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QuantumJumper

CR sur L'Esdaile / état pronfond

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Préambule :  

 

Après avoir entendus parler d'état Esdaile, ma première réaction, au vue des croyances apparentes du personnage (poulpe) au travers lequel j'ai découvert cette notion, a été de balayer toute de suite cette idée. Mais c'est pas vraiment mon style de ne pas me renseigner sur une idée sous peine que la personne qui la véhicule est pour le moins.... controversée.

 

Du coup en fouinant un peu, notamment sur l'historique du chirurgien qui a donné son nom à ce concept, sur la façon de voir l'hypnose du dit Poulpe, sur le fait que la plupart des adeptes de l'hypnose Elmanienne est bossé sur ce concept, même des youtubers, style Pank ou David Lefrançois, j'ai commencé moi aussi à me dire que cet état existait, ou qu'il y avait un état semblable.

 

Idée : le fait que l'état d'Esdaile soit rattaché à quelques croyances (auto-résolution de la majorité de nos problèmes, catalepsie et analgésie spontanée, coupure de la suggestibilité et de la réponse du volontaire, etc), je vais lui donner un autre nom. Si il est l'état subtranse, dans la logique des choses il me suffirait d'approfondir l'état (avec des techniques peut-être différentes des habituelles) jusqu'à atteindre le dit " Esdaile "

 

Protocole :

 

Il est souvent reproché au hypnotiseur voulant atteindre cet état d'en parler avant, et de suggérer qu'on va l'atteindre. De ce fait, j'ai fais le choix de ne pas en parler aux volontaires et de l'aborder comme une transe classique, juste après la séance d'hypnose sans transe.

 

Symptômes : je suis censé obtenir une coupure des sens qui lient les volontaires à l'extérieur, et ce de façon plus ou moins spontanée (la question de on est en Esdaile ou non si on a suggéré les symptômes fait un peu débat à ce que j'ai vus), et également une grande chance de catalepsie spontanée (pas obligatoire apparemment, mais c'est une tendance).

 

1) Mise en transe : n'étant pas adepte de l'induction, je préfère utiliser des techniques conversationnelles (pour le peu que j'en sais) ou directement faire fermer les yeux au volontaire et approfondir directement

 

2) Approfondissement de base : j'utilise l'habituelle métaphore de l'escalier, avec une sensation de détente beaucoup plus profonde, et de ne passer la marche suivante une fois que c'est fait, avec une grande inspiration pour chaque marche prise

 

3) Zone de confort : faire imaginer un endroit agréable, qui inspire à la détente, où on peut se laisser aller, et prendre une grande inspiration une fois qu'on y est

 

4) Approfondir encore : mise en place d'un curseur d'approfondissement (le doigt sur l'épaule qui descend jusqu'au coude), usage et répétition de celui-ci, tout en accompagnant de suggestion de bien-être et de détente, de plonger au cœur de l'expérience.

 

5) Usage des " deepeners " : prendre la main et la secouer lentement pour avoir un relâchement total, et lâcher la main (à répéter), fractionnement si déconcentré par l’extérieur, utilisationnel des bruits extérieurs, d'éventuels contact

 

6) Centre des commandes : métaphore du d'une zone donnant l'accès au fonction du corps et du cerveau, coupure de tout ce qui n'est pas nécessaire au bien-être, qui gêne pour plonger encore plus dans cet état

 

7) réinductions, usage de divers deepeners, utilisationnel, modulation de la voix et du paraverbal de l'hypnotiseur, voir même usage de la synchro au début, etc....

 

8) Test : de chaque sens pour voir le niveau de coupure, de la suggestibilité, de l'autonomie en transe, etc...

 

(question de sécurité te d'ergonomie, j'ancre le réveil avec la musique d’Édith Piaff " Je ne regrette rien " qui est particulièrement efficace, merci Mr Cobb)

 

Expériences et Observations :

 

J'ai testé ce protocole sur 7 volontaire, après une séance d'hypnose sans transe, sans avoir utilisé de process tel que la transe killer, ils étaient donc encore suggestible lors du début de l'expérience.

 

Volontaire 1 :

 

Son état semblait assez profond, il n'a aucun mouvements parasites, ne semblait pas avoir de réaction au stimuli extérieur (bruit de gamins jouant, voitures, passants). L'anesthésie est totale, il n'a aucune réaction à la douleur (j'ai presque fait deux tour avec la peau de son avant-bras), les divers toucher ne semblent pas le faire réagir, pas plus que mon souffle que j'essaie de faire froid ou chaud, sur son visage, avant-bras.

Apparemment il ne réagit pas non plus à mon haleine (coupure de l'odorat ?), pas plus qu'au claquement de doigts ou au stimuli sonores. Malgré une catalepsie suggérée avant afin qu'il ne pique pas trop du nez, la moindre poussée le fait chuter (je le rattrape avant bien sur) et ne génère aucune réaction.

Je prends sa main pour main (qui a tendance a se mettre plus ou moins en catalepsie) pour les deepeners, ou tentatives de mouvements idéomoteurs, rien à faire, il ne réagit pas.

Son amie médusée malgré qu'elle a elle aussi vécu cet état et une séance avant, et assisté à celle de son ami, me demande quand est-ce qu'il va se réveiller, je lui répond un truc du genre : " Dès qu'il en aura envie ou que je mettrai la musique, il se réveille "

Là grosse surprise, il ouvre les yeux en se redressant avec un : " mais je dors pas ! " avec les yeux grands ouvert, l'air le plus naturel du monde. Je prends malgré tout le soin de le réveiller dignement.

 

Feedback : " c'était cool, je peux pas expliquer mais ça déchire, je savais qu'il y avait le monde autour de moi, mais j'étais dans le mien. Je voulais y rester "

" alors pourquoi t'en es sortis ? " lui demande-je, " bah parce que je voulais pas que Amandine (son amie) croit que je dorme "

" Et maintenant comment tu te sens ? " " Pas trop mal, un peu trop relax mais ça va "

 

Volontaire 2 :

 

J'ai en fait le protocole au deux volontaires en même temps (avec V1), elle a ris a plusieurs reprise, et il a fallu les deppeners pour qu'elle stoppe certains mouvements parasites. Malgré la tentative d’utilisation des bruits pour approfondir, je discerne quelques micro expressions faciale qui indique ça gêne, en revanche le curseur sur le bras se montre ultra efficace. elle se détend vraiment avec ça et commence à piquer du nez. Je ne suis qu'à la moitié du parcours qu'elle a déjà une analgésie, je discerne une légère réaction quand je dépasse le demi-tour avec la peau de son avant bras.

D'ailleurs au moindre mouvement de sa main, 2 secondes suffit à ce qu'elle rentre en catalepsie à chaque fois (c'est qui lui a permis de garder tout le long la tête bien loin du sol).

Seulement le temps que je me déplace vers V1 et que j'approfondisse son état, elle s'est spontanément réveillé. A noter que je lui avais déjà fais faire une analgésie lors de l'hypnose ST et qu'elle l'avait pris très très vite, très étonné par ce phénomène d'ailleurs.

 

Feedback : " ah je sais pas, c'était bizarre, j'avais l'impression de plus être là et d'être plus là, enfin j'sais pas c'est bizarre "

" en effet, t'a ressentis quoi, c'était agréable " , " ouais, j'adore ta voix, elle me berçait, elle m'apaise " avec un sourire jusqu'au oreilles (avec le sens de l'éthique qui gueule dans ma tête n'en profite pas !).

Je lui ai posées une ou deux autres question, mais la voyant me bouffer des yeux, j'ai préféré leur expliquer le fonctionnement de leur ancrage et leur dire au revoir prestement avant que je craque, surtout qu'à part de l'humour ou une phrase qui ne ferait que renforcer son état, rien ne me viens.

 

Faut que je fasse avancer mes expériences, pas que je marche sur mon éthique. Faut pas déconner non plus :D

 

Volontaire 3 :

 

J'ai le droit à un sourire radieux dès le début de la transe (et qui perdurera jusqu'à après le réveil), et une impressions de sérénité profonde. Pas besoin des deepeners, elle est déjà loin et affaler dans sa chaise.

Elle m'a donné un peu de fil à retordre pour réussir l'analgésie, il m'a fallut essayer trois contournements (qui sont plus inédits pour moi en ST). Apparemment l'adaptation a payé puisque j'ai même eu droit à une anesthésie totale. Son anesthésie spontanée ne m'étonne donc même pas (malgré que j'ai utilisé la transe killer pour finir l'ST, et insisté pour couper le 4 ème phénomène, l'anesthésie, au point qu'au moment de démarrer le protocole sa suggestibilité semblait revenue à la normale).

Elle ne réagit pas au stimuli sonore, excepté ma voix et mon claquement de doigt. Difficile de trancher sur sa thermoception, son sens du toucher est intact puisque que ses poils s'hérissent un à un quand je passe mon doigt sur son avant-bras pour le curseur. Difficile de juger son équilibrioception, elle semble réagir à mon toucher quand je bouge sa tête mais pas au fait qu'elle penche.

Aucun signes de catalepsie, elle est juste affalée dans le fauteuil qui la maintiens. Sa suggestibilité semble quasi nulle, les mouvements idéomoteur n'ont aucun effet. Pourtant si je suggère la même synesthésie que je lui ai fait vivre (toucher/vue), chaque léger contact avec le bout de mon doigt provoque de léger mouvement oculaire, alors qu'elle n'en avait aucun.

Elle est tout de même resté sans cette état une dizaine de minute sans que je ne dise quoique ce soit.

Un réveil classique a très bien marché, bien qu'un peu long au début pour avoir les premiers signes de réactions, j'ai du utiliser le curseur dans le sens inverse.

 

Feedback : " C'était génial, j’étais si bien, ça a vraiment eu un effet particulier sur moi. c'était en même temps du plaisir, de la relaxation, du bien-être...."

" Content que ça t'es autant plus " " Pour y retourner j'ai juste a faire glisser mon doigts et à fermer les yeux "

" Ouais, c'est aussi simple que ça "

 

Très belle rencontre, mais ayant supprimé son numéro par erreur, je n'ai eu aucune nouvelle. Fort à parier qu'elle a dus réutiliser son ancrage au vus de l’intérêt manifeste qu'elle avait de l'hypnose.

 

Volontaire 4 :

 

Isolé dans son monde, aucune réaction, en criant, en le pinçant, j'ai pu l'allonger sur le sol sans soucis. Il avait l'air complètement inconscient (dans le sens coma), après presque dix minutes à le laisser profiter, j'ai usage de mon arme secrète : " Nooooooooonnnnnn, rrrrrrriiiiieeeennn  de rrrriiiennn.... " et hop, la respiration s'accélère de nouveau, de là réveil progressif.

 

Feedback : " Ouuff ! C'était sévère, j'étais dans une autre dimension "  " à ce point là ? tu te rappelle un peu de ce que t'y a vécu ? " 

" ouais vite fait, par flash. C'était chelou !! "  " La première transe est souvent étrange, alors quand on va jusqu'à l'Esdaile c'est normal. Ça t'a plus au moins ? "

" ouais, ouais, carrément ! Mais c'était zarbi ! "

Bien sur j'ai pris un peu de temps pour lui expliquer l'Esdaile après, son ancrage, et puis pour discuter un peu, comme toujours.

 

Volontaire 5 :

 

Jamais vu un tel paradoxe : il ne réagissait pas au stimuli extérieur, flashs, sons, pinçage, toucher, froid (parce qu'il commençait à cailler en T-shirt), et il suffisait que je le déplace légèrement pour qu'il bascule vers le sol.

En revanche il a fait une synesthésie ouie-vue (on en avait fait une toucher-vue) spontanée alors qu'il ne réagissait pas au bruit, à mes suggestions ou à ma voix.

Au bout de quelques minutes, alors que j’approfondissais encore son état, il a ouvert les yeux et a sourie.

 

Feedback : cette personne est un pote récent, on a donc beaucoup parlé (jusqu'à 6h du mat) mais ce qu'il en ressortait, c'est qu'il ne réagissait pas au stimuli parce qu'il était concentré les couleurs et les vagues générés par chaque son. Néanmoins à part la sensation de froid qui a mis 10 minutes à arriver alors qu'il bougeait un peu et la douleur, il se souvient de tout d'un point de vue sensoriel et a beaucoup aimé ce moment.

 

Les autres cas ressemblaient sensiblement à ces 5 volontaires, je ne les détaille pas.

 

Pour en avoir moi-même vécu cet état en auto-hypnose et l'utilisant régulièrement, c'est effet très particulier. C'est agréable mais les souvenirs sont dur à reconstruire, c'est difficile de différencier au réveil si les images font parties du rêve ou de la mémoire. Et en effet, il n'y a que très peu de bruit que l'on remarque, mais ils sont généralement très efficace, cela doit dépendre de chaque personne (sauf pour Édith apparemment, même sans l'ancrer ça marche du feu de dieu, la faute à Inception ? )

 

Conclusion :

 

Il semblerait qu'il existe bien un état très profond, où le sujet gagne une autonomie dans la transe, et de déconnecte d'un point de vue conscient et sensoriel de l'extérieur au fur et à mesure qu'il rentre dans cet état, je l'appelle état DRR (dissociatif de rupture de rapport)

Difficile d'évaluer si il existe un état de dissociation total avec les sens de sorte à ce qu'il n'y est plus aucun moyen d'affecter le sujet (même par l'ancrage), mais cet état DRR existe bel et bien, et n'est pas immédiat, tout comme la transe.

Il n'y a pas d'avant DRR, on y rentre progressivement ( j'aurai envie de dire, tout comme la transe on bascule progressivement de l'état " d'éveil " à la transe, de la transe au DRR).

La rupture de connexion avec l'extérieur semble réduire la suggestibilité du sujet à mesure qu'on rentre dans cet état, on voit donc bien que la profondeur de l'état DRR et la suggestibilité sont deux choses bien différentes.

Par analogie et surtout expérience personnelles, je généraliserai en affirmant que la suggestibilité est complètement différente de l'état, et ce quelqu'il soit, mais le l'acceptation de rentrer dans un état est déjà une acceptation de suggestion, et donc une potentielle augmentation de suggestibilité, d'où la confusion possible.

 

C'est un état qui semble faciliter grandement l'hypnalgésie (les suggestions de déconnexion de sens marche assez bien de manière générale en DRR quand ce n'est pas encore fait spontanément), d'où son utilisation par John Esdaile (chirurgien)

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D'après mes propres expériences, j'en suis arrivé à la conclusion suivante :

 

- l'état le plus profond de transe hypnotique n'est autre qu'un état de réveil "parfait", où la réalité a été changée à travers une suggestion. La personne n'a alors absolument pas conscience d'être dans une transe hypnotique (sans être suggéré, évidemment) et ne vit même plus la sensation de dissociation habituelle. Une sorte de somnambulisme parfait quoi. C'est la qualité de la réponse inconsciente à la suggestion hypnotique qui définit selon moi la profondeur de la transe hypnotique.

 

- l'état ESDAILE n'est autre qu'une relaxation mentale très poussée, qui permet de se reconnecter à des ressources ignorées jusqu'alors. C'est donc pour moi à mettre dans la catégorie "relaxation" (mentale) et non "transe hypnotique". L'approfondissement de la relaxation mentale amène de manière spontanée des comportements assimilables à des phénomènes hypnotiques, sauf qu'ils sont spontanés et marquent simplement la dissociation entre le corps et le mental. Ce qui, pour moi, encore une fois, n'a rien à voir avec la capacité à répondre favorablement à une suggestion.

J'ai connu des volontaires qui étaient capables d'aller dans des relaxations physiques et mentales dignes de ce que l'on appelle vulgairement le "coma hypnotique" et qui pourtant étaient encore incapables d'avoir une amnésie ou une hallucination. 

 

Mais ce ne sont que mes croyances... qui sont le résultat de mes expériences. Subjectives, donc :)

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Intéressant, merci de la réponse.

 

Par contre ça me fait remarquer que j'ai oublié quelques lignes dans la conclusion.

 

Oui en effet cet état n'a rien avoir avec la suggestibilité, voir la réduit. Je vais préciser tout de suite, c'est une des conclusions principales et je la zappe  :rolleyes:

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Merci pour ton CR, je te donne mon avis sur ma propre expérience à la fois positive et négative sur cet état que j’ai vécu à l’occasion de ma formation sophro au printemps dernier.

 

A l’occasion de cette formation nous faisions 2 à 3 séances chaque jours et un jour je suis parti tellement loin qu’il m’a fallu 1 semaine pour récupérer.

 

Pour faire cour ce qu’il s’est passé, je suis assis sur un fauteuil confortable, je détends les muscles autour des yeux, diffuse cette détente au travers de mon corps comme des vagues successives, mon formateur me demande de percevoir ces sensations de les accentuer, de visualiser un objet neutre je vois une fleur (une marguerite) les détails deviennent de plus en plus précis au fur et à mesure que je plonge dans cette fleur, je deviens cette fleur, je vois le monde au travers de cette fleur, je me sens porté, élevé du sol c’est le petit prince de Saint-ex qui m’a cueilli, il m’observe c’est yeux plonge de plus en plus en moi, je deviens maintenant le petit prince, je vois un jardin, des arbres, un clairière, au milieu de cette clairière un balançoire, il fait beau, un peu frais, le vent passe dans le feuillage en faisant frissonné les feuilles, je perçois tous les bruits, les parfums, les détails et les sensations de chaque éléments de ce paysage s’accentuent de plus en plus, mon regard plonge comme un zoom sur cette balançoire, je deviens cette balançoire qui monte et redescend tout doucement au rythme de ma respiration, je me sens attiré vers le ciel sur la monté et plonger sur la descente, à chaque balancement je plonge de plus en plus mon bien-être augmente de plus en plus, je plonge de plus en plus encore, je n’ai jamais ressenti cet état, je pars de plus en plus loin, j’entends les bruits extérieurs mais ce n’est pas moi qui les entend c’est l’autre Ronald celui de la vie de tous les jours qui les entend, mon formateur fait le réveil à l’autre Ronald j’entends cette voix au loin qui m'appelle comme un mère qui appelle son enfant mais moi je continue à plonger encore et encore à chaque fois que je monte et que je redescends, je plonge plus profondément, je me suis jamais senti aussi bien, j’entends cette voix encore qui me dérange, qui m’agace même, qu’il me laisse tranquille là où je suis mais cette voix insiste de plus en plus, chacun de ces mots me font descendre de plus en plus au lieu d’avoir pour effet de me faire revenir, puis au bout de quelques temps je décide de revenir mais c’est moi qu’il le décide et pas mon formateur.

 

Conclusion, super moment mais trop super car confronté à la vie de tous les jours il m’a fallu une semaine pour retrouver mon état (normal) j’ai eu beaucoup de mal à reconnecter, j’étais un peu dépressif, parlais peu avec mon entourage, mon envie été de vivre cette état continuellement ne plus batailler avec mes contraintes de la vie quotidienne de ce monde.

 

Faut-il emmener les volontaires dans cet état en street, je ne pense pas, on fait notre séance on se dit au revoir sans savoir ce qu’il en sera les jours suivants pour notre volontaire.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Mon ressenti positif et négatif en fin de séance, on se sent calme, serein, dans un état total de détente mais les jours qui suivent pas trop, on veut repartir là-bas être l’autre, on se pose des questions, on compare notre vie de tous les jours avec cet état. 

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Oula oula là je pense que c'était un peu plus qu'une Esdaile, t'a l'air d'avoir fait une décorporation.

 

Le peu qu'on a pu expérimenter avec Mind Walker, sans ce côté bien-être, apparemment il l'a déjà atteint cet état. Je vais régulièrement en DRR en auto-hypnose (une séance d'auto sur deux) ces temps-ci et ça ne pose pas du tout ce problème là, je me permettrai pas de faire vivre un tel état dans la rue sans le l'avoir un peu expérimenter.

 

Mais en effet, quand on va chercher loin en nous, vaut mieux toujours faire un minimum gaffe. Du peux j'ai essayé avec Mind Walker, c'est clairement un état différent, une façon d'y aller différente, une recherche volontaire, un process bien particulier qui ressemble à celui que tu as utilisé.

Le peu de recul que j'ai me permet juste de dire de limiter la dissociation du volontaire avec lui-même quand on descend autant. J'essaie vraiment de les centrer sur eux, et je pense pas avoir créer de réaction de ce genre là.

Une décorpo finit, ça se voit sent bien quand le volontaire revient et qu'il est allé visité une zone bien au-delà de sa zone de confort. Et j'insiste bien sur le feedback pour vérifier ça, mais bon on est jamais trop prudent.

 

En tout cas merci du partage

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RONALD

super CR; en effet tu as l'air d'être parti super loin et comme tu le dis je suis convaincu qu'il ne faille pas faire ca en street !

 

simple question: que t'a dit ton formateur pour te faire revenir ?

 

Rien de plus qu'une sortie classique, comme stipulé dans mon CR, c'est moi qui a pris la décision de revenir en suivant ma propre route.

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Je sais pas ce qu'il c'est passé, c'étais ce jour là, à ce moment précis, j'ai lu, recherché sur le net, échangé avec d'autre hypnos mais je n'ai pas trouvé la réponse qui me satisfait, qui me réconforte.

 

J'ai très envie d'y revenir, comment, avec qui, de quelle manière.

 

Comment refaire le voyage sans les aspects négatifs, est ce que le positif l'emporte sur le négatif ?

Est-ce qu'il est bon d'arriver à atteindre cette harmonie totale entre mon corps et mon esprit sachant que le résultat et un mal-être les jours suivants?

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j'ai vu une vidéo de plank où il explique que c'est très difficile de faire sortir l'hypnotisé(e) de cet état profond et il lui crée un ancrage pour que tu puisses retourner dans cet état.

 

pour te faire sortir de cet état il fait la suggestion suivante :

 

"je sais que tu es bien dans cet état et que tu ne veux pas en partir; mais je te promet que si au compte de 3 tu ne reviens pas  tu ne pourras jamais y retourner" et en même temps il te suggère que ton réveil sera plein d'énergie etc...

 

après je comprends ton hésitation à y retourner si tu ressens du mal-être  les jours suivants

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Oui je connais cette méthode un peu punitive à mon gout, mais quand j'ai fait cette séance avec mon formateur il ne faisait en quelques sorte plus parti de mon environnement mental, il n'était juste qu'une voix lointaine qui me dérangeais de temps en temps jusqu'à ce que je fasse abstraction de cette voix, la positiver pour me permettre de partir un peu plus à chaque mots qu'il prononçait.

 

Ma sortie je l'ai fais seul comme je le fais en auto-hypnose.

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pour te faire sortir de cet état il fait la suggestion suivante :

 

Dans un état aussi profond, j'en parlerai lors d'un CR sur la décorpo, il me faut un peu plus expérimenter et le vivre moi-même avant de le partager avec vous, la suggestion est tellement lointaine que tu n'y prête plus attention.

Un simple Esdaile assez profond suffit à te couper des suggestions venant de l'extérieur, et même tes sens qui y sont normalement connecté réagissent très peu, voir pas du tout. La suggestion quelque soit n'a plus vraiment cours dans un tel état.

Le seul point de retour c'est où l'ancrage, ou la décision du sujet qui finira par se faire avec le temps, ou quelque chose qui secoue suffisamment les sens les plus éveillés (donc assez violent)

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