vrai qu'a force je m'aperçois que j'utilise pas vraiment l'AIM, il me sert surtout d'inspiration et à au moins cela a eu le mérite de me faire revoir pour bonne partie mon approche et ma définition "ressentie" de la transe.

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Est ce qu'il existe d'autres vidéos de Head hacking démontrant l'AIM ?

Je n'ai trouvé que celle ci :

 

Cette vidéo me laisse un peu sur ma faim, et j'ai du mal à croire qu'il suffise de dire "it happens automatically", pour que ce soit de l'AIM.

Mais j'ai peut-être raté une subtilité.

 

Iago, tu as contacté Anthony Jacquin pour avoir plus d'éléments, en plus de ces quelques précisions qu'il a fourni sur Facebook ?

De mon côté j'hésite à m'acheter l'audiobook sur l'AIM, ce n'est "que" 30 euros.

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Anthony Jacquin m'a fait l'honneur de commenter ma traduction pour apporter quelques précisions. Je vous recopie ses messages :

 

 

 

Sleep, trance, depth and therefore any effort to change state or deepen is not fundamental to hypnosis. All of the above are suggested effect, not a prequel to giving suggestions. The only thing that is fundamental to hypnosis, that will qualify and distinguish something as hypnotic, is the classic suggestion effect, a sense of automaticity/involuntariness. 

AI is a description of how hypnosis works. All it added to the existing cognitive behavioural model is to be overt and explicit about suggesting the classic suggestion effect. Prior to this it was mostly tacitly cued by expectation, process or words.

The difference is subtle but entirely liberating. It's implications should inform our therapeutic approach as well as our approach to hypnotising. Beyond this, the realisation that everything you do is automatic, that the conscious mind is a narrator in a chimp suit, that the individual is a self-portrait at best and your problems are a narrative supported by a self-portrait of a chimp suited person, can alert you to what might be your true nature. You can do fundamental structural damage to the learnt patterns and perceptions you may define as problems when you accept this.

 

Je lui ai ensuite posé la question suivante :

 

 

 

Anthony Jacquin, the article ends with Kev Sheldrake promising a formal protocol for the AIM, and a subsequent series of experiments aimed at comparing the results with the SHSS:C. 

That was three years ago. Did these experiments take place ? No doubt the results would be most interesting for academics and hypnotists, whether the AIM shows some effectiveness or not.

 

Sa réponse :

 

 

 

One member of Head Hacking is a trainee doctor and as part of his work, conducted our first experiment which actually compared Hypnosis (where Automatic Imagination was the protocol) to ACT (Acceptance and Commitment Therapy). Results were positive but are not yet public. Our next aim is to test AI vs SHSS seeing if the bell curve of distribution to the twelve suggestions that make up the SHSS shifts.

For me the unexpected fall out of the first experiment was to realise the overlap and mirror opposites between the core ideas of AI and ACT.

 

N'hésitez pas à demander si vous voulez une traduction. BenoitR, si tu décides de te payer l'audiobook, je serais très intéressé par un petit CR (et d'abord, y a-t-il des choses qui n'ont pas été dites dans l'article ?).

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Il a aussi posé une question qui m'a paru très basique, mais qui est finalement assez complexe.

"

Asking hypnotists to define 'suggestion' and what makes it different to an instruction can be a useful exercise here. Why do we use this special word? What is its implication? How is that implication being delivered?

"

 

Qu'est ce qui fait qu'une suggestion est différente d'une instruction ?

Je comprends la question comme étant : qu'est ce qui fait qu'une suggestion agisse sur l'inconscient, plus qu'une simple instruction ?

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J'essaie désespérément de vous tourner une vidéo, mais hélas à chaque fois que je mets en route ma caméra je fais la pire séance de ma vie.

 

On compte sur toi Iago, ne lâche rien :)

 

Pour répondre à la question d'Anthony Jacquin : "qu'est ce qui définit "suggestion", et qu'est ce qui le différencie d'instruction" , on trouve une réponse dans la définition de l'hypnose par Antoine Garnier :

"il y a hypnose quand a une suggestion il y a une réponse automatique" (source FB Hypnose)

 

Intéressant de voir qu'on retrouve la même notion de réponse automatique justement.

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La réponse de Garnier n'est pas sans difficultés. Si on dit que la suggestion hypnotique se définit par l'automaticité de la réponse, alors ça veut dire que l'hypnose commence là où le libre-arbitre disparaît....

 

A moins qu'on dise qu'il y a réponse automatique à partir du moment où on est d'accord avec la suggestion, ce qui n'aurait pas de sens, parce que ça signifierait qu'il y aurait réponse à partir du moment où on veut répondre, ce qui enlève tout sens au mot "automatique", et la définition ne veut plus rien dire.

 

Ou alors, à moins qu'on dise qu'il y a automatiquement une réponse, quoique le contenu de cette réponse ne soit quant à lui pas déterminé. Auquel cas, la définition pourrait convenir à n'importe quelle forme de communication effective, puisque par définition toute communication effective suppose une réponse - la définition de l'hypnose ne conviendrait pas seulement à l'hypnose, et donc ne serait pas du tout une définition.

 

La définition d'Antoine Garnier ne me semble convenir que si et seulement si on fait d'emblée le deuil de l'idée de libre-arbitre (moi ça ne me dérange pas, mais c'est quand même un axiome important de l'hypnose ericksonienne...).

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Tu te mélanges les pinceaux iago j'ai l'impression... Ce n'est pas parce qu'il y a automaticité qu'il y a perte de libre arbitre, surtout dans le cadre d'une séance d'hypnose. Ce que tu dis reviendrait à sous-entendre que le geste proviendrait de l'hypnotiseur et non de l'hypnotisé. Si perte de libre arbitre alors => l'hypnotiseur est en contrôle.

 

Pour donner du sens à l'automaticité, il suffit de voir l'être humain non pas comme une seule unité, mais comme un ensemble complexe d'unités autonomes et indépendantes, dont une partie se rassemble autour de ce que l'on appelle le "moi" (les choses qui nous appartiennent et que l'on accepte comme venant de nous).

 

L'automaticité dans un mouvement reviendrait alors à dire que le geste a été fait en dehors de ce que nous définissons comme le "moi". Nous avons l'impression que le geste est produit par "quelque chose d'autre" à l'intérieur de nous. Le "moi" peut-être à la fois conscient et inconscient.

 

Par exemple :

 

Inconscient "moi" : je marche, un pas devant l'autre. Ca m'appartient, et pourtant c'est automatique la plupart du temps. Cela ne me dérange pas ni ne me paraît bizarre. Histoire de jouer sur les mots, on appellerait ça des automatismes.

 

Conscient "moi" : je lève mon bras pour saluer un ami.

 

Là où une automaticité, involontaire, apparaît, c'est quand la réaction sort du cadre du "moi", et ce dernier vient s'y opposer, et/ou jouer le rôle d'observateur.

 

Automaticité "involontaire" : j'ai vu une madeleine, et pour une raison que j'ignore j'ai senti le goût venir en bouche.

Autre exemple : j'ai vu une arraignée, et tout mon corps s'est mis à trembler, sans que je ne puisse contrôler quoi que ce soit.

 

Avec l'hypnose et plus généralement la suggestion, on est capable de (re)produire des automatismes volontairement et consciemment. Le libre arbitre est donc pour moi un élément essentiel de l'automaticité générée.

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Ca fait plaisir de te lire JE, on sent que tes heures passées à étudier Janet chez Garnier ont payé :)

 

A mon sens, tu confonds deux choses sans les expliciter : ce qui est automatique, et ce qui est ressenti comme automatique. C'est assez différent.

 

Pour mettre un peu de clarté là-dedans, je vais commencer par définir ce dont on parle : "automatique" et "libre-arbitre".

 

- Est dit "automatique" tout événement pouvant être conçu comme effet résultant nécessairement d'une cause antérieure. Si je dis qu'une pierre que je lâche va tomber automatiquement, c'est parce qu'elle ne peut pas ne pas tomber suite à mon geste.

- Le "libre arbitre" c'est la capacité qu'a une volonté d'être cause exclusive de ses actions. Si je dis que ma décision d'écrire ce message relève de mon libre arbitre, ça veut dire que j'aurais aussi bien pu écrire ou ne pas écrire ce message. J'ai décidé de l'écrire parce que j'ai décidé de l'écrire, et pas à cause d'une quelconque cause extérieure ou intérieure qui m'aurait déterminé en ce sens.

 

On voit immédiatement que l'automaticité et le libre arbitre s'opposent par définition. Ce qui est automatique, c'est ce qui ne peut pas ne pas se produire ; ce qui est libre (au sens du libre arbitre) c'est ce qui peut OU peut ne pas se produire.

 

Bien. Maintenant, de deux choses l'une : soit on accepte l'existence de ce pouvoir étrange qui s'appellerait le libre-arbitre, et qui singulariserait l'homme dans l'ensemble des choses qui existent, en disant que c'est le seul être capable d'agir hors de la série des causes et des effets (ce qui est pour le moins douteux). Soit on considère que ce libre arbitre a quelque chose d'illusoire.

 

Les auteurs de philosophie un peu sérieux optent généralement pour la deuxième solution (au sens strict, seul Descartes a vraiment défendu bec et ongles la détermination du libre arbitre comme causalité effective - je passe volontairement sur le cas de Kant, particulièrement complexe). Bref : étant donné que la notion de libre-arbitre est au moins étrange, sinon contradictoire, mais que de l'autre côté chacun d'entre nous fait l'expérience de sa propre liberté, l'effort philosophique va généralement consister à penser la liberté sans faire usage de la notion de libre arbitre.

 

Pour penser la liberté sans le libre arbitre, une des solutions possibles (et c'est d'ailleurs celle retenue par Janet) consiste à associer liberté et imprévisibilité. Il ne s'agit pas de nier l'automaticité de nos comportements, mais dire que certains comportements ont une détermination causale tellement complexe qu'on est rigoureusement incapables de les prédire, et que pour cette raison on doit les appeler des comportements libres. Tous nos comportements sont automatiques, mais certains ne sont pas ressentis comme automatiques, du fait de leur complexité. Il n'y a certes pas de libre-arbitre absolu, mais il y a un sentiment de liberté, qui est une incapacité à prédire.

 

Je cite Janet dans l'Automatisme Psychologique (dernière partie) : "il n'y a rien de plus libre, je ne dis pas d'une manière absolue ce qui ne signifie rien [autrement dit, la notion du libre arbitre ne signifie rien], mais relativement à la raison et à la science humaine, que ce qui ne peut pas être prévu, que ce dont la prévision est incompréhensible pour nous."

 

Une suggestion est constituée de telle façon que le comportement qui en résulte peut être mieux prédit à partir d'elle. Alors oui, si on associe comme Janet liberté et imprévisibilité, il me semble qu'en ce sens la suggestion s'oppose fondamentalement à notre liberté, non pas parce qu'elle nous ferait agir de façon automatique (parce qu'on agit toujours de façon automatique), mais parce qu'elle rend plus prévisible notre comportement.

 

Peut-être, dans ce cas, faudrait-il cependant distinguer, à l'intérieur des suggestions, celles qui explicitent leurs effets, et celles qui laissent le volontaire déterminer lui-même l'interprétation de la suggestion. Si je dis "ta main est de plus en plus légère" et que la main de mon volontaire se lève, c'est peu étonnant et très prévisible. Mais si, comme on le fait en hypnose ericksonienne, je lui laisse volontairement donner lui-même du sens à la suggestion que je lui fais (c'est l'idée d'une thérapie content-free), et que je ne sais pas moi-même ce que je suis en train de lui faire vivre, alors ses réactions sont parfaitement imprévisibles. Ce sont là des suggestions qui respectent et augmentent ma liberté, mais qui du coup ne sont plus vraiment cohérentes avec la définition d'Antoine Garnier - puisque la réaction n'est pas automatique, mais dérive d'un processus d'interprétation complexe et imprévisible, qui peut ou peut ne pas aboutir, et dont le sens est parfaitement indéterminé.

 

(Sur cette question, l'AIM est parfaitement explicite : l'agentivité est une illusion pure et simple. Il existe même un processus cognitif spécifique qui a comme fonction de nous fournir cette illusion de libre-arbitre et d'agentivité, alors que les décisions liées aux actions en questions ont déjà été prises quelques secondes auparavant. Sheldrake ne se donne même pas la peine de penser un quelconque contenu effectif pour la notion de liberté, parce qu'il n'en a pas besoin.)

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Le problème, c'est quand on utilise des mots selon nos propres définitions, et que les autres interprètent notre message avec les leurs.

J'ai répondu à tes interrogations en utilisant la définition qui fait "consensus" dans le monde de l'hypnose (et notamment ce dont parle Kev Sheldrake dans ses articles), et non celle, beaucoup plus rigoureuse je l'admet, à laquelle tu fais allusion. Disons que c'est ton métier :D

 

Pour la partie "Automatique", je reprends par exemple deux citations de l'article AIM :

 

As hypnotists, we are interested in the subjective experience that our subjects are having; the sensation of involuntariness or automaticity, that the behavior is happening by itself and that they (their conscious awareness) is just a mere observer.

 

Automaticity:

All thoughts and behavior are automatically generated, some of which we become aware of and to which we usually ascribe intention (Kirsch and Lynn, 1997).

 

Concernant la définition de "libre-arbitre", j'étais parti du principe qu'on opposait ici le terme "involuntariness" dont parle Anthony Jacquin et Kev Sheldrake, en voyant le libre-arbitre comme "une volonté de / le choix de".

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Je comprends bien ce que tu me dis. Quand je parle de "libre arbitre", j'ai un concept très précis en tête - parce que c'est un outil, dans mon boulot.

 

On ne peut pas vraiment opposer le concept "traditionnel" de libre arbitre à l'involuntariness tel qu'il est développé dans l'article de Sheldrake. Tout simplement parce que le libre arbitre est un pouvoir, et que l'involuntariness est systématiquement compris comme un ressenti. On ne se place donc pas sur le même plan ! Un processus pourrait être ressenti comme involontaire alors qu'il correspond à un exercice effectif de ma liberté (je crois que c'est la possibilité que tu soulevais dans ta réponse, la réponse hypnotique serait en elle-même libre mais ressentie comme involontaire), ou ressenti comme involontaire et produit involontairement (ex: réaction de sursaut).

De même, quand je ressens un processus comme étant volontaire, ça peut être parce qu'il l'était effectivement, mais ça peut être aussi (comme dans le cas de l'AIM) parce qu'un mécanisme spécifique a produit cette impression illusoire.

 

 

--------

 

Pour en revenir au sujet de départ, je dirais que la définition d'Antoine Garnier est tout à fait pertinente dans un cadre "janétien", mais qu'elle ne peut pas être importée dans un cadre ericksonnien.

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J'ai enfin trouvé le temps de lire la dernière partie .

En tout cas vraiment 3 articles de qualité , certains truc m'ont plus plu que d'autres , je pense que je reviendrai dessus , mais on sent que ces gars fournissent un travail sérieux et documenté !!

Merci à toi Iago pour ces traductions !!!!

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