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Prisci-Hypnotise

Et si on tentait l'expérience ?

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Bonjour/bonsoir, 

 

je suis tombée sur cela http://sobadsogood.com/2015/08/26/women-draws-11-self-portraits-whilst-high-lsd-what-happened/il y a quelques minutes. Pour ceux qui on la flemme de regarder en quelques mots : Il est donné du LSD à femme, on lui demande de faire des auto-portraits au fur et mesure que le temps file. Les dessins sont étonnant !

 

Du coup, je me suis dis que ce serait génial à faire sous hypnose, pas avec des volontaires lambdas bien entendu. Du coup, je me suis demandée si parmi vous certain avez tenté ce genre d'expérience. Et leurs retours au passage ! [Edit] Suggérer la prise de psychotrope, pas associer les deux. Je précise au cas ou x)

 

Aussi, je me suis dis que le risque de faire un bad trip et possible et que du coup il faudrait poser tout plein de fusibles, mais d'après en terme de proportion quel serait le risque? Par ce qu'il me paraît énorme, ce qui m'embête à passer l'expérience.

 

 

Merci à vous :)

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Grosse préférence pour les dessins à 1h45, 3h30 et 8h45.

 

J'ai deux ou trois connaissances qui tâtent pas mal de dessin. Et ça fait plusieurs semaines que je me dis que je devrais leur proposer une expérience artistique sous hypnose.

Si j'arrive à les motiver je reviendrais poster ça.

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Oui, on dirait qu'il y a des palliers. Dommage qu'il n'y ait pas plus de retours! Et que le moment de redescente ne soit pas dessiné, je pense que ça pourrait refléter quelque chose de beaucoup plus dark!

Ça sera avec plaisir que je lirai tes retours.

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En effet expérimenter les effets de suggestion de psychotrope est vachement intéressant. Normalement avant la fin de l'été je vais revoir un consommateur occasionnel de LSD pour tenter de reproduire les mêmes effets, je te tiendrai au courant.

 

Petite parenthèse : pour la décorporation et l'Esdaile, j'ai bientôt finis les premiers test, work in progress

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Je ne sais pas trop si je tenterai sur un consommateur par peur que le volontaire y prenne encore plus de plaisir ou idéalise. Mais surtout par crainte que ce dernier se sente valider dans son comportement. Et donc soit plus régulier. Après, c'ne sont que mes craintes d'autant plus que c'est une des drogues les plus addictive et ravageuse sur le cerveau.

Ceci étant dit, je comprends que pour comparer ça peut sembler l'idéal. Mais attention "science sans conscience n'est que ruine de l'âme " disait Rabelais. Donc mesure bien tes avantages et inconvénients et ensuite fait en âme et conscience. La tout en accord total de ton partenaire.

J'ai hâte de lire tes C.R sur l'Esdail et decorporation.

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d'autant plus que c'est une des drogues les plus addictive et ravageuse sur le cerveau.

 

Le LSD n’entraîne pas de dépendance. Toutefois, une tolérance peut s’installer et pousser l’usager à augmenter les doses pour ressentir les effets de la première prise.

Pour les effets sur le cerveau, ils n'en parlent pas trop, mais ce n'est sans doute pas recommander.

 

Je n'arrive pas à comprendre en quoi c'est dérangeant que le volontaire puisse prendre plus de plaisir avec l'hypnose qu'avec une drogue. Au contraire pour moi c'est tout à fait positif.

S'il parvient à avoir les sensations de la dite drogue, et qu'en plus il n'en tire aucun effet négatif, c'est tout bénef pour lui. Surtout que ça lui apprend qu'on peut vivre beaucoup de choses sans forcément toucher à ce genre de substance.

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Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de dépendance physique qu'il n'y a pas d'addiction. L'addiction au jeux de hasard en fait foi.( Cf le DSM-5)

Je suis d'accord avec toi sur le fait que cela pourrait potentiellement être un declancheur. Mais c'est potentiel et je ne pense pas qu'on soigne une addiction en la compensant. Une addiction, ce ne sont pas seulement les impacts sur le cerveau mais aussi tout le rituel qu'il y a autour. Par exemple, certains fumeurs se voient arrêter de fumer mais n'imagine pas ne plus entendre le bruit de leur zippo.

Comme je disais ce qui me fait le plus peur la dedans c'est la question de validation de l'acte. D'une certaine façon dans ma carte du monde à moi (je précise) ça pourrait vouloir dire. Le fait que tu prennes cette drogue m'aide dans mes recherches donc, prendre de la drogue ça peut être bien.

Mais voilà comme je l'ai dis plus haut et ici et encore, ce ne sont que mes aprioris et mes croyances.

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J'avais suggéré l'effet du LSD à quelqu'un qui en avait déjà pris, en questionnant un peu le volontaire sur son expérience et en me basant aussi sur la mienne.

 

J'ai suggéré les effets visuels, auditifs, cognitifs. J'ai commencé avec une fixation de l'attention sur la main, et suggéré que petit à petit les couleurs et les lignes se déformaient... Une fois que l'hallucination est bien prise, on passe en vision périphérique pour étendre l'hallucination à l'environnement autour de la main. Et puis on enlève la main, et on bombarde de suggestions positives de beauté, de couleurs, de déformations... On peut étendre tout ça à la perception des sons, jouer avec les submodalités pour par exemple ajouter un peu d'écho, travailler sur la localisation, mettre l'accent sur l'association et l'hyperesthésie.

Au niveau sensoriel, le volontaire est très bien rentré dedans. Au niveau cognitif, j'ai suggéré l'accélération du discours intérieur qui caractérise la prise de LSD, mais ça n'est pas passé.

 

Très belle expérience en tout cas pour mon volontaire, il a bien réussi à réactiver ses ressentis.

 

Une volontaire a vu la séance et a voulu vivre la même suggestion, mais elle n'avait jamais pris de LSD. Une très belle expérience aussi pour elle - mais elle l'a vécue à sa façon, et je crois que ça n'avait pas grand-chose à voir avec l'effet réel de la drogue :D

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Comme je disais ce qui me fait le plus peur la dedans c'est la question de validation de l'acte. D'une certaine façon dans ma carte du monde à moi (je précise) ça pourrait vouloir dire. Le fait que tu prennes cette drogue m'aide dans mes recherches donc, prendre de la drogue ça peut être bien.

 

Je suis assez d'accord sur le problème que peut engendrer la validation de l'acte. C'est pour ça que je n'avais pas relever cette partie, mais seulement les craintes sur la prise de plaisir dans l'expérience hypnotique.

 

Pour le DSM5, je n'ai pas l'expertise pour placer le curseur entre bullshit loby-pharmaco et bible psychiatrique... Le dernier reportage que j'ai vu sur le sujet aux USA était tellement à charge qu'il serait insensé de le prendre pour argent comptant. Mais d'un autre coté, le nombre de scandales, d'études "falsifiées" ou de médicaments inutiles mis sur le marché tendent à me mettre en garde aussi...

 

Pour moi, parler d'addiction sur les drogues sans dépendance physique/psychique plus que léger/modérer n'a pas forcément de sens, surtout si elles ont un contexte de prise particulière. Et les psychotropes hallucinogènes sont la plupart du temps pris de manières évènementielles.

Après, j'avais pas pour objectif de lancer un débat sur la drogue pour/contre ni sur l'addictologie. Juste que la formulation induisait en erreur. 

 

A la limite, il y a plein de danger associés au lsd. Donc autant de pas sortir l'épouvantail de l'addiction, et plutôt parler du reste.

 

Pour recentrer un peu sur le sujet de base.

 

Je me demandais quelle trame utiliser pour amener la personne à vivre des états proches de la montée/descente des effets du lsd/random hallucinogène.

Surtout pour éviter le coté anxiogène que ça pourrait avoir.

Aussi, doit-on être exhaustif et suggérer tout au risque de biaiser l'imagination du volontaire ou doit-on laisser au volontaire les clés de son état ? (ce qui ramène au problème précédant).

 

En soit la question : à quoi ressemblerait vos suggestions ?

 

édit : Ah, bah merci iago, ça répond en partie aux questions que j'avais. M'enfin je ne serais pas contre d'autres idées.

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j'ai un ami qui m'a demandé cette suggestion , sachant qu'il été addictif au LSD il y a longtemps , j'ai refusé de peur de lui redonner envie d'en prendre .

 

cela me semble être des suggestions dangereuses , ne risque t'on pas de creer une addiction au LSD hypnotique ? de réactiver une addiction ?

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Les addictions je connait (moi même j'ai été addict à un médoc et le suis toujours un peu). Après en avoir discuter avec une addictologue il est clair que si la personne est en sevrage ou a stopper sa consommation il est contre productif de le faire revivre sous hypnose.

 

L'idéalisation du produit qui peu suivre est dangereuse et ne permet pas de poursuivre une démarche de désintoxication. 

 

Par contre pour quelqu'un qui prend le produit et ne compte pas s’arrêter ou quelqu'un qui n'en prend pas, alors le risque devient très minimes (je voudrai dire nul mais je ne suis vraiment pas sur de moi).  

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En l’occurrence, comme le dit Kéwa, il prend parfois de la drogue dur en événementiel, mais n'a pas l'air d'avoir d'addiction particulière (deux prises de LSD, la dernière remonte à 11 mois). A vrai dire je suis vraiment surpris à quel point il est en mesure de toucher à ça sans conséquences apparentes d'addiction ou autres, peut-être son passif et celui de sa famille.

 

Le fait est qu'il a probablement parmi tout les drogués que je connaisses une gestion des psychotropes très contrôlé, je me demande même comment il peut être addictif à la cigarette sans arriver à sans débarrasser alors que la cocaïne, l’ectasie, voir même de l'héroïne ne lui pose pas de problème en terme d’addiction (ça doit être purement psychologique pour la nicotine)

 

Donc en effet je prendrai quelque précaution, mais à vrai dire même si j'arrive à atteindre une sorte d'idéal du LSD par hypnose, je ne pense pas vraiment qu'il puisse en devenir addict

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les seul drogues qui ont des dépendances physiques sont l’héroïne et l'alcool , le reste c'est du psychologique .

 

J'ai eu pas mal de problèmes d'addictions étant jeune et maintenant je me contente d'une prise ou deux annuel  , c'est parfaitement contrôlé et c'est du plaisir .

 

en revanche pour la cigarette que j'ai arrêté il y a maintenant 3 ans , je sais qu'une prise me suffirait à replonger ... très vicieux la clope !

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Entre le DSM-5 et la dépendance physique et/ou psychologique il y'aurait de quoi faire des débats interminables. Donc, je vous remercie de vos réponses qui sont toujours hyper intéressantes :) Comme je le disais je ne sais pas quels sont les risques d'une telle suggestion donc je ne peux pas vraiment argumenter, c'était juste un faire part de ressentie.

 

Pour en revenir au sujet initial, Iago est ce que tu as eu moyen de mesurer les changements cognitifs? Genre dessin, retours verbaux ou etc ?  

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