3 3
iago

Présentation de l'Automatic Imagination Model - partie 3 : l'Automatic Imagination Model

Recommended Posts

Pour aller plus loin, je vous propose de méditer sur les citations suivantes, recueillies dans la littérature scientifique contemporaine par Anthony Jacquin, membre éminent de Head Hacking (citations tirées d'un post FB).


 


« Les expériences hypnotiques prennent place dans le royaume de l’imagination – il n’y a pas réellement de ballon qui serait en train de soulever la main du sujet, ni de colle qui maintiendrait ses mains l’une contre l’autre, ni de haut-parleur dans le mur, et le sujet qui vit une régression en âge ne rapetisse pas dans sa chaise. Néanmoins, la relation entre hypnose et imagerie mentale est plutôt épineuse. Par exemple, les individus hypnotisables n’ont pas de meilleures capacités d’imagerie mentale que nous autres. » – John F. Kihlstrom (2008):The domain of hypnosis, revisited, The Oxford Handbook of Hypnosis, 21-52, ed. Nash and Barnier (Oxford University Press).


 


« Les images mentales sont construites de façon délibérée et consciente, alors que les expériences hypnotiques sont généralement accompagnées par un sentiment d’involontariat. C’est cette expérience de l’involontariat et non la vivacité des images mentales qui donne aux expériences hypnotiques leur qualité hallucinatoire. » Kihltstrom, op. cit.


 


« En hypnose, tous les comportements [hypnotiques] sont accompagnés par l’expérience subjective que le moi n’est pas l’origine de la réponse. » – Erik Z. Woody & Pamela Sadler (2008):Dissociation theories of hypnosis, The Oxford Handbook of Hypnosis, 81-110, ed. Nash and Barnier (Oxford University Press).


 


Mc Conkey – « Les individus hypnotisables développent un engagement envers la réalité phénoménale de leur expérience suggérée, et durant l’hypnose ils font des attributions à propos de leurs expériences qui semblent protéger l’intégrité de leurs réponses hypnotiques. »


 


Woody et Sadler – « Pour qu’une situation suggérée apparaisse comme réelle, elle doit être ressentie comme n’ayant pas été produite par notre volonté »


 


Woody et Sadler – « Les théoriciens socio-cognitifs font l’hypothèse que les sujets hypnotiques concluent au caractère involontaire d’un processus de façon indirecte, à partir des signaux situationnels qui indiquent que leur comportement est censé être involontaire. »


 


Lynn, Kirsch et Hallquist –  « L’essence de la suggestion hypnotique implique qu’on ait des sujets qui fassent l’expérience du monde « comme si » la situation suggérée était vraie, et quand on leur pose la question, la plupart des sujets hautement responsifs affirment savoir que rien dans le monde extérieur n’a en fait changé. »


Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Hop, j'ai enfin pris le temps de lire tout ça. J'avais fait quelques essais avec l'AIM quand JE en avait parlé sur le blog, par contre, j'ai jamais obtenu de résultats avec. :C

 

Je suis curieux de voir comment tu fais, Iago. Pour ma part j'ai trouvé ça lourd, très peu pratique, et effectivement, je pense qu'une part de l'efficacité du modèle vient de la confusion. Avec mes mots, ça donnait quelque chose comme ça : Pendant que t'es en train d'imaginer que ta main est collée et impossible à bouger, je vais te demander d'imaginer que tu n'es pas en train d'imaginer que la main se colle, si bien que c'est comme si c'était parfaitement normal d'avoir la main collée, maintenant.

 

Rien qu'à écrire, je trouve ça illisible, et c'est une structure proche d'une confusion, avec des négations dans tous les sens.

 

D'autres part, j'avais complètement oublié que l'article 1 parlait de Human Givens, mais je ne vois pas vraiment en quoi ils rejettent ce modèle (le rejettent-ils ?). Quand je serai au point dessus, promis, je vous ferai une série d'article pour le blog et le forum, si JE est d'accord ( :))

 

So, Ja. Pour moi, j'AIM pas l'AIM. ( :P) Et je suis pas certain que le débat état VS process soit vraiment d'intérêt, si ? Les deux premiers articles ne sont pas, à mon sens, pertinents, parce que débattre de cette question ne changera pas les pratiques, de toutes manières : si l'hypnose est un état, ok, on crée des états. Si l'hypnose est un processus, ok, on suit un processus hypnotique. Et dans tous les cas, on a des réponses qu'on appelle hypnotiques, et c'est ça qui est important et qui nous intéresse, non ? :0

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Faudra que je prenne le temps de te répondre plus en détail Koten, en totu cas merci pour ton retour et tes réflexions.

 

J'ai un peu adapté les constructions liées à l'AIM (et ça ressemble de plus en plus à un modèle distinct), il faudrait que je profite de mon séjour parisien actuel pour tourner une petite vidéo. On peut formuler les suggestions AIM d'une façon assez claire et non-confusante, pour l'instant je n'ai pas encore trouvé de volontaire qui ne comprenne pas spontanément ce que je lui demande (en tout cas, je n'ai jamais eu de retour en ce sens).

 

Concernant les Human Givens, effectivement les Head Hackers en gardent beaucoup de choses. Mais ils essayent de dépasser ce modèle, pour des raisons qui ne sont pas vraiment rendues explicites dans l'article. Si j'essaie de retrouver leur cheminement de pensée, il me semble que leur volonté de dépassement tient en deux points, qui sont liés entre eux :

1. La notion de "processus spécifique" est lourde. C'est une hypothèse très intéressante, mais ça reste une hypothèse ; postuler des "fonctions" et des "processus" c'est toujours très pratique, on se permet de rendre compte de phénomènes complexes à moindres frais. Si l'on veut voir les choses de façon rationnelle, le principe du rasoir d'Ockham nous demanderait de chercher les modèles qui font usage des hypothèses les moins pesantes.

 

aaah j'arrive au bout de mes 15 minutes de cybercafé, le point 2 plus tard :D

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

En attendant le "plus tard", voici quelques précisions sur HG.

 

De ce que je crois en voir, ils se rangent du côté des étatiques, quand même. Dans leurs conférences, "transe state", "REM state" et autres "states" font bien référence à des états, auxquels ils ont corrélé l'activité de certaines parties du cerveau (avec des arguments qui tiennent super bien la route). Ils s'affranchissent néanmoins du flou de la nominalisation "transe" en adoptant une approche qu'ils essayent apparemment de rendre exhaustive au possible. HG ne décrit pas que la transe hypnotique formelle, mais bien des dizaines de processus d'induction différents, en passant par les transes émotionnelles et tous les dérivés (common everyday transe, transes chamaniques...). Mais dans cette diversité, ils restent centrés malgré tout sur le REM state, en supposant que la diversité des états de transe(s) a pour fondement d'imiter une des caractéristiques de cet état : l'attention focalisée pour une induction par fixation, la réponse réorientationnelle pour une rupture de pattern, la paralysie pour les inductions par catalepsie et/ou relaxation progressive, le REM pour la REM induction (copyright Mandel), et effectivement, l'activation du théâtre intérieur et la génération de son script dans les inductions par métaphore et les inductions par association/dissociation.

 

Alors ouais, la notion de processus spécifique est lourde, parce qu'elle regroupe tout ça, mais c'est plus par soucis de tout regrouper que par désir de rester vague. Comme on travaille avec des états très divers, il faut pour les regrouper une nominalisation qui soit large... C'est juste ça. :)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ah, je vois que tu connais bien les HG, sans doute mieux que moi. Ce que tu dis est très intéressant, aurais-tu les liens des confs ? As-tu toi-même essayé ces inductions ou élaboré à partir d'elles ?

 

Pour en revenir à l'AIM, ils disent effectivement que la frontière entre les "étatiques" et les "processuels" (hou que c'est laid d'inventer des mots) est pour le moins floue, et en fait peu importante : 

 

 

 

Les modèles à processus spécifiques ont parfois été regardés comme réintroduisant en contrebande l’idée d’état, dans la mesure où la présence d’un processus spécifique (s’il existe) pourrait être utilisé pour faire la distinction entre des modes opératoires hypnotisé et non-hypnotisé – des modes opératoires qu’on appelle couramment des états. Malgré tout, ici à Head Hacking nous trouvons utile le modèle pour l’hypnose que proposent les Human Givens, dans la mesure où il nous permet (ou il nous force) de remettre en question les différents aspects de l’hypnose en tant que processus.

 

Je crois que tout est dit. En fait Sheldrake minore la différence entre modèles à processus spécifiques et modèles à états, l'important étant de savoir comment on comprend l'hypnose comme processus (donc l'hypnose comme pratique), et non l'hypnose comme état (et donc l'hypnose comme fait psychologique - processus ou état).

 

Ce qui m'amène au second point, maintenant que j'ai mis des euros dans le nourrain :

 

2. Surtout, l'élagage auquel procèdent les HG est incomplet. Les HG se débarrassent de la notion de profondeur, et ne tirent pas les conséquences possibles pour la notion d'induction : "parallèlement au fait qu’il ouvrait la porte à un nombre infini de façons de créer des inductions, il fournissait aussi une autre façon de voir le modèle : peut-être était-il possible de déclencher la réponse d’orientation sans user d’une induction." (je souligne)

Sur un plan pratique, l'AIM est très intéressant dans la mesure où il ne fait usage d'aucune induction - non seulement on se passe des "inductions formelles", mais on se passe des inductions non-formelles comme la fixation de l'attention, saturation, ratification, confusion (...théoriquement !). Ca signifie qu'il devrait être possible de rendre compte des réponses hypnotiques sans faire usage de ce concept d'induction, et donc sans déclencher un processus ou un état spécifique. Cette différence-là est importante, parce qu'elle a directement des conséquences pratiques : le caractère spectaculaire des séances d'AIM en dérive.

 

Ce que j'aime bien dans l'AIM (et ça ne me semble pas du tout HG-compatible, mais tu corrigeras si je me trompe) c'est qu'il n'y a pas de distinction essentielle entre la façon dont nous "prenons" les suggestions quotidiennes, et la façon dont nous "prenons" les suggestions hypnotiques - parce qu'il n'y a rien de spécifique dans l'hypnose, rien d'autre qu'une structure déterminée pour les suggestions.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pfff... C'est embêtant, parce que c'est joli, tout ça, mais j'y crois tellement pas...

 

Pour que je puisse me remettre en question, il va vraiment me falloir une vidéo où on voit une séance d'AIM pure, avec des phénomènes créés complètement out of the blue, sans quoi ça va être difficile pour moi d'admettre les derniers points de ton argumentation.

 

 

Ce que j'aime bien dans l'AIM (et ça ne me semble pas du tout HG-compatible, mais tu corrigeras si je me trompe) c'est qu'il n'y a pas de distinction essentielle entre la façon dont nous "prenons" les suggestions quotidiennes, et la façon dont nous "prenons" les suggestions hypnotiques - parce qu'il n'y a rien de spécifique dans l'hypnose, rien d'autre qu'une structure déterminée pour les suggestions.

 

 

(C'est ça que j'aimerai voir. J'y crois pas du tout. :V)

 

 

Je suis loin d'être expert en HG, parce que c'est pas un modèle d'hypnose, c'est un modèle de thérapie qui a compris l'hypnose par effet collatéral à leurs recherches (même si Tyrell et Griffin sont des hypnos, ils le disent). C'est pour ça que c'est long de comprendre et d'assimiler toutes les idées de HG, je peux pas te passer une seule conférence où tu auras tout dedans, mais plutôt plusieurs conférences, et ce sera à toi de faire les ponts. Leurs principales conférences parlent beaucoup d'Asperger et de la schizophrénie, du rêve, et des besoins innés (innate needs) des êtres vivants (ce qu'ils appellent les human givens).

 

Ce modèle, j'y bosse, pour le moment. Vous aurez ça en temps et en heure. Je sais qu'on m'attend au tournant si je commence à développer les thèses de HG ici. :V

En ce qui concernent leurs inductions, bien sûr que je les ai testées, étant données qu'elles englobent ma pratique, mais aussi celle du streeteux ou du thérapeute. Leur définition de l'induction est tellement large que tout ce que tu as pu faire en hypnose jusqu'à présent devrait rentrer et être explicable par le modèle HG. (sauf l'AIM ? Je ne sais pas...)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Iago je pense que tu as déjà vu la vidéo mais pour les autres , Daniel Goldschmidt en parle lors d'un colloque à l'ARCHE . ce n'est qu'un passage mais vous ne perdrez pas votre temps , la vidéo dans son ensemble est très intéressante .

Ps : le seul point ou je ne suis pas d'accord , c'est quand il dit que les gens entrent en hypnose selon leur propre croyance , hors je pense qu'il nous est tous arrivé d'hypnotiser des gens qui ne croyaient pas du tout en l'hypnose non ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Iago je pense que tu as déjà vu la vidéo mais pour les autres , Daniel Goldschmidt en parle lors d'un colloque à l'ARCHE . ce n'est qu'un passage mais vous ne perdrez pas votre temps , la vidéo dans son ensemble est très intéressante .

Ps : le seul point ou je ne suis pas d'accord , c'est quand il dit que les gens entrent en hypnose selon leur propre croyance , hors je pense qu'il nous est tous arrivé d'hypnotiser des gens qui ne croyaient pas du tout en l'hypnose non ?

 

Je n'avais pas vu cette vidéo... Je trouve sa façon de communiquer assez insupportable (il est tellement cabotin qu'on en perd le fil de son exposé) et sa conclusion est quand même très faible. Sur le contenu, rien de particulièrement nouveau par rapport à l'article de Sheldrake.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Tout d'abord merci beaucoup Iago pour la traduction, j'ai eu énormément de plaisir à lire les 3 parties. Elles m'ont un peu chamboulé dans mes convictions, mais je crois que cela devient presque une constante de la science qu'est l'hypnose: chaque théorie venant compléter, contredire ou encore bouleverser sa précédente.

J'ai bien aimé l'audace des Head Hackings de remettre en cause le modèle Erikson-Elman, qui m'a d'ailleurs poussé vers une vision de l'hypnose, complètement subjective certes, mais aussi plus instinctive. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de chambouler les statuquo dans l'optique de faire, peut-être, avancer les choses.

Concernant le modèle AIM en lui-même, je l'ai testé sur un petit panel que j'ai voulu être particulier, c'est-à-dire, composé de personnes sur qui la méthode "classique" s'était révélée être vaine.

 

Les résultats étaient surprenants, car un sans faute. La méthode AIM a fonctionné sur 6 sujets là où la méthode classique a échoué, en sus de deux volontaires sur qui je n'avais procédé à aucun test au préalable.

Une petite remarque intéressante est que j'ai obtenu de bons résultats avec/malgré/en dépit d'un pré-talk TRÈS mince. J'entends par là, simplement quelques mots sur l'hypnose. Pourquoi cela? Car j'ai pris l'habitude d'aborder mes volontaires avec un pré-talk assez long, peut-être trop même, car je le voulais rassurant. Mais à force de pratiquer, je me suis rendu compte que certains volontaires étaient si enthousiastes et si peu méfiants que je pouvais peut-être essayer d'améliorer mon pré-talk afin de le rendre plus attractif, instinctif, et surtout s'éloigner du petit "cours théorique" de l'hypnose. Avec comme optique, de placer un petit phénomène hypnotique (j'entends par cela une catalepsie ou une amnésie) au beau milieu d'un repas ou d'une discussion de couloir, car il m'arrive souvent qu'une personne me parle soudainement du sujet en petit comité, mais je me retrouve souvent hélas un peu pressé par le temps ou par les circonstances (notamment lors d'un repas).

 

C'est donc avec cette mince optique que je me suis tourné vers ce modèle que je trouvais intéressant pour voir s'il pouvait convenir à mes "besoins":

1. Effectif avec un petit pré-talk non-exhaustif sur l'hypnose. L'idée, c'est simplement que si une connaissance vient sur le sujet et souhaite vivre une toute petite expérience, qu'on puisse lui faire vivre cette sensation d'involontariat tout simplement.

2. Qui puisse servir d'alternative à la méthode traditionnelle si celle-ci se révèle peu efficace

 

Voilà comment je m'y suis systématiquement pris:

 

"J'aimerais que tu imagines que tes mains sont collées, l'une contre l'autre. Comme si il y avait de la colle. Comme si tu ne pouvais pas bouger tes mains. Tu l'imagines bien?

- Oui

Mais tu sais que c'est juste de l'imagination, si je te le demande tu peux décoller tes mains. (J'attends son acquiescement) Bien essaie

- (Il s'exécute et réussit à décoller ses mains)

Maintenant j'aimerais que tu fasses autre chose: Que tu imagines que c'est la réalité, que tu n'es pas en train d'imaginer, mais que tes mains sont bien collées l'une contre l'autre. Tu sens déjà cette sensation dans ton bras, au niveau de tes poignets, je le vois bien, tes mains sont complètement collées et plus tu essaieras de les décoller, plus elles se souderont. Très bien tu peux essayer (...) essaie de toutes tes forces (...)."

 

Le schéma est sensiblement le même pour la catalepsie du bras, les pieds collés au sol, la catalepsie de tout le corps, etc...

Je trouve cette méthode très instinctive et je la "vis" d'une manière particulière.

Je m'explique: lorsque je suis la méthode traditionnelle, je la vis de la manière suivante: la métaphore (ballon, livres, barre de fer) est intégrée par l'inconscient du sujet et celui-ci lui donne vie.

Alors que lorsque je suis la méthode AIM, je la vis d'une manière complètement différente, du moins dans la façon dont je la ressens:

J'ai l'impression de créer une frontière illusoire dans l'esprit de l'hypnotisé:

Première partie avec les "comme si", "imagine qu'il y a de la colle", c'est la partie de l'imagination, de l'illusion. Et l'hypnotisé la voit comme telle, puisque c'est une illusion alors elle est logiquement fausse et il peut s'en défaire si mis au défi.

Puis, l'hypnotiseur crée cette frontière illusoire dont je parlais, comme s'il y avait imagination d'un côté et de l'autre la réalité. Et d'un simple mot ou d'une simple phrase, il fait basculer le volontaire d'un côté à l'autre. C'est cela que je "vis" et que je trouve formidable. Simplement en disant: "maintenant on va faire quelque chose d'autre", "c'est la réalité" et en ôtant les "comme si" pour renforcer cette idée qu'on a fait germer dans l'esprit de l'hypnotisé, c'est-à-dire l'idée selon laquelle le phénomène qu'il est en train de vivre se déroule bel et bien dans la réalité et non juste dans sa tête.

 

J'espère m'être fait comprendre et précise que c'est uniquement la façon dont "je la ressens", je ne prétends pas que c'est là ce que visait les Head Hackings. En effet, j'ai simplement intégrer le modèle à ma façon d'être et mes croyances.

Le seul bémol, c'est que je ne me suis pas senti d'attaque à faire vivre des hallucinations avec ce modèle. La raison est toute simple, j'avais l'impression qu'elles ne prendraient pas, que ça ne marcherait pas et vous le savez probablement mieux que moi, la première étape en hypnose, c'est d'abord d'y croire. J'avais l'impression que cette méthode ne faisait que créer une petite confusion et je ne la voyais pas assez "performante" pour faire accepter une suggestion d'hallucination.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
3 3