Et si les hypnothérapeutes s’intéressaient aux suggestions directes ?

S’il y a un élément qui revient systématiquement dans toutes les formations et conférences que je donne, c’est cette peur, ou du moins cette appréhension, de passer du côté obscur de la force en utilisant les suggestions directes. Parce qu’on nous a dit et répété que ce n’était pas bien.

Pour toutes celles et ceux qui ont bâti leurs premières expériences hypnotiques autour de la suggestion indirecte et de l’apprentissage des outils inspirés de Milton Erickson, il paraît inconcevable de se laisser séduire par un tel raccourci, considéré même comme un affront par certains. Pourtant, chacun sait qu’Erickson était un fervent utilisateur de la suggestion directe, dès lors qu’il en trouvait l’utilité.

Serait-il possible alors de suggérer des choses aussi simplement, aussi directement, et obtenir de bons résultats ?

Tout au long de cet article, je ne ferai pas allusion au travail thérapeutique en lui-même, qui relève d’une complexité que je ne maîtrise pas (encore), mais davantage à la préparation de la personne à vivre au mieux l’état d’hypnose pendant la séance. Plus particulièrement, j’évoquerai l’induction et l’approfondissement qui représentent les éléments centraux, même si trop souvent relégués par les formations actuelles au rang de techniques répétitives par lesquelles il faut passer avant de rentrer dans le vif du sujet. A l’image de tous ces démarchages téléphoniques où la personne répète à longueur de journée des techniques apprises en deux minutes à tous les prospects appelés. Sans une maîtrise des outils de communication derrière, cette personne n’obtiendra pas les résultats attendus.

Ne vous laissez pas tromper par mes mots, ils ne sont que le reflet d’une expérience toute aussi biaisée que la votre. Autorisez-vous juste, l’espace d’un instant, à penser autrement.

Aujourd’hui, qui ose encore utiliser des suggestions directes ?

“Dors je le veux !” – le monde du spectacle

Les suggestions sont directes et souvent autoritaires. J’insiste : “souvent”, pas toujours. Hervé Barbereau et Messmer sont autoritaires dans leur approche. Diane Vibert, Maxx Hypnosis, Romaric, Infinity Hypnose sont tout l’inverse. Ils utilisent des mots similaires, mais leur façon de faire les place au même niveau que les volontaires sur scène. Ils transpirent l’humilité, et pourtant ils font le show. Ou plutôt, ils mettent les personnes sur scène en condition pour faire le show. Les suggestions sont très directes, mais leur intention offre une toute autre manière d’aborder l’hypnose de spectacle.

Toute apparition médiatique d’un hypnotiseur de spectacle montrera quasi exclusivement des suggestions directes et autoritaires. Lorsqu’il faut donner aux gens du spectaculaire, on préférera montrer une mise au sol par KO d’Hervé Barbereau ou une catalepsie totale entre deux tréteaux plutôt que la douceur de nos amiEs francophones (oui, Maxx et Romaric, je parle de votre côté féminin aussi). Parmis les noms que j’ai cités ci-dessus, presque tous se voient constamment demandés de faire des catalepsies totales entre deux tréteaux, alors même que cela ne les intéresse pas. Certains le font pour sauver leurs contrats, d’autres s’y refusent, ou font des catalepsies sans mettre de poids supplémentaires sur le corps de la personne hypnotisée.

Aujourd’hui, de nombreux hypnotiseurs de spectacle choisissent un chemin un peu différent et donnent une nouvelle dimension aux suggestions directes, et ce sont eux qui représentent pour moi l’avenir de l’hypnose de spectacle en France et ailleurs. Leurs suggestions sont directes, c’est indéniable. Ils n’y vont pas par quatre chemins, et pourtant, il émerge de leurs spectacles une bienveillance à toute épreuve. Ils préparent avant tout un show, mais ils sont aussi et surtout respectueux de leurs volontaires sur scène. C’est une coopération d’un soir entre un réalisateur et ses acteurs choisis sur le tas. Le temps de l’hypnotiseur maître et de ses esclaves qui marchent au fouet est révolu. Regardez leurs vidéos, et vous redécouvrirez l’hypnose de spectacle.

“Dors ! Et laisse toi plonger dans cet état merveilleux de relaxation et de détente” –  l’hypnose de rue

Nul secret pour vous, en Street Hypnose on utilise et abuse de la suggestion directe. Mais, là encore, avec une éthique qui impose une bienveillance et un respect qui sont devenus notre marque de fabrique. Je vous invite à relire à l’occasion la charte que nous avons créée pour diffuser nos bonnes pratiques. Il n’empêche que pour contourner des résistances et déclencher des phénomènes hypnotiques plus complexes, nous nous essayons tous à des techniques plus indirectes à mesure de notre progression dans le monde de l’hypnose.

“Tu peux choisir de ne pas rentrer en transe trop vite” – L’hypnose thérapeutique

A travers toutes les rencontres que l’hypnose m’a offertes ces dernières années, j’ai constaté avec un plaisir non dissimulé que la destruction du mur qui séparait la suggestion directe de la suggestion indirecte était en bonne voie en France. Le signe le plus flagrant pour moi vient de la quantité de thérapeutes qui seront présents lors de mes formations cette année. Ils osent prendre le risque de retravailler avec des outils bannis depuis des années. Finalement, ces même outils, mais utilisés dans un contexte différent – avec bienveillance et respect – semblent donner de très bons résultats et la rapidité d’exécution attire de plus en plus de personnes.

Outre-atlantique et même outre-manche, les mentalités ont évolué bien plus vite encore, et les hypnotiseurs du monde médical et thérapeutique cherchent constamment à renouveler leur pratique. Là où ils recherchaient déjà l’efficacité, voire même l’efficience, pour chaque patient, la mouvance française se cantonnait à vouloir trouver la technique thérapeutique ultime qui conviendrait à tout le monde. Plus que des hypnotiseurs, nous avons eu des hypnothérapeutes qui étaient avant tout des thérapeutes. Aujourd’hui, à ma plus grande satisfaction, l’évolution est très positive.

Le St Graal, le protocole qui fonctionnera sur 95% de la population, à ré-utiliser les yeux fermés sans aucun effort d’adaptation, n’existe pas.

J’ai eu la chance d’accéder à l’ensemble des cours de plusieurs formations thérapeutiques proposées dans l’hexagone, parmi lesquelles de très réputées. Ce que je constate, majoritairement, c’est que parmi toutes les inductions et toutes les manières d’approfondir une transe que l’on peut y trouver, en excluant de surcroît les vulgaires scripts trouvés ici et là, aucune ne prend en compte la réceptivité à l’hypnose du patient-client. Et pour pouvoir adapter ses inductions en fonction de la réceptivité de la personne, encore faut-il être capable de la mesurer.

Franchement, c’est très mal rendre hommage aux travaux d’Erickson que de prétendre lors d’une formation Ericksonienne que “l’hypnose thérapeutique fonctionne aussi bien quelle que soit la profondeur de la transe”. Et c’est pourtant ce que j’entends et lis partout. C’est faux ! Pas besoin d’aller chercher bien loin, Milton Erickson, Dave Elman eux-même l’ont très bien documenté. Cette phrase, cette excuse même, m’hérisse le poil. Les gens croient tout ce qu’on leur dit dans les formations sous prétexte que ces écoles s’érigent en représentantes d’Erickson. Prenez deux heures, lisez les travaux d’Erickson, et vous comprendrez que ces formations n’ont emprunté d’Erickson que le nom et une infime partie de ses techniques. Cela me fait penser à toutes les formations PNL qui reprennent inlassablement ce qui se fait dans les autres écoles sans prendre le temps d’étudier réellement les travaux de Bandler et Grinder.

En France, de trop nombreux hypnothérapeutes, par méconnaissance de l’outil, voient l’hypnose simplement comme un outil permettant à la thérapie d’être mieux assimilée. Or, ma conviction, c’est que l’hypnose EST la thérapie. Il faudrait que tout le monde prenne conscience que deux personnes, l’une en transe légère et l’autre en transe profonde, ne devraient pas être accompagnées avec les même protocoles. Une personne en transe légère n’assimile pas du tout les suggestions de la même façon qu’une autre en état somnambulique.

Toutefois, je rajouterais un bémol en précisant que rien n’est immuable. La force de la suggestion et de l’auto-guérison va bien au-delà de la profondeur de l’état d’hypnose. Une personne qui est sur-motivée pour arrêter de fumer a déjà fait 80% du travail en faisant des recherches sur l’efficacité de l’hypnose et en prenant rendez-vous avec un hypnothérapeute. Il peut repartir non-fumeur au bout d’une heure sans même être jamais rentré réellement en état d’hypnose.

1e anecdocte : point de vue d’un hypnotiseur thérapeutique

J’ai rencontré un hypnothérapeute qui est venu se former chez Street Hypnose suite à sa formation de praticien en hypnose Ericksonienne, à la fois curieux, et en même temps un peu réfractaire à l’utilisation des suggestions directes. Pour lui, suggestion directe était synonyme de position haute. Au détour d’une conversation, il m’explique combien “l’adaptation” est pour lui une notion capitale dans son approche de l’hypnose Ericksonienne. Je ne peux qu’acquiescer, et je comprends rapidement qu’il faisait uniquement allusion aux protocoles thérapeutiques utilisés qu’il adaptait en fonction de chaque client. Et à ma question “et si on prenait l’exemple de l’induction : est-ce que tu adaptes tes inductions et approfondissements en fonction de la personne que tu souhaites aider ? Est-ce que tu vas chercher à amener chaque client le plus loin possible dans l’état hypnotique pour gagner en efficacité ?”. Et là, pour lui, c’était l’illumination. A l’origine une simple curiosité, la formation Street Hypnose était devenue beaucoup plus importante et utile à ses yeux.

Ce n’est qu’après avoir lui-même hypnotisé des personnes dans la rue, en quelques minutes seulement, qu’il a compris où je voulais en venir. Tout le monde n’est pas forcément hypnotisable en quelques minutes. Mais toutes les personnes qui le sont, et cela représente une grande majorité de la population (Dieu merci sinon on aurait un taux d’échecs très élevé dans la rue), n’ont pas besoin d’inductions lentes et de suggestions indirectes pour partir en transe. Elles ont juste besoin de bienveillance, de douceur, de tact et de compréhension. Alors faites leur gagner du temps et faites-vous gagner du temps. Réduisez le temps des inductions, et augmentez la durée ainsi que la qualité du travail thérapeutique.

Nous avons aussi vu ensemble que des suggestions directes peuvent tout à fait être données en position basse, avec une intention bienveillante et un accompagnement adapté à la personne. Seulement, elles portent bien leur nom, elles vont droit au but et on ne tergiverse pas. L’objectif est clair : amener la personne le plus loin possible dans l’état d’hypnose, et tester le niveau de transe. Plus la personne sera capable de lâcher prise et se laisser transporter par son imagination, plus l’impact thérapeutique sera percutant et durable. Je crois simplement qu’il faut s’entraîner tout autant dans la partie mise en transe que dans la partie thérapie. Améliorer la première, pour donner plus de chances de réussites à la deuxième.

2e anecdocte : point de vue d’un client

Une personne est venue me voir à Toulouse (simple coïncidence, il a repéré notre pancarte au loin) suite à une thérapie suivie chez un hypnothérapeute parisien. Ce dernier avait visiblement un fonctionnement très bien établi. 45 minutes d’induction avec des suggestions indirectes abracadabrantesque. Avec un résultat nul malheureusement dans ce cas précis. La personne s’est crispée, a cogité et s’est posée un milliard de questions. Aucune transe hypnotique, et forcément aucun résultat thérapeutique par la suite. Quel comble, lorsque des suggestions ayant pour objectif de contourner d’éventuelles résistances se retrouvent finalement à l’origine de réelles résistances. Niveau d’adaptation : 0. Suite à notre discussion, je n’ai même pas pris le temps de réaliser un test de suggestibilité (notre discussion m’avait déjà donné toutes les réponses) et j’ai mis à peu près 10 secondes pour induire cette personne dans un état somnambulique avec l’induction butterfly. Alors oui, c’était direct, mais pas que. Direct, doux et bienveillant. Il a bien compris qu’il avait tout intérêt à lâcher prise. Que c’était pour LUI, et non pour moi qu’il le faisait. De plus, l’induction était adaptée et efficace, pour cette personne. Pour une autre, peut-être que l’induction directe n’aurait pas été utile et qu’il aurait fallu passer par des suggestions indirectes. Mais quand on maîtrise un ensemble d’outils, on apprend à se servir de l’un ou de l’autre suivant les contextes et les personnes à hypnotiser.

Une catalepsie des pieds collés au sol plus tard, il est sorti de cet état modifié de conscience enchanté. Le résultat était à la hauteur de ses espérances. Il était enfin convaincu d’avoir vraiment vécu un état d’hypnose. Je lui ai recommandé ensuite un autre hypnothérapeute parisien en qui j’ai entièrement confiance. Et je rigole déjà à l’entendre lui dire en arrivant “c’est bon, je connais l’état d’hypnose, pas besoin de passer 45min pour l’induction”.

Tout ça pour quoi ?

J’ai envie de proposer à tous les hypnothérapeutes de tester un modèle tout simple, pour ne pas dire simpliste, et dont je suis convaincu qu’il pourrait augmenter les réussites thérapeutiques de bons nombres de praticiens. Si vous avez des remarques, des questions, ou des commentaires vis à vis de ma proposition, je vous invite à poster un commentaire ci-dessous.

Tous les éléments ci-dessous peuvent être utilisés avec des suggestions directes ET douces ET bienveillantes. Aussi bien qu’avec des suggestions plus indirectes. Les deux sont possibles et dépendent encore une fois autant de l’hypnotiseur et de l’hypnotisé.

  • Anamnèse (préparation au travail thérapeutique)
  • Pre-talk (préparation à l’hypnose)
  • Tests de suggestibilités présentés comme des jeux d’imagination afin de démystifier et rendre les suggestions palpables pour la personne. Cela permet également de renforcer sa croyance en l’outil hypnose avant de passer à l’induction en tant que telle.
  • Induction rapide ou instantanée (il en existe où le contact physique avec la personne n’est même pas nécessaire, comme la “hand to face” que je présente dans mon livre).
  • Approfondissement
  • Test de profondeur de transe (phénomènes hypnotiques adaptés dans un contexte thérapeutique : lévitation de bras, paupières impossible à ouvrir, analgésie etc.)
  • Si les tests sont concluants, on peut approfondir davantage, ou passer au travail thérapeutique, en toute sérénité.
  • Si la personne n’est pas partie aussi loin qu’espéré avec la première induction, l’échec n’a de réalité que lorsqu’il prend vie dans notre esprit. Concrètement, il suffit de recadrer l’expérience que la personne vient de vivre pour lui permettre de progresser naturellement dans l’expérience hypnotique sans la dichotomie réussite / échec qui nous anime. Enfin, continuer avec une deuxième induction, plus lente, basée sur des suggestions indirectes permettant le contournement d’éventuelles résistances et de toujours tester la transe qui s’en suit.

Même dans le dernier cas, l’induction rapide initiale n’aura pas été inutile, si on s’en tient à l’approfondissement par fractionnement établi par Dave Elman.

A partir du moment où vous connaissez la profondeur de transe de votre client, vous serez capable d’adapter vos suggestions thérapeutiques en fonction. S’il est en transe légère, les suggestions indirectes s’imposent. S’il est en transe somnambulique, vous pouvez jouer sur d’autres tableaux et vous servir de certains phénomènes hypnotiques (écriture automatique, signaling avancé) comme base de réels changements intérieurs. La thérapie devrait s’adapter au niveau de transe de la personne pour gagner en efficacité, plutôt que de chercher encore et toujours une recette toute faite censée fonctionner sur tout le monde.

A propos de l'auteur :

Passionné d'hypnose depuis l'été 2008, Jean-Emmanuel partage avec vous toutes ses expériences et son savoir faire afin de vous permettre d'apprendre l'hypnose dans les meilleures conditions possibles. Il est également auteur du livre "la voix de l'inconscient".

8 Comments

  1. Nighty 26 mars 2014 à 18 h 44 min ␣- Répondre

    Excellent article ! 😀

  2. nico 26 mars 2014 à 19 h 13 min ␣- Répondre

    vive la suggestion directe!!!
    tres bon article jean emmanuel ,il nous montre les techniques utilises par les 3 principales branches de l hypnose. mais je me dit de plus en plus que l hypnose de spectacle est de l hypnose de rue en plus … mystifié meme si je connais ton point de vue sur le pre talk de mesSmer . mais pour en revenir a l article je voudrai quand meme dire que une induction instantanée donne une moins bonne impression de seance a vue therapeutique et convient mieux au milieu de l hypnose de rue et de l hypnose de spectacle.meme si le dialogue indirecte n est pas parfait ,il ne faut pas pour autant le bannir

    c est tout,pour le moment

  3. Hubert Chatelée 26 mars 2014 à 20 h 49 min ␣- Répondre

    Deux points retiennent particulièrement mon attention dans cet article.
    Le premier est que l’hypnose EST la thérapie…
    Je ne le formulerais pas vraiment comme cela, je pense que l’hypnose permet une thérapie différente, où l’émotion tient une place importante. Par contre on peut adapter facilement beaucoup de concept des thérapies cognitivo-comportementales en hypnothérapie, comme le principe d’inhibition réciproque. D’un autre coté l’utilisation de “l’hypnose sèche” nous montre que l’état hypnotique est en lui même spontanément réparateur…
    Le deuxième point est sur la profondeur de transe, elle est toujours intéressante, notamment pour placer des suggestion directes post hypnotiques. D’un autre coté, cette partie “magique” de l’hypnose déresponsabilise le patient, et je reste convaincu qu’il est intéressant de concevoir l’hypnose comme la possibilité de rendre toute son autonomie et tout le pouvoir d’une personne sur elle même. Pour moi la séance idéale est faite d’un approfondissement progressif, afin que le patient ressente qu’il maitrise son changement, et puisse accepter les suggestions plus directes en transe profonde en fin de séance.
    Quant à l’induction, les conditions sont quand même bien différente de l’hypnose de spectacle et de l’hypnose de rue.
    En thérapie nous ne pouvons pas sélectionner les personnes les plus réceptives par des tests,
    et si l’induction instantanée est un échec nous ne pouvons pas passer à la personne suivante…
    Cependant, après les 20 ou 30 minutes nécessaires pour cerner le problème du patient, ce qui nous sert en fait également de près-talk, il ne faut bien souvent que trois minutes pour l’induction,
    et que quelques secondes dans les meilleurs cas.
    Les inductions directes sont donc utilisées, mais d’une façon différente, qui permet d’enchainer plus facilement en cas de résistance.

  4. isabella pinar 27 mars 2014 à 0 h 12 min ␣- Répondre

    Très bon article. Il y a longtemps que j’ai abandonné les inductions à “rallonge” type détente. Le client n’est pas là pour se détendre mais pour résoudre un problème. Alors avant de l’induire, je fais tout pour qu’il ait envie d’y aller le plus vite possible, et puisqu’il va voir le bout du tunnel ! Je préfère de loin les inductions instantannées et les clients aussi. Pas de perte de temps, j’approfondis et passe au travail. Et pendant tout le travail, je continue d’approfondir. Je teste les transformations. J’utilise aussi des suggestions directes, pourquoi non d’ailleurs. Tout peut se révéler utile, du direct, du camouflé etc… les bruitages, les éclats de rire..etc, du moment que cela va apporter des solutions.

  5. bernard 24 avril 2014 à 10 h 59 min ␣- Répondre

    bonjour article comme d habitude très explicite

    et bien fait

    mais dommage

    tu reconnais .. Or, ma conviction, c’est que l’hypnose EST la thérapie…. que ceci.. tôt ou tard .. sera l’entière propiété de la médecine…. exercice illégale.. etc etc

  6. Barranger 8 mai 2014 à 14 h 17 min ␣- Répondre

    Depuis que je connais la street hypnose je pratique l.´hypnotherapie avec ses outils. Tres efficace et apprécié. Excellent article.

  7. THERESIN 7 juin 2014 à 8 h 37 min ␣- Répondre

    Excellent article, Je considère Jean Michel et Diane comme de véritables Maîtres de l’hypnose. J’ai trop vu des hypnothérapeutes (comme je l’ai été moi-même à mes débuts…)appliquer ce qu’on leur a appris à la lettre et faire de la sophrologie et non de l’hypnose… Mes connaissances et ma formation scientifique ne se préoccupent que des connaissances en neurosciences et il m’apparaît évident que les inductions rapides et correctes sont seules garantes de l’efficacité thérapeutique.. et non les interminables inductions qui endorment le sujet au lieu de le placer sous hypnose.. Un grand merci Jean-Michel

  8. Al06 20 septembre 2014 à 17 h 27 min ␣- Répondre

    Cet article est bien intéressant. Juste un petit commentaire.
    Le terme hypnose ericksonienne est un abus de langage. Seul Maitre Erickson faisait de l’hypnose ericksonienne.

    Comme le mythe que la profondeur de la transe n’a pas d’importance, autre mythe PNL/Hypnose le subconscient ne connait pas le négatif… NON !
    En autohypnose j’utilise des suggestions directes et du négatif : “je ne ressens aucune douleur, il n’y a aucun saignement, aucune infection”. Et ça marche parfaitement !

    Bon je retourne à la lecture de la voie de l’inconscient…

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