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Hugin

Position basse et hypnose

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Je crois que c'est la base de notre difficulté à communiquer sur cette notion de "position". Tu parles d'une attitude, je parle de statut. Et je prétends que quelque soit notre attitude, il y a une part de l'influence du statut qui subsiste.

 

(Oui, je peux faire des messages courts. Parfois.)

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J'ai édité mon message qui manquait cruellement du schéma :D

 

Il y a 15 heures, fanbee a dit :

Exemple. Je vais chez un concessionnaire pour changer de voiture. Je n'y connais pas grand-chose alors que le vendeur oui. S'il se met en position haute en prétendant savoir ce qui est bon pour moi, je vais foutre le camp (parce que c'est mon caractère, pour ne pas parler de métaprogramme). D'autres pourraient apprécier cela voire trouver ça confortable car ils peuvent être passifs et rejeter la faute sur le vendeur en cas de mauvais choix.

L'exemple du concessionnaire n'est pas bon.
Prenons l'exemple du médecin.

S'il te dis que pour toi il vaut pieux prendre la pilule A que la pilule B, tu vas lui faire confiance.
C'est ce qu'on appelle le biais d'autorité, ou bien vulgairement  "pouvoir de la blouse blanche"
Démontré entre autre par l’expérience de Milgram
 

En tant que thérapeute, tu es une blouse blanche. Tu as peut-être une vitrine (site internet, ou un endroit de ton cabinet) où tu affiches fièrement des diplômes en hypnose (P.N.L , énergétique, etc...)
Qui n'ont de valeur que pour les connaisseurs.

Pour une personne lambda : diplômé=expert

Dès le départ, tu es en position haute, (à cette instant de la séance) mais lors de l'anamnèse, comme il faut avoir un maximum d'information sans agir sur ce qui va être dit, tu sera en position basse.
Lorsque tu commence à agir, par les outils que tu maitrises et les plus adaptés à la situation, la personne est sous ton influence ( pour prendre des termes moins fort, la personne se laisse aller et te fais confiance pour la guider dans sa séance), tu as en position haute.
Une fois que la personne a assimilé comment gérer son problème, il peut se détacher de son thérapeute, du coup la position du thérapeute sera la plus basse possible.

 

Mais c'est en fonction de ma définition évidemment.


Pour en revenir à ta définition, tu affirmes toujours qu'en hypnose de rue nous sommes toujours en position haute ?
Peut être serait-il intéressent de rajouter des nuances non ?

Le 24/10/2016 à 16:45, fanbee a dit :

Ce qu'on appelle position haute, c'est de décider de la direction (telle que mentionnée ci-dessous) en fonction des références (valeurs, vécu, expérience, fonctionnement) de l'opérateur et non du sujet.

La position haute, c'est illustré par "je sais ce qui est bon pour toi".

Le 24/10/2016 à 16:45, fanbee a dit :

En rue ou en spectacle on ne peut pas être en position basse puisqu'on ne recherche pas le changement, à priori. A y réfléchir, tout compte fait, pour la rue et le spectacle ça n'a pas vraiment de sens de parler de "position", qui est un raccourci pour "position thérapeutique".

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il y a une heure, neuneutrinos a dit :

Pour en revenir à ta définition, tu affirmes toujours qu'en hypnose de rue nous sommes toujours en position haute ?

Non. j'ai écrit (et tu viens de le citer) qu'en rue la notion de position thérapeutique est caduque.

 

Je comprends bien ton exemple du médecin, et je suis d'accord que dans le cas d'un médecin la position est haute et c'est ce que j'attends de lui. Le rôle du médecin est de choisir le traitement, et pas (ou rarement) de faire en sorte que le patient trouve lui-même le traitement qui lui conviendra.

 

La position du médecin est, selon moi, opposée à celle de l'hypno éricksonnien. Le premier est - et doit être - en position haute, le second en position basse. Le premier soigne, le second accompagne. (merci de m'avoir fourni ce bon exemple ;-) )

Dans le cas du concessionnaire (mon exemple pas bon), les deux sont possibles mais ne seront pas aussi efficaces avec tout le monde.

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Comme on peut trouver des personnes qui refusent les indications du médecin...

L'exemple n'a de valeur que si on cherche un contre-exemple.
Si on ne cherche que ce qui va dans le sens qui nous arrange, on ne dit rien.
et tu es plus proche du médecin que du concessionnaire.

Je t'ai donné un bon exemple et ça me fait plaisir ;)

 

Pour mon cas : pour contredire ma définition on peut par exemple montrer que la position ne fluctue pas lors de la séance.
(par exemple si on est en position haute , on reste en position haute, et que si on est en position basse, on reste en position basse)


Puisque je suppose (implicitement) que la création de changement est indépendant de la position de l’hypnotiseur. (on peut créer un changement (même thérapeutique) en position haute)
et qu'une position basse peut servir à autre chose que de vouloir faire un changement.

Si on peut montrer qu'une position basse n'a qu'une finalité thérapeutique,

ET si on montre qu'on ne peut créer de changement en position haute.

Ça fera un bon exemple ^_^ !

(d’ailleurs rien dans ta définition ne lie qu'une position basse  a une unique finalité de créer un changement)

peut-être d'autre...

 

Si tu peux trouver un exemple montrant que ma définition est non-cohérente (puisque pour le moment elle est accepté par le fait qu'elle n'est pas réfutée)
Fait toi plaisir et t’éditerai en conséquence !

 

Si le terme de positionnement ne fonctionne qu'en thérapie, alors que rien dans la définition le contexte est bien plus générique...
Le contexte est l' hypnose ericksonienne , et loin de faire valeur de vérité dans d'autres forme d'hypnose (même thérapeutique)

 

Ce qui d’ailleurs invalide ton exemple (qui n'est effectivement pas bon) et le mien ( hors du contexte de définition, le médecin n'est pas un thérapeute ericksonien )

 

Pour les citations précédentes, tu parles bien et explicitement de l'impossibilité d'être en position basse en rue.
Donc la nécessité de l'hypnotiseur de rue de décider de la direction de la séance uniquement pas ses références sans jamais prendre en compte les références de la personne (selon ta définition).

 

Voilà,voilà ;)

 

 

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il y a une heure, neuneutrinos a dit :

Pour les citations précédentes, tu parles bien et explicitement de l'impossibilité d'être en position basse en rue.

Ce que j'ai voulu dire est qu'en rue, on n'a une position ni basse ni haute puisque le concept de "position thérapeutique" n'est pas applicable. Et ceci était une auto-rectification, je m'étais fourvoyé dans les 1ers messages.

 

Je comprends ta conception de la position, et aussi ce que Hugin veut dire quand il marle d'un "statut". C'est l a position dans laquelle le sujet te met. Je parle de la position dans laquelle JE me mets et dès lors, même au début de la séance elle est basse. Le but étant bien entendu que les deux se rejoignent au plus vite.

 

il y a une heure, neuneutrinos a dit :

ET si on montre qu'on ne peut créer de changement en position haute.

Ça fera un bon exemple ^_^ !

Alors je ne trouverai pas de bon exemple, puisque je n'ai jamais prétendu cela. J'ai juste dit que les changements risquaient de ne pas être durables ou écologiques.

 

Je n'ai aucunement le désir de prouver de la non-cohérence chez qui que ce soit. On est parti avec des conceptions différentes de ce qu'on appelle "position", maintenant c'est plus clair, c'était intéressant comme discussion... même si je maintiens que c'est toujours hors sujet sur le forum :-)

 

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bah tant qu'on ne parle pas de comment réaliser une séance de thérapie, on ne fait pas un HS.
Pour tes citations, ça confirme bien que j'ai mal lu le message ;) (désolé si ça semblait un peu cru, l'écrit est moins riche que l'oral à ce niveau)

 

Pour le bon exemple, le but n'est pas de te dire "cherche si tu l'ose :D ) juste que ce que j'ai énoncé repose sur certaines bases qui ne sont pas infaillible.
Après que ce terme de position ne s'applique uniquement à la thérapie (ericksonienne pour ne pas vexer d'autre modèle), c'est dommage.

 

Je pense qu'une généralisation du concept dans l'apprentissage est envisageable.
Entre apprendre par-cœur (donc on impose) et apprendre un cheminement personnelle pour l'apprendre (la personne trouve d'elle même la solution).
L'une des deux stratégie tiendra mieux dans le temps ;)

Après l'apprentissage peut avoir un but thérapeutique ou non.

 

P.S. Si mes messages ont semblé dur ( j'ai écrit ça presque en automatique sur mes pauses au boulot et pas forcement en y mettant toutes les formes) ce n'était pas volontaire :) 

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il y a 31 minutes, neuneutrinos a dit :

Après l'apprentissage peut avoir un but thérapeutique ou non.

C'est vrai qu'au lieu de "thérapie" on devrait parler d'accompagnement.

 

Pas de souci pour tes messages, qui ne m'ont pas semblé durs mais plutôt confrontants (ce que j'apprécie).

 

Au fait, neuneutrinos et Hugin, vous faites de la thérapie de l'accompagnement (si oui, formés où?)? C'est votre métier?

(moi j'en fais mais ce n'est pas - encore -  mon métier)

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Parler d'accompagnement ça cadre plus avec l'idée d'une position médiane ou basse que thérapeute. Mais au-delà du sujet je suis d'accord avec toi. Dans ma pratique courante, je n'utilise pas non plus le terme de thérapie (ceci dit le cadre légal est très stricte au Québec ce qui est, je trouve, plutôt une bonne chose.). Comme accompagnement est parfois connoté par son association avec "fin de vie", j'utilise le terme coaching à défaut de mieux.

Formation en psychologie: Paris-V René Descartes, formation en communication: Télé-Université du Québec, du vécu, beaucoup de lectures, un stage avec JE, un "compagnonnage" avec un hypnothérapeute installé depuis 20ans. Je suis toutefois très loin d'en vivre, et j'essaie plus de développer une activité autour du développement de la créativité que dans l'hypnothérapie. Dans ce champs-là, c'est aussi curieux de voir comment une attitude haute peut être nécessaire avec certaine personne, alors que j'aurai cru qu'il fallait intervenir le moins possible, certains ont un besoin d'être "dirigé" (plus les comédiens que les auteurs, il est vrai, ça a probablement un rapport avec la structure sociale de travail).

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Il y a 8 heures, Hugin a dit :

j'essaie plus de développer une activité autour du développement de la créativité que dans l'hypnothérapie. Dans ce champs-là, c'est aussi curieux de voir comment une attitude haute peut être nécessaire avec certaine personne

 

Intéressant...

Pourrais-tu donner un exemple? en MP si besoin...

 

Il y a 8 heures, Hugin a dit :

j'utilise le terme coaching à défaut de mieux

On est nombreux à avoir ce souci: comment désigner ce qu'on fait, et comment se désigner en tant qu'opérateur.

En gros, que mettre sur sa carte de visite... Praticien en hypnose, hypnopraticien, hypnothérapeute (OK en France pour l'instant alors que "thérapeute" ne l'est pas), hypnotiseur/hypnotiste, accompagnant, hypnocoach... Pour rester en lien avec le sujet du fil, remarquons que certaines désignations semblent induire auprès le quidam une position attribuée (ou "statut") plus haute que d'autres... du moins lors de la lecture de la carte de visite.

 

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Position haute, position basse... Tout dépend du contexte et de la personne qu'on hypnotise, sachant que la position fluctue en permanence. En thérapie je dois parfois garder une position haute 75% du temps, alors que le patient suivant je peux rester en position basse toute la séance ou presque... En street c'est pareil, on s'adapte toujours au volontaire, ça se sent avec l'expérience quelle position on doit adopter et à quel moment. Savoir les avantages et inconvénients de telle ou telle position c'est bien, mais il faut surtout savoir s'adapter. Il y a des mecs sur qui une catalepsie rentrera très difficilement en position haute mais uniquement en adoptant une position basse, d'autres ce sera tout le contraire. Enfin, à nous de définir ce que l'on appelle position haute, position basse, autorité, permissivité. Ce qui est certain c'est que ceux qui prennent parti uniquement pour l'une des deux positions, passent à côté d'une autre... :D 

 

Kiwii

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