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yengstro

Vision de l'hypnose, sa définition et ce qu'est être un thérapeute

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Hello à tous!

 

Je me pose beaucoup de questions actuellement, sur l'hypnose, la thérapie, ce qu'on fait vraiment, ce que font les partenaires, comment ca marche, est ce qu'il existe vraiment de bonnes formations, est ce que je serai capable de le faire? d'apprendre? Qu'est ce que je recherche vraiment en voulant faire ce métier? quels sont mes défauts, mes qualités. Ce qu y tourne pas rond chez moi (y en a beaucouuuuup :P )

 

bref, vous l'aurez compris, beaucoup de questionnement et d'introspection :P

 

Et je suis tombé sur ce livre de Pank. https://www.dropbox.com/s/amsnv097ei8bl48/Crépuscule de l'hypnose - un regard cynique et attristé sur ma passion - Christophe Pank.pdf?dl=0

et j'aurai voulu avoir votre vision de la chose après avoir lu ce livre. il est très rapide à lire, y a une cinquantaine de page. Mais à il a le mérite de soulever des questions intéressantes. 

 

il soulève la question de ce qu'est l'hypnose. en dehors de la sempiternelle état de conscience modifié. ce qui fait un thérapeute. ce que font les formations. bref, des sujets intéressants à mon sens. La question n'est pas d'être d'accord, mais de développer son ressenti.

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Ce petit pamphlet est doublement symptomatique d'un certain monde de l'hypnose et de ses problèmes.

Avant d'aller plus loin, je précise que je n'ai rien de personnel contre Pank, je ne le connais pas, et je livre mon avis uniquement sur la base du contenu partagé.

 

Premièrement je partage quelques unes des interrogations et des accusations de Pank. Par exemple, je crois qu'il y a beaucoup d'école de formation en coaching/PNL/hypnose qui ne sont là que pour générer un revenu acceptable pour des personnes qui n'arrivent pas à assumer une position de thérapeute.

 

Mais le deuxième problème c'est ce livre en lui-même. Au final l'autre se livre à une énième version de "les autres n'ont rien compris, regardez c'est moi qui ait la bonne attitude". Or, s'il veut me convaincre, il n'a pas la bonne attitude. Livrer un travail de réflexion, ce n'est certainement pas s'en remettre à sa propre intuition et nous la livrer comme une vérité. Un travail de réflexion, ça se pense, ça s'alimente auprès d'autres personnes, que l'on cite, que l'on référence et pas seulement vaguement au coin d'une page avec un site internet. La critique est une chose, mais quand vient le temps d'affirmer il faut être solide. Ou est la bibliographie qui étaye son propos? Lorsqu'il définit le facteur critique, ou le subconscient, sur ce quoi se base-t-il pour étayer ses affirmations? La seule expérience personnelle ne permet en aucun cas une généralisation des choses.  

 

(Par ailleurs, ce livret ressemble beaucoup à une promotion de ses propres méthodes et de ses ses propres formations; il met même une liste des gens formés dans les dernières pages. Un petit peu gênant quand on reproche à la "concurrence" de chercher à faire de l'argent.)

 

Le problème c'est que ce livre est le pur produit d'une communauté hypnotique qui essaie de se raccrocher à tout ce qui passe (PNL, magnétisme, chamanisme, physique quantique, etc.) qui croit que l'anecdote individuelle est la plus pure expression de la validité scientifique, et qui ignore soigneusement un minimum de cinquante ans de littérature scientifique sur l'hypnose et la psychologie.

 

Et la vérité crue et difficile c'est que nous avons très peu de renseignements sur l'efficacité réelle de l'hypnothérapie, et encore moins sur des cas complexes. On trouve quelques études sur l'efficacité sur l'arrêt du tabac, mais ce n'est pas glorieux (20% d'arrêt après un an, avec des patchs de nicotine, ici). Les seules études solides et répétées c'est sur les anesthésies et les analgésies, et le plus souvent par hypnose directe. Je n'ai même pas trouvé d'études sérieuses qui attestent que les transes conversationnelles sont de même nature que les transes par fixation de l'attention. Est-ce qu'il faut arrêter pour autant? Je ne le crois pas. Mais il faut être extrêmement prudent dans nos affirmations. Avant de dire que les autres ont tort et que notre méthode est la bonne, il faut des preuves solides. 

 

Par exemple, j'ai une théorie personnelle sur l'hypnose, assez éloignée de ce qui est enseigné dans la plupart des "écoles". Mais pour l'instant ce n'est que mon intuition, je m'abstiens donc de la présenter comme la vérité. Mais comme comprendre le phénomène hypnotique est, moi aussi, ma passion, je me donne les moyens de vérifier mes hypothèses. Je lis beaucoup, je confronte mon opinion avec des gens d'autres milieux, j'analyse des séances, je prépare des grilles d'observation, bref je mène un travail de recherche. Ce travail va prendre deux ans avant d'aboutir, sa forme finale fera probablement autour de 130 pages, avec une bibliographie étoffée. Et le pire, c'est qu'il ne couvrira qu'un petit aspect de ma théorie. :)

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Il n'y a pas de définitions objectives de l'hypnose.
La définition va dépendre de où et comment on utilise l'hypnose.
 

On ne donne que sa perception de l'hypnose en définition. (ce qui peut être super intéressant à partager intelligemment)

La livre pose des questions là où il pourrait y avoir des tabous ou faux consensus.
 

Mais il ne pose pas de réflexion. et les "preuves" à l'encontre de la définition classique sont mauvaise voir de mauvaise foi ( et pourtant je ne partage pas la définition classique...).

 

Pank ne va donner que son point de vue en "brut de décoffrage", ou bien "à chaud".

Ce n'est pas dans une optique de débat, mais de dire ce qu'il avait en tête.

 

 

 

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et ben ^^

 

Hugin, je suis très curieux de voir ce que tu vas nous pondre Hugin! Tu pourras nous le partager?

 

Ce que je relève dans ce "livre", c'est les points suivants:

 

la définition: la définition usuelle de l'hypnose, je la garde pour les partenaires d'un jour, mais pour moi, elle ne me convient pas. J'avoue que l'absence de la notion d'inconscient dans cette définition me dérange. après, sans y mettre de mots, je pense que je n'ai toujours pas réellement la définition de ce qu'est l'hypnose, dans le sens profond de la chose.

 

Le coté formation: je le rejoint sur les aspects financiers des écoles. bon, apres on le sait, c'est pas des associations loi 1901. c'est pas des philanthropes. Peut on leur reprocher de gagner leur vie? non. Après, il y a l'éthique, la déontologie, la bienveillance, qu'elle met dans sa formation. Et là, certaines doivent en être absente, effectivement. De même que ceux qui te refile un polycopié censé traité tous les patients venant pour CE probleme. 

Je pense effectivement, que chaque personne à son chemin, ses métaphores, sa façon de régler le probleme. De même que je le rejoins sur l'expression des émotions durant une séance. S'il doit y avoir des émotions, tant mieux, et il faut travailler avec. pas les renfermer dans le placard a coup de pied et vite refermer la porte. Sur le moment la personne se sentira mieux. par la suite? pas sur...

Après la 1ere chose que je me suis empressé de faire, c'est d aller voir si le monsieur propose des formations ^^ et dans quels conditions. Déjà, il a stoppé les formations longues. Ne faisant que des formations sur des sujets précis de quelques jours.  Mais alors le prix... j' ai trouvé ça exorbitant.  alors certes le nombre restreint de participants peut expliquer. mais quand même! 

 

et comme vous, j'ai trouvé les thèmes abordés interessant, mais au delà de la critique, hélas ca manque de matière, de référence, d'études. 

quand il parle d etat esdailes. Pour ma part, les fois où j'ai pu en voir, je reste persuadé qu'il ne s'agit que de suggestions faites. indirect, involontaire peut etre, mais ca reste de la suggestion.

Quand tu commences ta séance en disant: bon aujourd hui on va emmener jérome dans un état esdaile, c'est deja une suggestion. il sait ce que c'est donc la suggestion est posé.

et si en plus, durant la séance il explique, ben on rajoute une couche de suggestion: "en état esdaile, la personne ne réagit plus aux demandes de l'hypno" etc...

 

Bref, le reste des points qu'il abordent, s'approchent beaucoup trop du mysticisme, de l'ésotérique, sans aucune base scientifique.

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Pour revenir un peu plus près du sujet que tu évoques, voilà mon humble opinion sur la pratique d'hypnothérapeute.

- l'hypnose est un outil. Ce n'est pas parce que quelqu'un sait bien hypnotiser, que ça fait de lui un bon thérapeute. Ce n'est pas parce que tu sais scier du bois que tu es un bon menuisier. ;)

- l'hypnose n'est pas une théorie du fonctionnement de la psyché. Certains hypnothérapeute ont développé ce type de théorie, mais elles sont dans le meilleur des cas emprunts de psychanalyse (et je n'ai pas une haute opinion de la psychanalyse) et dans le pire des cas étayé sur de la pure intuition.

- Contrairement à ce qu'affirme Pank dans son livre, je trouve extrêmement positif que de plus en plus d'école de formation donnent des cours de psychopathologie. Il ne s'agit pas de diagnostiquer quoique ce soit, mais certains clients peuvent avoir reçu un diagnostique alors autant savoir de quoi ces gens parlent (et même de savoir si c'est une bonne idée de les hypnotiser). Même si la psychopathologie s'attarde théoriquement plus sur les symptômes que sur les causes, ça peut tout de même donner quelques bases sur le fonctionnement supposé du psychisme. Des bases qui seront toujours plus fiables que les élucubrations de Jung.

- ce point là va faire râler, mais je l'assume: je ne crois pas qu'il faille systématiquement chercher une cause au "symptôme" pour lequel le client consulte. Ça peut même être contre-productif de le faire dans certains cas. Si on décide de creuser, notamment parce que le client en fait le demande, il faut être équipé pour le faire. Et ce n'est pas parce qu'on a fait un travail de cinquante, cent ou mille heure sur soi qu'on est compétent pour aider les autres.

 

Mais, c'est simplement mon opinion, pas une vérité quelconque. J'ai beau épluché les publications scientifiques et les ouvrages divers, je reste comme la plupart des hypno dans le domaine du ressenti, de l'intuition,

 

Pour ce qui est de mon travail de recherche, il devrait être public (mais si ce n'est pas le cas, je devrais pouvoir le diffuser à titre personnel). ;)

 

 

 

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Aller, je rebondis :P

 

-entièrement d'accord. On peut être un excellent hypnotiseur, mais un piètre thérapeute. La position, et les différentes qualités d'un thérapeute ne s'acquièrent pas en formation d'hypnose. en tout cas pas toute à mon sens.  L'hypnose est un moyen de résoudre un probleme. comment on aborde ce probleme, sous quel aspect on va le traiter, les mécanismes qui vont rentrer en jeu, ca c'est pas l'hypnose qui va le regler je pense.

-à mon sens, les cours de psychopatho on était créé pour diminuer les risques chez les non initiés et asseoir un minimum de crédibilité sur la qualité des organismes de formation. Etant infirmier de profession, je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse faire de l'hypnothérapie sans s'être intéressé à la psychologie et les psychopathologies. Pas au niveau de psychologue, mais au moins avoir les bases

 

concernant le travail sur les causes... je râle contre la psychanalyse depuis toujours :P Certes, parfois comprendre la source du problème, permet de régler le probleme. mais dans la majorité des cas non. Tu sais d'ou ca vient... super... et comment je regle mon probleme? :P 

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